Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles)

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Ferdinand Ier
Ferdinand Ier des Deux-Siciles
Ferdinand Ier des Deux-Siciles
Titre
Roi des Deux-Siciles

(8 ans et 23 jours)
Prédécesseur Unification des royaumes de Naples et de Sicile
Charles V et VII (indirectement)
Successeur François Ier
Roi de Sicile

(57 ans 4 mois et 2 jours)
Prédécesseur Charles III d'Espagne
Successeur lui-même en tant que roi des Deux-Siciles
Roi de Naples


Prédécesseur Charles III d'Espagne
Successeur lui-même en tant que roi des Deux-Siciles
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon-Siciles
Nom de naissance Ferdinando Antonio Pasquale Giovanni Nepomuceno Serafino Gennaro Benedetto di Borbone
Date de naissance
Lieu de naissance Naples (Naples)
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès Naples (Deux-Siciles)
Sépulture Basilique Santa Chiara de Naples
Père Charles III d'Espagne
Mère Marie-Amélie de Saxe
Conjoint Marie-Caroline d'Autriche
Lucia Migliaccio
Enfants Voir liste ci-contre
Résidence Palais de Caserte

Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles)
Roi des Deux-Siciles

Ferdinand Ier des Deux-Siciles, né le à Naples et mort le dans la même ville, est :

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils cadet de Charles VII de Naples et de Marie-Amélie de Saxe, il n'a que 8 ans quand son père, appelé en 1759 à ceindre la couronne d'Espagne sous le nom de Charles III, lui laisse les trônes de Naples et de Sicile sous la tutelle de Tanucci. Par son père, il est un Bourbon d'Espagne, issu des rois de France, des électeurs de Bavière et des Habsbourg d'Espagne ou d'Autriche. Par sa mère, il est issu des électeurs de Saxe ou de Bavière, et aussi des Habsbourg, et il est le cousin germain de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, tout en descendant du palatin Edouard et donc de Jacques VI d'Écosse/Jacques Ier d'Angleterre.

Partie prenante de la réconciliation de la Maison de Bourbon avec celle de maison de Habsbourg-Lorraine, il est fiancé successivement à trois sœurs archiduchesses d'Autriche : Marie-Jeanne, morte en 1762, Marie-Josèphe, disparue à son tour en 1767, enfin la même année, Marie-Caroline, âgée de 15 ans. Le mariage est célébré l'année suivante et ne sera pas très heureux, l'impétueuse reine s'ennuyant auprès d'un mari très effacé. L'union sera cependant très prolifique.

Politiquement, ce roi faible est gouverné par son épouse et son favori John Acton.

Cousin et beau-frère du roi Louis XVI de France et de son épouse Marie-Antoinette d'Autriche qui est la jeune sœur de la reine Marie-Caroline, il est un temps question de fiancer le jeune dauphin à une des princesses de Bourbon-Sicile.

Aussi le couple royal est-il un ennemi farouche de la Révolution française. La reine jure même de tout faire pour venger sa sœur condamnée à mort puis exécutée par la République française.

Cependant vaincu, le roi perd en 1798 ses États de terre ferme, mais il y rentre l'année suivante, ramené par le cardinal Ruffo, et y laisse exercer une cruelle répression. Il les perd de nouveau en 1806 pour avoir violé la neutralité qu'il avait jurée à Napoléon Ier qui attribue son royaume à son frère Joseph, puis à Joachim Murat.

Ferdinand continue néanmoins à régner en Sicile où il a la douleur d'apprendre le mariage de sa petite-fille, l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche avec « l'ogre corse » Napoléon Ier. En 1812, il accorde une constitution à la Sicile, qu'il retire cependant en 1816.

La reine meurt en 1814 et peu après Ferdinand épouse Lucia Migliaccio, duchesse de Floridia et princesse de Castura.

En 1815, il remonte sur le trône de Naples et en décembre 1816, il unifie alors ses deux royaumes sous le nom de Royaume des Deux-Siciles et se fait nommer Ferdinand Ier.

En 1820, éclate une insurrection qui n'est réprimée qu'avec le secours de l'Autriche.

En tant que souverain éclairé, il fonde également dans son palais de San Leucio, près de Caserte, une manufacture de soie aux visées utopistes. Tous les artisans, au nombre de 291, venus de toute l'Europe, y sont égaux. Il crée également le musée archéologique de Naples, pour y exposer les objets découverts à Pompéi et Herculanum.

Mort en 1825, il est inhumé en la basilique Santa Chiara de Naples, nécropole des rois de Sicile, puis des Deux-Siciles.

Descendance[modifier | modifier le code]

En 1768, il épouse Marie-Caroline d'Autriche (1752-1814). De cette union naissent 18 enfants :

Remarque : les arrière-petits-enfants de Ferdinand (1751-1825) et Marie-Caroline (1752-1814) offrent un panorama historique assez vertigineux : ainsi, par Marie-Thérese : l'Aiglon fils de Napoléon (1811-1832), Marie II (1819-1853, reine de Portugal, grand-mère de Charles Ier ci-dessous), son frère Pierre II (1825-1891, empereur du Brésil) et leur sœur Françoise princesse de Joinville (1824-1898, mère de Françoise de Joinville duchesse de Chartres ci-dessous, et par elle l'arrière-grand-mère du deuxième comte de Paris), Marie-Caroline de Salerne duchesse d'Aumale (1822-1869, petite-fille par son père et arrière-petite-fille par sa mère de Ferdinand et Marie-Caroline), François-Joseph (1830-1916, empereur d'Autriche-Hongrie), son frère Maximilien (1832-1867, empereur du Mexique) et leur frère Charles-Louis (1833-1896, mari de Marie-Annonciade ci-dessous) ; par Louise : Augusta (1825-1864, mère de Louis III de Bavière) et son demi-frère Ferdinand IV de Toscane (1835-1908, aussi arrière-petit-fils de Ferdinand et Marie-Caroline, comme ses deux frères qui suivent, par sa mère Marie-Antoinette), Louis-Salvador (1847-1915, voyageur, navigateur) et Jean Orth (1852-1890 ?, aventurier), Victor-Emmanuel II (1820-1878, premier roi d'Italie, père de Marie-Clotilde d'où les Bonaparte-Princes Napoléon, et de Maria-Pia mère de Charles Ier de Portugal ci-dessus et ci-dessous) et son frère Ferdinand duc de Gênes (1822-1855, à la fois grand-oncle et grand-père de Victor-Emmanuel III) ; par le roi François Ier : Henri V duc de Bordeaux comte de Chambord (1820-1883) et sa sœur Louise (1819-1864, duchesse de Parme), François d'Assise roi consort d'Espagne (1822-1902, mari de sa cousine Isabelle II) et son frère Henri duc de Sagonte et de Séville (1823-1870), Isabelle II (1830-1904, reine d'Espagne) et sa sœur Louise-Fernande d'Espagne (1832-1897, duchesse de Montpensier et de Galliera par son x avec Antoine Ier d'Orléans petit-fils de Ferdinand et Marie-Caroline : cf. leur postérité à la fin), François II roi des Deux-Siciles (1836-1894) et ses sœurs Marie-Annonciade (1843-1871, femme de l'archiduc Charles-Louis ci-dessus, mère de l'archiduc François-Ferdinand et grand-mère du dernier empereur d'Autriche-Hongrie Charles) et Maria-Pia (1849-1882, duchesse de Parme), Isabelle (1846-1921, princesse impériale du Brésil, fille de Thérèse-Christine et Pierre II ci-dessus, femme de Gaston d'Eu ci-dessous : Isabelle et Gaston sont la souche des Orléans-et-Bragance, dont leur petite-fille la deuxième comtesse de Paris Isabelle) et sa sœur Léopoldine du Brésil (1847-1871, femme d'Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary (1845-1907) lui-même frère de Ferdinand Ier de Bulgarie ci-après, deux arrière-petits-fils de Ferdinand et Marie-Caroline) ; par Marie-Amélie reine des Français : Philippe, le premier comte de Paris (1838-1894) et son frère Robert duc de Chartres (1840-1910, Robert et son frère Philippe sont les grands-pères paternel et maternel d'Henri, le deuxième comte de Paris), Léopold II des Belges (1835-1909) et sa sœur Charlotte (1840-1927, impératrice du Mexique, femme de Maximilien ci-dessus), Gaston de Nemours (1842-1922, comte d'Eu, prince du Brésil par son x avec Isabelle  : gendre de Pierre II ci-dessus), Ferdinand Ier des Bulgares (1861-1948), Françoise de Joinville (1844-1925, fille de Françoise ci-dessus, duchesse de Chartres), Louis-Philippe d'Aumale prince de Condé (1845-1866, arrière-petit-fils de Ferdinand et Marie-Caroline par ses deux parents, sa mère étant Marie-Caroline de Salerne ci-dessus), Marie-Isabelle d'Orléans-et-Bourbon-Montpensier [1848-1919, femme du premier comte de Paris Philippe ci-dessus ; leurs filles : Amélie d'Orléans épouse Charles Ier de Portugal, Isabelle mère du deuxième comte de Paris, et Louise x Charles dont le père Alphonse de Caserte (1841-1934) était un arrière-petit-fils de Ferdinand et Marie-Caroline comme d'ailleurs sa mère Marie-Antoinette (1851-1938), cette dernière étant aussi deux fois leur arrière-arrière-petit-fille ! : Louise et Charles sont les grands-parents du roi Juan Carlos par leur fille Maria de Las Mercedes comtesse de Barcelone], et son frère Antoine II duc de Montpensier et de Galliera (1866-1930, fils de Louise-Fernande d'Espagne ci-dessus)...

Ascendance[modifier | modifier le code]

Source partielle[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles) » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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