Fernand Wiedemann-Goiran

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Fernand Wiedemann-Goiran est un industriel et homme politique français né le à Nice, dans les Alpes-Maritimes, et décédé le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien élève du Lycée Louis le Grand (Paris) et de l'Ecole Sainte Geneviève (Versailles), il est en 1914 sous-lieutenant au 28e Régiment d'artillerie et participe entre autres à la Bataille de la Marne. Passé en août 1915 à l'aéronautique militaire, il est affecté à la célèbre Escadrille 8 (Croix de Lorraine) dont il deviendra le commandant (2ème Bataille de Champagne septembre à décembre 1915, Bataille de Verdun juin 1916 à janvier 1917, Bataille de La Malmaison à partir d'octobre 1917, 2ème Bataille de Picardie avril-mai 1918, 3ème Bataille de l'Aisne mai à juillet 1918, Bataille du Soissonnais et de l'Ourcq juillet 1918, Bataille du Tardennois juillet-août 1918, Bataille de Champagne et d'Argonne septembre à novembre 1918)[1].

Diplômé de l'Ecole centrale de Paris et Docteur en droit de l'Université de Paris, il est industriel jusqu'en 1936, date à laquelle il est élu député du 6ème Arrondissement de Paris sous l'étiquette "Républicain Indépendant" (Centre droit). Très inquiet de la montée du nazisme, membre de la Commission de l'aéronautique, il intervient essentiellement sur les questions internationales et militaires.

Le 11 janvier 1939 il est promu lieutenant-colonel.

Le 19 juin 1940 il quitte Bordeaux, où l'Assemblée nationale et le gouvernement s'étaient repliés, pour Bayonne.

Le 21 juin 1940 il embarque à Bayonne pour la Grande Bretagne avec ses deux fils ainés.

Les 3 et 4 juillet 1940 il s'entretient à Londres avec le général de Gaulle sur la poursuite de la guerre en Afrique du Nord et la création des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) dont deviendront membres ses deux fils ainés (Son second fils mourra pour la France aux commandes de son avion à l'âge de 20 ans).

Le 10 juillet 1940, réfugié à Londres il ne prend pas part au vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain[2],[3].

Il ne retrouve pas de mandat parlementaire après le conflit.

Principales décorations[modifier | modifier le code]

- Croix de guerre 1914-1918 avec sept citations (5 palmes, 2 étoiles),

- Légion d'honneur:

. Chevalier (15 septembre 1916)[4],[5].

. Officier (15 décembre 1932)[6].

. Commandeur (31 décembre 1957)[7],[8].


Sources[modifier | modifier le code]

  1. Etats des services
  2. Annales de l'Assemblée nationale, Annexe au Procès-verbal de la séance du Mercredi 10 juillet 1940
  3. « Assemblée nationale, 10 juillet 1940, vote des pleins pouvoirs », sur Assemblée-nationale.fr,
  4. Ordre de nomination du 15 septembre 1916 signé Joffre
  5. Ministre de la Guerre, Arrêté ministériel du 12 octobre 1916
  6. Ministère de l'Air, Décret du 15 décembre 1932
  7. Ministère de l'Air, Décret du 12 avril 1958
  8. Procès verbal de réception (cour des Invalides) du 22 mai 1958

« Fernand Wiedemann-Goiran », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]