Aller au contenu

Fatima Tabaamrant

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Fatima Tabaamrant
Fonction
Membre de la Chambre des représentants du Maroc
IXe législature de la Chambre des Représentants (d)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (61 ans)
MarocVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
فاطمة تبعمرانتVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique

Fatima bent Muhammed Chahou (en berbère: ⴼⴰⵟⵉⵎⴰ ⵜⴰⴱⴰⵄⵎⵕⴰⵏⵜ) née à Aït Baâmrane dans la région de Souss le , est une chanteuse-compositrice-interprète, danseuse et actrice marocaine de langue chleuh.

Parfois surnommée « la voix des Aït Baâmrane », elle revendique pour elle le titre de Raissa (en berbère tamrayst), c'est-à-dire maître dans l'art de la chanson, de l’écriture poétique et de composition musicale, et cheffe d'une troupe de musiciens.

Fatima Tabaamrant est née dans le Douar de Id Salem à Ifrane Atlas Saghir (Ifrane Anti Atlas) province de Guelmim, la région de Guelmim Oued Noun. Orpheline de mère à l'âge de trois ans[1], à cause du second mariage de son père, elle a été forcée de vivre avec d'autres parents. Cette expérience l'a marquée profondément et, en réaction à cette situation, elle s'est tournée vers la poésie, qui est devenue son activité principale.

Après l’échec de son premier mariage, elle entame une carrière professionnelle de musicienne et de chanteuse en 1983[1], avec l'aide de Raiss Jamaâ El Hamid, avec qui elle travaille jusqu'en 1991, quand elle crée son propre groupe.

Elle a enregistré de nombreux albums, et elle est connue hors du Maroc particulièrement pour "Taghlaghalt ou l'Écho de l'Atlas" (Institut du monde arabe, 2007).

Elle défend l'usage public et l'enseignement de la langue amazighe, et a fait campagne en 2011 pour la reconnaissance de la langue berbère comme seconde langue officielle du Maroc : « ce sont les lois, les décrets qui vont organiser l'exécution de cette reconnaissance d'une langue, d'une culture marginalisées pendant des siècles »[1],[2],[3].

Carrière politique

[modifier | modifier le code]

Elle est membre de la Chambre des représentants du Maroc[4] de 2011 à 2016. Elle est la première personne à y poser une question en langue amazigh[5].

  1. a b et c Mostapha Ayach, Fatima Tabaamrant: L’icône de l’art amazigh engagé, MAP (7 mars 2018).
  2. Patrick Labesse, « La langue berbère en campagne au festival Timitar », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Amira Nowaira,, Azza El Kholy et Moha Ennaji, Des femmes écrivent l'Afrique: L'Afrique du Nord, Éditions Karthala, (lire en ligne), « Réveillez-vous, mes sœurs. Fatima Tabaamrant », p. 363
  4. Entretien avec Fatima Tabaamrant, diva de la chanson amazighe. «Nous devons défendre notre identité et notre art», Le Matin (5 juin 2014).
  5. Diaporama : les figures de proue du monde amazigh, Jeune Afrique (23 octobre 2013).

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Abdelâali Talmenssour, "Rraysa Faṭima Tabaɛmṛant : quelques extraits de son répertoire", Études et Documents Berbères27 (2008), p. 73-106.
  • L. Ben Yahya Gwijjan, Tamagit inu. Amarg n Fatima Tabaɛmrant, Rabat, AMREC, 2002.

Liens externes

[modifier | modifier le code]