Faucoucourt

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Faucoucourt
Faucoucourt
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Laon-1
Intercommunalité Communauté de communes Picardie des Châteaux
Commune Anizy-le-Grand
Statut Commune déléguée
Maire délégué Philippe Carlier
2019-2020
Code postal 02320
Code commune 02301
Démographie
Gentilé Foucaucourtois ou Fucoldcurtissiens
Population 318 hab. (2016 en augmentation de 3,58 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 57″ nord, 3° 27′ 57″ est
Altitude Min. 61 m
Max. 191 m
Superficie 7,35 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Anizy-le-Grand
Localisation

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Faucoucourt

Faucoucourt, autrefois appelé Foucaucourt et Feucoucourt[1], est une ancienne commune française, située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Elle a fusionné le avec Anizy-le-Château et Lizy pour former la commune nouvelle d'Anizy-le-Grand, dont elle est une commune déléguée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée de Faucoucourt.

Localisation[modifier | modifier le code]

Faucoucourt se trouve entre Suzy (au nord) et Anizy-le-Château (au sud).

Le territoire de Faucoucourt, dont la superficie est de 710 hectares 5 ares 33 centiares, est borné au nord par la forêt, la montagne de la Taille Grenée, l'Arbre rond ou la Croix de Suzy, de là au pont du ruisseau appelé Passe de Maneux, à l'est par le même ruisseau descendant au marais de Rocs et traversant ce marais jusqu'au pont de Merlieux, et de là jusqu'à la jonction de celui de la Maladrerie au midi par le ruisseau de la Maladrerie, depuis sa jonction au marais de Lizy, remontant à l'ouest près de Wissignicourt, jusqu'à la Fontaine-à-Leups.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Avant la fusion de 2019, Faucoucourt était limitrophe des communes suivantes :

Rose des vents Wissignicourt Suzy Cessières Rose des vents
Wissignicourt N Merlieux-et-Fouquerolles
O    Faucoucourt    E
S
Wissignicourt Lizy

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Maneux, à l'est sur la route D26, ou chemin de Cessiéres, c’était une ferme et un moulin réunis ; Tervanne, autre moulin au-dessous du premier, sur le chemin de Merlieux, entre le marais de Rocs et le grand marais la Tuilerie, sur l'ancien chemin de Maneux, là se trouvait une tuilerie. Enfin, le Moulin, habitation placée sur le chemin de Lizy, en face de le Hay, un moulin à vent y était attaché il fut vendu et démonté vers 1834[2].

La maison seigneuriale d'Wez sur le versant de la colline, en face du pont de Lizy; le moulin de Tervanne à l'est de Faucoucourt, le moulin et la ferme de Maneux sur le chemin de Laon. Enfin une maison seigneuriale ou d'exploitation dont on a découvert les fondations dans le défrichement du bois du Bar en 1838. Cette maison était élevée sur le sommet du monticule qui sépare le terroir de Suzy de celui de Faucoucourt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Age

Au Moyen Âge, le terroir de Faucoucourt appartenait à 4 seigneuries distinctes : La seigneurie de Faucoucourt, La seigneurie de Marcilly, la seigneurie d'Wez et la seigneurie de la Côte-Bimont et la Fontaine-à-Leups.

La paroisse de Faucoucourt, avait pour patron collateur, ayant droit du fondateur primitif de l'église, le chapitre de Laon qui avait droit de présentation à la cure, possibilité de présenter à l'évêque, pour qu'il l'ordonne, le desservant d'une église, lui appartenait donc, ainsi qu'une part dans les dîmes et revenus de l'autel. Les décimateurs étaient le chapitre de St-Nicolas-aux-Bois et le chapelain de Saint-Sulpice.

Selon la notice de l'abbé Parmentier (-†1875), Jean [Jehan] de Marcilly est le premier seigneur de Faucoucourt connu pour une querelle pour affaire d'intérêts en 1293, entre lui et un sous-mayeur de Laon, Jean de Semailles[3].

La seigneurie de Faucoucourt relevait des seigneurs de Coucy qui dominaient toute la contrée. En 1561, elle relevait du roi de Navarre à cause de son Château de La Fère. Après l'avènement d'Henri IV au trône de France, elle releva directement du roi.

La seigneurie d'Wez était un apanage des Enguerrand de Coucy. En 1373, Arnould de Gourre présente son dénombrement, description des biens composant un fief, au seigneur de Coucy, comte de Soissons, Enguerrand VII qui eut une fille, Marie de Coucy, qui épousa Henry, duc de Bar, et reçut en dot la seigneurie d'Wez. Ces deux seigneurs furent obligés de partir pour la dernière croisade. Le duc de Bar périt à la bataille de Nicopolis en 1397, et Enguerrand VII, fait prisonnier à la même bataille, mourut l'année suivante. Marie de Coucy qui avait perdu son époux et son père vendit sa succession au duc d'Orléans en 1403. Après Marie de Coucy, les seigneurs d'Wez sont Regniard, puis vers 1560, Charles Rousseau, contrôleur de la maison du prince de Condé à Anizy. Nicolle Rousseau, sa fille, épousa François Duquénet qui succéda à son beau-père et leurs descendants Jean Duquénet, Jacques Duquénet, Antoine Duquénet et Gédéon Duquénet, furent successivement seigneurs d'Wez. Lenoir de Wissignicourt fut tué par le dernier seigneur d'Wez[4].

Epoque moderne

Le seigneur du Hay, possédait, à certaine époque, le fief de la Côte-Bimont. Au XVIIe siécle, Jean de Crécy, seigneur du Hay-Bimont et la Fontaine-aux-Leups, ayant prétendu, dans son dénombrement de ce fief, avoir la justice haute, moyenne et basse, le droit de chasse et autres, Jean de Condé, seigneur de Faucoucourt et Marcilly ne voulut pas accepter ce dénombrement. Il déniait surtout les droits de justice et de chasse à Jean de Crécy[4].

Le 8 octobre 1677, mourut Claude de Poulet de St-Germain, seigneur de Faucoucourt. Son fils, sous le même nom, lui succéda à la seigneurie. M. de Saint-Germain, ainsi que son père, a toujours affecté des prétentions à la seigneurie exclusive de Faucoucourt. Ces prétentions exprimées dans ses dénombrements les ont fait rejeter après plusieurs procès avec ses co-seigneurs. Sa propriété fut saisie et adjugée par la généralité de Soissons, en 1705, à Jean-Alexandre de Fay, seigneur de Puisieux, qui habita le château de Faucoucourt pendant quarante ans. Jean-Louis-Nicolas de Fay, son neveu, lui succéda à la seigneurie; il avait épousé Marie-Jeanne de la Ganterie. Sa fille, Marie-Jeanne-Louise-Rose-Claudine de Fay de Faucoucourt épousa Jean-Armand de Macquerel, seigneur de Pleine-Selve, qui devint, par cette alliance, seigneur de Faucoucourt.

M. de Pleine-Selve renouvela les prétentions de ses prédécesseurs à la seigneurie exclusive de Faucoucourt et Marcilly. Ce droit lui fut contesté par Gédéon Duquenet, seigneur d'Wez et par Mme Duquenet, sa soeur, épouse de Charles-Antoine de Boffle dont Charles-François de Boffle, seigneur du Hay, était le fils. Il s'éleva entre eux un procès qui dura plusieurs années et dont l'issue amena la ruine du seigneur d'Wez. Celui-ci, pour en payer les frais, se trouva forcé de vendre son château, sa terre et tous ses droits à M. de Pleine-Selve, avec la seule réserve d'y terminer ses jours. Aussitôt sa mort, le château fut rasé ainsi que la chapelle, et la seigneurie d'Wez fut anéantie en 1783.

Jean Armand de Pleine-Selve se rendit encore acquéreur de la seigneurie du Hay et devint ainsi seul seigneur de Faucoucourt en 1785. M. de Pleine-Selve eut trois filles; Louise-Marie de Macquerel de Pleine-Selve épousa Marie-Louis-Etienne d'Y de Résigny, le 4 juin 1787, la seconde Marie Madeleine Colette épousa Jean Charles Louis le Carlier de Colligis, la troisième, Julie-Claudine de Pleine-Selve, ne fut pas mariée; il eut aussi un garçon.

Bientôt éclata la révolution, M. de Pleine-Selve et ses deux gendres émigrèrent. Les dames seules restèrent au château. Ayant été regardées comme suspectes, elles furent conduites à Chauny. Un habitant de la commune, Jean-Baptiste Chrétien, qui était alors à la tête de l'administration municipale, eut le courage d'aller solliciter leur mise en liberté. Il l'obtint sous sa responsabilité personnelle et fut les ramena lui-même au château[5].

Marie-Louis-Etienne d'Y de Résigny, officier d’infanterie, participe aux assemblées du baillage de Vermandois en 1789, il est nommé commandant de la garde nationale de Résigny en 1790; il prend le chemin de l'exil et n'habite plus jamais son château de Résigny. Le 15 décembre 1801, il est nommé maire de Faucoucourt et y remplit ces fonctions jusqu'en 1815.

Lorsque les émigrés purent rentrer, MM. de Pleine-Selve, de Résigny et de La Panouze revinrent sur leurs terres. Mais ce dernier se trouva dépouillé de tout, apprenant la vente de sa propriété. L'acquéreur touché rendit la terre du Hay moyennant le prix modique pour lequel elle lui avait été adjugée[6].

Première Guerre mondiale

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[7] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [8].

Fusion de communes

Une réflexion a été engagée début 2018 par le maire d'Anizy-le-Château en vue de la fusion de sa commune avec Pinon, dont elle est séparée par l'Ailette[9]. Les communes de Faucoucourt et de Lizy se sont jointes à cette réflexion[10],[11] et Pinon s'en retire.

La fusion entre Anizy-le-Château, Faucoucourt et Lizy intervient à la demande des trois conseils municipaux des 12 et , permettant la création de la commune nouvelle d'Anizy-le-Grand par un arrêté préfectoral qui prend effet le [12], dont Faucoucourt devient une commune déléguée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Faucoucourt se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, il fait partie depuis 1988 de la première circonscription de l'Aisne.

Il était depuis 1790 rattaché au canton d'Anizy-le-Château[13]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, Faucoucourt est rattaché jusqu'à la fusion de 2019 au canton de Laon-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Faucoucourt était membre de la communauté de communes des Vallons d'Anizy, créée fin 1997.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), cette intercommunalité fusionne avec la communauté de communes du Val de l'Ailette pour former la communauté de communes Picardie des Châteaux. Faucoucourt en a été membre jusqu'à la fusion de 2019.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1801 1815 Marie-Louis-Etienne d'Y de Résigny    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 juin 1995 André Godart DVD Agriculteur,
conseiller général, président du conseil général (1979-85)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Claude Lacourt[14]    
2014 décembre 2018 Philippe Carlier    

Liste des maires délégués[modifier | modifier le code]

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2019[15] En cours
(au 1 janvier 2019)
Philippe Carlier    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17].

En 2016, la commune comptait 318 habitants[Note 1], en augmentation de 3,58 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543577638665698717704652666
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
590591520506502471453448401
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
361330328237269287245265258
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
264242227233246280302307318
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
  • Monument aux morts.
  • Des croix de chemin aux sorties nord et sud du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Parmentier et Berhault, « Faucoucourt », Bulletin de la Société académique de Laon, vol. XXIII,‎ 1877-1878 (lire en ligne, consulté le 14 mai 2019). .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 SE, Laon [Sud-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Parmentier et Berhault 1877-1878, p. 365.
  2. Parmentier et Berhault 1877-1878, p. 366.
  3. Melleville, Histoire de Laon, T. 2 p. 219
  4. a et b Parmentier et Berhault 1877-1878, p. 375.
  5. Parmentier et Berhault 1877-1878, p. 388-389.
  6. Parmentier et Berhault 1877-1878, p. 393.
  7. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  8. Journal officiel du 21 octobre 1920, p. 16151.
  9. Philippe Robin et Paul Lefèvre, « Anizy-le-Château et Pinon : la fusion ... dans les têtes : Officiellement, on ne parle pas de fusion entre les deux communes. Mais, lors des vœux, le maire anizien a dit tout le bien qu'il pense de cette idée », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2019).
  10. « La fusion crée de l’inquiétude à Lizy », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2019).
  11. « Trois collectivités qui vont faire cause commune », L'Union (journal français),‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2019).
  12. « Arrêté préfectoral en date du 22 octobre 2018, portant création de la commune nouvelle d'Anizy-le-Grand », Recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne, no Partie 1,‎ , p. 1995-1998 (lire en ligne [PDF], consulté le 13 janvier 2019).
  13. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. « Claude Lacourt, ancien maire de Faucoucourt, est décédé », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 14 janvier 2019).
  15. « La nouvelle commune d’Anizy-le-Grand a élu son premier maire : Ambroise Centonze-Sandras est le premier maire de la commune née le 1er janvier. », L'Aisne nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 14 janvier 2019) « a commune nouvelle d’Anizy-le-Grand est administrativement née avec 2019 (...) Seul candidat déclaré, Ambroise Centonze-Sandras est élu maire d’Anizy-le-Grand. Il a immédiatement été installé dans ses fonctions et propose la création de onze postes d’adjoints, soit trois de plus que la somme des nombres d’adjoints des trois communes fusionnées (...) Philippe Carlier, ancien maire de Faucoucourt et Jean-Pierre Pasquier, ancien maire de Lizy sont nommés maires-délégués de leur ancienne commune et sont appelés à exercer les fonctions d’adjoints au maire de la commune nouvelle ».
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.