Fernand Martignoni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Fernand Martignoni
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Nationalité
Activité
Pilote d'hélicoptèreVoir et modifier les données sur Wikidata

Fernand Martignoni, né le à Toué (Basse-Nendaz) et décédé le lors d'un accident d'hélicoptère, est un pilote suisse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fait un apprentissage de mécanicien sur automobile, il vient à l'aérodrome de Sion et apprend à piloter avec Hermann Geiger (1952)[1]. Il fait ses premiers atterrissages sur les glaciers en 1953. En 1954, il devient pilote professionnel et en 1958 pilote d'hélicoptère sur un Bell 47 G[2]. En 1956, l'Aéro-Club de Sion l'engage comme deuxième pilote au côté d'Hermann Geiger puis en 1966, il devient chef pilote de la compagnie Air Glaciers qu'il a cofondée. Il s'est marié en 1950 avec Julia Theytaz avec qui il a eu cinq enfants dont Jacques Martignoni (qui travaille encore aujourd'hui à Air Glaciers comme chef mécaniciens). Le , à la suite de son premier accident d'hélicoptère, il a été brûlé au troisième degré sur 25 % de son corps[2]

Pilote des glaciers, appelé le « Saint-Bernard » volant, Fernand Martignoni a assumé plus de 2 500 sauvetages en montagne avec un avion ou un hélicoptère. Il a été membre fondateur et premier président du Para-club Valais[3].

Le mercredi , Fernand Martignoni, aux commandes de l'Alouette III immatriculée HB-XCM d'Air Glaciers, pilotait pour le Service vétérinaire dans le cadre de sa campagne de lutte contre la rage. Il s'agissait de disposer des appâts pour les renards. En remontant le pâturage d'Ayerne, au-dessus des Diablerets, l'Alouette III a heurté le câble d'un téléphérique desservant un chalet d'alpage. Cet obstacle avait été rayé de la carte des obstacles à la navigation aérienne suisse. L'accident a fait quatre morts[4]. Il avait plus de 17 000 heures de vol à son actif.

Récompenses[3][modifier | modifier le code]

  • Médaille d'or des pilotes des glaciers
  • Médaille d'or des Vieilles Tiges
  • Certificat de capacité or de la FIA, 1982
  • Prix de la Fondation Divisionnaire Rünzi, 1982
  • Mérite alpin au Festival du film des Diablerets, 1982

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Coopération, 14 février 1980
  2. a et b Echo Illustré, 30 février 1972
  3. a et b Nouvelliste , 28 octobre 1982
  4. 24 Heures, , Conclusions de l'enquête sur l'accident

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]