Ferdinand-Léon Ménétrier

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Ferdinand-Léon Ménétrier
Naissance
Décès
Inconnue
Nom de naissance
Léon Ferdinand Menetrier
Nationalité
Française
Activités
Autres activités
Maître

Léon Ferdinand Menetrier dit Ferdinand-Léon Ménétrier, né le [1] à Paris et mort après 1920, est un graveur-imprimeur, artiste peintre et illustrateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans l'ancien 12e arrondissement de Paris, Léon Menetrier ne doit pas être confondu avec le dessinateur et peintre Joseph Ernest Ménétrier, qui a, tout comme lui, effectué des études en gravure[2], avant d'être interné à partir de 1876 dans une maison de santé.

Léon a d'abord reçu une formation de graveur en médaille auprès du sculpteur Louis Charles Bouvet (1802-1887). Il réside au 14 rue Descartes. Par la suite, il expose au Salon de 1878, un Thésée en camée sur agate, puis l'année suivante, un Guerrier romain inspiré d'un bas-relief antique sur hématite et une épreuve sur cire d'un Démosthène originellement sur sardoine[3].

Il déménage au 7 passage de l'Industrie et ouvre une imprimerie spécialisée en lithographies au 7 rue Blainville : il produit des affiches et de la cartographie. La plupart de ses créations sont signées « L. Menetrier » (sans accent). Son style est parfaitement identifiable, et s'inscrit dans la lignée d'un Jules Chéret, un trait précis, sans fioriture. Il collabore au périodique Panthéon républicain, suite de portraits lithographiés des pères tutélaires du régime réunie par Francis Enne et Onésime Monprofit (1874-1881) et au Camées artistiques.

Vers 1896, il réalise une série d'images d’Épinal humoristique au format bande dessinée intitulée L'oncle Serpolet & son neveu Agénor pour l'Imagerie Pellerin[4].

Au début du XXe siècle, il signe une importante quantité de dessins pour des couturiers et des boutiques de mode parisiennes, des marques comme la maison Levilion[5], Armand Appel, ou les fourrures Weinberger.

Métérier a par ailleurs peint de nombreuses aquarelles (marines, paysages de montagnes, fleurs).

On perd sa trace après 1920.

Affiches et images conservées[modifier | modifier le code]

Bibliothèque nationale de France
Musée des arts décoratifs

Quelques œuvres de Ménétrier[modifier | modifier le code]

Héritage[modifier | modifier le code]

Son affiche Fonotipia Odeon, double face est citée par Raymond Roussel dans son essai Comment j'ai écrit certains de mes livres (1935) en tant que source d'inspiration à l'une de ses techniques d'écriture basée sur l’enchâssement[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte civil reconstitué de la ville de Paris - Tables décennales, en ligne.
  2. Cf. Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, Paris, Librairie Renouard, 1885, p. 71.
  3. Direction des beaux-arts, Salon de 1878, Salon des artistes français, Paris, 1879, p. 412, no 4656 & Salon de 1879, p. 473, no 5450.
  4. lire sur Gallica.
  5. Robe de cérémonie de Levilion, gravure de L. Menetrier, Paris, 1907 Roger-Viollet.
  6. Julien Schuh, « Les pouvoirs de la politique-fiction », 17e Colloque des Invalides : Secrets, Du Lérot éditeur, 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]