Fantaisie en fa mineur (Schubert)

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Fantaisie en fa mineur D.940.
Image illustrative de l’article Fantaisie en fa mineur (Schubert)
Manuscrit ▲ de la Fantaisie en fa mineur D. 940 de Schubert.
Document audio : le Duo Latsos joue la Fantaisie en fa mineur de Franz Schubert D. 940 (Op. posth. 103), pour piano à quatre mains, en public le 13/04/2019 à Beverly Hills (Californie). [Courtesy of Musopen][1].
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La Fantaisie en fa mineur, D.940, opus posthume 103, est une œuvre pour piano à quatre mains composée par Franz Schubert en 1828, soit l'année même de sa mort. Elle est la seule œuvre qu'il ait explicitement dédiée à la jeune comtesse Caroline Esterházy, une de ses élèves qu'il aimait profondément et sans espoir, ainsi qu'en attestent des témoignages d'époque[2],[3],[4],[5].

Tout ceci nimbe cette œuvre, « dense et troublante »[4], d'une atmosphère « extatique » qui contribue « à accentuer le caractère tragique d’une musique où les silences parlent autant que les notes », selon le critique Jean-Luc Macia dans la Revue des deux mondes de septembre 2015[6].

Elle est d'ailleurs la plus célèbre, la plus tardive[a] et la plus aboutie de ses compositions pour piano à quatre mains — un genre où Schubert excellait —, et destinée dès sa naissance à la publication par l'auteur lui-même[7] (ce qui n'était pas le cas de toutes ses partitions manuscrites). Elle est aussi la dernière des Fantaisies de Schubert, une de ses formes préférées par la liberté de structure qu'elle lui offrait[3], forme qu'il a contribué à enrichir et portée à son paroxysme d'expressivité. Elle a été « composée durant cette ultime année qui a vu naître tant de chefs d’œuvre — les Impromptus posthumes, la Messe n°6 en mi bémol Majeur, les trois dernières Sonates pour piano, le Quintette en ut Majeur à deux violoncelles... — elle a été écrite avec un soin particulier »[3].

Elle a en effet été précédée de plusieurs esquisses depuis janvier de la même année 1828, lesquelles montrent le cheminement de la pensée, la maturation de l’œuvre avec ses renoncements, ses repentir et ses trouvailles[3]... L'intérêt de consulter ces ébauches est avant tout « d'humaniser une œuvre devenue si sacrée, de ne jamais perdre de vue qu'elle a été écrite par un homme, avec ce que ça implique de doutes et de remises en questions ; et de constater aussi que Schubert, aussi prolifique qu'il fût en si peu de temps, "pensait" ses œuvres avant de les écrire [et tout au long du processus intellectuel et créatif], lui qu'on a souvent pris pour un pur instinctif »[3].

Contexte[modifier | modifier le code]

Schubertiade, tableau de Julius Schmid (détail) en 1897.

Le répertoire pour piano à quatre mains de Schubert reste peu connu de son temps, bien que plus souvent publié de son vivant que ses œuvres d'autres répertoires ː en effet,

« le duo pianistique était, à son époque, un passe-temps populaire, et avait de meilleures chances d'être publié que les œuvres pour piano solo, surtout quand on en arrivait à des pages ambitieuses comme celles que Schubert voulait écrire »[4].

Mais ces partitions étaient destinées essentiellement par Schubert à être jouées dans le cadre convivial et intime d'un groupe d'amis, les Schubertiades. Ces œuvres furent d'ailleurs créées plus pour les exécutants que pour les auditeurs et elles font rarement partie des programmes de récitals, tout au moins jusqu'à nos jours où le nombre de disques publiés et de concerts où elle figure en bonne place montre un net regain de faveur (voir ci-dessous la section "Interprétations et enregistrements"). Elles avaient d'ailleurs aussi une dimension pédagogique permettant à Schubert d'accompagner et de mettre en valeur ses élèves de piano, ou ses amis pianistes. « Ambitieuses », donc, ces œuvres se devaient tout de même de rester jouables même par des musiciens non "professionnels" ou virtuoses : en-deçà du fait qu'elle sont conçues dès l'écriture comme un dialogue, elles sont alors plus faciles à exécuter si l'on peut répartir (et échanger) thème et accompagnement, mélodie et harmonie, sur quatre mains plutôt que deux. Ainsi, le pianiste et compositeur Jérôme Ducros a écrit une transcription pour piano à deux mains de cette œuvre — d'ailleurs beaucoup plus difficile et virtuose de son propre aveu que l'original à quatre mains —, d'abord pour le plaisir de pouvoir jouer cette œuvre aimée même lorsqu'il est seul, et « peut-être pour gagner en liberté ce que l'on perd en facilité ? [...] Peut-être [aussi] pour y voir, plutôt que les complications que sa nature [de transcription] entraîne, la simplification d'une œuvre qui est un monologue davantage qu'un duo ? »[8]. Et dans sa préface à l'édition de cette partition, il remarque que

« si Schubert écrivait si volontiers des œuvres pour quatre mains, c'était comme on l'a vu pour n'être pas seul au moment de leur exécution [en conformité avec sa vision "amicale" de la musique déjà évoquée], mais aussi et plus prosaïquement par commodité, pour que la partition qu'il avait imaginée fût jouable. Il n'a d'ailleurs pas hésité à écrire des morceaux bien plus difficiles [à deux mains], quand c'était à des professionnels qu'ils étaient destinés »[8].

Ce sont peut-être les raisons pour lesquelles aucun autre grand compositeur n'a écrit autant d'œuvres pour piano à quatre mains que lui[7] : et il fut le seul à avoir composé « presque autant de pièces pianistiques [importantes] à quatre mains qu'à deux »[4]. Plus précisément, selon le Catalogue Deutsch, il a écrit quelques 38 partitions pour piano à quatre mains et 149 pour piano à deux mains, soit un pourcentage de plus de 20%, qui reste exceptionnel, beaucoup plus élevé que chez Mozart ou Beethoven par exemple. Et l'on se souvient que la toute première œuvre achevée du jeune Schubert, à 13 ans, en 1810, était justement une Fantaisie en sol majeur pour piano à quatre mains D. 001...

Schubert jouant du piano à quatre mains, pas avec Caroline mais avec la soprane Josephine Fröhlich, et accompagnant le bariton Johann Michael Vogl, ils interprètent un lied à trois voix. Crayonné (1827) de Ferdinand Georg Waldmüller (1793-1865), Bibliothèque Nationale Autrichienne (Vienne).

Le pianiste et musicologue Philippe Cassard, spécialiste (entre autres) de Schubert, dans une émission de radio qu'il produit et anime sur France MusiquesLe Matin des musiciens du 15 janvier 2014 consacré justement à cette Fantaisie D.940[9] —, commence ainsi en tentant de définir ce qu’est le « quatre-mains » au piano, cette forme musicale et cet exercice particulier, fondé justement sur un dialogue d’une proximité extrême, et sur une coexistence serrée dans le même « espace vital » ː le corps et les mains des pianistes se côtoient de près, se frôlent, chacun sur une partie de piano seulement, et les « prises de parole » s'échangent entre le « bas » et le « haut » du piano au gré des « motifs », car chaque partie est soliste à son tour (selon les mots mêmes de Cassard et de son complice le pianiste Cédric Pescia). L'intimité inhérente à cette forme musicale fait d'elle un espace (voire un vecteur...) privilégié pour exprimer la chaleur d'une amitié dans la musique, et bien sûr un échange amoureux... Comme le disait l'ami de Schubert, Josef von Spaun, rencontré au sein de l’orchestre du Stadtkonvikt (leur collège de jeunesse), dans lequel ils étaient tous deux violonistes[5] ː « à travers Schubert, nous devenons tous amis ǃ »[10].

Ainsi, Cassard nous dit :

« Quand deux amis pianistes se rencontrent (et vous-mêmes qui nous écoutez), il arrive souvent que, se mettant au piano, vous lisiez ensemble, pour votre plaisir d’abord ou pour un projet de concert, ce répertoire à quatre mains qui est immense : il n’a pas commencé avec Schubert ; mais Schubert lui a donné évidemment toutes ses lettres de noblesse et a poussé le genre jusqu’à des sommets d’inspiration et de composition. Cette Fantaisie [en fa mineur] en est la preuve éclatante. Et donc le piano à quatre mains c’est une manière unique de partager la joie de jouer de la musique, de la découvrir. Mais c’est aussi un véritable travail [spécifique] »[9].

Caractérisation de l’œuvre et de son exception[modifier | modifier le code]

L'écriture d'un compositeur en pleine possession de ses moyens...[modifier | modifier le code]

Et en effet cette fantaisie fait exception, à plus d'un titre ː elle est la seule pièce de ce genre que Schubert ait composée dans sa maturité. Maturité si l'on peut dire, puisqu'à 31 ans il était encore bien jeune pour mourir... C'est aussi, de loin, la pièce la plus connue ; elle est d'ailleurs considérée comme une des œuvres majeures de la littérature pour piano à quatre mains. Ainsi, pour cette œuvre, « Schubert délaisse complètement la sphère de la convivialité et crée une œuvre de dimensions quasi symphoniques dont l'atmosphère élégiaque initiale l'imprègne tout entière »[7].

Écrite donc au début de 1828, l'année de la mort du musicien, proposée à l'éditeur Schott le 21 février 1828[3], mais achevée probablement en avril 1828 comme mentionné sur le manuscrit[3], Schubert lui-même, accompagné par Franz Lachner (1803 – 1890, organiste, pianiste et compositeur), la jouera pour la première fois à Vienne le , au cours de l'une de ses fameuses Schubertiades. « Schubert avait manifestement conscience de l'importance de cette œuvre et la destinait à l'impression comme le montre le numéro d'opus noté de sa main sur le manuscrit autographe, qui figure également sur la première édition parue en mars 1829 »[7]. Mais c’est donc entre amis que la création a lieu, et les rares témoins de cette première sont émerveillés[3]. Ainsi que le dit encore Jérôme Ducros (qui a enregistré plusieurs fois Schubert, seul ou avec Renaud et Gautier Capuçon) ː

« Ils peuvent l'être [émerveillés] : non seulement cette œuvre, en matière de Fantaisie, est un aboutissement inégalé même par Schubert, mais d'une façon plus générale, au sein de toute son œuvre, elle semble représenter la quintessence même de l'âme Schubertienne »[3].

Et l'on peut voir à l'évidence comme Ducros cette œuvre comme un résumé mélancolique de l'histoire de la vie de Schubert tourmentée par tant d'impossibilités, sur lesquelles les victoires obtenues se payent au prix fort : impossibilité d'écrire après Beethoven[b], difficulté à se faire publier[4],[5], impossibilité de conquérir le grand public, de faire jouer un opéra[5] ; d'où les difficultés matérielles et les privations qui découlent de cet état de fait, ainsi que les souffrances psychologiques de ne pas voir reconnus, au-delà d'un cercle relativement restreint, son talent de compositeur et la beauté de sa musique[11] ; et par-dessus tout, impossibilité de se faire aimer — ouvertement en tous cas — de celle qu'il aime[3]...

...et l’écho de ses amours malheureuses[modifier | modifier le code]

Karoline von Esterházy
Franz Schubert (1797-1828) : lithographie de Josef Kriehuber, 1846.

En effet, la dédicataire de cette Fantaisie en fa mineur est la comtesse Caroline Esterházy, une élève du compositeur dont certains biographes pensent qu'il était éperdument amoureux. En , Eduard von Bauernfeld, dramaturge et ami de Schubert, note dans son journal :

« Schubert semble être réellement amoureux de la comtesse E. Il lui donne toujours des leçons »[2].

Il l'avait connue en 1818, alors qu'ayant 21 ans il quittait Vienne pour la première fois, engagé par le comte Johann Esterházy dans sa villégiature d'été à Zselíz en Hongrie (aujourd'hui Želiezovce en Slovaquie) comme maître de musique et de piano de ses deux filles Marie et Caroline, déjà excellentes pianistes et musiciennes (Marie également très bonne soprano)[3]. Au gré de ses séjours en Hongrie, entrecoupés de va-et-vient à Vienne de Schubert ou de la famille Esterházy, il se prend d'affection pour la cadette, Caroline (elle avait treize ans lors de son premier séjour[4]), tendresse contre-tissée d'une complicité musicale intense : il ira par exemple jusqu'à lui confier la seule copie manuscrite qu'il eût de son Trio en mi bémol[3]. Cette tendresse se muera bientôt en passion sans espoir[3] ː « quand il revint [à Zselíz] six ans plus tard, elle était devenue une [jolie] jeune femme et, aux dires de tous, il en tomba profondément amoureux »[4]. On ne sait pas au juste si Schubert a pu un jour déclarer sa flamme à la jeune fille au détour d'un moment musical intime[3] (peut-être, selon certains biographes, l'a-t-il fait en 1824[5]), ni si cet amour platonique était peut-être partagé par elle, mais il était certain en tout cas que jamais sa condition sociale ne lui permettrait d'épouser une comtesse. Et l'on sait que « cet amour impossible va le hanter jusqu'à la fin de ses jours »[3]. On en a plusieurs autres témoignages de la part de ses amis à qui il se confiait ; ainsi, il écrit de Zselíz à Moritz von Schwind, le 2 août 1824 :

« En dépit de mon irrésistible attirance pour l'étoile que tu connais, j'éprouve souvent une grande nostalgie de Vienne »[3].

Et puis il y a cette célèbre et douloureuse réplique rapportée par le Baron Karl von Schönstein, ami des Esterházy :

« Comme [Caroline] reprochait personnellement un jour à Schubert [hommage, taquinerie tendre ou coquetterie?] de ne lui avoir jamais dédié aucun morceau de musique, celui-ci lui répondit : — Et pour quoi faire ? Tout ne vous est-il pas déjà dédié en fait ? »[3]

Ne pouvant donc au grand jamais prétendre à obtenir sa main, « il lui donnait [ainsi] la seule chose qu'il possédait, et dont lui seul alors [et elle peut-être?...] connaissait le prix »[8].

Pourtant, il lui dédiera quand même un morceau, un seul[3], ce qui donne justement à cette pièce un relief particulier : si « tout lui est dédié » implicitement, alors la seule pièce à lui être dédiée explicitement se présente comme un résumé, un symbole de toute sa production, à tout le moins pour piano (puisque Karoline était pianiste). Une seule pièce, mais c’est une des plus belles de toutes ses œuvres[3], et c’est notre Fantaisie en fa mineur pour piano à quatre mains — oui, à quatre mains, « le symbole a son importance »[3]. Ainsi, le sachant confusément peut-être, il donnait là :

« outre la déclaration d’amour désespérée qu’on a pu y voir, la clé de son œuvre pour piano à quatre mains dont cette Fantaisie semble le sommet : de la musique à jouer à deux pour conjurer la solitude. [...] [Ce faisant il trahit aussi son vœu original le plus cher] qui était d'avoir un jour Karoline à ses côtés, dans la proximité [brûlante ici] de l'exécution à quatre mains »[8].

C'est peut-être l'ensemble de ces circonstances qui rendent célèbre cette œuvre, même si la question de l'amour secret de Schubert n'est aujourd'hui pas tout à fait tranchée[12],[11] ; mais ce qui la fait exceptionnelle, c'est bien davantage son envergure et surtout sa « troublante » beauté (toujours selon Macia), dans « ces pages farouches [...] où le discours schubertien ouvre des portes inattendues, aux lumières ambiguës faites de clair-obscur et de murmures coupés de forte fracassants »[6].

Influence ou emprunt[modifier | modifier le code]

Plus qu'une utilisation comme simple musique de film pour "ambiancer" et souligner des éléments scénaristiques, cette Fantaisie de Schubert est véritablement au centre de l'intrigue d'un épisode de la série télévisée policière française Cassandre, lequel met en scène la dureté des enjeux de l'apprentissage de la musique pour les jeunes pianistes prodiges. Elle représente même dans ce film un leitmotiv qui oriente l'action à plusieurs reprises, prépare les rebondissements inattendus et noue le drame final, par le fait même qu'il s'agit justement d'une œuvre pour piano à quatre mains (sans cela le drame n'aurait pas eu lieu).

Il s'agit du premier épisode de la saison 3 (2018-2019) : « Épisode 1 : Fausse note ». Le début du premier mouvement et thème principal de cette Fantaisie de Schubert, teinté de mélancolique reproche, est repris volontairement de manière obsédante et rythme l'ensemble du film, créant parfois un saisissant effet d'anxiété sourde, et contribuant largement à l'atmosphère poignante de cet épisode particulièrement réussi[c].

Structure et analyse[modifier | modifier le code]

Portrait de Schubert en 1821, l'année des premières « schubertiades[5] ». Reproduction d'une esquisse au crayon par Leopold Kupelwieser, empruntée à la première biographie complète de Schubert par Heinrich Kreissle von Hellborn en 1865.

La Fantaisie en fa mineur D.940 comprend quatre parties et sa durée d'exécution est d'environ (un peu moins de) vingt minutes. Sa structure se rapproche de celle d'une sonate, mais dont les mouvements sont joués d'un seul trait, formant un bloc avec transitions explicites (donc sans « silence de séparation ») entre les mouvements de tempo différent :

  1. Allegro molto moderato
  2. Largo
  3. Allegro vivace
  4. Tempo primo (c'est-à-dire retour au tempo de la première section ː Allegro molto moderato).

Les quatre étapes d’un seul élan mouvementé[modifier | modifier le code]

La Fantaisie est donc remarquable d'abord par sa construction, avec ses quatre sections qui forment un tout unitaire : Schubert avait déjà eu cette idée (de "fusion" englobante de l’œuvre en un ensemble à cohésion renforcée) pour la Wanderer Fantasie en ut Majeur, op. 15, D.760 de 1822, et pour « la plus récente Fantaisie pour violon et piano [en ut Majeur, D.934, de 1827], mais il surpasse ici tout ce qui a été écrit dans le genre (...) »[3].

On parlera de "sections" donc, plutôt que de "mouvements", car elles sont écrites et conçues comme devant être enchaînées[13]. Aucun mouvement n’est donc replié sur lui-même, ils sont en interdépendance plus étroite que dans une sonate classique où chaque mouvement forme un tout avec une introduction, un développement de plusieurs thèmes, et une conclusion : comme un sous-ensemble au sein d’un grand ensemble divers dont l’unification relative repose essentiellement sur la tonalité principale utilisée qui "fédère" cette diversité morcelée.

Rien de tel ici, dans cette Fantaisie : un seul ensemble dont la diversité est balisée par la reprise quasi obsédante et hypnotique, "fataliste" pourrait-on dire, de quelques thèmes avec variation, ce qui confère à l’ensemble une forte cohérence de type plus structurel que tonal ; d'autant que deux tonalités génériques se partagent la Fantaisie : les deux sections (première et dernière) sont en fa mineur, la tonalité principale ; elles encadrent néanmoins les deux sections centrales en fa # mineur, deux tonalités donc, resserrées dans la gamme[3] mais pourtant étrangement éloignées dans l'harmonie[13],[4],[3]. Et il y a plusieurs incursions dans d’autres tonalités, comme par exemple dans le trio du scherzo (section 3), qui « est un délicat épisode en ré Majeur »[4].

La première section, en fa mineur donc et Allegro molto moderato (« très modérément joyeux[d] »), expose deux thèmes opposés, comme dans la sonate classique[13]. Ceux-ci seront repris plusieurs fois notamment dans les sections finales, sous des formes variées, notamment fuguées, ou ré-harmonisés ou quasiment tels quels.

La deuxième section est un Largo, « qui évolue sous l’armure de fa # mineur, une tonalité lointaine de fa mineur[13] » sur le plan de l’harmonie, même si elle n’est qu’un demi-ton au-dessus du point de vue de la dominante. Cette tonalité est gardée dans la troisième section qui est un Scherzo, de tempo Allegro vivace.

La quatrième et dernière section reprend les thèmes de la première, encore en fa mineur, mais cette fois-ci le deuxième thème devient support principal d’une fugue double choisie par Schubert afin « d’intensifier son matériau [issu de la première section], pour pouvoir terminer sa pièce de façon satisfaisante »[4]. « Les contre-sujets qui se rajoutent au thème mettent en évidence son caractère dramatique. Le paroxysme du déroulement polyphonique est arrêté brusquement pour une dernière apparition mélancolique du thème du début, suivie (en coda) par une succession d’accords dissonants, désespérés dans leur tentative de se résoudre l’un l’autre »[13], une succession comme "erratique" donc, cherchant difficilement son chemin et tâtonnant dans le noir de l’harmonie. Sa résolution n’intervient qu’au tout dernier accord, et encore celui-ci est-il pianissimo, à peine audible[14]. « Le "dehors" chromatique [qui a déjà servi à rehausser le thème initial dans sa dernière reprise en coda, et à le tirer encore plus vers la mélancolie, voir plus loin, NDLR] est repris dans les dernières mesures de l’œuvre ― un cri d’angoisse qui s’élève jusqu’à un summum avant de sombrer dans un ultime accord tenu [presque imperceptible] »[4], profondément résigné[13].

La musique des silences[modifier | modifier le code]

Le thème initial, particulièrement mélancolique, et son contre-thème de la première partie sont repris plusieurs fois, notamment dans une forme fuguée tourmentée dans la troisième partie, puis une double fugue plus intense encore dans la quatrième, fugues qui s'achèvent brutalement sur un fortissimo dramatique, puis un silence poignant, préparant le retour du thème initial (précédé de son accompagnement pianissimo), en coda[4] : à deux reprises[e] la rupture de continuité abrupte renforçant le contraste entre le tragique tempétueux de la fugue, et la reprise douloureuse et intime du thème principal, comme murmurée, toute en douceur d'autant plus triste maintenant, engendre une mise valeur exceptionnelle de ce thème[15].

En effet, comme le dit Misha Donat, « à la fin du da capo, un remarquable changement de tonalité et un brusque silence préparent le retour [en douceur] de la mélodie initiale de la Fantaisie, d’une manière particulièrement spectaculaire »[4]. Celle-ci doit tout à ce silence brusque qui précède la dernière reprise du thème premier, comme chacun peut le constater à la simple écoute[15]. Silence frémissant parce qu’inattendu, et qui se produit au sommet de la montée chromatique et de l’intensité du volume sonore (les « forte fracassants » dont parlait Macia[6]), brutalement interrompues sans aucune préparation : le silence intervient alors non comme une conclusion logique d’un enchaînement clos sur lui-même (après la dernière note de musique), mais en tant que mise en suspens imprévisible du discours musical, en un temps dès lors perçu comme indéfini (comme un silence en point d’orgue, comme un « instant d’éternité » selon la formule de Jorge Milchberg[f]). Ce silence n’est alors pas un vide, une absence d’onde et de son, mais plutôt un écho ad libitum[15].

Ici, le silence agit surtout comme mise en tension du discours par sa brisure même, par l’inachèvement de la phrase, par le changement de tonalité, qui porte à leur paroxysme le contraste (fortissimo/silence brusque/pianissimo) et l’imprévisibilité de l’enchaînement. Ce faisant, il renforce la plénitude de l’attente par une incertitude maximum sur la suite du morceau ; alors la reprise du thème initial, devenu familier comme un refrain, se présente comme un soulagement de cette tension, une résolution de cette incertitude, mais désormais dans une certitude triste[15],[3]. Car « l’œuvre finit dans une atmosphère de profonde résignation »[13] ,[14].

Là encore, comme dans la troisième section,

« alors que la section fuguée a atteint son apogée, la musique est spectaculairement interrompue, comme pour renouer [par le même silence] le lien entre le scherzo et le finale [de la section 3]. [Et] là encore, au silence fait suite le thème initial de l’œuvre, mais cette fois, la mélodie est exposée dans une harmonisation nouvelle, chromatiquement optimisée, qui ajoute une dimension poignante »[4].

Peut-être peut-on y voir, dans l’optique d’une « déclaration d’amour désespérée », comme Jérôme Ducros le dit[3],[8], la douceur nostalgique d’un souvenir heureux mais enfui, après l’impasse brutalement révélée de la passion interdite (la fugue brisée par le fracas du forte), le silence se chargeant alors aussi du sens d’un amour secret impossible à dire[3].

Mais au-delà de l’anecdote existentielle, l’intégration du silence comme partie prenante du discours musical, utilisée ici de « manière spectaculaire »[4] par Schubert, relève d’une longue tradition tant en Occident que ― surtout ― en Orient. Par exemple, G. S. Sachdev, le maître du Bansurî, la grande flûte traversière de l'Inde du nord, nous dit, dans le livret accompagnant l’un de ses disques[16] : « La musique se trouve dans les notes et aussi entre les notes. Car dans la musique le silence n’est ni vide, ni simple attente ou transition : c’est véritablement une résonance dans l’esprit des sons et des vibrations entendus précédemment, c’est leur reflet dans l’abîme. […] Cette importance accordée aux silences requiert une concentration extraordinaire » et beaucoup de subtilité dans le jeu, car il ne s’agit pas moins que de « faire "chanter" le silence ». C’est à cette condition seulement que selon lui « la musique existe pour la plénitude de l’âme, [et atteint] à la pureté, (aussi par la stabilité des notes qui demande une grande maîtrise du souffle) », et que le silence s'exprime pleinement comme « vivante respiration ».

Schubert en effet, peut-être plus qu’aucun autre compositeur, joue lui aussi des silences dans l’écriture de sa musique[6], à la fois intensément (drame) et subtilement (poésie, tendresse)[4]. Un autre exemple presque aussi célèbre que notre Fantaisie D.940 se trouve dans l’Allegro (ou Rondo) en la mineur D.947, lui aussi composé pendant cette fatidique année 1828, donc tout près de la Fantaisie. Mais cette pièce ne sortira pas de l’ombre avant 1840[4], lorsqu’Anton Diabelli la publiera sous le titre de Lebensstürme (« Les tempêtes de la vie ») ― surnom qui selon certains critiques ne correspond pas à l’ensemble de l’œuvre, car « aux turbulentes pages d’ouverture s’oppose la sérénité d’un second sujet exposé à la manière d’un lointain choral, et qui laisse derrière lui toute notion de tempêtes »[4]. Ainsi peut-on mesurer la parenté des deux œuvres dans l’utilisation de ce procédé saisissant : montée jusqu’à un paroxysme (de complexité, de volume, de drame) / rupture brusque / silence angoissé / reprise du thème principal transfiguré. Et comme dans la Fantaisie D.940,

« globalement cette pièce [Lebensstürme D.947] use avec drame de brusques silences ― nulle part de façon plus saisissante qu’à la fin de son premier volet, quand la musique s’interrompt en plein milieu [d’une phrase] pour plonger soudain dans une tonalité des plus inattendues au début du développement central. Ce dernier repose avant tout sur le sujet inaugural, métamorphosé, dans ses moments conclusifs, en un passage délicatement sautillant qui souligne le départ explosif de la réexposition [du thème] »[4].

Et Schubert "met en scène" ce procédé de « silence musical de rupture » à deux et trois reprises, respectivement, dans chacune des deux œuvres[17]. On peut aussi écouter un autre genre de silence, qu’on pourrait dire « silence de résonance infinie » comme Sachdev[16], à la toute fin de la Fantaisie en fa mineur, entre l’avant-dernier et l’ultime accord de l’œuvre[14].

Ce faisant, Schubert accomplit par avance le vœu de Mallarmé de « faire du silence musique » dans son célèbre poème Sainte[18], certes dans une atmosphère plutôt romantique et tourmentée, chez Schubert, que médiévale et "angélique", mais le principe reste le même [-quatrains n°3 et 4/4, c'est nous qui soulignons, NDLR.] ː


« -[...] À ce vitrage d’ostensoir
Que frôle une harpe par l’Ange
Formée avec son vol du soir
Pour la délicate phalange

Du doigt que, sans le vieux santal
Ni le vieux livre, elle balance
Sur le plumage instrumental,
Musicienne du silence. »

Ce jeu du « silence musical » est récurrent dans l’écriture schubertienne[4],[6], mais il dépend étroitement à l’évidence de la manière dont l’interprète s’en empare pour en jouer[8].

Transcriptions[modifier | modifier le code]

Des transcriptions de cette pièce pour piano à deux mains ont été réalisées par Johann Friedrich Carl Dietrich (1816-1875), Louis Köhler (1820-1886), Michael Zadora (1882-1946), Jérôme Ducros (en 2001[19]), et Sergey Kouznetsov[20] (en 2011[21]), ainsi qu'une transcription pour orgue par Léonid Karev.

Il existe une transposition pour piano et orchestre de cette Fantaisie en fa mineur de Schubert, par Dmitry Kabalevsky, qui transmue son atmosphère intime en lui donnant l’ampleur et la forme plus spectaculaire d’une sorte de concerto. On a vu que cette dimension orchestrale était en germe dans l’importance quasi symphonique de l’œuvre originale[7]. Cette version a été jouée et enregistrée en concert à Moscou par Emil Gilels (avec orchestre), en 1965, et republiée en CD en 2003 et 2017, dans le cadre d’une grande rétrospective chez Naxos, label ℗© 2017 DOREMI : Emil Gilels Legacy (« Héritage d'Emil Gilels »), volume 9 (consacré à Chopin et Schubert), collection : Legendary Treasures (« Trésors légendaires »)[22].

Il existe aussi une transposition pour trio (violon, piano et violoncelle, avec prédominance du piano) et orchestre par le même Dmitry Kabalevsky, datant de 1961. Elle a été enregistrée en live en 2016 (disque publié en 2018)[23].

Interprétations et enregistrements (discographie)[modifier | modifier le code]

Cette œuvre importante a été souvent jouée et enregistrée sous sa forme originale par de nombreux duos dont certains sont prestigieux[24]. Elle a aussi été jouée en adaptation pour piano à deux mains par un seul pianiste, ou pour un pianiste avec orchestre (comme un genre de concerto), ou encore pour trio et orchestre. Si souvent jouée d’ailleurs qu’il est difficile de proposer une liste exhaustive de ces interprétations. Cette liste ne prétend donc pas à l’exhaustivité, elle n’a pas non plus une visée comparative critique ni vraiment sélective : sont surtout retenues les versions qui ont été publiées en disques, ou les captations des interprètes les plus connu(e)s. Elle est présentée en ordre chronologique des dates de concert ou de publication.

  • 1961 (enr.), 1973 (pub.) : - Alfred Brendel et Evelyne Crochet, Fantaisie en fa mineur à quatre mains et Wanderer-Fantasie en do majeur op.15, D.760, chez Vox LP, Label: Turnabout, n° de catalogue : TV-S 34479[25].
  • 1965 : - Sviatoslav Richter et Benjamin Britten, une interprétation historique enregistrée en public par la BBC le 22 juin 1965 au Jubilee Hall d’Aldeburgh, publiée chez Decca sous le titre : Britten at Aldeburgh, vol. 2 : Schubert piano duets, rééditée en CD en 2000 et 2017 chez Decca, réf. : LC 00171, ADD (code : 0 28946 68222 7[26]).
  • 1965 : - Emil Gilels, Schubert Fantasy in F minor, autre version historique enregistrée en concert, à Moscou, dans un arrangement pour piano seul et orchestre par Dmitri Kabalevsky[22].
  • 1966 : - Paul Badura-Skoda et Jörg Demus, « Schubert – Vierhändige Klaviermusik (Compositions Pour Piano à Quatre Mains) », chez Deutsche Grammophon, réf. : LPM 39 107, format : Vinyl, LP, Album, Mono[27]. Cet enregistrement historique a été repris dans un coffret de 10 albums vinyl présentant « Les Chefs-d’œuvre du Piano » chez Deutsche Grammophon – Réf. : de 644 101 à 644 110[28]. À noter : Badura-Skoda et Demus enregistreront à nouveau notre Fantaisie en fa mineur de Schubert en concert en 2007 à la salle Gaveau à Paris (voir ci-dessous).
  • 1968 : - Emil et Elena Gilels + Karl Böhm, Schubert Fantasie D 940, Mozart Konzert für 2 Klaviere KV 365, chez Deutsche Grammophon, réf. : 463 652-2, sorti le 8 janvier 1968 et réenregistré le 7 février 1988, deuxième version rééditée en CD en 2001, en 2007, et en coffret de 24 CD en 2015 : « Emil Gilels: The Complete Recordings on Deutsche Grammophon[29]. ». À noter qu’Emil Gilels, on l’a vu, avait aussi enregistré en 1965, en concert à Moscou, une version de cette Fantaisie de Schubert pour piano à deux mains et orchestre[22].
  • 1969 : - Jacques Février et Gabriel Tacchino, « Franz Schubert - Pièces Pour Piano à Quatre Mains », label : La Voix de son Maître, réf. : 2 C 063-100012[30].
  • 1974 : - Cyril Smith et Phyllis Sellick, « Piano Duos : Schubert, Mendelssohn, Franck, Fauré ». Réédité en CD en 1989 chez Nimbus Records – NI 5178 (code : 5 014827 517820) [31].
  • 1975 : - Victoria Postnikova et Gennadi Rozhdestvensky, « Mozart, Schubert, piano duets », label : Melodiya / His Master's Voice (La Voix de son Maître), EMI – réf. : SXLP.30189, série : HMV Melodiya Concert Classics[32].
  • 1978 : - Christian Ivaldi et Noël Lee, « L’œuvre pour piano à quatre mains de Franz Schubert, vol. 1 », chez Arion, réf. : ARN 336 011. Réédition en 2 CD en 1991 (récompensée d’un « Diapason d’or » et d’un « CHOC » du magazine Le Monde de la Musique), réf. : ARN 268152 – AR 182 (code : 3 325482 681521), et en coffret de 4 CD en 2009 : « Intégrale de l’œuvre pour piano à quatre mains de Schubert[33] ».
  • 1978 : - Christoph Eschenbach et Justus Frantz, « Schubert Piano Duets », double album LP vinyl chez EMI « La Voix de son Maître », références diverses : SLS 5138, 161-03 317/8, 1C 157-03317/18, 2YEA 6369/70/71/72, ASD 3593/94[34]. Réédition en deux CD en 2006, chez EMI Records, coll. Warner Classics[35].
  • 1979 : - Anne Queffélec et Imogen Cooper, « Schubert-œuvres pour piano à quatre mains », coffret de trois albums vinyl LP, chez Erato, réf. : STU 71044[36]. Réédition CD en 2003, label : Apex, Erato, Warner Classics, réf. : ADD/LC 04281 (code : 8 0927 49812 2 6)[37].
  • 1979 : - Imre Rohmann et András Schiff : « Schubert Piano duets » [Vinyl-LP/SLPX11941], label: ℗© Hungaroton, Hongrie[38]. Réédition en CD en 1987 et 2014, toujours chez Hungaroton [réf. : HCD 11941-2][39].
  • 1983 : - Joop Stringa et Thea Wakelkamp, « Piano à quatre mains : Strategier, Debussy, Schubert », label : Pertronics – 2600783[40].
  • 1984 : - Murray Perahia et Radu Luppu, chez Sony Music (Classical), coll. « CBS Records Masterworks », réf. : IM-39511, autres réf. : MK 39511, ou DIDC 020189. « Œuvres de Mozart et de Schubert pour piano à quatre mains ou pour deux pianos ». Rééd. CD en 2011 (code : 8 86978 58112 9)[41].
  • 1994 : - Duo Crommelynck, CD ː « Schubert: Works for Piano four hands Vol. III », ℗ 1994 Claves Records[42].
  • 1998 : - Anthony Goldstone et Caroline Clemmow, « Franz Schubert – The Complete Original Piano Duets », label : Olympia (le volume 5 de cette série de CD est référencé : OCD 675, code : 5 015524 406752). Réédition en coffret de 7 CD en 2017, label : Divine Art – dda 21701 - LC 12671 (code : 8 09730 17012 6). La Fantaisie en fa mineur D. 940 se trouve dans le CD 2, plages 7 à 10[43].
  • 2001 : - Jérôme Ducros, Fantaisie en fa mineur in « Franz Schubert, The Fantasies for piano » (transcription pour deux mains par l’interprète, premier enregistrement mondial). Label : Ligia Digital, référencé : « Lidi 0103095-01 » (code : 3 487549 900959). Récompensé par le « diapason d’or 2000 » et « choc de Classica »[44].
  • 2002 : - Eric et Tania Heidsieck, label : Cassiopée, référencé : 969 198[45].
  • 2002 : - Christopher Hinterhuber et Rico Gulda, label: Naxos, référencé : 8.555930[46].
  • 2004 : - Bracha Eden et Alexander Tamir, « Schubert Piano Duets vol. 1 & 2 », label : Musical Heritage Society – réf. vol. 2 : 5185884 (code : 717794858822), rééd. en 2009[47]. Leur enregistrement de la Fantaisie D. 940 a été repris dans le cadre de l’édition en coffret de 40 CD de « Schubert – The Masterworks », CD n° 39, label : Brilliant Classics – 92394 (code : 5 028421 923949)[48].
  • 2005 : - Evgeny Kissin et James Levine, 1er mai 2005 live at Carnegie Hall, CD sorti le 16 janvier 2006 : The Carnegie Hall Concert, Schubert Piano Music for Four Hands, label : RCA Sony Music Entertainment réf. : 8 2876 69283 2 7[49].
  • 2007 : - Paul Badura-Skoda et Jörg Demus, en public, soirée anniversaire à la salle Gaveau le 6 Octobre 2007 du concert du 6 janvier 1978. Réédition en double CD en 2018, label : Gramola, réf. 99 175, LC 20 638 (code : 9 003643 991750) [50].
  • 2008 : - Katia et Marielle Labèque, CD : « Mozart - Sonata in D for Two Pianos K448; Schubert - Fantasy in F minor D940 », label : Kml Recordings[51]. Réédition en coffret de 7 disques en 2016, intitulé Sisters, chez Universal Music[52].
  • 2008 : - Duo Mihăilescu : Manuela Iana-Mihăilescu et Dragoș Mihăilescu, CD : « Schubert, Brahms, Rahmaninov : Morceaux pour Piano à Quatre Mains », label : Show Factory-7667- ifpi LD33[53].
  • 2009 : - Duo Ykeda, label Wea / Warner France, collection (copyright): ℗© 2009 Lontano[54].
  • 2010 : - Steven Osborne et Paul Lewis, CD : « Schubert piano duets », label : Hyperion – CDA67665 – LC 7533, DDD (code : 0 34571 17665 9[55]).
  • 2010 : - Jan Bülow et Ulla Schuback, CD : Sonneten, label : ℗ 2010 Nosag[56].
  • 2011 : - Sergey Kouznetsov, captation en public de la Fantasie in F minor de Scubert arrangée pour piano à deux mains par l’interprète[57].
  • 2011 et 2014 : - Lucas et Arthur Jussen en concert : Schubert, Fantasie in f Moll, D 940, Live recording[58].
  • 2012 : - Martha Argerich et Eduardo Delgado, en concert le 25 octobre 2012 au Teatro Il Circulo à Rosario en Argentine, jouent la Fantaisie en fa mineur de Schubert[59].
  • 2013 : - Ismaël Margain et Guillaume Bellom : Schubert, CD enregistré en juillet 2012, sorti le 23 avril 2013, label : Little Tribeca / Aparté (Harmonia mundi dist.), réf. : ℗© 2013 Aparté – AP056 (code : 3 149028 031829)[60].
  • 2014 (15 janvier) : - Philippe Cassard et Cédric Pescia : dans le cadre de son émission « Le Matin des Musiciens » sur France Musiques, Philippe Cassard analyse avec Cédric Pescia la composition de cette Fantaisie en fa mineur de Scubert D. 940, avec « le piano sous la main » comme à son habitude, pour illustrer ses propos[61].
  • 2014 (23 septembre) : - Philippe Cassard et Cédric Pescia, CD : « Schubert 1828 : Philippe Cassard Sonata D959 + Piano Duets with Cédric Pescia », label : La Dolce Volta – LDV 15, GZ Media – A61607, Harmonia Mundi Distribution (code : 3 770001 901343) [62]
  • 2015 : - David Fray et Jacques Rouvier : CD « Schubert Fantaisie », Label: Erato, ℗© 2015 Parlophone Records Limited (dist. : Warner Classics, code : 0 825646 166992) [63].
  • 2015 : - Claire Désert et Emmanuel Strosser : CD Schubert, piano à quatre mains, Label: Mirare Productions (code : 3 760127 222804) [64].
  • 2017 : - Andreas Staier et Alexander Melnikov, sur instrument ancien pianoforte Graf de Christopher Clarke : Franz Schubert, Fantasie in F minor and other Piano Duets, label: SPPF (les labels indépendants), Harmonia Mundi France (17 mars 2017), réf. : HMM 902227 (code : 3 149020 222720)[65].
  • 2017 (8 avril) : - Clément Lefebvre et Alexandre Lory, concert Franz Schubert sur France Musique | Fantaisie en fa mineur D. 940. Extrait de l'émission « Génération Jeunes interprètes » enregistrée le 8 avril 2017 au studio 106 de la Maison de la Radio[66].
  • 2018 : - Benjamin Schmid (violon), Claire Huangci (piano) et Harriet Krijgh (violoncelle), avec l’ORF Vienna Radio Symphony Orchestra dirigé par Cornelius Meister, dans une transcription de la même Fantaisie en fa mineur de Schubert pour trio et orchestre, écrite par Dmitry Kabalevsky en 1961. Label Capriccio référencé : LC 08748 et C 5310 (code 8 45221 05310 3). Enregistré en 2016, publié en 2018[23].
  • 2019 : - Yaara Tal et Andreas Groethuysen, coffret de 7 CD : Tal & Groethuysen play Schubert, Complete Piano Music for Four Hands, chez Sony Classical, collection “Masters”, EAN commerce : 0190758795928[67].
  • Quant à la grande pianiste Maria João Pires, elle a enregistré deux fois cette Fantaisie D 940 :
* une première fois avec Hüseyin Sermet en 1987 (rééd. en 1995) : « Schubert Piano duets », chez Erato, réf. : (7) 0630-10718-2 (3)[68]. Cet enregistrement de la Fantaisie D. 940 a été repris dans le cadre de la grande rétrospective du label Erato en 50 CD (CD n° 38), réf. : 2564 64418-1 (code : 825646441815)[69] ;
* une seconde fois avec Ricardo Castro chez Deutsche Garmmophon en 2004 : « Schubert Music for Piano four hands », double CD, réf. : 00289 477 5233. Réédition en 2014 : « "Résonance de l’Originaire", Franz Schubert: Works for Piano Duet and Piano Solo », label : toujours Deutsche Garmmophon, réf. : 00289 479 3058 et 00289 479 3059 (code : 0 28947 75233 2)[70].

Maria João Pires a aussi joué souvent cette Fantaisie D 940 en concert, avec des partenaires variés :

* avec Julien Libeer le 28 janvier 2014, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles[71] ;
* avec Lilit Grigoryan le 16 février 2016, à la Sala Verdi de Milan, avec la Societa' del Quartetto[72] ;
* avec Julien Brocal le 29 avril 2016 au Fazioli Concert Hall à Sacile en Italie du Nord-Est[73].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plus précisément, elle partage selon le Catalogue Deutsch cette dernière année de Schubert avec trois autres compositions pour piano à quatre mains, de dimension (et d'importance?) moindres : un Allegro D. 947, le fameux « Lebensstürme » ("Les tempètes de la vie", surnom posthume), un Rondo D. 951, et une Fugue D. 952. Mais on sait que l'ordre des numéros du catalogue ne suit pas toujours la chronologie des dates probables de composition des œuvres, particulièrement pour celles qui sont publiées à titre posthume.
  2. On sait pourtant par Schindler, ami et biographe de Beethoven, que cette admiration profonde de Schubert pour son grand devancier était réciproque : après avoir lu longuement et intensément plusieurs partitions de Schubert et alors qu'il était déjà très malade, Ludwig lui aurait confié en s'exclamant : « Vraiment, en ce Schubert habite une étincelle divine ! — [ajoutant qu'il] ferait encore beaucoup de sensation dans le monde... et qu'il regrettait de ne pas l'avoir connu plus tôt ». Mais Schubert le sut-il jamais avec certitude ? Pour son bonheur et pour le nôtre permettons-nous d'espérer que oui, à l'instar de sa biographe, Brigitte Massin... On sait d'ailleurs par Anselm Hüttenbrenner et son frère Josef, amis de Schubert (Anselm ayant été son camarade d'études au Konvikt — collège de musique), qu'ils rendirent visite à Beethoven sur son lit de mort, mais celui-ci était au plus mal ; et aussi que Schubert participe, comme l'un des trente-six porte-flambeau qui entouraient le cercueil pendant le cortège (Brigitte Massin), à l'imposante cérémonie des funérailles du « plus grand compositeur de tous les temps ». Voir les sections Reconnaissance et Dernières années de l'article consacré à Schubert, et voir ce récit développé par la grande musicologue et biographe de Schubert ici : Brigitte Massin, Franz Schubert, Fayard, 1ère édition en 1977, éd. revue et corrigée en 1993, 1400 p. (ISBN 2213030049 et 978-2-213-63887-4, présentation en ligne, lire en ligne).
  3. Cet épisode a obtenu l'audience record de la série avec 20,3 % de part de marché, confirmée à sa rediffusion sur France 3 le 28 mai 2020, en prime-time. Voir la section Audience en France de l'article consacré à la série.
  4. en traduction littérale, ce qui fait ici euphémisme, puisque ce premier mouvement est plutôt infiniment triste (et beau) que modérément joyeux… Il est vrai qu’il s’agit ici de tempo (très peu rapide mais pas lent pour autant), et non d’atmosphère…
  5. (d’abord entre le scherzo et le finale, en section 3, puis entre la double fugue et la coda, en section 4).
  6. Voir notamment le titre que Milchberg a donné à l’album éponyme de Los Incas, et son livret. Le titre choisi en français est « un instant d’éternité », mais le titre original en espagnol était : Un pedazo de infinito (« Un fragment d’infini »), soit la même idée appliquée au temps ou à l’espace (mais on sait que c’est un même continuum spatio-temporel selon Einstein). Présentation en ligne de cet album vinyl sous label « Paris Album –DKB 3363 », distribution MELODIE : « Un instant d’éternité », sur Discogs, (consulté le 29 juin 2020). Réédition en CD sous label « Celluloïd– CEL 6778 », distribution MELODIE : « Un instant d’éternité », sur Discogs, inconnue, puis sous label « Buda Records – 82412-2 », distribution ADÈS : « Un instant d’éternité », sur Discogs, .

Références[modifier | modifier le code]

  1. On pourra consulter un enregistrement vidéo du Duo Latsos jouant cette Fantaisie de Schubert ici : « The Latsos Piano Duo plays Schubert's Fantasy in F Minor, D940 », sur YouTube, (consulté le 11 juillet 2020).
  2. a et b Témoignage d'Eduard von Bauernfeld à retrouver chez Ian Bostridge, Le voyage d'hiver de Schubert. Ce témoignage est aussi évoqué par Rita Seblin ici ː(en) Rita Seblin, « Schubert à la Mode », sur The New York Review of Books, (consulté le 9 juillet 2020), § 3.
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y et z ... et ainsi qu'il est dit dans le livret — rédigé par l'interprète et transcripteur lui-même — du CD que le pianiste, compositeur et musicologue Jérôme Ducros a entièrement consacré aux Fantaisies de Schubert au piano solo (avec transcription, donc, pour celle-ci) en 2001, et qui est référencé ci-dessous.
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s et t (en + de + fr) Misha Donat, Livret du CD "Schubert piano duets", par Paul Lewis et Steven Osborne (voir discographie), Hypérion, , 16 p. (lire en ligne), pp. 8 à 11.
  5. a b c d e et f Bruno Serrou, « Franz Schubert, notre contemporain », sur ResMusica, (consulté le 11 juin 2020).
  6. a b c d et e Dans le cadre de la critique de disques de ce numéro de la Revue des deux mondes de septembre 2015, il s'agit d'une recension du CD Erato ː 461669 9, présentant la Sonate D894, la Mélodie hongroise et la Fantaisie D940 de Schubert par David Fray et Jacques Rouvier ː Jean-Luc Macia, « Un rêve, des jumeaux et des claviers », sur dev.cosavostra.com, Revue des deux mondes, (consulté le 1er juin 2020), p. 171.
  7. a b c d et e Franz Schubert, Fantaisie en fa mineur op. 103 D 940, partition établie par Willi Kahl, Henle Verlag, , 32 p. (ISMN 9790201801803, présentation en ligne). Même présentation ici : « Fantaisie en Fa Mineur », sur di-arezzo.fr (consulté le 2 juin 2020)
  8. a b c d e et f Préface (par le transcripteur) à l'édition de la partition suivante : Franz Schubert (trad. Jérôme Ducros), Fantaisie en fa mineur D 940, transcription pour piano à deux mains, Paris, Gérard Billaudot (partition référencée : G 7588 B), coll. « Brigitte Bouthinon-Dumas », , 40 p. (ISMN 979-0043075882), p. 2, (ASIN B003JYOW08).
  9. a et b Philippe Cassard et Cédric Pescia, « [VIDEO] Fantaisie D 940 de Franz Schubert pour piano à quatre mains », sur France Musique, (consulté le 3 juin 2020), le passage cité débute à 1'02.
  10. Von Spaun, cité par Bruno Serrou dans « Franz Schubert, notre contemporain », sur ResMusica, (consulté le 11 juin 2020).
  11. a et b (en) William Smith Rockstro (trad. Une histoire générale de la musique ː de ses débuts dans le théâtre grec jusqu'à nos jours), A General History of Music : From the Infancy of the Greek Drama to the Present Period, Cambridge University Press, (ISBN 9781108064798, lire en ligne), pp. 330-331.
  12. Sont encore nombreuses en effet les controverses sur l'amour platonique voué par Schubert à Caroline Esterházy, dont la frustration sublimée en ferait l'origine de certaines de ses œuvres les plus belles et les plus déchirantes, ce qui place la jeune femme en position de « muse » et inspiratrice. Certains critiques en doutent, mettant en cause les sources, d'autres l'affirment s'appuyant sur des témoignages oculaires. D'ailleurs, comme le dit Rita Seblin dans l'article ci-après référencé ː The memoirs of Schubert’s friends are full of his devotion to Caroline Esterházy, but perhaps this “fact” is unknown to musicologists and theorists who for so long have preached that music is autonomous from biography. (« Les mémoires des amis de Schubert sont pleines de sa vénération pour Caroline Esterházy, mais ce "fait" est peut-être inconnu des musicologues et des théoriciens qui ont si longtemps prêché que la musique est autonome par rapport à la biographie. ») ː (en) Rita Steblin, et réponse de Charles Rosen, « Schubert à la Mode », The New York Review of Books,‎ (lire en ligne). On trouvera des éléments pour informer cette controverse dans les témoignages cités, mais aussi dans les points de vue musicologiques, nuancés ou hostiles à l'hypothèse, dans les liens et ouvrages suivants ː (en) Scott Messing (trad. Schubert dans l'imagination européenne), Schubert in the European Imagination, University of Rochester Press, (ISBN 9781580462136, lire en ligne), p. 83 et suivantes. Et enfin ː (en) Brian Newbould, Schubert Studies, Routledge, (ISBN 9781351549943, lire en ligne), p. 237.
  13. a b c d e f et g Manuela Iana- Mihăilescu, Livret du CD "Schubert, Brahms, Rahmaninov (←graphie roumaine)" par le Duo Mihăilescu (voir discographie), Arad, Roumanie, Show Factory, , 12 p. (lire en ligne), p. 7.
  14. a b et c On pourra écouter ce dernier passage de l’œuvre par exemple dans le concert donné par les frères Jussen, jeunes virtuoses, en 2014, au Seoul Arts Center : le passage commence à 17’00’’ et se termine à 18’00’’ ; la reprise du thème initial ré-harmonisé se situe donc à 17’00’’, la cadence terminale en suite d’accords "errants" débute à 17’23’’, et le dernier accord pianissimo se trouve à 17’50’’ après un long silence laissant "infiniment" résonner dans les airs l’avant-dernier accord irrésolu (à 17’42’’, soit plus de huit secondes de silence résonant en suspens) : « Schubert Fantasie in F minor - Lucas & Arthur Jussen », sur YouTube (consulté le 30 juin 2020).
  15. a b c et d Effet que chacun pourra vérifier par exemple dans l’enregistrement en concert des frères Jussen, déjà cité, dans les extraits suivants : - 1ère occurrence de ce procédé, en section 3, le passage commence à 11’40’’ et le silence intervient à 12’11’’. - 2ème occurrence, avant la fin de la dernière section, le passage commence à 16’20’’ et le silence intervient à 16’53’’, sur 18’21’’ au total : « Schubert Fantasie in F minor - Lucas & Arthur Jussen », sur YouTube, Seoul Arts Center, (consulté le 30 juin 2020).
  16. a et b G.S. Sachdev, « Incantations », : master of bamboo flute, label Arion, 1983, rééd. 1999, 8 p. (présentation en ligne), p. 4.
  17. On pourra donc vérifier encore l’effet de ce procédé de « silence musical » dans un autre enregistrement en public des frères Jussen, pour comparer avec celui de la Fantaisie D.940, dans les extraits suivants de Lebensstürme D. 947 : - 1ère occurrence de ce procédé, le passage commence à 5’30’’ et le silence intervient à 5’42’’. - 2ème occurrence, le passage commence à 8’10’’ et le silence intervient à 8’21’’. - 3ème occurrence, le passage commence à 12’00’’ et le silence intervient à 12’11’’, sur 13’31 au total : « Schubert: Lebensstürme, Allegro in A Minor, D 947 - Lucas & Arthur Jussen », sur YouTube, Konzerthaus Dortmund, (consulté le 30 juin 2020).
  18. Stéphane Mallarmé, Poésies : édition complète contenant plusieurs poèmes inédits et un portrait, Paris, nrf, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1914 (8ème édition), pages totales réelles ː 186, paginées ː 172 p. (lire en ligne), p. 82.
  19. a et b Cette partition-ci en version réduction pour piano à deux mains par Jérôme Ducros est donc encore accessible dans le commerce en juin 2020 : Franz Schubert (trad. Jérôme Ducros), Fantaisie en fa Mineur D 940 : transcription pour piano à deux mains de l'original pour piano à 4 mains, Gérard Billaudot, coll. « Brigitte Bouthinon-Dumas », , 40 p. (ISMN 979-0043075882), (ASIN B003JYOW08). Jérôme Ducros a enregistré cette transcription dans un disque remarqué entièrement consacré aux Fantaisies de Schubert au piano solo, avec un livret proposant une analyse détaillée de celles-ci par l’interprète, et publié en 2001 sous le label : Ligia Digital, référencé « Lidi 0103095-01 », (ASIN B06XJB73SB).
  20. Pianiste russe né en 1978 ː (en) Aryeh Oron, « Sergey Kuznetsov (Piano), Short Biography », sur Bach Cantatas Website, (consulté le 7 juin 2020).
  21. On pourra voir un enregistrement vidéo de la transcription de Sergey Kuznetsov ici ː Sergey Kuznetsov, « Schubert, Fantasie in F minor (arrangement for piano two-hands) », sur YouTube, (consulté le 7 juin 2020) ; ainsi qu'une biographie du pianiste ici : (en) Aryeh Oron, « Sergey Kuznetsov (Piano), Short Biography », sur Bach Cantatas Website, (consulté le 7 juin 2020).
  22. a b et c Présentation en ligne du CD comprenant cette version pour piano et orchestre de la Fantaisie de Schubert, transcrite par Kabalevsky et jouée par Gilels : (ASIN B071438YCQ). À noter, la référence du volume 7 de la même rétrospective est : Doremi (2) – DHR 7815. On pourra entendre cette version historique ici : « Franz Schubert-Dmitri Kabalevsky (arrangement), Fantasy in F Minor, Emile Gilels », sur YouTube, (consulté le 19 juin 2020).
  23. a et b Version très proche de celle enregistrée par Emil Gilels en 1965. Présentation en ligne de ce disque sous label Capriccio (LC 08748, C 5310, code : 8 45221 05310 3) : « Weinberg, Kabalevsky (composition, arrangements) - Benjamin Schmid (violon), Claire Huangci (piano), Harriet Krijgh (violoncelle), ORF Vienna Radio Symphony Orchestra, Cornelius Meister (dir.) – Concertos », sur Discogs, (consulté le 19 juin 2020). Ainsi que : (ASIN B077BQGBT1). On pourra entendre cette version ici ː - Section 1 ː « Fantasy in F Minor (After Schubert's Fantasy, D. 940) : I. Allegro molto moderato - Più mosso - Tempo I », sur YouTube. - Section 2 « II. Largo », sur YouTube - Sections 3 et 4 ː « III. Vivace - Cadenza - Largamente - Allegro marcato », sur YouTube (consulté le 11 juillet 2020)
  24. Pour approcher (en partie) l’ensemble des disques publiés susceptibles de contenir la Fantaisie en fa mineur D. 940 de Schubert, consulter : « Franz Schubert piano à quatre mains », sur Discogs (consulté le 17 juin 2020). Et aussi : « Schubert Piano Duets », sur Discogs.
  25. On peut entendre cette interprétation d’Alfred Brendel et Evelyne Crochet ici : « Schubert / A. Brendel / E. Crochet, 1961: Fantasia in F Minor, D. 940 (Op. 103) - Complete », sur YouTube (consulté le 11 juin 2020). Présentation en ligne des albums vinyl contenant cette version : (ASIN B07TC8RZJP), et, avec la Sonate pour piano à quatre mains no 2 « Grand Duo » en ut majeur D. 812 : (ASIN B07DJWDWBM). Il semble que cette version de la Fantaisie D. 940 par Brendel et Crochet n'ait jamais été rééditée en CD, pas même dans la rétrospective en 14 CD de La discothèque idéale de Diapason, vol. IX (Schubert ː Musique de chambre), alors que la sonate « Grand Duo » du même album vinyl de Brendel et Crochet s'y trouve au CD n°3 plages 5 à 8. Dans cette rétrospective, pour la Fantaisie D. 940, c'est la version de Richter et Britten — tout aussi historique il est vrai —, qui lui a été préférée (voir ci-dessous).
  26. On peut écouter l’enregistrement de cette version de Richter et Britten ici : (en) « Richter-Britten. Schubert: Fantasy for Piano in f minor, Four Hands D. 940 (live, audio) », sur YouTube, (consulté le 11 juin 2020). Présentations en ligne des disques où est parue cette version : « Sviatoslav Richter, Benjamin Britten – Schubert Piano Duets », sur Discogs, (consulté le 21 juin 2020), et : (ASIN B00004T2FW). Elle est reprise dans la compilation en coffret de 14 CD publiée en avril 2017 dans la collection La discothèque idéale de Diapason, vol. IX (Schubert ː Musique de chambre) du label : Les Diapason D'Or, CD n° 4 plages 1 à 4 : « Schubert, musique de chambre », sur Discogs.
  27. Présentation en ligne de ce disque de Badura-Skoda et Demus (Album Vinyl LP) : « Schubert – Vierhändige Klaviermusik », sur Discogs.
  28. Présentation en ligne de ce coffret : « Les Chefs-d’œuvre du Piano, G2 », sur Discogs.
  29. On pourra entendre la première version d’Emil & Elena Gilels ici (première partie) : « Emil & Elena Gilels play Schubert Fantasy in F Minor (part 1/2) », sur YouTube (consulté le 11 juin 2020), (et deuxième partie) : « Emil & Elena Gilels play Schubert Fantasy in F Minor (part 2/2) ». (ASIN B0025C6U4Q).
  30. Présentation en ligne de ce disque de Jacques Février et Gabriel Tacchino (Album Vinyl LP) : « Franz Schubert - Pièces Pour Piano à Quatre Mains », sur Discogs.
  31. Présentation en ligne de ce CD : « Cyril Smith & Phyllis Sellick – Piano Duo », sur Discogs, (consulté le 24 juin 2020).
  32. Présentation en ligne de cet album vinyl (apparemment non réédité en CD) : « Mozart, Schubert, Victoria Postnikova, Gennadi Rozhdestvensky – Piano Duets », sur Discogs, enregistré en 1973, publié en 1975 (consulté le 24 juin 2020).
  33. Présentation en ligne du disque de Christian Ivaldi et Noël Lee : « L'Œuvre Pour Piano À Quatre Mains de Franz Schubert, Vol.1 », sur Discogs. On peut entendre cette interprétation ici : « Fantaisie en fa mineur, Op. 103, D 940 », sur YouTube (consulté le 11 juin 2020). Présentation en ligne du coffret de 4 CD récapitulant tous les enregistrements par Ivaldi et Lee de l’œuvre pour piano à quatre mains de Schubert : (ASIN B0012Y1IG8).
  34. Présentation en ligne de cet album : « Schubert, Christoph Eschenbach, Justus Frantz – Piano Duets », sur Discogs, (consulté le 21 juin 2020).
  35. Présentation en ligne de ce double CD : « Schubert: Music for Piano Duet, Vol. 2 - Christoph Eschenbach/Justus Frantz », sur amazon.fr, et : (ASIN B0023A0PDC).
  36. Présentation en ligne de ces disques d’Anne Queffélec et Imogen Cooper (triple album vinyl LP) : « Schubert-œuvres pour piano à quatre mains », sur Discogs.
  37. Présentation en ligne du CD d’Anne Queffélec et Imogen Cooper : (ASIN B00008W7OU). On pourra entendre des extraits de cette interprétation ici : « Fantasia in F Minor for Piano 4 Hands, Op. 103, D. 940: I. Allegro molto moderato », sur YouTube, (consulté le 24 juin 2020). Puis : « D. 940: II. Largo », sur YouTube. « D. 940: III. Allegro vivace », sur YouTube.
  38. Présentation de cet album vinyl en ligne : « Schubert Piano Duets - Imre Rohmann, András Schiff – Fantasy In F Minor / Lebensstürme / Rondo In A Major / 2 Marches Caractéristiques », sur Discogs, (consulté le 24 juin 2020).
  39. Présentation de ce CD en ligne : « Schubert Piano Duets – Imre Rohmann, András Schiff », sur Discogs. Et : (ASIN B019M81NII). On pourra écouter cette version ici : « Imre Rohmann & András Schiff play Schubert: Fantasy in F minor Op.103, D.940 », sur YouTube (consulté le 14 juin 2020).
  40. Présentation en ligne de ce disque de Joop Stringa et Thea Wakelkamp (album vinyl LP) : « Piano à quatre mains : Strategier, Debussy, Schubert », sur Discogs.
  41. Présentation en ligne de ce disque de Murray Perahia et Radu Luppu : « Mozart / Schubert - Murray Perahia • Radu Lupu – Sonata K. 448 / Fantasia, Op.103, D 940 », sur Discogs. On pourra entendre cette version ici : « Franz Schubert - Fantasia for piano, 4 hands in F minor, D. 940 », sur YouTube (consulté le 12 juin 2020). Ou ici : « Schubert : Fantasia in F minor, Four-Hands Op.103, D. 940 Radu Lupu, Murray Perahia ».
  42. On pourra entendre cette version et voir ce CD ici : « Fantasie in F Minor, Op. 103, D.940 », sur YouTube, 1994, mis en ligne en 2015 (consulté le 11 juillet 2020).
  43. Présentation en ligne de ce coffret : « Franz Schubert, Goldstone And Clemmow – The Complete Original Piano Duets », sur Discogs, 1998 et 1999, rééed. 2017 (consulté le 24 juin 2020).
  44. On pourra entendre cette version à deux mains de Jérôme Ducros, les quatre mouvements étant séparés, ici : « 1/4 Fantasie in F Minor, D. 940: I. Allegro molto moderato », sur YouTube (consulté en 12/0/2020). Puis : « 2/4 Fantasie in F Minor, D. 940: II. Largo ». Puis : « 3/4 Fantasie in F Minor, D. 940: III. Allegro vivace ». Enfin : « 4/4 Fantasie in F Minor, D. 940: IV. Tempo primo ».
  45. (ASIN B0000696LT)
  46. (ASIN B01K8RHYZI)
  47. Présentation en ligne de ce CD, vol. 2 seul, sans la Fantaisie D. 940 : « Bracha Eden, Alexander Tamir – Schubert Piano Duets Vol. 2 », sur Discogs, (consulté le 24 juin 2020).
  48. Présentation en ligne de ce coffret : « Schubert – The Masterworks », sur Discogs, (consulté le 24 juin 2020).
  49. On pourra entendre cette version en public d’Evgeny Kissin et James Levine ici : « Schubert - Fantasia in F minor (Kissin, Levine) », sur YouTube, (consulté le 12 juin 2020). (ASIN B0009U55TW).
  50. Présentation en ligne du CD de Paul Badura-Skoda et Jörg Demus: (ASIN B07FDKWV6S). On pourra voir la vidéo de ce concert ici : « Paul Badura-Skoda et Jörg Demus, Fantaisie en fa mineur, D.940 de Franz Schubert », sur YouTube, (consulté le 12 juin 2020).
  51. Présentation en ligne de ce CD de Katia et Marielle Labèque : (ASIN B00IDNAGA0).
  52. Présentation en ligne de ce coffret de Katia et Marielle Labèque intitulé Sisters: (ASIN B01M8HKJZC). On pourra écouter la Fantaisie en fa mineur pour piano à quatre mains de Schubert qui en est issue, en quatre partie, ici : « 1/4 Fantasie in F Minor, D. 940: I. Allegro molto moderato », sur YouTube (consulté le 13 juin 2020). Puis : « 2/4 Largo ». Puis : « 3/4Allegro vivace ». Enfin : « 4/4 Tempo primo ».
  53. Présentation en ligne de ce disque du Duo Mihăilescu : « Schubert, Brahms, Rahmaninov : Morceaux Pour Piano À Quatre Mains », sur Discogs.
  54. Présentation en ligne de ce CD du duo Ykeda : (ASIN B0027IAXFK). Et aussi : (ASIN B002QWOW8G)
  55. Présentation en ligne de ce disque : « Schubert / Steven Osborne, Paul Lewis – Piano Duets », sur Discogs, (consulté le 21 juin 2020).
  56. On pourra entendre cette version et voir ce CD ici : « Fantasie in F Minor, Op. 103, D. 940 », sur YouTube, (consulté le 11 juillet 2020).
  57. On pourra voir l’enregistrement vidéo de cette interprétation de Sergey Kouznetsov ici : « Schubert, Fantasie in F minor (arrangement for piano two-hands) », sur YouTube, (consulté le 13 juin 2020).
  58. On pourra voir les vidéos de ces deux interprétations en concert par les frères Jussen, jeunes pianistes, ici : « Fantasie in f Moll », sur YouTube, (consulté le 13 juin 2020). Et ici, complète : « Fantasie in f Moll, live recording at Seoul Arts Center », .
  59. On pourra voir l’enregistrement vidéo de cette interprétation de Martha Argerich et Eduardo Delgado ici : « Schubert Fantasy in F minor », sur YouTube, (consulté le 13 juin 2020).
  60. Présentation en ligne de ce CD d’Ismaël Margain et Guillaume Bellom : (ASIN B00BOV4G18).
  61. On pourra voir la vidéo de cette émission de Philippe Cassard ici : « Fantaisie D 940 de Franz Schubert pour piano à quatre mains », sur France Musiques, (consulté le 14 juin 2020). Cette émission, avec d’autres, est aussi proposée en coffret de 6 CD audio : Franz Schubert : Notes du traducteur vol. 1 par Philippe Cassard, label : Radio France. Présentation en ligne : (ASIN B005SJIOBU).
  62. Présentation en ligne de ce CD : « Schubert - Philippe Cassard & Cédric Pescia – 1828 - Sonata D959 + Piano Duets », sur Discogs.
  63. Présentation et critique de ce disque de David Fray et Jacques Rouvier en ligne : (ASIN B00QJH5U94). On pourra voir une vidéo de présentation de ce disque par l’interprète lui-même ici : « David Fray nouvel album Schubert : "Fantaisie" - Présentation », sur YouTube, (consulté le 15 juin 2020). On pourra aussi écouter cette version ici : « Fantasia in F Minor for Piano Four Hands, D. 940, par David Fray et Jacques Rouvier », sur YouTube (consulté le 14 juin 2020). Recension critique de ce disque : Jean-Luc Macia, « « Un rêve, des jumeaux et des claviers » », Revue des deux mondes,‎ , p. 171 (lire en ligne, consulté le 15 juin 2020).
  64. Présentation de ce CD de Claire Désert et Emmanuel Strosser en ligne : (ASIN B015HNXT3E). On pourra écouter cette version en quatre parties ici : « Claire Désert et Emmanuel Strosser Fantasie in F Minor, D. 940: I. Allegro molto moderato », sur YouTube (consulté le 14 juin 2020). Puis : « II. Largo ». Puis : « III. Allegro vivace ». Enfin : « IV. Allegro molto moderato ».
  65. Présentation en ligne de ce CD de Staier et Melnikov : (site de l’éditeur) « Franz Schubert 1797-1828 Fantaisie en fa mineur et autres œuvres pour piano à 4 mains », sur harmonia mundi. Et aussi : « Franz Schubert, Andreas Staier, Alexander Melnikov – Fantasie In F Minor And Other Piano Duets », sur Discogs. Et aussi : (ASIN B01MTD99HZ). On pourra entendre cette interprétation en version studio ici : « Schubert: Fantasia in F minor for four-hands piano. Staier, Melnikov », sur YouTube. En version live mono en 2020 : « LIVE (mono), Staier + Melnikov, Schubert Fantasie in F minor, MAR 2020 », sur YouTube. Recensions de ce disque ici : Jean-Pierre Robert, « Franz SCHUBERT : Fantaisie en fa mineur D. 940 et autres pièces pour piano à quatre mains », sur L’éducation musicale, (consulté le 17 juin 2020). Et ici : Christophe Huss, « Franz Schubert, Fantaisie en fa mineur et autres œuvres pour piano à quatre mains, Andreas Staier et Alexander Melnikov », sur le devoir, (consulté le 17 juin 2020).
  66. On pourra voir l’enregistrement vidéo de cette interprétation de Clément Lefebvre et Alexandre Lory ici : « concert Franz Schubert, Fantaisie en fa mineur D. 940 », sur France Musique, (consulté le 13 juin 2020).
  67. Présentation en ligne et recension critique de cet enregistrement du duo Tal & Groethuysen : « Schubert, Complete Piano Music for Four Hands », sur Cultura.com. Et présentation en ligne du concert du duo le 10 janvier 2020 à l’Université de Chicago : (en) UChicago presents, « Duo Tal & Groethuysen », sur Chicago University presents, (consulté le 13 juin 2020).
  68. Présentation en ligne de ce CD de Maria João Pires et Hüseyin Sermet : (ASIN B00000JGXC)
  69. Présentation en ligne de ce coffret : « Erato », sur Discogs (consulté le 25 juin 2020). On pourra entendre cet enregistrement ici en deux parties : « M.J.Pires & H.Sermet plays Schubert Fantasie in F minor, op.103 (I) », sur YouTube. Et « M.J.Pires & H.Sermet plays Schubert Fantasie in F minor, op.103 (II) », sur YouTube.
  70. Présentation en ligne de ce CD : « Franz Schubert - Maria João Pires - Ricardo Castro – Music For Piano Four Hands », sur Discogs, 2004 et 2014 (consulté le 25 juin 2020). Et (ASIN B003LXJH3Y). On pourra entendre cet enregistrement ici « Schubert's Fantasy in F minor for Piano Four Hands, D940 », sur YouTube, et ici : « Schubert: Fantasy in F Minor, D. 940 (Op. 103) For Piano Duet ». On pourra voir une captation vidéo de Pires et Castro jouant cette fantaisie en concert ici (extrait, début du premier mouvement : « Maria João Pires & Ricardo Castro - Piano Duet », sur YouTube.
  71. On pourra voir l’enregistrement vidéo de ce concert ici : « Maria João Pires & Julien Libeer play Schubert Fantasy in F minor, op. 103 (live) », sur YouTube, (consulté le 25 juin 2020).
  72. On pourra voir l’enregistrement vidéo de ce concert ici : « Maria-João Pires and Lilit Grigoryan - Franz Schubert - Fantasy in F minor op. 103 (live) », sur YouTube, (consulté le 25 juin 2020).
  73. On pourra voir l’enregistrement vidéo de ce concert ici : « Maria João Pires - Julien Brocal: Schubert Fantasia in fa minore D940 op.103 », sur YouTube, (consulté le 25 juin 2020).