Fay (Somme)

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Fay
Fay (Somme)
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Arrondissement de Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
Bruno Étévé
2014-2020
Code postal 80200
Code commune 80304
Démographie
Population
municipale
105 hab. (2016 en diminution de 8,7 % par rapport à 2011)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 11″ nord, 2° 48′ 34″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 82 m
Superficie 3,9 km2
Localisation

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Fay

Fay est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Nature du sol et du sous-sol[modifier | modifier le code]

Généralement argilo-siliceux, le sol est plutôt gras et riche, quelque peu caillouteux au nord et calcaire à l'ouest[1].

Relief, paysage, végétation[modifier | modifier le code]

Situé en plein plateau du Haut-Santerre, le territoire communal est encaissé au centre. Le relief de la commune est composé d'une petite vallée sèche en entonnoir.

Le sud et l'ouest du territoire sont dominés par des terrains boisés. L'altitude culmine à 76,15 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun cours d'eau qui traverse la commune.

L'eau des nappes phréatiques se situe à environ quinze mètres de profondeur[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique.

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Urbanisme et aménagement du territoire[modifier | modifier le code]

Le village de Fay présente un habitat groupé.

Totalement détruit pendant la Première Guerre mondiale, le village n'a pas été reconstruit à son emplacement initial mais à quelques centaines de mètres sur le plateau en direction d'Estrées-Deniécourt.

Activité économique et de services[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune demeure l'agriculture.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Ce village picard du Santerre est desservi par l'ancienne route nationale 29 (actuelle RD 1029). Il est situé à proximité du croisement des autoroutes A1 et A29 et de la gare TGV Haute-Picardie.

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 59, Harbonnières - Péronne)[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontaine-lès-Cappy Dompierre-Becquincourt Assevillers Rose des vents
Fricourt N Belloy-en-Santerre
O    Fay    E
S
Herleville Estrées-Deniécourt et Soyécourt

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Fay viendrait du latin fagum, hêtraie[3]. Il s'agit du type toponymique gallo-roman FAGETU, composé des éléments FAGU (du latin fagus) « hêtre » suivi du suffixe -ETU (-etum) servant à désigner un ensemble d'arbres, arbustes, végétaux appartenant à la même espèce et dont la forme féminine -ETA a donné -aie (cf. hêtraie)[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'existence certaine d'un lieu nommé Fay remonte au Moyen Âge. La plus ancienne mention de l'existence de Fay dans un document date de 1157[4].

  • En 1215, Raols de Fay devait rendre hommage à Jean Ier de Nesle.
  • En 1327, le seigneur du lieu se nommait Pierre de Fay, il était grand panetier de France.
  • En 1402, Jean de Fay, fils d'Enguerrand épousa Jeanne d'Athies, seule héritière de la Maison d'Athies. Ils furent inhumés dans l'église de Fay.
  • En 1437 Gilles de Fay, qui s'était distingué au siège du Crotoy, fut armé chevalier.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • En 1528, Charles d'Athies de Fay, chevalier.
  • En 1558, Antoine de Fay épousa Jeanne de Mailly.
  • Au XVIIe siècle, Le comte de La Marck était seigneur de Fay.
  • Au XVIIIe siècle, on trouve encore François de Fay, chevalier de Saint-Louis, lieutenant du roi, commandant à Amiens.
  • En 1734, Angélique de Fay, fille de François de Fay, épousa Michel de Broye, chevalier et seigneur de Bernes.
  • En 1789, sur la liste de la noblesse du gouvernement de Péronne, on trouve encore un membre de la famille de Fay[6].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, la commune de Fay était située sur la ligne de front de 1914 à 1916.

  • Le , les Allemands arrivèrent à Fay.
  • , échec de l'attaque française sur Fay par le 205e régiment d'infanterie. Le bilan fut désastreux: 115 tués, 140 blessés.
  • , nouvel échec français lors de l'attaque du 99e R.I.
  • D' à , les attaques par fourneaux de mines dévastèrent les alentours de Fay mais elles ne modifièrent pas la ligne de front.
  • Le , premier jour le la bataille de la Somme, les hommes du 265e R. I. s'emparèrent du village en ruines[8],[9].
  • Fin mars 1918, les Allemands réoccupèrent Fay au cours de la bataille du Kaiser.
  • Fin août 1918, le village fut libéré par les troupes australiennes incorporées à la IVe Armée britannique commandée par le général Rawlinson au cours de l'offensive des Cent-Jours[10].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Situé dans la zone rouge, le village de Fay ne devait pas, au départ, être reconstruit. Le retour de la population en 1919, amena le conseil municipal à décider la reconstruction du village non pas sur son emplacement originel, à flanc de coteau, mais sur le plateau. La reconstruction ne débuta qu'à partir de 1922-1923[10].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, durant la bataille de France, le 41e régiment d'infanterie du colonel Loichot en position dans le Santerre résista aux attaques de l'ennemi jusqu'au 7 juin. Le village de Fay, coupé du reste du régiment, ne reçut pas l'ordre de repli sur l'Avre et à bout de vivres, de munitions et de médicaments, la 10e compagnie du capitaine Le Moal se rendit aux Allemands et fut faite prisonnière. Le village de Fay était une nouvelle fois détruit[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaulnes[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[12].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[13],[14],[15]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[16], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [17].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[18].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Dhilly   en cours en 1899[1]
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 6 mai 2014)
Bruno Eteve UMP Réélu pour le mandat 2014-2020[19],[20]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2016, la commune comptait 105 habitants[Note 1], en diminution de 8,7 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
202156221251260249260265253
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246232213205203186190187171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
149154157538885807681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
847564707471103107111
2016 - - - - - - - -
105--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune est l'agriculture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin
  • L'église renfermait, en 1899, une pierre tombale sculptée d'un chevalier. Les inscriptions étaient peu lisibles[24]. L'édifice, détruit pendant la Première Guerre mondiale[25] fut totalement reconstruit à un autre emplacement dans les années 1920. Deux plaques commémoratives y sont érigées :
  • l'une en hommage au capitaine Paul Fontan, blessé grièvement le à Fay et décédé à Villers-Bretonneux ;
  • l'autre en hommage à Ernest Champien, vicaire de Lisieux, tué le à l'âge de 22 ans.
  • La mairie
Une plaque commémorative dans la mairie en mémoire des six hommes de Fay « morts pour la France ».
  • Ruines de l'ancien village de Fay : vestiges de l'ancienne église et de quelques maisons.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Paul Decagny, Chaulnes et ses environs, Paris, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France », , 213 p. (ISBN 978-2-877-60916-6, OCLC 32157411)
  • Francine François-Dejuine, 1914-1924, 26 communes dans la tourmente, Inval-Boiron, la Vague verte, coll. « Souvenance », (ISBN 978-2-913-92499-4)
  • Francine François-Dejuine, 1935-1955, mémoires de 28 communes du Santerre, Inval-Boiron, Éd. la Vague verte, coll. « Souvenance », (ISBN 978-2-356-37035-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Notice géographique et historique sur la commune de Fay, rédigée par M. Lecaillet, instituteur, 1899, Amiens, Archives départementales de la Somme
  2. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  3. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle sous le titre : Paul Decagny, Chaulnes et ses environs, Paris, Res Universis, coll. « Monographies des villes et villages de France », , 213 p. (ISBN 978-2-877-60916-6, OCLC 32157411) p. 117
  4. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2-877-60916-2)
  5. http://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1940_num_66_261_3495_t1_0103_0000_1
  6. Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle, Chaulnes et ses environs, Paris, Rassorts Lorisse, 1992 (ISBN 2 - 87 760 - 916 - 2)
  7. a et b Francine Dejuine 2011
  8. Jacques Meyer, « La bataille de la Somme : Estrées - Deniécourt  - juillet 1916 », Les grandes batailles de la Grande Guerre, sur http://chtimiste.com (consulté le 20 juin 2017).
  9. « Photo du 6 août 1916 : Près de Fay, au lieu-dit le Bois des Fermes, abris et boyaux remis en état », notice no APR0001227, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  10. a et b Francine François-Dejuine 2007
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  14. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  16. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  17. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  18. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  19. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 13 août 2008)
  20. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « dalle funéraire », notice no PM80000601, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « Photo du 6 août 1916 : Les restes de l'église, au premier plan canon de 90 mm en batterie », notice no APR0001210, base Mémoire, ministère français de la Culture.