Femme de Koelbjerg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant l’archéologie image illustrant le Danemark
Cet article est une ébauche concernant l’archéologie et le Danemark.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Femme de Koelbjerg
Localisation
Pays Drapeau du Danemark Danemark
Coordonnées 55° 24′ 13″ Nord, 10° 07′ 59″ Est

Géolocalisation sur la carte : Danemark

(Voir situation sur carte : Danemark)
Femme de Koelbjerg
Femme de Koelbjerg

La Femme de Koelbjerg est une momie préservée dans une tourbière naturelle, découverte en 1941 sur l'île de Fionie, au Danemark. Datée de 8000 av. J.-C. (au mésolithique), elle est considérée comme la plus ancienne momie découverte au Danemark. Son squelette est aujourd'hui exposé au musée de Fyns Oldtid-Hollufgärd.

Observations scientifiques[modifier | modifier le code]

Le squelette de cette femme n'est pas parvenu complet. L'étude anthropologique des ossements a permis de montrer que sa taille était d'environ 1,55 m et qu'elle était âgée de 20 à 25 ans. Les os ne montrent aucune maladie ni symptôme de carence alimentaire, et les dents de la mâchoire (autrefois complète) laissent deviner une absence de carie. L’analyse isotopique au δ13C a montré qu'elle se nourrissait surtout de légumes et de viande, et jamais de poisson ni de fruits de mer ; l'analyse ADN, au contraire, n'a pratiquement rien donné : les seules traces d'ADN détectables provenaient vraisemblablement des premiers légistes à avoir examiné le corps. Aucune trace de violence n'a été constatée sur le corps et l'on explique la dispersion des ossements sur le site par le fait que cette jeune femme se serait noyée en mer : ainsi, tandis que les tissus mous se décomposaient, une partie du corps était encore sous le niveau de l'eau. Une fois disparues les parties molles du corps, les ossements se sont déposés après le recul de la mer [1]. Ce n'est que longtemps après sa mort que ses os se sont déposés dans la tourbe, permettant leur remarquable conservation.

Au mois de juillet 1941, on avait procédé à une analyse du pollen d'un échantillon de la tourbe déposée à l'intérieur du crâne. ELle a permis de rattacher cette momie à la culture de Maglemose, c'est-à-dire vers 8000 av. J.-Chr. Au mois d’octobre 1943, un carottage a été effectué sur le site de la découverte afin de tenter une nouvelle datation. Une datation par le carbone 14 de 1983 a confirmé l'appartenance de l'individu à la culture de Maglemose.

On a, du reste, retrouvé les vestiges d'un habitat du Maglemosien à 2,5 km au sud-ouest, près de la tourbière de Nerverkær, et l'on peut supposer que la femme de Koelbjerg vivait à cet endroit.

Un squelette vieux de 10200 ans (datation faite en 2007), celui de la « Femme d’Österöd », a été retrouvé en 1903 à Bohuslän (Suède)[2].

Après la découverte du corps, Niels Lynnerup et Bjorn Skaarup, respectivement coroner et sculpteur danois, ont reconstitué le visage de cette femme[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Koelbjerg Woman », Archaeology.org.
  2. D'après Karl-Göran Sjögren, Kvinnan från Österöd i Bohuslän. Undersökningar av Sveriges äldsta bevarade skelett ([%5Bhttp://www.historiskastudier.gu.se/digitalAssets/1303/1303932___ster__d_till_hemsidan.pdf%20PDF%5D lire en ligne]).
  3. (en) « Ancient Danish kings face reconstructed using Terracotta technique », Thaindian News, 19 mai 2008.

Article connexe[modifier | modifier le code]