Fang Ganmin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Fang Ganmin
Fangganminyoung.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
SuzhouVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Juelan Club (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître

Fang Ganmin (chinois simplifié : 方干民 ; chinois traditionnel : 方幹民 ; pinyin : Fang Ganmin ; 1906-1984) est l'un des plus importants artistes peintres chinois modernes. Il fut l'un des premiers artistes chinois à étudier en France de 1925 à 1929. À son retour en Chine, il occupa plusieurs postes importants dans le circuit académique officiel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Zhejiang, Fang Ganmin (1906-1984) a appris la peinture occidentale au Shanghai Meizhuan. Fin 1925, il est parti pour la France et il rentré en Chine en 1929. Il a enseigné au Shanghai Meizhuan, au XinhuaYizhuan, puis à Hangzhou. Il fut l’un des trois professeurs de peinture occidentale dans le Guomei avec Lin Fengmian et Wu Dayu. Pourtant, l’œuvre de Fang Ganmin est indubitablement de type réaliste académique.

Certaines de ses œuvres incluent La femme nue (années 1920), Sun Yat-sen fait son testament (1935), La manifestation des ouvriers rue de Nanjing à Shanghai le 30 mai 1925 (1937), La colombe (1931), La chanson de l’automne (1931), L’étoile, la Lune et le rêve (1959), Lac de l'Ouest lors des fêtes (1933), La ferme (1962), L’automne du Lac de l'Ouest (1964).[1]

Style[modifier | modifier le code]

Fang Ganmin a appris dans les années 1920 à peindre le modèle nu comme dans La femme nue (Nürenti) où il insiste sur la poitrine du modèle, mais surtout avec Sun Yat-sen fait son testament (Sun Zhongshan xiansheng shouzhutu) de 1935 huile et dans La manifestation des ouvriers rue de Nankin à Shanghai le 30 mai 1925 (Wusa Shanghai nanjinglu gongren shiwei) de 1937, Fang Ganmin montre un talent pour les scènes historiques.

Fang Ganmin a aussi produit des peintures très « art déco ». On a par exemple La colombe (Baige) de 1931, La chanson de l’automne (Qiuqu) de 1931, L’étoile, la Lune et le rêve (Xing yue meng) de 1959 qui pourraient faire penser de loin à André Lhote ; un paysage, Le lac de l’Ouest lors des fêtes (Jierilide xihu) de 1933 ressemble à un décor de film expressionniste avec le drapeau nationaliste en vedette.

Enfin, des paysages des années 1950 et 1960, comme La ferme (Nongchang) de 1962 ou bien L’automne au Lac de l’Ouest (Xihu wanqiu) de 1964, témoignent d’une très bonne maîtrise technique dans le rendu réaliste. [2]

Famille[modifier | modifier le code]

Fang Ganmin est connu pour sa relation amoureuse avec Su Ailan (1905-1985), élève dans l’atelier Humbert et sœur d’une écrivaine célèbre pour s’être opposée à Lu Xun, Su Xiaomei, alias Su Xuelin (1897-1999). C’est l’exemple d’une idylle nouée à l’École des beaux-arts de Paris. Ils se sont mariés à leur retour en Chine et ils ont été recrutés par le Xinhua Meizhuan mentionné plus haut avec Wang Rizhan et d’autres. Fang Ganmin intègre ensuite le Guomei à Hangzhou.[3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe CINQUINI, « Les artistes chinois en France et l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris à l’époque de la Première République de Chine (1912-1949) : pratiques et enjeux de la formation artistique académique », UNIVERSITE DE LILLE 3 CHARLES-DE-GAULLE École Doctorale Sciences de l’Homme et de la Société Institut de Recherches Historiques du Septentrion,‎
  2. Philippe Cinquini., « Les artistes chinois en France et l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Parisàl’époquedelaPremièreRépubliquedeChine(1911-1949): pratiquesetenjeuxdelaformation artistique académique. », Histoire. Université Charles de Gaulle - Lille III, 2017. Français.,‎
  3. von Sarah Khan, Globalisierende Kunstmärkte: Das Phänomen Kunst im 21. Jahrhundert aus globaler Perspektive. Zum Ende des hegemonialen Anspruchs des westlichen Kunstsystems und zum Anfang einer post-globalen Kultur, LIT VERLAG, , 113, 115, 116 p.