Famille missionnaire de Notre-Dame
| Famille missionnaire de Notre-Dame | |
Ut sint unum ! | |
| Institut de droit diocésain | |
|---|---|
| Approbation diocésaine | 7 octobre 2005 par François Blondel, évêque de Viviers |
| Institut | Institut de vie consacrée |
| Type | apostolique |
| Structure et histoire | |
| Fondation | 15 décembre 1946 Saint-Pierre-de-Colombier |
| Fondateur | Lucien-Marie Dorne (de), en collaboration avec Mère Marie-Augusta |
| Abréviation | FMND |
| Autres noms | Famille Domini |
| Patron | Notre-Dame-des-Neiges |
| Site web | fmnd.org |
| Liste des ordres religieux | |
La Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) est une communauté religieuse catholique fondée en 1946 à Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche et reconnue en 2005 comme institut de vie consacrée de droit diocésain. Elle est implantée dans le diocèse de Viviers.
Une visite apostolique diligentée par Rome en 2019, mettant en lumière « des difficultés préoccupantes », conduit les autorités vaticanes à nommer un assistant apostolique. L'institut fait également l'objet de signalements pour des dérives sectaires auprès de l'AVREF ainsi qu'auprès de la Miviludes, qui fait état d'« inquiétudes sérieuses » dans son rapport de 2021. L'institut et son supérieur sont poursuivis et condamnés pour abus de faiblesse en .
Le projet d'aménagement du sanctuaire de Saint-Pierre-de-Colombier rencontre une forte opposition sur place et fait l'objet de nombreux recours judiciaires.
Historique
[modifier | modifier le code]La fondation de la Famille missionnaire de Notre-Dame est liée à la dévotion à Notre-Dame des Neiges. Le , des femmes de la paroisse de Saint-Pierre-de-Colombier, membres de l'Action catholique, demandent à la Vierge la protection du village au moment de la retraite allemande[1]. En remerciement, elles proposent au curé nouvellement nommé, Lucien-Marie Dorne (1914-2006) de faire ériger une statue qui est construite au cours de l'année 1946[2]. Le , Alfred Couderc, évêque de Viviers, bénit la statue et autorise la constitution d'un «foyer» à Saint-Pierre-de-Colombier autour du père Lucien-Marie Dorne et d'Augusta Bernard (1907-1963), originaire d'Annonay[3],[4]. Ils sont rejoints par des jeunes filles aspirant à une vie religieuse[3].

Le , l'évêque de Viviers, François Blondel, érige la Famille missionnaire de Notre-Dame comme institut de vie consacrée de droit diocésain[5].
En 2006, à la suite du décès de son fondateur Lucien-Marie Dorne, Gérard Pinède, père Bernard en religion, devient le supérieur de la communauté[3],[6].
Le , la congrégation « Famille missionnaire de Notre-Dame », est reconnue par l'État[7].
À la mi-, le père Joseph succède au père Bernard Pinède[8].
Implantations et activités
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Depuis la fondation du premier foyer à Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche (1947), la FMND s'est peu à peu implantée en diverses régions de France. En 2025, la congrégation compte 150 frères et sœurs[9] répartis en France dans 17 foyers[10]. Le recrutement se fait auprès de jeunes, issus le plus souvent de familles croyantes, dans des aumôneries ou à l'occasion de colonies de vacances[11]. L'institut recrute une proportion élevée de jeunes âgés de moins de 20 ans - près d'un tiers des entrées - en contraste avec les recommandations de l’Église catholique en matière de discernement des vocations[12].
Les membres assurent des cours de catéchisme et des formations là où ils sont implantés, et animent régulièrement des retraites et des camps d’été. Le reste du temps est consacré à la prière, aux tâches ménagères et autres travaux. La journée débute à 6 heures et s'achève à 22 heures. Selon certains récits, la vie menée par les membres de la FMND n'offrirait aucun moment de solitude, ni repos, ni vacances[13].
La FMND compte aussi plusieurs oblats. Leurs actions visent à « construire la nouvelle évangélisation » : retraites spirituelles, camps de jeunes, pèlerinages, et présence sur Internet (vidéos et podcasts)[10].
Fondations en France
[modifier | modifier le code]Les implantations principales sont :
- Lyon (1979) dans la chapelle Sainte-Croix de Lyon dans le quartier des Brotteaux.
- Marseille (1980)[10]
- Grand-Fougeray (1984).
- Sélestat (1988) dans l'ancien couvent franciscain Saint-Antoine.
- Cannes (2002) dans la villa Saint-Benoît.
- Sens (2006) dans le monastère de la Nativité, maison-mère des sœurs dominicaines de l'Eucharistie.
- Bergerac (2008) dans l'ancien carmel du Sacré-Cœur, chargée de l’aumônerie de l’ensemble scolaire Sainte-Marthe-Saint-Front[11].
- Biarritz (2013) dans l’ancien presbytère Saint-Martin[10].
- Lourdes (2015)[10].
- Lyon Lorette (2021) sur la colline de Fourvière[10].
Fondations hors de France
[modifier | modifier le code]- Litzelbergkapelle, (2012) dans la commune de Sasbach am Kaiserstuhl (Bade-Wurtemberg, Allemagne).
- Rome (2012)[10].
Positions politiques
[modifier | modifier le code]La FMND défend des valeurs familiales conservatrices. Elle est notamment opposée aux lois françaises sur la contraception, l'avortement et le mariage homosexuel[14]. Elle est réputée proche des Scouts d'Europe et des AFC[3]. Pour le quotidien Sud Ouest, les messages distribués à des jeunes témoignent d'une « forme de rigorisme » qui met en avant l'appel à obéissance et au « renoncement au monde terrestre »[15].
Un projet immobilier controversé
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Les projets immobiliers de la Famille missionnaire de Notre-Dame divisent les 400 habitants de la commune de Saint-Pierre-de-Colombier[16],[17].
Après les élections municipales de 1995, les élus de Saint-Pierre-de-Colombier souhaitent limiter l'implantation de la Famille missionnaire de Notre-Dame dans la commune et refusent un projet de parking et un permis de construire pour un nouveau bâtiment. Cependant, lors des élections municipales de 2001, une liste favorable à la Famille missionnaire de Notre-Dame remporte le scrutin[18],[16].
La Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) entreprend la réalisation « d’un projet immobilier composé d’un sanctuaire principal, d’annexes tels qu’un bâtiment d’accueil avec garage, une aire de dépose pèlerins ainsi qu’une passerelle piétonne passant par-dessus la rivière » qu'elle justifie par l’affluence croissante des pèlerins sur le site de la statue de Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier. L'église, prévue pour accueillir 3500 personnes, comprend deux clochers de près de 50 m de haut[19]. Le permis de construire est délivré par le maire de la commune en [17]. Avec, selon la FMND, l'accord de l'évêque de Viviers, une première tranche de travaux commence en qui comprend un mur de soutènement, la passerelle, et le bâtiment d'accueil[4].
Opposition au projet et suspension des travaux (2020-2021)
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Le projet rencontre l'opposition de militants écologistes, de certains habitants, d'élus, de responsables politiques ou de représentants du parc naturel régional des Monts d'Ardèche, mais aussi de l'évêque de Viviers[20],[21], tous hostiles à un projet jugé démesuré d'un coût estimatif de 18 millions d’euros[16],[22].
Peu avant les élections municipales de , un habitant tente de faire rayer des listes électorales 98 membres de la Famille missionnaire de Notre-Dame. Il conteste la réalité de la domiciliation des intéressés à Saint-Pierre-de-Colombier. Il dépose autant de recours devant le tribunal de proximité d'Aubenas. Mais il est débouté par le tribunal qui confirme la légalité des inscriptions des religieux sur les listes électorales[23].
L’État donne raison aux opposants au projet par l'arrêté préfectoral du qui suspend les travaux, décision contestée sans succès auprès du juge des référés le [24],[25], qui confirme sa décision le [26]. L'évêque de Viviers, Jean-Louis Balsa[27], puis, en appel, la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique rejettent en le projet d'une église de 3 500 places[28].
Dans son rapport de , la Chambre régionale et territoriale des comptes critique la commune pour n'avoir pas respecté la charte du parc naturel régional en accordant le permis de construire, et le parc national régional pour n'avoir pas formulé de recours contentieux, alors qu'un processus d'artificialisation des sols semblait inévitable[19].
Reprise puis suspension à nouveau du chantier (2022-2024)
[modifier | modifier le code]Le , le nouveau PLUi de la communauté de communes « Ardèche des Sources et des Volcans » classe le site du chantier en zone UEch (zone urbaine d'équipement), par conséquent constructible[29],[30].
En , le préfet de l'Ardèche lève l'arrêté du estimant que le chantier ne porte pas atteinte aux habitants ou aux espèces présentes sur le site, à la suite d'une étude environnementale produite par la FMND. Cependant seul le chantier des bâtiments d’accueil des pèlerins peut se poursuivre, l'évêque de Viviers ayant interdit en la construction de l'église[31],[32]. À la suite de cet arrêté, les opposants au projet, Les Ami·es de la Bourges, déposent en un recours pour empêcher la reprise des travaux[33]. Cette demande est rejetée en par le tribunal administratif de Lyon[34].
Dans son jugement du , le tribunal administratif de Lyon rejette la requête d'annulation du permis de construire. Cette requête, formulée plus de deux mois après son affichage sur le terrain, est considérée comme irrecevable en raison de l’expiration du délai de recours contentieux. Les requêtes concernant une éventuelle fraude et l'impact sur la biodiversité sont également rejetées[35]. Malgré l'appel formé le par les opposants au projet, le jugement est confirmé le par la cour administrative d'appel de Lyon[36].

Le , des militants de l'association Les Ami·es de la Bourges bloquent le chantier pour s'opposer à la poursuite des travaux commencés deux jours auparavant. Ils ont la veille déposé une plainte pour « destruction d’espèce protégée », faisant valoir la présence sur le site du Réséda de Jacquin[37] — une « espèce endémique franco-espagnole rarissime » protégée depuis 1990[38] — découverte en par l'Office français de la biodiversité[39]. Le , des heurts les opposent à des membres de la FMND venus protéger le chantier. La vidéo d'une religieuse plaquant au sol un militant écologiste devient virale et fait le tour des réseaux sociaux[40],[41],[42],[43]. Dans un communiqué de presse, Sophie Elizéon, préfète de l'Ardèche condamne les violences et les atteintes aux biens et rappelle que « pour l'heure, rien ne s’oppose à la poursuite des travaux »[44],[45],[39]. Le , les opposants au projet immobilier obtiennent cependant en référé la suspension temporaire des travaux, le temps qu'une étude d'impact soit réalisée[46],[47]. La Famille missionnaire de Notre-Dame fait appel de cette ordonnance[48]. Le , la cour d'appel de Nîmes se déclare incompétente sur la question des espèces protégées, qui relève du tribunal administratif, ce qui casse la décision précédente[49],[50]. Le dossier est renvoyé vers la préfète de l'Ardèche qui décide par un arrêté du de suspendre les travaux dans l'attente de l'obtention d'une demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèce protégée ou la production d'une étude environnementale complémentaire attestant l'absence d'impact résiduel négatif significatif sur le Réséda de Jacquin pendant les travaux[51],[52].
Le , la FMND demande au ministère de la Transition écologique de retirer le Réséda de Jacquin de la liste des espèces protégées dans la région. En l'absence de réponse, elle dépose une requête en ce sens auprès du Conseil d’État qui est rejetée le [53]
Dérives sectaires
[modifier | modifier le code]Signalements de l'AVREF auprès du diocèse en 2007 et 2008
[modifier | modifier le code]Des témoignages convergents, dès le début des années 2000, d'origines diverses (laïcs et prêtres), conduisent l'Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles (AVREF) à alerter en 2007 l’évêque de Viviers, François Blondel, « sur des déviances très graves observées au sein de la Famille missionnaire de Notre Dame (FMND) [...] signalées par des personnes différentes vivant dans des régions différentes et qui ne se connaissent pas entre elles. »[54],[13].
Dans sa lettre adressée à l'évêque, l'association rapporte que « beaucoup de jeunes gens et de jeunes femmes entrent à la FMND sans avoir terminé leurs études et sans un discernement suffisant. » Selon les témoignages reçus « dans certaines communautés, les membres n'ont aucune liberté de penser et subissent un endoctrinement permanent des responsables dont beaucoup ont une conception fondamentaliste de la religion et dont certains ont une vision apocalyptique du monde. Ils seraient constamment épiés et n'auraient aucune liberté même dans la réalisation des tâches matérielles. Beaucoup doivent s’inscrire sur les listes électorales dans une commune qui leur est désignée et où ils n'habitent pas habituellement et doivent voter pour une liste qui leur est indiquée aux élections municipales. Les confessions des membres sont pratiquées exclusivement par des prêtres de la communauté ; certains confesseurs utilisent les informations qu'ils ont reçues dans le secret pour manipuler les personnes. Il est fait trop souvent appel à des exorcistes. De nombreux membres sont coupés du monde extérieur et coupés de leur famille. Certains prêtres ont des exigences vis à vis des laïcs qui ne sont pas réalistes. Plusieurs personnes nous ont signalé qu’elles craignaient ou [avaient] subi des représailles de la part d'un membre de la FMND. »[54]
En 2008, après le témoignage alarmant de parents d’une jeune femme entrée à l'âge de 17 ans à la FMND, qui en était sortie par la suite dans un état de santé très détérioré, l’AVREF adresse un nouveau courrier à l’évêque qui ne donne aucune suite[54].
Un nouveau signalement parvient à l'AVREF en 2012 qui évoque « la pression sur les consciences de la part des prêtres lors des confessions » et l’assujettissement de « personnes qui, peu à peu, n'existent plus par elles-mêmes ou à peine et qui, pour la plupart, n'ont plus la force ni la capacité de s'en sortir. »[55],[54].
Le rapport de la Miviludes (2018-2020)
[modifier | modifier le code]Dans son rapport d'activité 2018-2020 publié le , la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires indique que la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) « a fait l’objet depuis 2018 d’une dizaine d’interrogations et [de] trois témoignages très circonstanciés qui soulèvent des inquiétudes sérieuses »[56],[57].
Le rapport fait état de témoignages qui évoqueraient le recrutement de personnes jeunes, manquant de maturité et de discernement (« de jeunes adultes peu structurés, à la personnalité malléable, n’ayant pas encore aiguisé leur esprit critique »). La congrégation exercerait une limitation drastique des contacts entretenus par les membres avec l’extérieur et même avec leur propre famille. Les correspondances seraient lues et censurées, il ne serait pas possible de sortir voir sa famille et les appels seraient également très limités[56],[57].
Les témoignages évoquent aussi les difficultés d’accès aux soins médicaux, font état d’une manipulation des membres, notamment par les confesseurs, qui répéteraient ce qui est dit, et culpabiliseraient les confessants pour leur enlever leurs repères. Un culte de la personnalité a également été évoqué à plusieurs reprises à propos du supérieur. Certaines personnes travaillant en interne pour cette congrégation seraient également très peu rémunérées et mal nourries. Enfin, un harcèlement financier serait opéré sur les membres de l'institut pour obtenir des fonds. Il est fait état du legs des biens avant l’intégration définitive des membres[56],[57].
Contestation du rapport de la Miviludes par la FMND
[modifier | modifier le code]Dans un communiqué du , la FMND dénonce les procédés de la Miviludes qui « rapporte sans les avoir vérifiés des propos anonymes sans fondement », et regrette que l’organisme n’ait « jamais pris contact avec la communauté, ni rencontré aucun de ses membres »[58].
Dans son édition du , Le Dauphiné libéré indique avoir reçu « une quinzaine de témoignages » pour protester contre le rapport qu'ils jugent « calomnieux », « à sens unique » et même « diffamatoire ». Le supérieur de la communauté, Gérard Pinède, dément le contenu des témoignages reçus par la Miviludes concernant la coupure des membres d'avec leurs familles, les difficultés d'accès aux soins médicaux, la manipulation des membres de la communauté, le non-respect du secret de la confession et les legs avant l'intégration définitive des membres. La FMND déplore que le témoignage favorable de deux parents envoyé en n'ait pas été pris en compte dans le rapport de la Miviludes. D’autres parents de membres de la FMND ont témoigné par courriel auprès du Dauphiné libéré du bien-être de leurs enfants. L'article reproduit les témoignages de 6 membres qui se disent épanouis au sein de la communauté[59].
La visite apostolique de 2019 et ses suites
[modifier | modifier le code]Dès sa nomination dans le diocèse de Viviers en 2015, l'évêque Jean-Louis Balsa reçoit plusieurs signalements de membres de la congrégation qui lui rapportent « de gros problèmes de liberté, de conscience et d’action »[60]. Il est en particulier confronté à deux religieux désespérés et apeurés qui sollicitent son aide pour sortir de l'institut. Il alerte le procureur et le Vatican[61].
En 2019, la Famille missionnaire de Notre-Dame fait l'objet d'une visite apostolique à la demande de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée[62]. Elle est conduite par Daniel Federspiel, provincial des Salésiens. Son rapport pointe notamment le « culte des fondateurs », le « manque d’espace personnel réservé pour les religieux », la « coupure avec le diocèse », et « l'omnipotence du gouvernant ». Daniel Federspiel relève aussi que l'accès au téléphone et à Internet sont restreints, limité à 15 sites et à la revue de presse faite par le supérieur, Gérard Pinède. Dénonçant un « formatage des consciences », le visiteur apostolique déplore également que les réponses au questionnaire remis aux membres aient été dictées par le supérieur lui-même au moyen d'une note détaillée[63].
La Congrégation pour les instituts de vie consacrée indique que la visite apostolique a « clairement mis en lumière des difficultés préoccupantes concernant principalement l’exercice de l’autorité et l’obéissance, la qualité de la formation des membres et l’auto-référentialité du groupe » et précise qu'« il n’est pas exact, malheureusement, que les conclusions de la visite apostolique étaient positives, comme certains ont pu le dire ». Elle demande que le chapitre général de la FMND, prévu en , soit suspendu[5].
Dans un communiqué publié le [64], Jean-Louis Balsa annonce que Jean-Christophe Lagleize, évêque émérite de Metz, a été nommé le par le Saint-Siège assistant apostolique de la Famille missionnaire de Notre-Dame. Jean-Christophe Lagleize indique que « Rome [lui] demande d’aider à ajuster pour la période actuelle les constitutions de la Famille missionnaire, en lien étroit avec Mgr Balsa, pour permettre une juste représentation des membres à travers les conseils et le chapitre général. »[62],[5].
Poursuite pour abus de faiblesse de la FMND et de son supérieur
[modifier | modifier le code]Une enquête préliminaire est déclenchée en 2021 à la suite d'une saisine de la Miviludes et de la plainte de cinq anciens membres, âgés de 25 à 55 ans[13], quatre femmes et un homme, alors prêtre dans la communauté de Bergerac[57],[65]. Les plaignants mettent en cause l'emprise exercée par la congrégation. Les faits concernés se seraient produits entre et [66],[11]. L'enquête est confiée à l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) basé à Nanterre[67],[13]. Après audition de quarante personnes[57], dont les dépositions sont consignées dans 2 000 pages, et examen des archives concernant la FMND saisies à l'évêché[13], l'enquête révèle de nombreuses dérives : « organisation pyramidale coercitive, fonctionnement en vase clos, diabolisation de la société, privations plaçant les personnes en état de sujétion, isolement des membres vis-à-vis de leurs familles mais aussi entre eux »[11]. Les éléments recueillis, qui comprennent des faits prescrits, montrent des déviances dès la fin des années 1980[57]. Le supérieur de la FMND, Gérard Pinède, père Bernard en religion, est poursuivi pour « abus de faiblesse sur personnes en état de sujétion psychologique ». Les plaignants se constituent parties civiles. L'affaire est renvoyée devant un tribunal correctionnel[66],[11], en vue d'un procès inédit sur le sujet de l'emprise religieuse dans une communauté catholique[68],[69].
Audience de juillet 2024
[modifier | modifier le code]Le procès de Gérard Pinède et de la FMND, qui devait se tenir initialement le [70], a lieu les 4 et , « sur deux jours, le dossier étant volumineux. »[66]. Il s'ouvre sur l'examen d'une série de points de nullité et d'une question prioritaire de constitutionnalité. Les avocats de la défense, dont Jérôme Triomphe, proche des milieux catholiques traditionalistes[71], font valoir que l'article réprimant l'abus de faiblesse, qui permettrait selon eux de sanctionner un religieux dans le simple exercice de son autorité de supérieur, est en contradiction avec la liberté religieuse. Ils demandent la saisine de la Cour de cassation afin qu'elle transmette leur requête au Conseil constitutionnel. Selon l'avocate de deux des parties civiles, il s'agit de moyens dilatoires de la partie adverse : « Le fait de soulever ces exceptions va entraîner des délais de procédure et évidemment ces exceptions, si elles étaient retenues par le tribunal joueraient en faveur de leur client. »[72],[73]
Le président du tribunal indique qu'il est reproché à la FMND d'avoir recruté des jeunes gens fragiles, soumis à « des conditions de vie particulièrement contraignantes sans aucun repos, afin d'altérer le jugement par l'épuisement physique, avec un manque d'intimité total » ; de les avoir privés « de moyens financiers et de communication pour les isoler de l'extérieur et de leur famille » ; d'avoir exercé sur eux d'autres maltraitances « aboutissant à une dépersonnalisation en faveur d'une pensée unique sous l'égide du père Bernard et de la mère Magdeleine, religieux sacralisés ». Selon l'un des avocats des parties civiles, plusieurs membres de l'institut ont tenté de mettre fin à leurs jours[74],[73]. D'autres se sont évadés, comme le prêtre plaignant, exfiltré de nuit par un évêque[13].
Dans un communiqué, la FMND remet en cause le les témoignages des plaignants et déplore que sur les 156 membres de la communauté seulement six aient été entendus, selon elle, « de manière superficielle ». Selon l'institut, les accusations et les poursuites dont il fait l'objet s'inscrivent dans le calendrier des opposants au projet immobilier, présents au tribunal parmi le public, « certains ne faisant pas mystère de leur anticléricalisme »[75],[76]. Le , le tribunal de Privas rejette les exceptions de nullité et la question prioritaire de constitutionnalité soulevées par la FMND et demande un supplément d'information[67] souhaité par la défense[13].
Audience de janvier 2026 et verdict
[modifier | modifier le code]Le procès sur le fond des accusations contre l'institut et son supérieur, qui devait se tenir du 24 au [77],[78], est repoussé à 2026, de nouvelles pièces ayant été ajoutées au dossier la veille de l'audience[67],[79],[80].
Dans la perspective du procès se tenant du 19 au , la FMND fait paraître le sur un blog dédié un communiqué signé par 361 parents, frères et sœurs de membres, assurant que les accusations dont elle fait l'objet sont infondées[13]. La FMND sollicite le renvoi de ce procès, affirmant qu'elle n'a pas eu accès à 9 000 pages de pièces ajoutées au dossier depuis l'audience de [57],[13]. Son avocat, Jérôme Triomphe, demande également à la Cour de cassation de délocaliser le procès, le tribunal de Privas ne présentant pas selon lui les garanties d'impartialité requises. Ce recours n'est cependant pas suspensif[81]. Ces demandes de report, jugées dilatoires par les parties civiles[82], absentes[12] par crainte de représailles selon leur avocate[13], sont rejetées par le tribunal en début d'audience[81]. À l'issue des débats, la procureure de la république de Privas requiert 100 000 euros d'amende contre la FMND, la fermeture pour une année de la communauté de Saint-Pierre-de-Colombier, deux ans de prison avec sursis contre Gérard Pinède et l'interdiction durant 5 ans d'exercer son ministère de prêtre[83]. La défense quant à elle demande la relaxe arguant que « la liberté de religion interdit à l'État de s'immiscer [...] dans l'appréciation de la vie religieuse avec sa radicalité [et que] les tribunaux sont totalement incompétents pour en juger »[84],[85]. Selon Hervé Giraud, évêque de Viviers, le verdict du tribunal pourrait conduire les autorités romaines à intervenir[57].
Le la Famille missionnaire de Notre-Dame est condamnée à 50 000 euros d'amende (dont la moitié avec sursis) et Gérard Pinède à six mois de prison avec sursis. Ils font appel du jugement[86]. La procureure laisse « à l’Église la responsabilité de trancher la question de l’existence de la FMND »[87]. Dans un communiqué du , « prenant acte de cette décision de justice, l’évêque de Viviers demande à la FMND de ne plus accepter de postulants ou de novices, ni d’accueillir des vœux d’aucune sorte jusqu’à nouvel ordre. »[88],[89].
Ouverture d'une enquête préliminaire à Bergerac
[modifier | modifier le code]Un signalement de parents en auprès du diocèse de Périgueux, inquiets de voir leur fille tout juste majeure entrer dans la FMND, donne lieu à une intervention de l'évêque, Philippe Mousset, qui demande à la communauté de laisser préalablement la jeune fille terminer ses études. Hervé Giraud, évêque de Viviers dans le département de l'Ardèche, où se trouve la maison-mère de la FMND, fait de même devant témoins. Contre la recommandation des deux évêques, la jeune fille est intégrée dans la communauté. L'évêque de Périgueux ouvre alors une enquête interne qui montre que plusieurs adolescents ont été sollicités de manière pressante pour être recrutés par la communauté, par le biais de l'aumônerie du collège-lycée privé de Bergerac, Sainte-Marthe Saint-Front, où le foyer de la FMND intervient sans autorisation du diocèse. Deux parents concernés alertent la Miviludes. Le procureur de Bergerac ouvre une enquête préliminaire. Selon ses déclarations au journal Sud Ouest, la procédure pourrait être transmise au parquet de Privas en Ardèche. La FMND qualifie de « grotesques » les accusations dans le cas de l'un des adolescents, un collégien âgé de 11 ans, sur lequel le foyer de Bergerac aurait exercé de très fortes pressions psychologiques : selon une proche de l'enfant, mails et appels téléphoniques incessants, menace de l'enfer, instrumentalisation de la maladie de sa mère atteinte d'un cancer[90],[13].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Statue de Notre-Dame des Neiges », sur patrimoine-religieux.fr (consulté le ).
- ↑ « Notre-Dame-des-Neiges: l'église de la discorde au cœur de la montagne ardéchoise », AFP/L'Express, (lire en ligne, consulté le ).
- Bernadette Sauvaget, « Un mouvement religieux ancré dans la tradition », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- Jacques Berset, « La construction d'une église sème la discorde en Ardèche », Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
- Clémence Houdaille, « Mgr Lagleize nommé assistant apostolique pour la Famille missionnaire de Notre-Dame », La Croix, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Benjamin Coste, « En Ardèche, la construction de cette basilique déchaîne les passions », Famille chrétienne, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Legifrance, « Journal officiel électronique authentifié n° 0148 du 26/06/2008 », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « La Famille missionnaire de Notre-Dame et son père supérieur condamnés pour abus de faiblesse », RCF, (lire en ligne).
- ↑ Maurice Page, « Assistant apostolique pour la Famille missionnaire de Notre-Dame », Cath.ch, (lire en ligne).
- Arnaud Dejeans, « La Famille missionnaire Notre-Dame : un village déchiré par un projet pharaonique », Sud Ouest, (lire en ligne).
- Yann Saint-Sernin, « La Famille missionnaire de Notre-Dame, une autre congrégation embarrassante pour l’Église », Sud Ouest, (lire en ligne).
- Gonzague de Pontac, « « Plus on rentrait jeune, plus le sacrifice était beau ! » : au procès de la FMND, la délicate question des jeunes recrues », La Croix, (lire en ligne).
- Pauline De Deus, « Recrutement d’enfants, rupture de liens, troubles psychologiques : à Privas, une congrégation catholique jugée pour dérives sectaires », Libération, (lire en ligne)
- ↑ Prisca Borrel, « En Ardèche, un petit village pris dans les filets d’une communauté traditionaliste », Mediapart, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Yann Saint-Sernin, « La Famille missionnaire de Notre-Dame : « La sainteté des enfants, c’est l’obéissance. Il faut obéir comme une lampe électrique » », Sud Ouest, (lire en ligne).
- Pierre Sorgue, « Querelle de chapelle à Saint-Pierre-de-Colombier », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- Matt Finance, « Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche au cœur d’une véritable querelle de clocher », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ Marc Pivois, « La Vierge enlève la mairie de Saint-Pierre. », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes, « Rapport d'observations définitives et sa réponse », (consulté le ), p. 41-42.
- ↑ Diocèse de Viviers, « Communiqué de presse de l’évêque de Viviers concernant le projet de construction d'une chapelle par la Famille missionnaire de Notre Dame à St Pierre de Colombier », (consulté le ).
- ↑ Benjamin Coste, « Chapelle en Ardèche : Rome rejette le recours de la Famille Missionnaire Notre-Dame », Famille chrétienne, (lire en ligne) :
« […] le décret du 29 septembre 2020 qui stipule que Mgr Jean-Louis Balsa n’autorise pas la construction d’une chapelle telle qu’elle a été conçue par la Famille Missionnaire de Notre Dame à Saint-Pierre de Colombier, sur le diocèse de Viviers »
- ↑ Pierre-Jean Pluvy, « Saint-Pierre-de-Colombier : le diocèse se dit surpris et peiné », France Bleu, (lire en ligne) :
« […] l'évêque a interdit la construction d'une église sur le site de Saint-Pierre-de-Colombier. »
- ↑ Isabelle Gonzales, « Municipales à Saint-Pierre-de-Colombier : les 98 recours ont été rejetés », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Tribunal administratif de Lyon, « Ordonnance n°2100203 du 5 février 2021 », (consulté le ).
- ↑ Tribunal administratif de Lyon, « Travaux suspendus pour le complexe religieux à Saint-Pierre-de-Colombier », (consulté le ).
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Liens externes
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