Fay (Somme)

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Fay
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Ham
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Bruno Étévé
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80304
Démographie
Population
municipale
108 hab. (2014)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ nord, 2° 48′ 34″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 82 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Fay

Fay est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village picard du Santerre, desservi par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029) et situé à proximité du croisement des autoroutes A1 et A29.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol

Généralement argilo-siliceux, le sol est plutôt gras et riche, quelque peu caillouteux au nord et calcaire à l'ouest[1].

Relief, paysage, végétation

Situé en plein plateau du Haut-Santerre, le territoire communal est encaissé au centre. Le relief de la commune est composé d'une petite vallée sèche en entonnoir.

Le sud et l'ouest du territoire sont dominés par des terrains boisés. L'altitude culmine à 76,15 m.

Hydrographie

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune.

L'eau des nappes phréatiques se situe à environ quinze mètres de profondeur[1].

Climat

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire

Le village de Fay présente un habitat groupé.

Totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale, le village n'a pas été reconstruit à son emplacement initial mais à quelques centaines de mètres sur le plateau en direction d'Estrées-Deniécourt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontaine-lès-Cappy Dompierre-Becquincourt Assevillers Rose des vents
Fricourt N Belloy-en-Santerre
O    Fay    E
S
Herleville Estrées-Deniécourt et Soyécourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il s'agit du type toponymique gallo-roman FAGETU « hêtraie », composé des éléments FAGU (du latin fagus) « hêtre » suivi du suffixe -ETU (-etum) servant à désigner un ensemble d'arbres, arbustes, végétaux appartenant à la même espèce et dont la forme féminine -ETA a donné -aie (cf. hêtraie)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et Temps modernes

La plus ancienne mention de l'existence de Fay dans un document date de 1157[2]

  • En 1215, Raols de Fay devait rendre hommage à Jean Ier de Nesle.
  • En 1288, Jean de Fay participa au tournoi de Hem[Quoi ?][Passage problématique]
  • En 1327, le seigneur du lieu se nommait Pierre de Fay, il était grand panetier de France.
  • En 1402, Jean de Fay, fils d'Enguerrand épousa Jeanne d'Athies, seule héritière de la Maison d'Athies. Ils furent inhumés dans l'église de Fay.
  • En 1437 Gilles de Fay, qui s'était distingué au siège du Crotoy, fut armé chevalier.
  • En 1528, Charles d'Athies de Fay, chevalier.
  • En 1558, Antoine de Fay épousa Jeanne de Mailly.
  • Au XVIIe siècle, Le comte de La Marck était seigneur de Fay.
  • Au XVIIIe siècle, on trouve encore François de Fay, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi, commandant à Amiens.
  • En 1734, Angélique de Fay, fille de François de Fay, épousa Michel de Broye, chevalier et seigneur de Bernes.
  • En 1789, sur la liste de la noblesse du gouvernement de Péronne, on trouve encore un membre de la famille de Fay[3].


Époque contemporaine


Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale, la commune de Fay était située sur la ligne de front de 1914 à 1916.

  • Le , les Allemands arrivèrent à Fay.
  • , échec de l'attaque française sur Fay par le 205e Régiment d'infanterie. Le bilan fut désastreux: 115 tués, 140 blessés.
  • , nouvel échec français lors de l'attaque du 99e R.I.
  • D' à , les attaques par fourneaux de mines dévastèrent les alentours de Fay mais elles ne modifièrent pas la ligne de front.
  • Le , premier jour le la bataille de la Somme, les hommes du 265e R. I. s'emparèrent du village en ruines[5],[6].
  • Fin mars 1918, les Allemands réoccupèrent Fay au cours de la bataille du Kaiser.
  • Fin août 1918, le village fut libéré par les troupes australiennes incorporées à la IVe Armée britannique commandée par le général Rawlinson au cours de l'offensive des Cent-Jours[7].


Entre-deux-guerres

Situé dans la zone rouge, le village de Fay ne devait pas, au départ, être reconstruit. Le retour de la population en 1919, amena le conseil municipal à décider la reconstruction du village non pas sur son emplacement originel, à flanc de coteau, mais sur le plateau. La reconstruction ne débuta qu'à partir de 1922-1923[7].


Seconde Guerre mondiale

En mai-juin 1940, durant la Bataille de France, le 41e régiment d'infanterie du colonel Loichot en position dans le Santerre résista aux attaques de l'ennemi jusqu'au 7 juin. Le village de Fay, coupé du reste du régiment, ne reçut pas l'ordre de repli sur l'Avre et à bout de vivres, de munitions et de médicaments, la 10e compagnie du capitaine Le Moal se rendit aux Allemands et fut faite prisonnière. Le village de Fay était une nouvelle fois détruit[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaulnes[8]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[9].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[10],[11],[12]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[13], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [14].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Dhilly   en cours en 1899[1]
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Bruno Eteve UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[16], [17]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 108 habitants, en diminution de -11,48 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202 156 221 251 260 249 260 265 253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246 232 213 205 203 186 190 187 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149 154 157 53 88 85 80 76 81
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
84 75 64 70 74 71 107 115 108
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune est l'agriculture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin
L'église renfermait, en 1899, une pierre tombale sculptée d'un chevalier. Les inscriptions étaient peu lisibles[21]. L'édifice, détruit pendant la Première Guerre mondiale[22] fut totalement reconstruit à un autre emplacement dans les années 1920. Deux plaques commémoratives y sont érigées :
  • l'une en hommage au capitaine Paul Fontan, blessé grièvement le à Fay et décédé à Villers-Bretonneux;
  • l'autre en hommage à Ernest Champien, vicaire de Lisieux, tué le à l'âge de 22 ans.
  • La mairie
Une plaque commémorative dans la mairie en mémoire des six hommes de Fay « morts pour la France ».
  • Ruines de l'ancien village de Fay : vestiges de l'ancienne église et de quelques maisons.$
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2-877-60916-2)
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, la Vague verte, coll. « Souvenance », (ISBN 978-2-913-92499-4)
  • Francine Dejuine, 1935-1955, mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, Éd. la Vague verte, coll. « Souvenance », (ISBN 978-2-356-37035-8).

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice géographique et historique sur la commune de Fay, rédigée par M. Lecaillet, instituteur, 1899, Amiens, Archives départementales de la Somme
  2. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2-877-60916-2)
  3. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  4. a et b Francine Dejuine 2011
  5. Jacques Meyer, « La bataille de la Somme : Estrées - Deniécourt  - juillet 1916 », Les grandes batailles de la Grande Guerre, sur http://chtimiste.com (consulté le 20 juin 2017).
  6. « Photo du 6 août 1916 : Près de Fay, au lieu-dit le Bois des Fermes, abris et boyaux remis en état », notice no APR0001227, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  7. a et b Francine François-Dejuine 2007
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  10. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  11. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  13. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  14. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  15. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  16. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 13 août 2008)
  17. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. « dalle funéraire », notice no PM80000601, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Photo du 6 août 1916 : Les restes de l'église, au premier plan canon de 90 mm en batterie », notice no APR0001210, base Mémoire, ministère français de la Culture.