Fernand de Ramel

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Fernand de Ramel
Ramel, Fernand (Monde illustré, 1898-07-09).jpg
Fonctions
Député
Gard
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Député
Gard
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Député
Gard
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Député
Gard
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Maire d’Alès (d)
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Député
Gard
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Député
Gard
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Conseiller général du Gard
Canton d'Alès-Est (d)
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Laurent Roch (d)
Léon Dastarac (d)
Sous-préfet
Arrondissement d'Apt
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Enfant

Fernand de Ramel est un homme politique français, né le à Alès (Gard) et décédé le à Paris (Paris).

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une vieille famille monarchiste d'Alès, il fait des études et devient docteur en droit avant de se distinguer durant la guerre franco-prussienne, à laquelle participe également son frère aîné, Gabriel de Ramel. Fernand devient très tôt conseiller général.

Il est nommé sous-préfet et prend ses fonctions à Apt du 15 janvier 1874 au 25 juillet 1876 où il est très apprécié des notables et fonctionnaires de la ville (Le Mercure Aptésien - 25/01/1874).

Il sera nommé par la suite à Castelnaudary. Inscrit au Barreau de Paris, il est avocat à la Cour de Cassation et au Conseil d'État. Il écrivit plusieurs ouvrages de droit.

Candidat comme « indépendant libéral », il est élu en 1889 Député de la deuxième circonscription d'Alès, face au sortant Alfred Silhol. Il est réélu en 1893, 1898, 1902, 1906 et 1910; il est cependant battu au second tour par le maire socialiste de Nîmes Marius Valette. À l'Assemblée, il est l'une des figures du royalisme modéré et préside le groupe des Droites.

Il est aussi élu maire d'Alès de mai 1896 à mai 1900[1].

Il se marie en 1879 avec Anne Marguerite Labadie et donne naissance à 2 enfants :

  • Joseph Régis Henri Jean de Ramel, né le 29 octobre 1880, mort au Champ d'Honneur sur la Butte de Tahure (51) le 27 septembre 1915,
  • François Gabriel Antoine de Ramel, né le 26 janvier 1883, anobli en 1915 par le Pape Benoit XV par le titre de Marquis Romain, décédé le 5 décembre 1951.

Il va fomenter le dernier coup d'état monarchique en France en 1899 avec plusieurs parlementaires. Celui-ci échouera de peu et suite à une dénonciation, il sera emprisonné avec ses conspirateurs au Palais du Luxembourg. Une affiche sera collée dans les rues de Paris avec la liste des conspirateurs. Ce coup d'état visait à remettre sur le trône le Duc d'Orléans. Le sculpteur JL Gérome avait déjà préparé une statut en bronze doré pour remercier les monarchistes.

La mort de son fils Jean de Ramel en 1915 aura pour conséquence d'éprouver énormément ce père et sa famille. Avocat et conseiller général, Jean de Ramel était très apprécié à Alès et une rue de cette ville lui rend hommage.

Une statue devait être édifiée à Alès en remerciement à cet homme politique cévenol très attaché à ses origines mais elle ne verra pas le jour après la fin de la guerre 1914-1918.

Il meurt subitement le 27 décembre 1915, à l'âge de 68 ans.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]