Felwine Sarr

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Felwine Sarr, né en 1972 à Niodior dans le Sine-Saloum, est un écrivain, économiste, universitaire et musicien sénégalais[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1972 à Niodior, Felwine Sarr est un universitaire et écrivain sénégalais. Après des études primaires et secondaires au Sénégal, il poursuit ses études supérieures à l’Université d’Orléans où il obtient un doctorat en économie en 2006.

Agrégé des universités et Professeur titulaire du CAMES, il enseigne à l’Université Gaston-Berger (UGB) de Saint-Louis (Sénégal) depuis 2007. Ses cours et travaux académiques portent sur les politiques économiques, l’économie du développement, l’économétrie, l’épistémologie et l’histoire des idées religieuses. En 2010, il est lauréat du Prix Abdoulaye Fadiga pour la Recherche Économique. En 2011, il devient Doyen de la Faculté d’économie et de gestion de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et Directeur de la nouvelle UFR des Civilisations, Religions, Art et Communication (CRAC) de l'UGB.

Il est aussi écrivain et a publié à ce jour, Dahij (Gallimard 2009), 105 Rue Carnot (Mémoire d’Encrier 2011), Méditations Africaines (Mémoire d’Encrier 2012), Afrotopia (Philippe Rey 2016) qui lui a valu le Grand prix de la Recherche, édition 2016, des Grands prix des associations littéraires[2], Ishindenshin (Mémoire d’encrier 2017) et Habiter le Monde (Mémoire d’encrier 2017). Il codirige en 2017 avec Achille Mbembé, l’ouvrage Ecrire l’Afrique-Monde (Jimsaan-Philippe Rey), réunissant les Actes des Ateliers de la pensée[3] de Dakar et de Saint-Louis.

Musicien, il a publié à ce jour trois albums : Civilisation ou Barbarie (2000), Les mots du Récit (2005) et Bassaï (2007). Avec les écrivains sénégalais Boubacar Boris Diop et Nafissatou Dia, Il est le cofondateur de la maison d'édition Jimsaan. Felwine Sarr est aussi l’éditeur de la Revue Journal of African Transformation (Codesria-UNECA)[4].

En mars 2018, il se voit également confier par la présidence de la République française une mission d'étude, avec l'universitaire et historienne de l'art Bénédicte Savoy, de la question des restitutions, temporaires ou définitives, aux pays d'origine du patrimoine africain, rapporté dans des institutions culturelles françaises pendant la période de la colonisation[5]. Lors de la remise du rapport le , Emmanuel Macron annonce la restitution prochaine de 26 œuvres au Bénin, validant ainsi sa philosophie. Felwine Sarr estime que ce geste a une forte valeur symbolique pour de nouvelles relations entre la France et l’Afrique : « Ce que les sociétés africaines réclament, c’est un acte de considération (...) L'espace artistique est un espace symbolique. Un espace tectonique. Si cet espace se met en mouvement ça déborde sur les autres lieux de la relation (...) L'art est un levier pour le reste »[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Lauréat du Prix Abdoulaye Fadiga pour la Recherche Économique, 2010[7].
  • Grand prix de la Recherche aux GPAL 2016[8].

Publications[modifier | modifier le code]

Œuvres musicales[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Civilisation ou barbarie.
  • 2005 : Les mots du récit.
  • 2007 : Bassaï.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Felwine Sarr est terriblement multiple", En sol majeur, RFI, 25 juin 2017 [1]
  2. Source: Senenews.com
  3. https://www.lesateliersdelapensee.com/
  4. https://www.uneca.org/publications/journal-african-transformation
  5. Pierre Lepidi, « Restitution du patrimoine africain : Nous sommes face à un défi historique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. Maryline Baumard, « Cette réunion à l’Elysée où la restitution des œuvres d’art africaines est devenue réelle », sur lemonde.fr, (consulté le 26 novembre 2018)
  7. Mamadou Sy, Le Soleil, « Afrique de l'Ouest: Prix Abdoulaye Fadiga pour la promotion de la recherche économique - Mamadou Felwine Sarr et Cheikh Tidiane Ndiaye primés », sur allafrica.com, Le Soleil, (consulté le 15 mars 2017)
  8. Yves Martial Tientcheu, « L’écrivain Sankie Maimo est le Grand Prix de la Mémoire des GPAL 2016 », Le Bled Parle | Actualité au Cameroun info Cameroun et tendances,‎ (lire en ligne)