Famille du Plantadis

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Famille du Plantadis
Image illustrative de l’article Famille du Plantadis
Armes

Blasonnement D’argent au chêne de sinople glanté d’or, au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or
Devise Fructum dabit in tempore suo.
Branches le Bost et la Vernède
Ussel
Aubusson
Période XVe siècle - XIXe siècle
Pays ou province d’origine Marche
Demeures Château du Bost
Château de Saint-Maixant

La famille du Plantadis est une famille noble française originaire de la Marche. Elle se divisa en plusieurs branches, dont l'une se serait établie au XVIIe siècle à Aubusson (Creuse), s'allia avec des familles de maitres tapissiers d'Aubusson et dirigea elle-même des fabriques de tapisserie. Cette famille s'éteignit à la fin du XIXe siècle[1].

Origine[modifier | modifier le code]

D'après la généalogie de la famille du Plantadis rédigée au XIXe siècle par Ambroise Tardieu, cette famille de noblesse d'extraction tirerait son origine d'un fief appelé "le Plantadis" qui existait à Saint-Agnant-près-Crocq (Creuse).

Le château du Bost à Magnat-l'Étrange

Un chercheur contemporain, Pierre Charbonnier, est d'un avis différent. Dans Une autre France : la seigneurie rurale en Basse Auvergne, du XIVe au XVIe, il écrit : « On a admis que la famille du Plantadis était une famille d'officiers enrichis. Tardieu avait prétendu trouver de lointaines origines nobles à la famille du Plantadis qui possédait divers biens dans ce mas. Mais il semble s’agir d’une famille roturière qui s’élève socialement et qui crée au XVIe siècle une seigneurie. »[2].

La filiation suivie par Tardieu commence avec Pierre du Plantadis, seigneur du Bost, marié vers 1470 à Marie de Lestrange. Le château du Bost, à Magnat-l'Étrange, construit par Hugues et Laurent du Plantadis[3], serait le berceau historique de la famille du Plantadis, que l'on retrouve, deux siècles plus tard, à Mérinchal[4].

Branches[modifier | modifier le code]

La famille du Plantadis se divisa en plusieurs branches[a] :

  • branche ainée du Bost et de la Vernède
  • branche d'Ussel
  • branche fixée à Aubusson (non rattachée)

La branche fixée au XVIIe siècle à Aubusson s'allia avec des familles de tapissiers de cette ville, et un Plantadis y était maitre tapissier en 1670[5].

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Pierre du Plantadis, seigneur en partie du Bost, servit dans les armées du roi Louis XI[réf. nécessaire]. Premier auteur de la filiation suivie de la famille, il vivait encore en 1490.
  • Antoine du Plantadis, chevalier puis commandeur de l'Ordre de Malte (1560), petit-fils du précédent.
  • Antoine du Plantadis, neveu du précédent, docteur en droit, lieutenant général du comté de la Marche (de 1581 à 1588), conseiller du roi et de la reine Isabelle sous Charles IX, maître des requêtes ordinaires du roi, député de la Marche aux États généraux de 1588-1589.
  • Jean du Plantadis, écuyer, seigneur de Jouhet, de Luchat et de Boisfranc, élu en l'élection de la Marche (1605-1606), vivait encore en 1618. Il mourut président de l'élection de la Marche. Il épousa Jeanne Tixier qui vivait encore en 1656 et demeurait en son château de Jouhet.
  • Guy du Plantadis, licencié en lois, nommé par le roi Henri II et la reine douairière Isabelle, châtelain d'Aubusson (1550-1566) puis d'Ahun (1566-1583) et de Chénérailles (1583).
  • Guy du Plantadis, seigneur du Baneix, il se prépare à devenir lieutenant-général de la Marche quand il succombe à une infection, à Paris, en novembre 1610. Il est inhumé en l'église Saint-Jacques-la-Boucherie.
  • Jean Charles du Plantadis, écuyer, né en 1663, seigneur de La Vernède, mousquetaire du roi en 1700, capitaine puis lieutenant-colonel dans le régiment du Vexin en 1705.
  • Alix du Plantadis, religieuse bénédictine au couvent de Pontgibaud où elle mourut le 29 décembre 1661.
  • Magdeleine du Plantadis, nommée en 1614, par brevet du roi, abbesse du monastère de Sainte-Claire à Clermont-Ferrand, qu'elle gouverna jusqu'en 1644. Elle est au centre du violent conflit qui oppose Joachim d'Estaing aux pères Cordeliers de Bourgogne. L'abbesse est déposée par les pères Cordeliers pour avoir pris le parti de l'évêque de Clermont. Elle est ensuite rapidement rétablie dans ses fonctions. À Felletin, elle fonde un couvent de Clarisses.

Généalogie[modifier | modifier le code]

La généalogie des Plantadis est donnée par Ambroise Tardieu[4].

Branche ainée[modifier | modifier le code]

  • Pierre du Plantadis, co-seigneur du Bost, vivant en 1490, marié à Marie de Lestrange.
    • Durand du Plantadis, seigneur en partie du Bost, vivant en 1495, épouse Jeanne de Bonneval.
      • Gabriel du Plantadis, seigneur du Bost et du Leyrit, de La Gorse, du Baneix, de Fernoël et de Chaumes en partie, résidait à Magnat, en 1534. Il épouse Magdeleine Méchonnet. Il meurt en 1560.
        • Louis du Plantadis († 1586), écuyer, seigneur du Leyrit et de Mérinchal, gendarme dans la compagnie du duc de Longueville, épouse en 1556 Anne de La Rochebriant ; il épouse en secondes noces en 1570 Anne de Bosredon.
          • Antoine du Plantadis, seigneur de La Vernède (à Mérinchal), épouse Gilberte de La Souche en 1623.
            • Claude Gilbert du Plantadis (1629-1684), épouse en 1652 Jeanne Guillouet (1637-1714)
            • Gabriel du Plantadis, quitte Mérinchal et s'installe à Aubusson où il épouse le 8 mars 1653 Gabrielle de Vitract, fille d'un riche maitre tapissier de cette ville.

Branche d'Ussel[modifier | modifier le code]

La branche d'Ussel s'est éteinte en 1772.

  • Pierre du Plantadis, seigneur de Cherboucheix, lieutenant-général du duché de Ventadour (1629)
    • Étienne du Plantadis, avocat, lieutenant-général du duché de Ventadour (1654-1680)
      • Pierre du Plantadis, avocat du roi à Ussel
        • Étienne du Plantadis, lieutenant-général du duché de Ventadour (1757-1772)

Branche d'Aubusson[modifier | modifier le code]

Le lien de la branche d'Aubusson avec la souche familiale n'est pas connu.

  • Jean du Plantadis épouse en 1651 Catherine Guilhon, proche du conseiller du roi Gabriel Garreau de La Villatte et d'une vieille famille de tapissiers, les Barraband. La famille Guilhon compta aussi bien des détenteurs de seigneuries ("Javaillac", par exemple) que des patrons tapissiers (à Felletin).
    • Gabriel du Plantadis épouse vers 1683 Antoinette Mazetier, issue de tapissiers de Bellegarde-en-Marche.
Château de Saint-Maixant

Léon Léonard du Plantadis, descendant au 4e degré de Gabriel, né en 1816, châtelain de Saint-Maixant, décédé sans postérité à la fin du XIXe siècle, fut le dernier représentant de cette branche. Il était propriétaire du château de Saint-Maixant[6] qu'il sauva de la ruine, par une restauration énergique entreprise à la fin des années 1860[7]. Il fit également diverses donations au musée d'Aubusson. Il transmit par adoption son nom à son neveu Joseph Boithier qui porta alors le nom "Boithier du Plantadis"[8].

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Seigneuries tenues par la famille du Plantadis en pays marchois[4] :

  • Boisfranc, Cherboucheix, Jouhet, La Mothe, La Vernède, Le Baneix, Le Bost, Le Leyrit, Le Reymondet, Luchat, Mérinchal, Paneyreix, Saint-Alvard, Sermur.

Armes[modifier | modifier le code]

  • D’argent au chêne de sinople glanté d’or; au chef d’azur chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or
  • Devise : Fructum dabit in tempore suo.

Ces armes se voient sur la porte d’entrée du château du Bost avec la date (incertaine) de 1379[4]. Pour certains auteurs, les armes de la ville d'Aubusson seraient difficiles à distinguer de celles des Plantadis[b].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La branche ainée comprend un certain nombre d'officiers, comme par exemple le vice-sénéchal décrit par l'intendant de Moulins dans son procès-verbal de la généralité de Moulins dressé en 1686 : « Le vice-sénéchal de Guéret se nomme Plantadis. C'est un homme vif, alerte, toujours prêt à monter à cheval. Il a sous lui un assesseur, un procureur du Roi, un greffier, un commissaire à faire les montres et dix archers. C'est la compagnie que j'ai trouvée la mieux dans l'ordre et où l'officier soit le plus appliqué. Il m'a représenté que son ressort est d'une grande étendue, dans des pays fort rudes et difficiles, et qu'il aurait besoin d'une augmentation de dix archers. Il m'a proposé de lever les charges et d'en payer jusqu'à six mille livres ; et si le Conseil écoutait sa proposition, je saurais placer ces officiers en des lieux très utiles pour le service du Roi et l'intérêt des peuples. » (Moulins, Librairie historique du Bourbonnais, 1892)
  2. Dans un article intitulé « Les Armes de la Ville d'Aubusson », De Chaumont précise : « Une confusion devait fatalement s'établir entre les armes de la ville et celles de la famille du Plantadis. », M.S.S.N.A.C., 1922 (BNF, Gallica).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revue de l'art chrétien, 1883, vol. 26, p. 579.
  2. Pierre Charbonnier, Une autre France : la seigneurie rurale en Basse Auvergne, du XIVe au XVIe siècle, Clermont-Ferrand : Institut d'études du Massif central, 1980, p. 1235.
  3. http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateau-du-bost-magnat-etrange_a.jpg,« Le château du Bost », notice no IA00030673, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a b c et d Ambroise Tardieu, Généalogie de la maison du Plantadis, dans la Marche et en Auvergne, Impr. de C. Desrosiers, 1882
  5. Cyprien Pérathon, « Notice sur les manufactures de tapisseries d'Aubusson, de Felletin et de Bellegarde » (version de 1882, in Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, p. 91) ; Paul Ducourtieux, 1894, in Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t.42, p. 440
  6. Saint-Maixant et son château.
  7. GenDep23 : notice de l'abbé Lecler (1902) sur Saint-Maixant, liste des monuments historiques de la Creuse.
  8. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1883, p. 383.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]