Fermeture Éclair

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Fermeture Éclair

La fermeture Éclair, fermeture à glissière, fermeture à crémaillère, tirette ou encore zip est un dispositif mécanique permettant l'ouverture et la fermeture rapide d'un vêtement, d'un sac , de chaussures (botte) ou le raccordement et la séparation rapide de pièces de tissus (porte de tente par exemple).

Les premières fermetures rapides à glissières ont été élaborées aux États-Unis par les ingénieurs Elias Howe, Max Wolff et finalement Whitcomb Judson en 1891. Ces premières fermetures constituées d'œillets et de crochets avaient la fâcheuse tendance à s'ouvrir d'elles-mêmes.

C'est l'ingénieur américain Gideon Sundbäck qui dépose, en 1913, le brevet[1] pour la mise au point de la fermeture Éclair moderne en remplaçant le système d'œillets et de crochets par un dispositif de dents engrenées à l'aide d'un curseur. Un système concurrent, la fermeture à glissière Vitex, est breveté en France en 1925 par l'entreprise grenobloise ARaymond et fabriqué jusqu'en 1955[2].

En France et en Suisse romande, on utilise souvent le terme « fermeture Éclair », qui est une marque déposée de la société Éclair Prestil SN. Ce terme doit, à ce titre, s'écrire avec une majuscule initiale. On utilise parfois le terme onomatopéique anglophone « zip ». Au Québec, le mot « zipper » est utilisé par la majorité de la population, bien que les Québécois utilisent également le terme « fermeture Éclair » à l'écrit ou lorsqu'ils doivent s'exprimer avec des francophones d'autres origines. Le mot « tirette » est couramment utilisé en Belgique (et ses anciennes colonies) ainsi que dans le Nord et le Nord-Est de la France.

Principe[modifier | modifier le code]

Fonctionnement de la fermeture Éclair.

La fermeture se compose de deux bandes de tissu fort sur lesquelles sont serties des dents métalliques. Les bandes sont mises en regard l'une de l'autre, les dents étant décalées. Le passage d'une navette, appelée curseur, comportant deux gorges qui se rejoignent, permet d'engrener les dents ou de les séparer. Les gorges servent à guider les dents lorsque l'on fait glisser le curseur. La tirette proprement dite est la languette accrochée au curseur et qui permet de le déplacer.

Évolution[modifier | modifier le code]

Si, à l'origine, les dents et le curseur étaient métalliques, on utilise également aujourd'hui des matières plastiques comme le nylon.

Sur les chaussures, sur les vêtements, la fermeture Éclair est parfois remplacée par une fermeture Velcro.

On a aussi développé depuis les années 1970 des fermetures moulées en plastique fonctionnant sur le principe de la queue d'aronde : un curseur rapproche et engrène deux bandes support comportant l'une un motif en forme de queue d'aronde mâle et l'autre en forme de queue d'aronde femelle. Ce dispositif est utilisé par exemple sur des sacs plastiques à fermeture étanche réutilisables. C'est ce procédé qu'il convient d'appeler plus proprement « fermeture à glissière ».

Brevets[modifier | modifier le code]

Extensions de sens[modifier | modifier le code]

Par métaphore, le principe de fermeture Éclair, ou principe de la tirette en Belgique, sert à désigner une alternance, en particulier pour ce qui concerne la circulation automobile et aussi dans le domaine du débat contradictoire.

Circulation[modifier | modifier le code]

Le principe de la tirette s’applique lorsque deux voies se rejoignent. Les véhicules provenant des deux voies doivent alors s’intercaler en alternance[4]. Ce principe est devenu obligatoire dans le Code de la route en Belgique le 1er mars 2014 [5].

Forme de débat[modifier | modifier le code]

Dans les débats, on désigne par principe de fermeture Éclair l’alternance de prise de parole pour ou contre, ou une femme-un homme.

Lors de débats, les femmes osent souvent moins prendre la parole que les hommes. A contrario, les hommes peuvent prendre la parole pour redire la même chose ou pour parler hors sujet[6][7]. Le principe de fermeture Éclair permet de d'équilibrer les échanges :

Lorsqu'il y a des tours de parole et que plusieurs hommes sont inscrits à la suite, si une femme demande à s'exprimer, elle est automatiquement remontée en tête de liste afin d'alterner les prises de parole masculines et féminines. S'il n'y a plus de femmes que d'hommes à souhaiter prendre la parole, il peut y avoir plusieurs possibilités :

  • les hommes s'expriment, jusqu'à ce qu'une femme demande la parole (ou la fin de la réunion) ;
  • les prises de parole sont closes. Elles peuvent l'être après la dernière prise de parole masculine ou féminine ("Fermeture éclair +")

Ce principe a été utilisé dans des partis politiques comme Les Verts[8] puis Europe Écologie Les Verts (alors aussi appelé « Chabadabada »), les Alternatifs et par des associations et mouvements féministes et de critique sociale et politique comme la commission féminisme de Nuit debout[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Brevet déposé le selon Radio-canada.
  2. « 1925 : Début de la fermeture VITEX », sur ARaymond.
  3. Ikenson, Ben. Patents: Ingenious Inventions : How They Work and How They Came to Be. New York: Black Dog & Leventhal Publishers, 2004.
  4. « Principe de la fermeture éclair obligatoire », sur belgium.be,
  5. « Le principe de la tirette obligatoire à partir du 1er mars »
  6. « Genre et parole », sur antisexisme.net,
  7. (en) Victoria L. Brescoll, « Who Takes the Floor and Why », Administrative Science Quarterly Vol 56, Issue 4,‎ , pp. 622 - 641 (lire en ligne)
  8. « Une réponse collective contre le sexisme », sur lejdd.fr,
  9. « À nuit debout, les réunions non mixtes des féministes font débat », sur lemonde.fr,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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