Ferrari 550 Maranello

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Ferrari 550)
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant l’automobile
Cet article est une ébauche concernant l’automobile.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Ferrari 550 Maranello
Ferrari 550 Maranello

Marque Ferrari
Années de production 1996 - 2002
Production 3 083 exemplaires
Classe GT
Moteur et transmission
Moteur(s) V12, 48 soupapes
Cylindrée 5 474 cm3
Puissance maximale à 7 000 tr/min : 485 ch (357 kW)
Couple maximal à 5 000 tr/min : 569 Nm
Poids et performances
Poids à vide 1 690 kg
Vitesse maximale 312[1] km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 4,4 s
Consommation mixte 22 L/100 km
Émission de CO2 558[2] g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé
Dimensions
Longueur 4 550 mm
Largeur 1 935 mm
Hauteur 1 277 mm
Empattement 2 600 mm
Chronologie des modèles
Précédent Ferrari Testarossa Ferrari 575M Maranello Suivant

La Ferrari 550 Maranello remplace la 512M, dernière évolution de la Ferrari Testarossa. Dessinée par Pininfarina, elle marque le retour de Ferrari au moteur V12 avant pour sa GT, architecture abandonnée après la Ferrari Daytona. Les deux générations intermédiaires, la Berlinetta Boxer (365 GT4 BB et 512 BB), et la Testarossa (Testarossa, 512TR et 512M) étaient construites autour d'un 12 cylindres à plat en position centrale arrière.

Présentation[modifier | modifier le code]

Après plus de deux décennies de production Ferrari marquées par les performances d’un modèle à moteur central de la gamme classique, la marque a pris un virage important avec l’introduction de la 550 Maranello en 1996. Le nouveau modèle était équipé d’un moteur avant, comme son compagnon d’écurie, la 456 GT, et s’inspirait des innovations et des avancées technologiques développées sur ce modèle.

La 550 Maranello a fait ses débuts en juillet 1996, et ce lors d’un important rassemblement Ferrari sur le circuit allemand du Nurburgring. La nouvelle voiture était alors au centre de l’événement. Les pilotes de l’équipe de F1 de l’époque, Michael Schumacher et Eddie Irvine, étaient au volant de cette voiture, ainsi que de nombreux anciens pilotes de l’équipe Ferrari, parmi lesquels les anciens Champions du monde Niki Lauda et Jody Scheckter.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Design[modifier | modifier le code]

Sans surprise, les lignes de la carrosserie, créée par Pininfarina, rappelaient globalement celles du compagnon d’écurie 2+2 du nouveau modèle, la 456 GT. Toutefois, le véhicule constituait également un clin d’œil rétro à d’anciens modèles classiques, comme ses doubles fentes d’air d’évacuation situées sur les ailes avant, semblables à celles des modèles 250 GTO et 275 GTB des années 60. Le traitement des feux arrière ressemblait encore plus à celui du modèle légendaire 365 GTB/4 « Daytona » que sur la 456 GT.

Bien sûr, le nouveau modèle possédait sa propre identité. Les détails de conception lui donnaient une allure élégamment agressive. Même si les premiers éloges à son sujet furent quelque peu mitigés, s’attendant à quelque chose de plus radical sur le plan visuel, les sceptiques furent rapidement conquis par ses qualités dynamiques.

Ferrari 550 Maranello (1998)

Châssis[modifier | modifier le code]

Les avancées technologiques de la période intermédiaire, notamment les systèmes de commandes électroniques de traction et de suspension, ont permis de rendre les véhicules à moteur avant aussi maniables que les modèles à moteur central. L’utilisation de phares haute densité de type homofocal était une caractéristique héritée du modèle F512M précédent. Elle a permis d’éviter le recours aux unités rétractables de la 456 GT, donnant ainsi au véhicule une ligne homogène, que les phares soient allumés ou non.

Les carrosseries étaient montées sur un châssis à empattement de 2 500 mm, soit 100 mm de moins que celui du modèle 2+2 de la 456 GT, avec une voie avant de 1 632 mm et une voie arrière de 1 586 mm. Le véhicule était construit selon la technique traditionnelle utilisant des tubes en acier et intégrant des structures secondaires, afin de supporter les composants mécaniques et de la carrosserie. Ce type de châssis portait la référence F 133 AB. Ce modèle était disponible en conduite à droite ou à gauche, avec direction assistée en série.

La carrosserie était fabriquée en alliage d’aluminium léger et soudée à la structure en acier à l’aide d’un matériau sandwich spécialement formulé, le Feran, qui permettait de souder les deux métaux différents. Les jupes avant et arrière, quant à elles, étaient des pièces moulées en matériau composite. La suspension était indépendante aux quatre roues, dotée de barres antiroulis avant et arrière et de plusieurs niveaux de réglage des amortisseurs commandés électroniquement par le conducteur, permettant d’opter pour un mode de conduite « normale » ou « sportive », associée à un système de contrôle anti-patinage (ASR).

En mode « normal », le cerveau est concentré sur la stabilité en fonction de l’état de la route, réduisant la puissance transmise aux roues via le système de gestion du moteur, ou faisant intervenir le système de freinage ABS pour optimiser la traction. En mode « sportif », le cerveau offre au pilote la possibilité de contrôler lui-même la situation, et ce par ses propres actions.

Les amortisseurs réglables étaient dotés d’un « cerveau » électronique qui contrôlait différentes fonctions, telles que l’angle du volant, la vitesse, la puissance du freinage ou l’accélération, afin d’optimiser les paramètres des conditions de conduite

Moteur[modifier | modifier le code]

Moteur de la 550

Le véhicule était équipé d’une direction à assistance Servotronic sensible à la vitesse, dont le niveau d’assistance dépendait de la vitesse : plus important lors des manœuvres et de plus en plus réduit lors des accélérations. Les roues standard se caractérisaient par un design plus élégant que la version traditionnelle en alliage à cinq branches, dotées de rayons convexes élégants et de jantes 18″ à cinq fixations à boulons, d’une largeur de 8,5″ à l’avant et de 10,5″ à l’arrière. Des freins à disque ventilés équipaient les quatre roues, chaque disque disposant d’un étrier quatre pistons en alliage léger, sans oublier le système de freinage anti-dérapage ABS quatre canaux, intégré au système de contrôle ASR mentionné précédemment.

Le moteur était un dérivé de celui conçu pour la 456 T et présentait la même cylindrée totale, même si celle-ci avait été choisie pour figurer dans le nom du modèle (5,5 litres, d’où le 550), au détriment de la valeur de la cylindrée unitaire utilisée pour la 456 GT, portant la référence 133 A. Le moteur V12 65° avait une cylindrée réelle de 5 474 cc, avec des dimensions de course/alésage de 88 x 75 mm, quatre soupapes par cylindre, double arbre à cames et lubrification par carter sec. Le bloc, les têtes de cylindre, le carter et les pièces diverses étaient fabriquées en alliage léger et comportaient des chemises de cylindre en alliage traitées au Nicasil et des bielles en alliage de titane. Un système de gestion de moteur à injection/allumage combiné Bosch Motronic 5.2 était présent, ainsi qu’un système d’échappement en acier inoxydable à contre-pression variable, qui devait permettre d’atteindre une puissance en sortie de 485 ch à 7 000 tr/min, pour une boîte-pont de six vitesses + marche arrière.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Intérieur

L’habitacle était garni de cuir en série, doté de sièges équipés d’un système de réglage électronique et d’une plage arrière spacieuse. Le véhicule comprenait également des doubles airbags, la climatisation, des fenêtres et rétroviseurs latéraux électriques, ainsi qu’un système stéréo avec lecteur CD. Des sièges sport étaient proposés en option, ainsi qu’une gamme d’éléments, tels que les accessoires de personnalisation « Carrozzeria Scaglietti » introduits en 1997, et ce pour permettre aux clients d’apporter une touche personnelle à leur véhicule.

Production[modifier | modifier le code]

La 550 Maranello a été fabriquée entre 1996 et 2001, et chaque véhicule a été immatriculé dans l’ordre de fabrication à l’aide d’un numéro compris entre 99928 et 126807. En 1999.

Avis de la presse[modifier | modifier le code]

Dans le numéro du 27 novembre 1996 du magazine britannique « Autocar » figuraient les résultats d’un test sur route : avec une durée de 4,6 secondes entre 0 et 60 mph, et de 10,1 secondes entre 0 et 100 mph, la vitesse maximale des voitures du fabricant atteindrait 199 mph. La voiture est également arrivée en tête du classement « Britain’s Best Driver’s Car 1998 » de ce même magazine, qui déclara en 1999 qu’elle « demeure la meilleure GT du marché ».

En 2004, le magazine britannique Evo, après un comparatif avec d'autres modèles de prestige, considère que la 550 Maranello est la meilleure voiture de sport de la décennie 1994-2004[3].

Série Spéciale World Speed Record (WSR)[modifier | modifier le code]

En octobre 1998, alors que le modèle 550 Maranello s'illustre sur les circuits du monde entier dans les compétitions internationales, Ferrari décide d'envoyer sur l'anneau de Columbus, dans l'Ohio, une version légèrement modifiée de sa 550 Maranello de route, pour y signer trois records. Sur cet ovale de 12 km de long, la 550 Maranello va en effet couvrir 100 miles à la vitesse moyenne de 306.09 km/h, 100 km à 304 km/h de moyenne, et enfin rouler une heure durant à la vitesse moyenne de 296.11 km/h.

Pour fêter cette pluie de records, le constructeur italien a ensuite décidé de produire 33 exemplaires de la 550 Maranello dans une édition « World Speed Record », reprenant les spécifications exactes du modèle en question.

Photos[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

La Ferrari 550 Maranello apparaît dans plusieurs films au cinéma[4] :

Galerie[modifier | modifier le code]

Ferrari 550 Maranello
Ferrari 550 Maranello

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Bernardet, essai-match entre la Ferrari 550 Maranello et la Chrysler Viper GTS dans Sport Auto, numéro 419, décembre 1996, page 38
  2. Ademe
  3. A-Z Supercars: Ferrari 550 Maranello, evo.co.uk, 2 juillet 2013
  4. (en) Ferrari 550 Maranello in movies and TV series - Internet Movie Cars Database

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :