Fernanda Pivano

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Fernanda Pivano
Description de l'image Fernanda Pivano.jpg.
Naissance
Drapeau de l'Italie Italie, Gênes
Décès (à 92 ans)
Drapeau de l'Italie Italie, Milan
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Profession
Conjoint

Fernanda Pivano (Gênes, Milan, ) est une écrivain, journaliste, traductrice et critique musicale italienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est à Turin, en 1929, que Fernanda Pivano et sa famille décident d'emménager. Elle fréquente le Liceo classico Massimo d'Azeglio où elle croisera d'autres auteurs comme Primo Levi et Cesare Pavese.

En 1941, elle consacre une thèse à Moby Dick, grâce à laquelle elle sera diplômée (Lettres). Fernanda Pivano s'intéressera également à la philosophie et obtiendra son diplôme de philosophie en 1943. La même année la célèbre maison d’édition, Einaudi, publie sa traduction de l’Anthologie de Spoon River d’Edgar Lee Masters puis traduit le roman L’Adieu aux armes d’Ernest Hemingway. Ce roman ne sera pas publié en Italie avant 1948 car il est considéré comme préjudiciable à l’égard des forces armées du régime fasciste, soit pour la description de la défaite de Caporetto, soit pour un certain antimilitarisme sous-entendu dans l'œuvre.

En 1948, elle est invitée à rencontrer Ernest Hemingway, qui la reçoit à l'hôtel Cortina d’Ampezzo. Lors de cet entretien naît une réelle complicité professionnelle.

En 1949, après avoir épousé l’architecte Ettore Sottsass, elle s’installe à Milan.

C’est en 1956 que Fernanda Pivano arrive aux États Unis pour la première fois. Elle voyagera également dans d’autres pays comme l’Inde en 1961. Après avoir étudié et traduit les plus grands auteurs classiques américains tel que Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway ou William Faulkner, elle s’évertuera à promouvoir en Italie des écrivains de la Beat Generation comme Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William Burroughs et Gregory Corso. Durant sa carrière, elle travaillera avec des auteurs comme Henry Miller et Charles Bukowski. Pendant quelques années encore, elle va s’efforcer de faire connaître au public et à la critique italienne des auteurs américains de talent, qui dans la littérature internationale sont très vite imposés : Erica Jong, Jay McInerney et Bret Easton Ellis. On lui doit une quarantaine de traductions, deux romans et un nombre incalculable d’articles et d’interviews.

Le est une date importante pour la traductrice, puisque ce fut le jour de l’inauguration à Corso di Porta Vittoria, à Milan, d’une structure destinée à accueillir le patrimoine documentaire et littéraire de Fernanda Pivano et les volumes de son père Riccardo. La Bibliothèque Riccardo et Fernanda Pivano est en réalité une section détachée du Centre de documentation de la fondation Benetton Studi e ricerche.

Durant l’été 2001, elle tourne un film, A Farewell to Beat, pour la maison de production Fandango. Elle y raconte son voyage aux États-Unis pour retrouver ses amis et les lieux qui l’ont marqué.

En 2003, elle voulut instaurer un prix à son nom, que l’on attribuerait chaque année à ceux qui se distinguent des autres par leurs recherches, leurs écrits ou ceux qui ont contribué à l’amélioration de la société.

La nuit du 18 août 2009, Fernanda Pivano s'éteint à l'âge de 92 ans. À ses côtés, ses amis les plus proches Dori Ghezzi (it), Enrico Rotelli et Michele Concina. La cérémonie funèbre se déroula dans la Basilique de Carignagno à Gênes, cette même basilique où elle assista à la cérémonie funèbre de son grand ami Fabrizio De André.

Dans les dernières années de sa vie, Fernanda Pivano vouait un amour particulier à l’artiste Fabrizio De Andrè. Lors de la remise du Prix Tenco, Fernanda Pivano dira de lui : « Au lieu de dire que Fabrizio De Andrè est le Bob Dylan italien, on dira plutôt que Bob Dylan est le Fabrizio De Andrè américain ».

Elle repose aujourd’hui dans le cimetière de Staglieno aux côtés de sa mère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1947: La balena bianca e altri miti, Mondadori.
  • 1964: America rossa e nera, Vallecchi.
  • 1972: Beat Hippie Yippie, Arcana.
  • 1976: Mostri degli Anni Venti, Formichieri.
  • 1976: C'era una volta un Beat, Arcana 1976.
  • 1981: L'altra America negli Anni Sessanta, Officine Formichieri.
  • 1982: Intervista a Bukowski, Sugar.
  • 1985: Hemingway, Rusconi.
  • 1986: Cos'è più la virtù, Rusconi.
  • 1988: La mia kasbah, Rusconi.
  • 1955: La balena bianca e altri miti, Il Saggiatore.
  • 1996: Altri amici, Mondadori.
  • 1996: Amici scrittori, Mondadori.
  • 1997: Dov'è più la virtù, Marsilio.
  • 1997: Viaggio americano, Bompiani.
  • 1997: Album americano. Dalla generazione perduta agli scrittori della realtà virtuale, Frassinelli.
  • 2000: I miei quadrifogli, a cura di Arnoldo Mosca Mondadori, Frassinelli.
  • 2000: Dopo Hemingway. Libri, arte ed emozioni d’America, Pironti.
  • 2001: Hemingway, Rusconi.
  • 2001: Una favola, Pagine d'arte.
  • 2002: Un po' di emozioni, Fandango.
  • 2002: Mostri degli anni Venti, La Tartaruga.
  • 2002: De André il corsaro, con Cesare G. Romana e Michele Serra, Interlinea.
  • 2004: The beat goes on, Mondadori.
  • 2005: Pagine americane, Frassinelli.
  • 2005: I miei amici cantautori a cura di Stefano Senardi e Sergio S. Sacchi, Mondadori.
  • 2006: Ho fatto una pace separata, Dreams Creek.
  • 2007: Complice la musica, BUR.
  • 2008: Diari (1917-1973), a cura di Enrico Rotelli con Mariarosa Bricchi, Bompiani.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Prix Fernanda Pivano[modifier | modifier le code]

Amour pour la musique[modifier | modifier le code]

Dans les dernières années de sa vie, Fernanda Pivano ne cachait pas sa passion pour la musique et pour certains chanteurs. Elle vouait un amour particulier à l’artiste Fabrizio De André, poète de la seconde moitié du XXe siècle en Italie. Lors de la remise du Prix Tenco, Fernanda Pivano dira de lui : " Au lieu de dire que Fabrizio De André est le Bob Dylan italien, on dira plutôt que Bob Dylan est le Fabrizio De André américain " .

Hommage[modifier | modifier le code]

À la fin de la cérémonie funèbre, deux morceaux de Fabrizio De Andrè ont été joués en hommage à la traductrice : Ave Maria et Une maladie de cœur. Cette dernière était chère au cœur de Fernanda Pivano parce qu'elle est inspirée de l'œuvre d'Edgar Lee Masters, Anthologie de Spoon River (en), œuvre que Fernanda Pivano a lue lorsqu'elle était adolescente et qui a fait naître son amour pour la poésie et la littérature américaine.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]