Famille du Pré de Saint Maur

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Famille du Pré de Saint Maur
Image illustrative de l’article Famille du Pré de Saint Maur
Armoiries

Devise « Perire potest timere nescit »
Lignées Maison du Pré
Branches du Pré de La Motte-Cossigny
du Pré de La Grange
du Pré de Saint-Maur
Période début du XIVe siècle
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Cossigny
Passy
Bardilly
Cerny
Cherelles
Créteil en Brie
Lieusault
Saint-Maur
Grange-Bléneau
Restenau
Courpalais
Charges Échevin de Paris
Ambassadeur de France à Constantinople
Magistrat financier (3)
Secrétaire du roi (2)
Maître des Comptes (3)
Receveur des Amendes du Parlement de Paris
Maître des requêtes à la Chambre des comptes
Conseiller au Parlement(2)
Payeur des rentes du clergé
Avocat du roi au Châtelet de Paris (2)
Correcteur à la Chambre des comptes (2)
Statisticien
Économiste
Conseiller d'État
Maître des requêtes au Conseil d'État (2)
Intendant du Berry
Intendant de Guyenne
Conseiller du Roi (2)
Commissaire des Requêtes du Palais
Auditeur des Comptes
Fonctions militaires Maréchal des logis de Gaston d'Orléans
Récompenses civiles Académie française
Récompenses militaires Honneurs héréditaires de la Légion d'honneur (2)

La famille du Pré de Saint-Maur, est la branche cadette et dernière branche subsistante de la famille du Pré, famille noble française, originaire de la Brie en Île-de-France. La famille du Pré de Saint-Maur est l’une des plus distinguées de la noblesse de robe parisienne, écrit le généalogiste Gustave Chaix d'Est-Ange[1].

Armes[modifier | modifier le code]

Les armes sont : « au 1 d'azur à la bande d'or chargé de trois cosses de pois de sinople, au 2 d'argent à la fasce de sinople accompagnée de trois trèfles du même » et la devise « Perire potest timere nescit » (Il peut périr, il ne connaît pas la crainte). Ce sont des armes parlantes. Les trèfles de sinoples symbolisent le pré et les cosses de pois font référence à la seigneurie de Cossigny. Avant d'être coupé vers la fin du XIVe siècle, le blason comportait uniquement la partie droite, armes de la famille du Pré, famille d'origine.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières traces datent de 1180 avec les premiers Seigneurs de Cossigny. Néanmoins, un lien entre ces premiers seigneurs de Cossigny et le premier ancêtre certain, Jehan du Pré, né vers 1330, n'a pas été confirmé par l'ANF. De nombreux documents ayant été brûlés lors de la Commune à Paris. On sait que cette famille était déjà noble en 1416, puisque Jean du Pré, valet de chambre du duc de Berry, était l'un des quatre échevins de Paris sous la prévôté de Philippe Brébant (1416)[réf. nécessaire]. Elle a perdu sa noblesse au XVe siècle après que Guillaume du Pré, Sieur de Cossigny, a dérogé en devenant avocat. Puis Nicole du Pré, par ses fonctions de robe : secrétaire du roi, receveur des amendes du parlement de Paris, maître des comptes () a permis à cette famille de retrouver sa noblesse en 1513, date que l'ANF reconnaît aujourd'hui. La branche de Saint-Maur est la branche cadette, après les branches de la Grange-Bléneau et de la Motte-Cossigny. Elle est apparue au milieu du XVIIe siècle, lorsque Catherine de Médicis a donné les terres de Saint-Maur, actuellement en Seine et Marne, à Jacques du Pré.

Titres[modifier | modifier le code]

La famille tient un titre de Chevalier et fut Seigneur de Cossigny, de Passy, de Bardilly, de Cerny, de Cherelles, de Créteil en Brie, de Lieusault, de Saint-Maur, de la Grange-Bléneau, de Restenau, de Courpalais[2]… Elle possède par ailleurs un titre espagnol de Marquis et un titre de Quart Comte de Soissons.

Personnages et illustrations[modifier | modifier le code]

Cette famille s'est illustrée dans l'administration du royaume de France entre le XIVe et XVIIIe siècles.

La branche des du Pré de La Motte-Cossigny[modifier | modifier le code]

  • Jean du Pré, Échevin de Paris en 1416. Beau frère de Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne durant quarante ans et fondateur de l'Hôtel-Dieu de Beaune.
    • Jehan du Pré, arrière petit-fils du précédent, Magistrat financier, secrétaire du roi, correcteur puis maître des comptes de Paris. Décédé le 10 mars 1546.
    • Nicole du Pré (1470-1527), frère du précédent, Magistrat financier, secrétaire du roi, receveur des amendes du Parlement de Paris, maître des comptes (22/09/1513).
      • Nicolas du Pré, fils du précédent, Maître des requêtes à la Chambre des comptes(12.9.1542), intendant de justice aux armées d'Italie.
        • Henry du Pré, Gentilhomme de la Chambre du roi, Conseiller au Parlement , vers 1555. Décédé en 1595.
        • Christofle du Pré, poète, auteur des Larmes funèbres et ambassadeur de France à Constantinople.
        • Jacques du Pré (1550-1616), Conseiller au parlement de Paris.
          • Jacques du Pré, fils du précédent, Payeur des rentes du clergé, garde du corps du roi en qualité d'archer puis maréchal des logis de Gaston d'Orléans. Selon la Revue Historique des Armées, la fonction de maréchal général des logis, largement méconnue et peu prestigieuse, qui correspond à celle de chef d’état-major d’une armée, joua pourtant un rôle fondamental dans les armées d’Ancien Régime. En effet, en s’occupant essentiellement de l’organisation des marches et des campements et en étant, de fait, la principale source d’informations géographiques de l’armée, ce personnage assistait régulièrement aux conseils de guerre auprès du général d’armée et pouvait alors influencer largement ses choix stratégiques. Il est décédé en 1675.

La branche des du Pré de La Grange[modifier | modifier le code]

La branche des du Pré de Saint-Maur[modifier | modifier le code]

Alliances[modifier | modifier le code]

Cette famille a réalisé plusieurs alliances avec notamment les Benoist d'Azy, les Bourbon, les d'Ursel, les Roquefeuil, Goulaine, d'Houdetot, Pins, La Jaille, La Panouse, Rochefort, d'Aguesseau, Kersauson

Propriétés[modifier | modifier le code]

Anciennes :

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, (lire en ligne)
  2. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert et Badier, Dictionnaire de la noblesse, Chez la veuve Duchesne ... et l'auteur, (lire en ligne)