Fedor von Bock

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Fedor von Bock
Fedor von Bock en 1939.
Fedor von Bock en 1939.

Naissance
Küstrin, Allemagne
Décès (à 64 ans)
Oldenburg in Holstein, Allemagne
Mort au combat
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of the German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 18981942
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement Groupe d'armées Nord,
Groupe d'armées Centre
Faits d'armes Campagne de Pologne
Bataille de France,
Opération Barbarossa
1re Bataille de Smolensk
Bataille de Moscou
Opération Fall Blau
Distinctions Pour le Mérite,
Croix de fer

Fedor von Bock, né le à Küstrin et mort le à Oldenburg in Holstein, est un Generalfeldmarschall allemand de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bock se forge son expérience pendant la Première Guerre mondiale, ayant obtenu comme Rommel la plus haute décoration militaire allemande de cette guerre, la médaille « Pour le Mérite ».

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Bock déteste le nazisme mais il soutient les visées militaires de Hitler.

En 1938, il commande les troupes qui occupent l'Autriche.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Campagne de Pologne[modifier | modifier le code]

Bock commande le groupe d'armées Nord durant la campagne de Pologne, en .

L'avancée rapide des unités motorisées laisse de nombreuses unités polonaises à l'arrière, situation qui crée une forte préoccupation de l'état-major à propos des francs-tireurs. Bock déclare à ce sujet le  :

« si l'on tire d'une maison à l'arrière du front la maison sera incendiée. [...] si l'on tire d'un village à l'arrière du front sans savoir l'origine du tir, tout le village sera incendié s'il n'est pas indispensable au logement des troupes[1] »

Comme il s'offusque des exactions commises par les SS ou les milices d'autodéfense, le , il écrit à Albert Forster, gauleiter et gouverneur de Dantzig-Prusse occidentale, pour exprimer son opposition aux exécutions arbitraires de prêtres polonais, aux fermetures d'églises et aux expropriations et expulsions de Polonais[2].

Campagne de France[modifier | modifier le code]

En 1940, pendant la campagne de France, Bock est à la tête du groupe d'armées B. Le , il organise la parade des troupes allemandes au départ de l'Arc de Triomphe de Paris. Pour la qualité de son commandement, avec onze de ses collègues généraux, il est promu Generalfeldmarschall le lors d’une cérémonie solennelle à Berlin (en) présidée par Hitler.

Campagne de Russie[modifier | modifier le code]

Le , une ordonnance est décrétée concernant l'exercice de la justice militaire sur le futur front de l'Est. Tous les délits contre des civils ennemis sont retirés jusqu'à nouvel ordre de la compétence des tribunaux militaires et des cours martiales. Comme cette ordonnance donne à tout soldat allemand le droit de tirer de face ou de dos sur tout Soviétique qu'il considèrerait comme franc-tireur, Bock fait savoir à Brauchitsch[N 1] qu'il considère cette ordonnance insupportable et incompatible avec la discipline[3] et lui demande de restaurer les tribunaux militaires pour les crimes commis contre les civils soviétiques[4].

En , Bock est nommé commandant en chef du groupe d'armées Centre pour l'opération Barbarossa, l'invasion de l’Union soviétique. En de la même année, il parvient à atteindre une zone située à une trentaine de kilomètres de Moscou. Souffrant d'ulcère à l'estomac, il part en congé maladie mais il revient rapidement — en  — pour succéder à Reichenau mort accidentellement, comme commandant en chef du groupe d'armées Sud ; avec ce groupe d’armées, il inflige une sévère défaite aux forces de Timochenko. En , il est en désaccord avec Hitler sur les plans concernant les opérations du Caucase ; Hitler révoque Bock, le place dans la Führerreserve et ne le sollicite plus ensuite, au cours des près de trois années allant jusqu'à la fin du conflit.

Mort[modifier | modifier le code]

Quelques jours avant la fin de la guerre, le , Bock souhaite rejoindre le gouvernement de Flensbourg, installé par Dönitz[N 2] depuis deux jours près de la frontière avec le Danemark, afin de lui proposer ses services. Mais Bock est tué en route, lors d'une attaque de sa voiture par un avion britannique. Il est ainsi le seul Generalfeldmarschall tué par le feu ennemi pendant le conflit.

Promotions de sa carrière militaire[modifier | modifier le code]

  • Leutnant -
  • Oberleutnant -
  • Hauptmann -
  • Major -
  • Oberstleutnant -
  • Oberst -
  • Generalmajor -
  • Generalleutnant -
  • General der Infanterie -
  • Generaloberst -
  • Generalfeldmarschall -

Récompenses et décorations[modifier | modifier le code]

Décorations nationales
Décorations étrangères

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Brauchitsch est pour quelques mois encore — jusqu'au  — le commandant en chef de la Heer, l'Armée de terre allemande.
  2. Dönitz est le successeur désigné de Hitler, après la mort par suicide de ce dernier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ralf Ogorreck Les Einsatzgruppen, Tallandier, 2010, p. 101 (ISBN 979-10-210-0419-1) (notice BnF no FRBNF43750738).
  2. Ralf Ogorreck, op.cit., p. 120.
  3. Ralf Ogorreck, op.cit., p. 186.
  4. Christopher Browning, les origines de la solution finale, Points/Histoire, p. 457 (ISBN 978-2-757-80970-9).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Turney, Alfred W., Disaster at Moscow: Von Bock's Campaigns 1941-1942, Cassell (1971)
  • (en) Gerbet, Klaus and Johnston, David. Generalfeldmarschall Fedor von Bock: The War Diary 1939-1945. Schiffer Publishing. 1er janvier 2000
  • (en) Beevor, Antony (1998). Stalingrad, The Fateful Siege: 1942-1943. New York: Penguin Books.
  • (en) Horner, D. M., Jukes, Geoffrey. The Second World War - The Eastern Front 1941-1945. Osprey Publishing (25 juillet 2002)
  • (de) Helden der Wehrmacht - Unsterbliche deutsche Soldaten. München, Allemagne: FZ-Verlag GmbH, 2004. ISBN 3-924309-53-1.