Famille missionnaire de Notre-Dame

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Famille Missionnaire de Notre-Dame
Image illustrative de l’article Famille missionnaire de Notre-Dame
Ut sint unum !
Ordre de droit diocésain
Approbation diocésaine 2005
par François Blondel, évêque de Viviers
Institut Institut de vie consacrée
Type apostolique
But Éducation spirituelle des cœurs
Structure et histoire
Fondation 15 décembre 1946
Saint-Pierre-de-Colombier
Fondateur Père Lucien-Marie Dorne, en collaboration avec Mère Marie-Augusta
Abréviation F.M.N.D.
Autres noms Famille Domini
Patron Notre-Dame des Neiges
Site web http://fmnd.org
Liste des ordres religieux

La Famille Missionnaire de Notre-Dame est un institut de vie consacrée fondé en 1946 à Saint-Pierre-de-Colombier en Ardèche. C'est une communauté religieuse catholique de droit diocésain implantée dans le diocèse de Viviers.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 15 décembre 1946, Alfred Couderc, évêque de Viviers (Ardèche) bénit la statue de Notre-Dame des Neiges et donne l'autorisation de la fondation de l'équipe Notre-Dame des Neiges autour d'Augusta Bernard (1907-1963) et du père Lucien-Marie Dorne (1914-2006).

En mai 1947, les premières sœurs arrivent à Saint-Pierre-de-Colombier, suivies en septembre 1975, des premiers frères, dont certains seront diacres ou prêtres.

Leur habit religieux est une longue tunique blanche, ceinte aux reins d'un cordon blanc, portée en l'honneur de la Vierge Marie, Notre-Dame des Neiges, à qui les membres sont consacrés. Dans la vie quotidienne, ils portent un habit discrètement religieux : les sœurs portent une tenue bleu marine avec un voile de même couleur, les frères une chemise à col romain bleu marine.

Ils n'ont pas de vie mixte, mais une liturgie commune et une collaboration dans l’apostolat. Ils constituent comme une famille spirituelle dite « Famille Domini » (du Seigneur).

Le charisme d'éducation humaine et surtout spirituelle de la communauté se déploie à travers diverses activités apostoliques : catéchèse, retraites selon les Exercices de saint Ignace, récollections pour foyers, pour jeunes ou pour adolescents, colonie de vacances, camps, pèlerinages, etc.

Spiritualité et mission[modifier | modifier le code]

Riche d'une spiritualité à la fois profondément enracinée en tradition et nouvelle par son caractère familial, la Famille Missionnaire de Notre-Dame veut exercer la mission d'apôtres de l'Amour pour faire connaître Dieu, qui est Charité et éduquer les cœurs, avec l’aide et à l’image du Sacré-Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, en vue de leur épanouissement dans la Vérité et la Charité[1].

Statuts canonique et légal[modifier | modifier le code]

La Famille Missionnaire de Notre-Dame est reconnue comme un institut de vie consacrée par l'Église catholique et comme une congrégation religieuse par l’État français.

Reconnaissance canonique[modifier | modifier le code]

Reconnue par l’Église catholique dès sa fondation en 1946, en la personne de l’évêque de Viviers et de ses successeurs, la Famille Missionnaire de Notre Dame a franchi progressivement les différentes étapes prévues par le droit de l’Église, jusqu’à la reconnaissance d’un statut canonique définitif protégeant et reconnaissant sa spécificité et son charisme.

Le 7 octobre 2005, aboutissement de ces étapes, Mgr François Blondel, évêque de Viviers promulgue le décret définitif d’érection canonique de la Famille Missionnaire de Notre-Dame. Celle-ci est reconnue définitivement comme institut de vie consacrée de droit diocésain. Cette reconnaissance est une application du Canon 605 du nouveau Code de droit canonique promulgué en 1983 qui évoque les nouvelles formes de vie consacrée suscitées par l’Esprit Saint[2].

Reconnaissance légale par l'Etat français[modifier | modifier le code]

Par le décret du 24 juin 2008, publié au Journal officiel du 26 juin 2008, la Famille Missionnaire de Notre-Dame a été reconnue légalement par l’État français comme congrégation religieuse[3].

Cela lui donne la capacité légale de recevoir des libéralités en franchise de droits de mutation (dons, donations, legs...).

Implantations[modifier | modifier le code]

Frères missionnaires de Notre-Dame en pèlerinage à Lourdes.

La Famille Missionnaire de Notre-Dame compte en 2018 102 sœurs, et 42 frères (dont la moitié sont prêtres). Elle est installée dans dix huit « foyers » dont seize répartis en France, un en Allemagne et un à Rome en Italie.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

Le Site Notre Dame des Neiges[modifier | modifier le code]

Conformément au projet de ses fondateurs[7], et devant l’affluence croissante des pèlerins auprès de Notre Dame des Neiges à Saint-Pierre-de-Colombier, la Famille Missionnaire de Notre Dame entreprend « la réalisation d’un site Notre-Dame des Neiges comprenant la construction d’une église, d’un bâtiment d’accueil, d’une aire de dépose des pèlerins, d’une passerelle piétons »[8]. Les travaux commencent en mai 2019 par la première tranche (aire de dépose, passerelle, bâtiment d'accueil), pendant quatorze mois, le permis de construire n’ayant pas été contesté devant les tribunaux administratifs. Le projet rencontre une opposition, constituée principalement de mouvements proches de la libre pensée et de l’extrême gauche[9], qui envahissent le terrain en juin 2020, et en sont expulsés par les forces de l’ordre. Ces opposants sont accusés d'anticléricalisme par la Famille Missionnaire de Notre-Dame, en raison des slogans brandis lors de leurs manifestations : « Des crapauds, pas des curés », « Vos mères auraient dû avorter »[10]

Le rapport de la Miviludes[modifier | modifier le code]

Dans son rapport d'activité 2018-2020 publié le 22 juillet 2021[11], la Miviludes classe la Famille missionnaire de Notre-Dame (FMND) parmi les « sujets d'inquiétude », évoquant quelques témoignages recueillis. La Famille Missionnaire de Notre Dame publie alors un communiqué dans lequel elle dénonce les procédés de la Miviludes qui « rapporte sans les avoir vérifiés des propos anonymes sans fondement », et regrette que l’organisme n’ait « jamais pris contact avec la communauté, ni rencontré aucun de ses membres ». Des membres de la Communauté, ainsi que des parents de jeunes membres font alors paraître dans la presse des témoignages signés pour contester ceux, anonymes, mentionnés par la Miviludes (« Nos enfants sont absolument heureux »[12]). Des parents se plaignent également que leurs témoignages positifs envoyés à la Miviludes n’aient pas été retenus[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Famille Missionnaire de Notre-Dame, « La spiritualité et la mission des apôtres de l'Amour », sur fmnd.org (consulté le )
  2. Famille Missionnaire de Notre-Dame, « Reconnaissance canonique », sur fmnd.org (consulté le )
  3. Legifrance, « Journal officiel électronique authentifié n° 0148 du 26/06/2008 », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  4. Les Sœurs Dominicaines de l'Eucharistie
  5. Page du foyer de la Litzelbergkapelle en Allemagne
  6. Page du foyer de Rome en Italie
  7. Famille Missionnaire de Notre-Dame, « Origine du projet » (consulté le )
  8. Permis de construire du Site Notre-dame des Neiges
  9. Une pétition relayée sur leur page Facebook sous forme de communiqué de presse en date du 19 juin 2020 est signée entre autres par la "fédération ardéchoise et drômoise de la Libre Pensée", la "fédération des Œuvres Laïques de l'Ardèche", le MRAP 07, la CGT Aubenas, la CNT 07, la FSU 07 et 26, LFI 07 et 26, les "Gilets jaunes Sud Ardèche", le PCF de Privas, la section PS d'Aubenas, la fédération anarchiste, l'Union communiste libertaire 07... Michel Chevillé, « Des zadistes à l’assaut de “Notre-Dame des Neiges” », Valeurs Actuelles,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « article », Dauphiné-Libéré,‎
  11. Miviludes, « Rapport d'activité & études 2018-2020 », sur miviludes.interieur.gouv.fr, (consulté le )
  12. « «Dérives sectaires» : la Famille missionnaire se défend », Dauphiné-Libéré,‎ , p. 4 et « Les membres de la Famille Missionnaire de Notre-Dame sont libres, heureux et sereins », La Tribune,‎ , p. 9
  13. « «Dérives sectaires» : la Famille missionnaire se défend », Dauphiné-Libéré,‎ , p. 4

Liens externes[modifier | modifier le code]