Femmes vivant sous lois musulmanes

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Femme sous lois musulmanes
Situation
Création 1984
Type Organisation non gouvernementale
Siège Londres
Langue Français
Objectif Renforcer les luttes individuelles et collectives des femmes pour l’égalité et leurs droits, surtout dans les contextes musulmans.
Fondatrice Marieme Helie Lucas
Autres langues Anglais, Arabe

Site web [1]

L’organisation « Femmes vivant sous lois musulmanes » est un réseau de solidarité internationale créé en 1984. L'organistion mène des activités académiques et plaide dans les domaines des droits des femmes et de la laïcité, en mettant l’accent sur l’impact des lois basées sur la religion ou les coutumes musulmanes[1],[2],[3],[4],[5],[6].

Origines[modifier | modifier le code]

Le réseau a démarré comme une organisation informelle sans adhésions officielles, dans laquelle des individus et des groupes assument la responsabilité de diverses initiatives. Il a attiré les femmes touchées par les lois musulmanes, qu’elles soient musulmanes ou non, réunissant des croyants religieux, des défenseurs des droits de la personne, des laïcs et des athées.

Jusqu’à la retraite de Marieme Helie Lucas en tant que, coordinatrice internationale, à la fin des années 90, l’organisation était souple, sans postes bien définis pour le personnel[7].

Travaux en cours et recherches[modifier | modifier le code]

Le réseau coordonne des recherches explorant le mécanisme par lequel les lois concernant les femmes empruntent aux pratiques culturelles, au colonialisme et en plus, aux dogmes religieux, afin d’éliminer les lois progressistes et de restreindre la liberté des femmes. Le réseau facilite également la communication entre les groupes de femmes d’Afrique et d’Asie, en partageant les expériences réussies et en aidant à coordonner les actions internationales[7],[4]. Il a mené des études et préconisé des questions telles que le mariage forcé des filles et la lapidation[8],[9]. Les recherches du groupe sur l’impact des lois musulmanes portant sur la famille ont conduit à la fondation de la campagne Musawah (en) en 2009[10].

Certains gouvernements considèrent le travail du groupe de manière défavorable. La collaboration avec des femmes vivant sous des lois musulmanes a été citée comme un motif pour l’arrestation de Nazanin Zaghari-Ratcliffe (en) et de Homa Hoodfar en 2016 par les autorités iraniennes[2],[11],[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas M. Leonard, Encyclopedia of the Developing World, Routledge, vol. 1-3, 2006, p. 1719 [2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Tasmiah Nuhiya Ahmed, « How fundamentalists treat women » [archive du ], sur Dhaka Tribune, (consulté le 5 octobre 2019)
  2. a et b (en) Babak Dehghanpisheh et Yegaheh Torbati, « Arrest of several dual-national Iranians could be politically motivated », Reuters,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 5 octobre 2019)
  3. (en) « Sisters in Islam's Zainah Anwar among 10 most influential Muslim women » [archive du ], The Star, sur The Star Online, (consulté le 5 octobre 2019)
  4. a et b (en) « Who we are and our aims » [archive du ], sur Secularism is a Women’s Issue, (consulté le 5 octobre 2019)
  5. « À propos de WLUML | Women Reclaiming and Redefining Cultures » [archive du ], sur www.wluml.org (consulté le 5 octobre 2019)
  6. Marieme Helie Lucas, « Femmes sous lois musulmanes : Contre l’intégrisme, les femmes laïques s’organisent dans un réseau non confessionnel - Presse-toi à gauche ! » [archive du ], sur Presse-toi à gauche!, (consulté le 5 octobre 2019)
  7. a et b (en) Scott Jacobson, « An Interview with Marieme Helie Lucas – Activist & Founder of Secularism is a Women’s Issue » [archive du ], sur Conatus News, (consulté le 15 mars 2019)
  8. (en) Terrence McCoy, « In Pakistan, 1,000 women die in ‘honor killings’ annually. Why is this happening? », Washington Post, (consulté le 15 mars 2019)
  9. (en-CA) Chris Alexander, « Taking action against forced marriage | National Post », National Post, (consulté le 5 octobre 2019)
  10. (en) Cassandra Balchin, « Last but not least: CEDAW and family law » [archive du ], sur Open Democracy, (consulté le 5 octobre 2019)
  11. (en-US) Thomas Erdbrink, « Iran Accuses Thomson Reuters Charity Official of Sedition », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne[archive du ], consulté le 5 octobre 2019)
  12. « Iran. Des défenseurs des droits des femmes traités comme des «ennemis de l’État» » [archive du ], sur www.amnesty.org, (consulté le 5 octobre 2019)