Ferdinand Dubreuil

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Ferdinand Dubreuil
Naissance
Décès
Nationalité
Drapeau de la France
Activité
graveur (bois gravés), illustrateur de livres
Formation
autodidacte
Distinctions

Ferdinand Dubreuil est un artiste français, né à Doyet (Allier) le et mort à Tours (Indre-et-Loire) le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ferdinand Dubreuil était le fils d'Amable Dubreuil, dit "Julien", chef de poste à la mine à Doyet, et d'Anna Dutronc.

Doué pour le dessin, il est reçu au concours qui lui permet d'entrer à la Compagnie du Paris-Orléans comme élève-dessinateur. Il est envoyé à Bort-les-Orgues, où il travaille jusqu'en 1914.

La guerre éclate ; Ferdinand Dubreuil est mobilisé au 5e régiment du génie à Versailles. Il est envoyé au front, où il fait des relevés de plans et se spécialise dans le minage des ponts. Au cours de ses rares moments de loisir, il dessine et ses croquis sont vendus au profit des œuvres d'entraide pour les militaires. Il est démobilisé en septembre 1919, décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire.

Il reprend alors son travail au chemin de fer pendant quelques mois à Montluçon, puis est nommé au service "Voies et bâtiments" à Tours, où il va passer la suite de son existence.

Le 15 décembre 1960, alors qu'il revient à Montluçon, il dérape sur une plaque de verglas à La Chapelaude (Allier). Il demeurera paralysé pendant 12 années.

Il est inhumé au cimetière La Salle ou de La Salle à Tours.

Son talent fut récompensé maintes fois et il fut officier de la Légion d'honneur (au titre des beaux-arts), officier d'académie, officier du mérite social. Il était sociétaire des artistes français et lauréat du Salon des armées. Il remporte le prix Émile André Schefer en 1947, la médaille de vermeil de la société "Arts, Sciences et Lettres" et le prix d'honneur du concours national "art et poésie".

Le collège de Doyet et une rue de Tours portent aujourd'hui son nom.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Il s'est surtout fait connaître comme auteur de bois gravés et illustrateur de livres, comme Légendes bourbonnaises de Georges Piquand, Le Bourbonnais et ses écrivains d'Henri Gourin et Jean-Charles Varennes, mais il fut également auteur d'ouvrages inspirés de son parcours personnel : la Première Guerre mondiale, le Bourbonnais, la Touraine, le chemin de fer, la mine et les mineurs. L'ouvrage le plus emblématique sur ce dernier sujet est J'ai vu mourir sainte Barbe au pays des mineurs, hommage émouvant à ses racines. En 1960, il offre à Doyet plusieurs œuvres qui décorent la mairie[1].

Il a exposé à Tours, Angers, Le Touquet, Lille, Moulins, Nevers, Commentry, Vichy, Montluçon, Casablanca, Bruxelles, etc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Illustration d'ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Robert Milliat, Vers l'exil : L'Aiglon à Vendôme, Arrault, .
  • Achem, Un coin d'Anjou, Arrault, .
  • Jacques Péricard, Le soldat de Verdun, Baudinière, .
  • Roland Engerand, Trois grandes dames de petite vertu, Arrault, .
  • Roland Engerand, Les Amours d'Alfred de Vigny, Arrault, .
  • Roland Engerand, Les rendez-vous de Loches, Arrault, .
  • Roland Engerand, Trois édifiantes pécheresses, Arrault, .
  • Roland Engerand, Le mariage de Bérénice, Arrault, .
  • Roland Engerand, Adorable Touraine : Trois paysages littéraires au jardin de la France, Arrault, .
  • Roland Engerand, Un soir t'en souvient-il ?, La Renaissance du Livre, .
  • Paul-B. Métadier, Saché dans la vie et l'œuvre de Balzac, Calmann-Lévy, .
  • Renée Pitrois, Châteaux de la Loire, Barbot-Gallon, .
  • Georges Piquand, Les Légendes bourbonnaises, Arrault, Barbot et Gallon, 1936-1953.
  • Georges Piquand, Le Parler bourbonnais, Grande Imprimerie nouvelle, .
  • Henry Gourin et Jean-Charles Varennes, Le Bourbonnais et ses écrivains, Les Presses du Massif central, .
  • André Renard, Contes et légendes du folklore lochois, Maîtres imprimeurs Gibert-Clarey, .
  • Jean Vaugadeland, L'Or vivant du soleil, Maîtres imprimeurs Gibert-Clarey, .
  • Marcel Génermont, Le Bourbonnais, douce province, au cœur de France, G. de Bussac, .
  • Jean des Cilleuls, Pages de gloire du 32e régiment d'infanterie, Maîtres imprimeurs Gibert-Clarey, .
  • Erick Maria Remarque, A l'Ouest rien de nouveau.
  • Jean-Charles Varennes, La rivière le Cher.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Dans le vieux Tours, Arrault, .
  • Chinon : Visions du passé, Arrault, .
  • Le vieux Montluçon, Bardot et Gallon, .
  • Commentry : Ses alentours, Chez l'auteur, .
  • Tours : 1940, Arrault, .
  • Les Hommes du rail, Chez l'auteur, .
  • Loches : Vieille cité des rois, Chez l'auteur, .
  • Honoré de Balzac : La Comédie humaine au jardin de la France, Saint-Symphorien, Bourges et Leprivier, .
  • François Rabelais : Au pays de Thélème, Chez l'auteur, .
  • J'ai vu mourir sainte Barbe au pays des mineurs, Chez l'auteur, .
  • Pierre de Ronsard : Le poète des Amours, Chez l'auteur, .
  • Anatole France : Du vieux Paris à la Béchellerie, Chez l'auteur, .
  • Georges Courteline : Enfant de Tours, moineau de Montmartre, Chez l'auteur, .
  • Amboise : Ville royale, Chez l'auteur, .
  • Vieux mortiers et pots pharmaceutiques.
  • Les Hommes de la mine.
  • Cotes de Touraine, vins de gloire.
  • Alfred de Vigny : Gentilhomme de Touraine et poète.

Hommages[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georgette Busseron, « Ferdinand Dubreuil », Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie Les Amis de Montluçon, no 41, 1990.
  • Monique Kuntz et Georges Frélastre, Hommes et femmes célèbres de l'Allier, Paris, Bonneton, , 160 p. (ISBN 2-86253-189-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Quatre grands tableaux représentant des paysages de la commune, selon Georgette Busseron, loc. cit., six fresques selon Kuntz-Frélastre.
  2. Collège qui a la particularité de ne pas être géré par Conseil général, mais par un syndicat intercommunal.