Fandilas

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peinture représentant un moine agenouillé, un poignard en travers de la gorge
Saint Fadila, peinture du début du XIXe siècle.

San Fandila (ou saint Fandille en français) est un moine du IXe siècle. Il devient prêtre et abbé, puis est martyrisé à Cordoue en Andalousie, en 853.

Biographie[modifier | modifier le code]

Natif de Guadix, il fit ses études à Cordoue ; il embrassa la vie monastique et se retira au monastère de Tabane. Modèle de vertu, il fut appelé par les moines de Pinamellar qui le demandèrent pour abbé et le firent ordonner prêtre afin de le constituer supérieur de la double communauté des moines et des religieuses.

Mohamed Ier, émir omeyyade de Cordoue en 823, ayant entrepris d'achever l'élimination des chrétiens entreprise par son père, Abderraman II, fit abattre la plupart des églises, chargea les Chrétiens de nouveaux impôts et chassa de son palais ceux qui y étaient à son service. Les procès et les décapitations se multipliaient. Saint Fandille se rendit aux tribunaux pour menacer les juges des jugements de Dieu. Arrêté sur le champ, il fut condamné à la décapitation pour avoir pris la liberté de parler du faux prophète de la religion des Maures. Furent également décapités le même jour Saint Anastase, prêtre de Cordoue, et Saint Félix, moine d'Asturie, qui avaient réfuté publiquement les erreurs du Coran[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adrien Baillet, Les vies des Saints, (lire en ligne)