Famille de Wolbock

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Famille de Wolbock
Image illustrative de l’article Famille de Wolbock
Armes

Blasonnement De gueules, à la fasce d'or
Devise « Potius Mori Quam Mutare »
Période XIIIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Gueldre
Picardie
Allégeance roi de France
Demeures Limé

La famille de Wolbock est une famille subsistante de la noblesse française, de noblesse d'extraction, originaire de Gueldre et établie en France au XVIe siècle.

Origines[modifier | modifier le code]

Cette famille originaire du duché de Gueldre aux Pays-Bas, se fixa en France, en Soissonnais, avec Nicolas de Wolbock, Freiherr de Wolbock, seigneur du Loo, de Wormes, de Courcelles, d'Applincourt, de Loupeigne, vicomte de Limez[1], qui obtint des Lettres de naturalisation en 1573, et épousa en 1577 Charlotte de Châtillon d'Harzillemont[2],[3]. Les Wolbock traduisent Freiherr en "baron" depuis leur naturalisation.

Nicolas de Wolbock passa en France avec un corps de reîtres[4].

Son père et son grand-père Henri et Nicolas de Wolbock seigneurs de Wormser, avaient été au service du Roi de France depuis 1540 et s'étaient distingués, en particulier sous les ordres de monsieur de Longueval [5], lieutenant pour Sa Majesté au gouvernement de Champagne, lequel avait été envoyé en 1541 par le Roi de France avec une armée de secours, à Guillaume de Clèves dernier duc de Gueldre ; le traité de Vanloo du 12 septembre 1543 livrant à Charles-Quint l'indépendance néerlandaise, Nicolas (Klaus) de Wolbock rentra en Ile de France avec monsieur de Longueval.

Elle posséda les fiefs de Limé, d'Applincourt, de Loupeigne etc[6].

Noblesse[modifier | modifier le code]

La famille de Wolbock fut maintenue noble en 1609 par arrêt de la Cour des Aides [Laquelle ?] et le 18 juillet 1667 par M. Dorieu, intendant de Soissons[1],[6].

Antoine fils de Nicolas de Wolbock, exempt des gardes du corps du Roi et gentilhomme servant de la Reine, fut appelé à l'arrière-ban de Soissons en 1635[7].

À l'Armorial du Soissonnais de 1680 dressé sur ordre de Louis XIV, on peut lire : « F de Volbocq , sieur de Limaye, originaire d'Allemagne, justifié noble depuis 1573 »[8],[9].

Illustrations familiales[modifier | modifier le code]

  • François de Wolbock, baron de Wolbock, vicomte de Limez, chevalier, seigneur d'Applincourt, enseigne de la compagnie de Grammont à 18 ans, puis lieutenant des chevau-légers du duc d'Orléans. Il épousa le 13 juillet 1659 sa cousine Marguerite de Chastillon d'Harzillemont (née en 1637 décédée le 8 juin 1702), fille de messire Antoine de Chastillon d'Harzillemont, vicomte de Lhuys, seigneur de Merval et autres lieux, gentilhomme du prince de Condé, écuyer du prince et de la princesse Henri de Bourbon, comte et comtesse de Soissons, et de demoiselle Marguerite Dieudonné de Tagnières, et petite-fille de Nicolas de Chastillon d'Harzillemont, gentilhomme de la chambre du Roi[10],[11].
  • Louis François Armand de Wolbock, baron de Wolbock, vicomte de Limez, né le 24 octobre 1724 et mort le 8 septembre 1801 à Paris. Colonel d'infanterie. En 1745 il est avec son père à la bataille de Fontenoy. De 1735 à 1767, il participe à 19 sièges et reçoit 5 blessures. Il est nommé chevalier de Saint Louis en 1747.
Dernier représentant de la famille, avant 1789, ses biens sont vendus aux enchères en 1793 et il vient habiter à Braine en compagnie de Marie Ambroise Monu (née à Braine le 26 juin 1765, fille de Charles Monu et de Dorothée Fonsteinman)[12]. « Celle-ci met au monde un garçon: Jean Louis Armand le 4 mai 1792. Louis François Armand de Wolbock reconnaît l'enfant, le 9 avril 1793. Lors du recensement du 20 Nivôse an IV, le citoyen Wolbock se déclare âgé de 71 ans et être « pensionnaire de la République ». Marie Ambroise Monu n'a que 28 ans et se dit « sans état ». La différence d'âges très appréciable ne fait pas obstacle à leur mariage qui se réalise le 24 Prairial an IV (12 juin 1796), dans leur maison et probablement in articulo mortis. Leur fils est naturellement légitimé par cette union tardive »[13],[14].
Emprisonné à Paris, il fut ensuite assigné à résidence dans son domicile de Braine et placé sous la surveillance du comité révolutionnaire de la commune de Braine jusqu'au 11 frimaire an III. La Révolution contraint sa jeune veuve Marie Ambroise Monu à l'indigence. « Réduite à la dernière misère, elle était obligée de faire des balais de bouleau, qu'elle allait vendre pour soutenir son existence et celle de son enfant ; elle ne demandait pas, mais elle recevait l'aumône. Le 3 mars 1814, Marie de Monu apprend que Napoléon est à Château-Thierry. Elle y court avec son fils, elle demande à être « présentée à l'Empereur « Sire, dit-elle, je suis la Baronne de Wolbock, voici tous nos titres, mais mon enfant et moi, nous n'avons pas de pain. » L'Empereur, touché de tant de misère, lui promet de s'occuper d'elle, et son enfant fut mis à la charge de l'Empire » [15].
  • Jean Louis Armand de Wolbock, baron de Wolbock, vicomte de Limez, né le 4 mai 1792, inspecteur général de la maison du roi, commandeur des ordres de Charles III d'Espagne, de la Vigilance et du Faucon Blanc de Saxe-Weimar, chevalier de la Légion d'Honneur et de l'ordre royal et militaire de Saint Henri de Saxe[16]. Il fit plusieurs campagnes sous l'uniforme de l'Empire, dont celle de 1813, en Saxe, dans laquelle il délivra le village de Tschirna, au moment où il allait être réduit en cendres. Il faisait partie de la garnison de Torgau sur l'Elbe, après la bataille de Leipzig. Forte de 30000 hommes à la fin d'octobre, elle était réduite à 1800 lorsqu'elle capitula à la mi-décembre 1813. Il était donc prisonnier de guerre au moment de la Restauration en 1814. Marié à Rose Marie de Launay de Baderais (1808-1862), il meurt le 5 mai 1861. Il est mentionné dans les correspondances de Johann Wolfgang Goethe[17],[18].
  • Rose Charles Armand de Wolbock-Châtillon, baron de Wolbock, vicomte de Limez, né le 27 avril 1828 à Paris 10e[19], chevalier de l'ordre du Saint Sépulcre de Jérusalem, chevalier de l'ordre royal d'Isabelle la Catholique (1874), marié le 14 septembre 1853 avec Françoise Marie de La Grandière (1834-1861), décédé le 3 août 1901 à Carnac[20]. En 1861 il s'enrôle aux Zouaves Pontificaux et part à Rome défendre le Souverain Pontife où le capitaine de Beaurepaire de Louvigny remarque "son courage militaire et civique". En février 1863, le journal de Toulouse mentionne que « M. de Wolbock, ancien zouave pontifical, a été rayé de la liste électorale de sa commune comme ayant pris sans autorisation son service à l’étranger. On lit à ce sujet dans le Journal de Rennes : Le juge de paix de Guignen, dans son audience de vendredi dernier, a statué sur la réclamation de M. le baron de Wolbock, demandant contre le maire de Guignen son maintien sur les listes électorales de cette commune, le juge de paix s'est déclaré incompétent pour trancher la question d'état préjudicielle à celle qui était soulevée devant lui, et, faisant droit à la demande de M. de Wolbock, il l’a renvoyé à se pourvoir d'ici un mois devant les juges compétents ». Engagé le 16 août 1870 pour servir dans l'armée auxiliaire, il est attaché à la défense du 6e secteur de Paris comme officier d'ordonnance du vice-amiral Fleuriot de Langle, faisant fonction de major de tranchée. Le 2 février 1871 il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur avec la mention "Brave parmi les plus braves" comme capitaine aux tirailleurs éclaireurs parisiens[21]. En 1867 il crée un établissement ostréicole dans la baie de Quiberon et développa des travaux ostréicoles qui lui valurent une médaille d'or de la Société d'Acclimatation[22].

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules, à la fasce d'or[6].

Supports : deux lions d'or, l'écu timbré d'un casque de chevalier sommé d'une couronne de comte ; cimier : une croix de Jérusalem[6].

Le Nobiliaire universel, ou Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe / publié sous la direction de Mr L. de Magny - 1877
Armes pleines Wolbock-Châtillon, éditées à Rennes au XIXe (date à retrouver)

Alliances[modifier | modifier le code]

La famille de Wolbock s'est alliée aux familles: de Lescouët (1609), de Héricourt, de Lafont (1617), de Mercery, Monu (1796), de Launay (1827), de La Grandière (1853), Cortyl de Witshove (1883), de Bodard de la Jacopière, de Roussel de Préville, etc[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pol Potier de Courcy Nobiliaire et armorial de Bretagne. Édition 2, tome 2, 1862, page 496.
  2. P Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou, Recueil ... (lire en ligne), p. 28
  3. Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre (1699-1783). Auteur du texte, Badier, Jacques, Dictionnaire de la noblesse : contenant les g..., Paris, Schlesinger frères, 1863-1876 (lire en ligne), p. 354
  4. P. Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, (lire en ligne)
  5. BOREL D'HAUTERIVE, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, Paris, Dentu, Libraire, (lire en ligne), Page 201
  6. a b c et d Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1830, page 101.
  7. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne. Edition 2,Tome 2, BNF Gallica, V. Forest et E. Grimaud (Nantes), , p. 496
  8. Haution 1979, p. 149
  9. Lachèse (Angers), Généalogie des de La Grandière, 1280-1894, (lire en ligne)
  10. Courcelles 1831, p. 39
  11. a et b De Morenas De Warren, p. 512
  12. Archives départementales de l'Aisne, état-civil en ligne : Braine, acte de baptême le 26 juin 1765 de Marie Ambroise Monu, fille de Charles Monu et Dorothée Fonsteinman
  13. Mémoires Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, 1979, page 151.
  14. Braine acte de mariage 24 Prairial an IV Louis François Armand de Wolbock et Marie Ambroise Monu.
  15. Mémoires Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, 1979, page 152.
  16. Mémoires Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, 1979, page 153.
  17. (de) « Regestausgabe Briefe an Goethe (Biographische Informationen) »
  18. (de) « Briefempfänger (P-Z) »
  19. Base Léonore, Dossiers de la Légion d'Honneur : acte de baptême le 3 mai 1828 en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois.
  20. État-civil en ligne de Carnac.
  21. Base Léonore, Dossiers de la Légion d'Honneur LH/2761/34 : attestation de l'ancien commandant des tirailleurs éclaireurs parisiens.
  22. Bulletin de la Société d'acclimatation, 1873, page XXIV.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Roger Haution, Mémoires Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie de l'Aisne, , 149-153 p. (lire en ligne), p. Messieurs de Wolbock. 
  • Jean-Baptiste-Pierre-Jullien Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, , 29 p. (lire en ligne). 
  • Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, t. VI, de Wolbock.