Farkas Bolyai

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Dans le nom hongrois Bolyai Farkas, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Farkas Bolyai, où le prénom précède le nom.
Bolyai Farkas
Description de cette image, également commentée ci-après

portrait par János Szabó (hu)

Naissance
Bólya (hu)
Décès (à 81 ans)
Marosvásárhely (actuelle Târgu Mureș)
Domaines mathématiques, géométrie

Farkas Bolyai, en hongrois Bolyai Farkas , parfois en français Farkas de Bolya, en allemand Wolfgang Bolyai ou en roumain Farcaș de la Buia, né le à Bólya/Buia et mort le à Marosvásárhely (aujourd'hui Târgu Mureș), est un mathématicien hongrois transylvain, connu principalement grâce à ses travaux et ceux de son fils János Bolyai en géométrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Farkas Bolyai naît en 1775 dans le Grand-duché de Transylvanie à Bólya/Buia (hu), village historique de la famille Bolyai, non loin de Nagyszeben/Sibiu. Issu d'une famille d'origine sicule et de moyenne noblesse appauvrie, il est le fils de Gáspár Bolyai, magistrat départemental (juge des nobles : szolgabíró) et petit propriétaire qui reçoit en dot de sa femme, Krisztina Vajna de Páva, le petit domaine de Csatófalva/Viișoara.

Il reçoit un premier enseignement à domicile par son père, considéré comme un homme instruit, jusqu'à six ans, âge auquel il est envoyé à l'école calviniste de Nagyszeben/Sibiu, ville saxonne plus connue sous son nom allemand de Hermannstadt, réputée pour sa tolérance religieuse et la qualité de ses écoles. Ses professeurs perçoivent rapidement ses facilités pour les mathématiques et les langues. Déjà locuteur natif du hongrois et du roumain, il y apprend le latin, le grec, l'hébreu et plus tard l'italien, le français et l'anglais. Il est nommé à l'âge de 12 ans tuteur de Simon, fils du comte Kémeny, âgé 8 ans et qui deviendra un fidèle ami. Ils entrent tous deux en 1790 au collège réformé de Kolozsvár/Cluj/Klausenburg (la plupart des villes transylvaines ont trois noms : allemand, hongrois et roumain). Ils y étudient pendant cinq ans.

Plaque commémorative à Göttingen.

Son professeur de philosophie à Kolozsvár/Klausenburg essaie en vain de détourner Bolyai de son intérêt pour les mathématiques vers la philosophie religieuse. Bolyai part ensuite étudier à partir de 1796 avec son ami Simon Kemény dans les universités allemandes de Iéna et de Göttingen et devient un proche ami du mathématicien Carl Friedrich Gauss. Il retourne à Kolozsvár en 1799 et y épouse Zsuzsanna Benkő, fille de József Benkő d'Árkos et de Júlia Bachmann, union dont est issu János Bolyai. Il accepte peu de temps après un poste d'enseignant en mathématiques et en sciences au collège calviniste de Marosvásárhely/Târgu Mureș où il passe le reste de sa vie.

Travaux mathématiques[modifier | modifier le code]

Les intérêts principaux de Bolyai ont été les fondements de la géométrie et l'axiome des parallèles. Voir son principal travail, Tentamen (Tentamen iuventutem studiosam in elementa matheosos introducendi).

Il dissuada tout d'abord son fils de l'étude de la géométrie non euclidienne, mais devint suffisamment enthousiaste dès 1830 pour le convaincre de publier ses pensées alors à contre-courant.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Des nombreuses rues et écoles de Hongrie et de Roumanie portent son nom.
  • L'université de Cluj/Kolozsvár s'appelle Babeș-Bolyai, nom associant trois savants transylvains, le microbiologiste roumain Victor Babeș et les mathématiciens hongrois Farkas et Janos Bolyai.
  • Le jeu vidéo Skyrim lui rend hommage à travers un personnage éponyme , guerrier des compagnons ( surement une référence a ses travaux sur la matrice compagnon )

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Barna Szénássy, Bolyai Farkas (1775-1856), Budapest : Akadémiai Kiadó, 1975. (OCLC 4639717)
  • Tibor Weszely, Bolyai Farkas a matematikus, Bukarest : Tudományos Könyvkiadó, 1974. (OCLC 6915119)

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]