Faux (Dordogne)

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Faux
Ruelle dans le village de Faux.
Ruelle dans le village de Faux.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Sud-Bergeracois
Intercommunalité Communauté de communes des Portes sud Périgord
Maire
Mandat
Alain Legal
2014-2020
Code postal 24560
Code commune 24177
Démographie
Gentilé Fallois, ou Fauxois
Population
municipale
610 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 22″ nord, 0° 38′ 38″ est
Altitude Min. 67 m – Max. 171 ou 172 m
Superficie 16,07 km2
Localisation

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Faux

Faux est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au sud du département de la Dordogne, en Bergeracois, dans l'aire urbaine de Bergerac[1], la commune de Faux s'étend sur 16,07 km2. Sur les hauteurs composées de calcaire et de molasse (datant en grande partie de l'Oligocène, mais également de l'Éocène et du Crétacé[2]) en rive gauche de la Dordogne, elle est arrosée par trois de ses affluents : le Couzeau qui marque sa limite à l'est, séparant Faux de la commune de Monsac, la Conne qui borde le territoire communal au sud-ouest, servant de limite avec Monmadalès et Montaut, et par le Couillou.

L'altitude minimale, 67 mètres, se trouve à l'extrême nord-est, là où le Couzeau quitte la commune pour servir de limite entre celles de Monsac et Lanquais. L'altitude maximale avec 171 ou 172 mètres[Note 1] est localisée à l'extrême nord, en limite de Lanquais[3].

Le bourg, au croisement des routes départementales (RD) 19 et 22, se situe, en distances orthodromiques, neuf kilomètres à l'ouest-sud-ouest de Lalinde et quatorze kilomètres au sud-est de Bergerac.

La commune est également desservie au nord par la RD 36.

Entre Verdon et Lanquais, le sentier de grande randonnée GR 6 longe ou traverse le territoire communal sur environ sept kilomètres.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Faux est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes de Faux
Verdon Lanquais
Saint-Aubin-de-Lanquais Faux Monsac
Monmadalès Montaut

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)

Outre le bourg de Faux proprement dit, la commune se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[4] :

la Barde · le Bois de Lacoste · le Bois de Pichot · la Borie du Notaire · le Bourdil · le Brandelet · Buffellard · le Buth · la Cabane · Campguilhem · le Casse Carreau · le Chalet · le Champ du Pré · Courrouge · les Fargues · Fontaine des Nardoux · Fontaud · les Galis · les Garennes · la Genèbre · Gigot · Grange Neuve · les Grèzes · Griffouillère · la Jasse · la Jeanblanque · Métairie Haute · la Micalie · Moulin Brûlé · Moulin de la Genèbre · Moulin de Rodes · le Moulin à Vent · le Petit Tour · le Pignet · le Plantier · la Pomarède · la Potence · la Robertie · le Roc · le Terme Blanc · le Tour.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune, dérivant de l'occitan fau, lui-même issu du latin fagus, se réfère au hêtre[5].

La première mention écrite connue du lieu date de 1283 sous la forme « Fau », transformée en « Faurs » en 1390[5].

En occitan, la commune porte le nom de Faus[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époques préhistorique et celtique[modifier | modifier le code]

Il existe sur la commune plusieurs mégalithes. Des quatre répertoriés par le comte de Gourgues et dessinés par Léo Drouyn dans les années 1870, trois restent totalement identifiables[7].

Comme dans presque toutes les communes du pays, on a trouvé à Faux et on déterrait dans les champs, des armes, des outils (haches polies, polissoirs, couteaux, grattoirs, flèches, etc.) visibles au musée de Bordeaux. Le gisement de silex de la Moutête, découvert au début du XXe siècle par l'abbé Breuil, a fait l'objet de fouilles importantes dans les années 1960, sous la conduite du professeur Guichard, avec l'aide de chercheurs américains.

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Quelques villages : la Micalie, la Genèbre, la Barde, la Robertie, la Jasse, etc. seraient d’origine romaine. Les laboureurs et les terrassiers déterrent parfois au lieu-dit « la Buth » des fragments de tuiles à rebord, rougeâtres et épaisses, qui sont caractéristiques de la fabrication romaine.

Il existe près du village de la Genèbre, au lieu-dit « le Placial » un vieux cimetière datant des premiers Mérovingiens, et dont plusieurs tombeaux sont composés de cercueils en pierre dure avec des couvercles de même matière. Ce cimetière est situé à proximité de cluzeaux et de fours (style de forge catalane) qui témoignent d'une activité importante dans l'extraction et la transformation de minerai de fer. Un des cluzeaux comporte des gravures à son entrée (croix chrétienne et hache franque) qui datent vraisemblablement du Ve siècle[8].

Depuis le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Faux dépendait de l'évéché de Sarlat et de la sénéchaussée de Beaumont. À une époque, la juridiction de la justice de Faux s'est étendue sur Monmadalès, Mons, et une partie de Verdon.

L’église de Faux a pour patron saint Saturnin. La vieille église, construite en 1555, toute petite, n’avait aucun style. Cette église a été démolie et rebâtie de 1856 à 1860, par l'architecte diocésain Paul Abadie, devenu célèbre par la suite, pour avoir fait la rénovation de la cathédrale Saint-Front de Périgueux, et surtout pour la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Paris. Cette nouvelle église avait un clocher-mur peu solide, qui fut démoli et reconstruit de 1886 à 1888.

La nouvelle église et le nouveau clocher sont de style byzantin.

Une partie de ces informations provient de la monographie de 1912, faite par M. Jardel[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Faux a été rattachée au canton d'Issigeac qui dépendait du district de Bergerac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, ce canton est rattaché à l'arrondissement de Bergerac[10].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[11]. La commune est alors rattachée au canton du Sud-Bergeracois.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2009, Faux intègre dès sa création la communauté de communes du Pays issigeacois. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes des Portes sud Périgord.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2010, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2014[12],[13].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1793 1805 Valette Saint Georges SE -
1805 août 1806 Jean Chadourne SE -
août 1806 janvier 1810 Pierre Chadourne (fils) SE -
janvier 1810 mars 1831 Aubin Mathias du Repaire SE -
mars 1831 1834 Gaston Rémi Mathias du Repaire SE -
1834 1837 L. Chadourne SE -
1837 1871 Gaston Rémi Mathias du Repaire SE -
1871 mai 1878 Jean Pierre Xavier E. de La Chapelle SE -
mai 1878 mai 1884 Rivière SE -
mai 1884 septembre 1890 E. de La Chapelle SE -
septembre 1890 mai 1892 Jean Baptiste Léon Mathias du Repaire SE -
mai 1892 octobre 1898 E. de La Chapelle SE -
octobre 1898 mai 1900 Pierre Rivière SE -
mai 1900 novembre 1901 Léon Mathias du Repaire SE -
novembre 1901 mai 1904 Pierre Rivière SE -
mai 1904 décembre 1918 Georges Faugère SE -
décembre 1918 mai 1925 Arthur Bounel SE Cultivateur
mai 1925 mai 1929 Léon Bordes SE -
mai 1929 20 août 1936 Georges Faugère[Note 2] SE Sénateur (1930-1936)
octobre 1936 octobre 1941 André Large SE Révoqué par le Gouvernement de Vichy[14]
octobre 1941 juin 1942 Jean Michel Béchadergue SE Président de la délégation spéciale
juin 1942 octobre 1942 Arthur Bounel SE Président de la délégation spéciale
octobre 1942 octobre 1944 Alem Mathias du Repaire SE Président de la délégation spéciale
octobre 1944 août 1955 Jean Abel Versanne PCF Maire du Comité de libération
mai 1945 octobre 1954 Alem Mathias du Repaire SE Retraité
octobre 1954 août 1955 Alfred Barse SE Cultivateur
août 1955 mars 1977 Pierre François André Désignère SE Transporteur - Cultivateur
mars 1977 mars 1983 Jean Pierre Vaubal PS Professeur
mars 1983 mars 2008 Adhémar Mathias du Repaire SE Retraité
mars 2008[15] (réélu en mars 2014) en cours Alain Legal PS Retraité

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, Faux relève[16] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Faux depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Faux[17]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Faux comptait 610 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
710 699 720 811 920 925 914 912 940
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
945 914 906 889 853 887 790 717 740
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719 717 689 539 483 501 493 459 410
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
436 514 612 617 586 536 562 589 610
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006 [18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants de Faux se nomment les Fallois, ou les Fauxois[19].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • « 2 CV en fauxlie's », grand rassemblement de 2 CV le 2e week-end de juin.
  • Randonnée pédestre, concours de pétanque et omelette à l'aillet le 1er mai (place du Foirail).
  • « Table de la Fontaine », le 3e week-end de juillet, pique-nique musical, place de la Fontaine.
  • « Les assiettes du Jazz » 4e week-end de juillet (les années paires).
  • Fête locale, le 15 août avec feu d'artifice et manèges.
  • Saint-Nicolas, le week-end le plus proche du 6 décembre.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2012[20], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 247 personnes, soit 41,4 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (26) a baissé par rapport à 2007 (40) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 10,7 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte cinquante-trois établissements[21], dont vingt au niveau des commerces, transports ou services, treize relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, onze dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, huit dans la construction, et un dans l'industrie[22].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société Medical Overseas Pharma (centrales d'achat non alimentaires), implantée à Faux, se classe 14e avec 3 311 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes à l'exportation en 2012-2013[23].

Centrale solaire[modifier | modifier le code]

De 1966 à 2009, la commune disposait d'un circuit automobile. En 2017, des travaux sont entrepris pour reconvertir ce site de seize hectares en centrale solaire photovoltaïque pouvant produire annuellement 137 MWh[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Faux est connu pour son architecture néolithique, gallo-romaine et mérovingienne.

  • Existence d'un repaire noble au Roc.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Albert Guillaume (1873-1942), peintre et caricaturiste : l'un des plus renommés des caricaturistes français de la Belle Époque, est décédé à Faux.
  • Adrien Lemaître (1863-1944), peintre impressionniste qui a vécu à Faux de 1930 jusqu'à sa mort en 1944, repose au cimetière de Faux. Il a fait de nombreuses représentation du village dont plusieurs du cimetière. Certaines de ses toiles appartiennent au Musée de Saint-Maur (« Rue du Four à Saint-Maur »).
  • Georges Faugère (1869-1936), médecin, sénateur de la Dordogne de 1930 jusqu'à son décès en 1936. Maire de Faux de 1904 à 1918 et de 1929 à 1936.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jack Delayre, Arlette Faure, Chantal Marcomini et Mauricette Potier, Faux et usages de Faux

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le géoportail indique deux valeurs contradictoires : 172 mètres sur la carte et 171 dans la boîte « Communes ».
  2. Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Insee, zonage en aires urbaines 2010 de Bergerac, consulté le 17 avril 2015.
  2. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  3. Bne 172 sur Géoportail (consulté le 17 avril 2015).
  4. Faux sur Géoportail (consulté le 18 avril 2015).
  5. a et b Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 156.
  6. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 27 février 2014.
  7. Faux au Néolithique sur lajasse.com, consulté le 17 avril 2015.
  8. Les Chemins et Sentiers de Randonnées sur lajasse.com, consulté le 17 avril 2015.
  9. Commune de Faux, monographie de 1912 sur lajasse.com, consulté le 17 avril 2015.
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 17 avril 2015).
  12. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 17 avril 2015.
  13. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 17 avril 2015.
  14. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9613885b/f24.item.r=canton.zoom
  15. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  16. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 21 février 2015).
  17. « Calendrier de recensement », sur Insee (archive) (consulté le 17 avril 2015)
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 17 avril 2015.
  20. Chiffres-clés - Emploi - Population active - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 31 août 2015.
  21. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 30 octobre 2015).
  22. Chiffres clés - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 30 octobre 2015.
  23. « Export : les 50 premières », Sud Ouest éco édition Dordogne, 13 novembre 2014, p. 18.
  24. Dabiel Bozec, « Le parc photovoltaïque entre en piste à Faux », Sud Ouest édition Périgueux, 28 janvier 2017, p. 20g.
  25. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 175.
  26. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 108.
  27. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 279.