Famille de Thy de Milly

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La famille de Thy (anciennement écrit d'Ethy, d'Etty ou d'Esthy) et de Thy de Milly est une famille française noble subsistante dont l'origine remonte au XVIIe siècle. Elle revendique descendre de la famille de Thil, qui remonte au XIIIe siècle.

Origine, noblesse[modifier | modifier le code]

D'après le Catalogue de la noblesse française, la famille de Thy est d'extraction chevaleresque avec filiation depuis 1394[1].

Elle revendique se rattacher à la famille de Thil à Thil-en-Auxois qui est considérée comme éteinte depuis le XVIe siècle, et dont elle porte les armes pleines.

Famille de Thy olim d'Ethy ou d'Esthy[modifier | modifier le code]

Les porteurs du nom aujourd'hui descendent de :

  • Antoine de Thy, sieur de Milly, marié à Renée de Colonges, dont on connaît deux enfants :
    • Véronique de Thy, née vers 1625, mariée à Jean Baudot, bourgeois de Cray.
    • Hugues de Thy, marié en 1644 avec Antoinette Geoffroy, dont on connaît cinq petits-enfants issus de leur fils Hugues-Antoine de Thy marié en 1689 avec Renée de Viry, dont :
      • Alexandre de Thy (Claveisolles 1690-1758), seigneur de Viry, marié avec Christine La Fage Péronne, qui donne la branche aînée qui possède le château de Lacour depuis 1850 ;
      • Huguette de Thy (morte en 1760) mariée le 8 février 1719 à Claveisolles avec Louis de Prisque de Besanceul ;
      • Claude-Louis de Thy de Milly (1695-1761), marié le 23 novembre 1723 avec Jeanne-Louise de Brosses (1703-1766), qui donne la branche de Thy de Milly.

Personnalités du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Nicolas-Christiern comte de Thy de Milly (1728-1784), officier, puis membre correspondant de l'Académie des sciences.
  • Alexandre de Thy (1729-) (souvent écrit d'Ethy, d'Etty ou d'Esthy), fils d'Alexandre de Thy, né en 1729 au château de Thoiras, garde-marine en 1751, enseigne de vaisseau en 1755, chevalier de Saint-Louis en 1773, capitaine de vaisseau en 1779, chef de division en 1786. Il commande le vaisseau de ligne Le Citoyen[2], de 74 canons, sous les ordres du comte de Grasse lors de la bataille de la baie de Chesapeake en 1781. Il est blessé à la bataille des Saintes, le 12 avril 1782. Il a continué à commander Le Citoyen sous les ordres de Louis-Philippe de Vaudreuil[3]. Il commande la frégate La Junon, en 1786, qui prend part à la revue navale donnée en l'honneur de Louis XVI à Cherbourg, le 24 juin 1786. Quand l'Empire russe déclare la guerre à l'Empire ottoman, en 1787, le gouvernement de Louis XVI a décidé de transférer de l'Atlantique à la Méditerranée une partie des navires rendus disponibles après la paix de Versailles. Une escadre placée sous le commandement du marquis de Nieuil a quitté Brest en mai 1788 pour arriver à Toulon en septembre. Une division est alors détachée pour occuper la Station du Levant. Des instructions de Louis XVI datée du 20 octobre 1788 sont adressées au « Sieur comte de Thy, chef de division des armées navales de Sa Majesté en station dans les mers du Levant »[4]. Le comte de Thy embarque sur la frégate L'Impérieuse. Ses instructions indiquent qu'il doit « croiser contre les pirates qui infectent les côtes du Levant et de l'Archipel » ... « prendre à Smyrne les ordres du comte de Choiseul Gouffier, ambassadeur de Sa Majesté auprès de La Porte »[5]. Le début de la Révolution va entraîner des troubles dans les équipages de la marine royale comme le signale un rapporteur au cours de la séance du 6 août 1790 de l'assemblée nationale indiquant qu'il avait reçu une lettre du comte de Thy signalant que « les équipages de presque tous les bâtiments de la station du Levant, qu'il commande, se sont soulevés, et l'ont obligé à leur promettre qu'il partirait, le 10 août au plus tard, pour rentrer dans les ports du royaume »[6]. Il est membre de la Société des Cincinnati en France.

Descendance[modifier | modifier le code]

Origine revendiquée : famille de Thil[modifier | modifier le code]

La famille de Thil qui tient son nom du château de Thil en Bourgogne est connue dès l’an 1018, elle est présente à la cour des ducs de Bourgogne au XIIe siècle.

Elle commence avec Miles de Thil vivant au temps du roi Robert, il serait mort en 1048 et inhumé dans l'abbaye Saint-Pierre de Flavigny-sur-Ozerain d'après Dom Plancher.

Trois chevaliers présents à la bataille de Mansourah où le roi Saint Louis concéda la fleur de lys à l’un d’eux, seul survivant de cette journée où il arracha aux infidèles l’étendard royal., il lui donna pour devise "Fideles sed infelix"[réf. nécessaire]

Jean Ier de Thil, fils de Guillaume de Thil et d'Isabeau de Grandpré, fut seigneur de Thil, Marigny, de La Roche Nolay, et de Châteauvillain par son deuxième mariage, avait épousé en premières noces en 1320, Agnès de Frolois qui lui avait apporté la seigneurie de Berze dont il eut une fille, Marie de Thil, femme en 1333 d'Edouard Ier sire de Beaujeu.

En 1340, à la mort de Robert de Châtillon, Eudes IV, duc de Bourgogne, lui accorde la charge de connétable. Devenu veuf, Jean de Thil épousa en secondes noces 1345 Jeanne, dame de Chasteauvillain, fille aînée héritière de Jean III, sire de Châteauvillain et d'Arc-en-Barrois, et de Marguerite de Noyers. En 1346, à la mort de Jean Aubriot, le duc éleva Jean à la dignité de chancelier de Bourgogne.

De son second mariage avec Jeanne de Châteauvillain, Jean eut un fils : Jean II (Jean IV de Châteauvillain), auteur de la branche de Châteauvillain, éteinte en 1507 ; de son mariage avec Jeanne de Grancey, il eut deux fils et une fille:

  • Bernard de Châteauvillain (+1452), seigneur de Châteauvillain, Arc, Grancey, Cusey, Selongey, Courcelles, marié à Jeanne de Saint-Clair, grand-père de Jean VII de Châteauvillain (+1504)
  • Guillaume de Châteauvillain (+1489)
  • Marie de Châteauvillain mariée en 1397 avec Amé de Sarrebruck, gouverneur de Champagne,
  • Yolande de Châteauvillain mariée en 1405 à Jean d'Aumont, dit Hutin, mort à la bataille d'Azincourt,

et par hypothèse[Qui ?] il eut un certain Jean, bâtard, père de Simon de Thil, auteur d'une branche cadette, dont serait issue la famille de Thy. Mais il se peut aussi que Jean serait mort sans postérité légitime et que Simon de Thil pourrait être un fils ou un neveu de Marguerite de Beaujeu, fille de Edouard Ier de Beaujeu et de Marie de Thil, cousins de Antoine de Thil (des Thil de l'Auxois en Bourgogne, Seigneur d'Avenas en Beaujolais)[7].

Domaines et châteaux[modifier | modifier le code]

  • Fin du XVIIIe siècle : Château de Thoiriat
  • Château de Lacour-d'Arcenay, apporté en 1851 dans la famille par le mariage en de Mathilde de Comeau de Cherry (1832-1913) avec Louis-Henry de Thy (1823-1913). Le château est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1993.
Château de Lacour-d'Arcenay (Morvan)

Principales alliances[modifier | modifier le code]

Armes, blason, devise[modifier | modifier le code]

La famille Thy de Milly a repris les armes de l'ancienne famille de Thil (en Auxois) qui se blasonnent : écartelées, au 1. & 4 de gueules au chef denché d'argent (qui est Milly), au 2. & 3 trois lions de gueules celui de dextre tenant une fleur de lys d'or (qui est Thy).

Leur devise : « Fideles sed infelix ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Oscar de Poli, Inventaire des titres de la Maison de Milly, 1888.
  • Chatin de Chastaing, Historique de la Maison de Milly, 1960.
  • Histoire de la famille de Thy, en relation avec le château de Lacour, proposée par Emmanuelle de Thy-Dupont[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Catalogue de la noblesse française.
  2. Ministère des affaires étrangères, Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783 : listes établies d'après les documents authentiques déposés aux Archives Nationales et aux Archives du Ministère de la guerre, Ancienne maison Quantin, Paris, 1903, p. 171 (lire en ligne)
  3. Ludovic de Contenson, La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique (1778-1783), éditions Auguste Picard, Paris, 1934, p. 270-271 (lire en ligne)
  4. Archives nationales Fonds Marine. Campagnes Inventaire de la sous-série Marine BB4, tome 1, BB2, Campagnes 1790, volume 2, p. 21
  5. Capitaine de vaisseau de Maupeou, Les premiers Russes en Méditerranée (1770-1807) - les corsaires moscovites, dans Revue de défense nationale, avril 1947 (lire en ligne)
  6. Stanforf Universities Librairies BnF : Archives numériques de la Révolution française, Archives Parlementaires, tome 17 : Séance du vendredi 6 août 1790, au matin, p. 627-628 (lire en ligne)
  7. a et b « Histoire de la famille », sur bdethy.free.fr (consulté le 8 juin 2019)