Famille de Scey-Montbéliard

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Famille de Scey-Montbéliard
Image illustrative de l'article Famille de Scey-Montbéliard
Armes

Blasonnement De sable au lion d'or couronné du même, armé et lampassé de gueules, accompagné de 9 croisettes recroisettées au pied fiché d'or
Période Xe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Franche-Comté
Allégeance comtes de Bourgogne, maison de Habsbourg, rois d'Espagne, rois de France.
Demeures Buthiers
Charges Député du Doubs, préfet du Doubs
Fonctions militaires Lieutenants généraux
Fonctions ecclésiastiques abbé, aumônier du roi, chanoinesse
Récompenses militaires Commandeur de Saint-Louis, chevaliers de Saint-Georges
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1762

La famille de Scey-Montbéliard, dont l'origine se perd dans l'antiquité la plus reculée[1], est une maison de noblesse féodale de Franche-Comté dont on trouve les premiers auteurs vers 937 et avec une filiation suivie qui remonte à 1090.

Pierre III, sire de Scey épouse avant 1154 Bonne de Montfaucon, fille de Richard II de Montfaucon comte de Montbéliard et d’Agnès comtesse héritière de Montbéliard. Ses descendants joignent alors à leur nom celui de Montbéliard[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Château de Scey
Château de Buthiers

Le château de Scey, appelée aujourd'hui « castel Saint-Denis » en ruine à Scey-Maisières[3], appartenait depuis le Xe siècle à une famille dont l'origine reste inconnue. Attelle s'était vu remettre à titre provisoire des terres situées à Fontiniacum, probablement Frasne-le-Château, à charge de les rendre à Gerfroy, archevêque de Besançon, après le décès du dernier de ses deux fils. Cette clause ne fut pas respectée, et les descendants d'Attelle gardèrent les terres et se qualifièrent de « sire de Scey »[4].

Au XIIe, XIIIe et XIVe siècles, cette famille occupait un rang très important en Franche-Comté. Elle possédait une grande partie des montagnes du bailliage d'Ornans. Ses membres firent des fondations en faveur de l'abbaye Notre-Dame de Billon et du prieuré de Mouthier-Haute-Pierre.

À la fin du XIIIe siècle le comte de Bourgogne Philippe V de France, pour une raison inconnue, les força à se soumettre et ils se sépareront d'un grand nombre de leurs possessions[4].

La maison de Scey se divisa quatre branches[4]. :

Elle donna 15 chevaliers de Saint-Georges [5] et fut reçue aux Honneurs de la Cour en 1762.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Attelle, noble dame, vivante en 937, premier membre connu de la maison de Scey, bénéficiaire à titre précaire de terres pour ses deux fils de la part de l'archevêque de Besançon[4].
  • Guy sire de Scey, qualifié « prince du château de Scey » dans une charte de 1083[4].
  • Pierre seigneur de Scey et d'une partie du comté de Montbéliard. Il fut témoin en 1166 avec les ducs de Lorraine et de Bohême les comtes de Bourgogne, de Nassau et autres princes de la donation faite par l'emperereur Frédéric Barberousse à Odo de Champagne. Il avait épousé Bonne de Montbéliard seconde fille de Thiery Comte de Montbéliard[4].
  • Isabelle de Scey, abbesse de l'abbaye Notre-Dame de Migette en 1591.
  • Jean Baptiste comte de Scey, colonel du régiment d'Aumont (1642), assista à la bataille de Rocroi (1643), mestre de camp d'une terce d'infanterie, gouverneur d'Alguaire (1648)[4].
  • Jean de Scey, marquis de La Menglane (1647), en Italie, lieutenant général de la cavalerie de Bourgogne dans les armées de Philippe IV d'Espagne[4].
  • Jean Claude comte de Scey, baron de Chevroz (1624-1713), colonel d'un régiment en Espagne, commandant le fort de Salins.
  • Jean Baptiste de Scey-Montbéliard, aumônier du roi, chanoine de Saint-Pierre de Mâcon, abbé commendataire de Saint-André les Clermont (1749) et de Gimont (1761), chevalier de Saint-Georges (1749)[4].
  • Bégnine de Scey, chanoinesse de l' abbaye de Château-Chalon[4].
  • Antoine Alexandre comte de Scey-Montbéliard (1717-1789), lieutenant général des armées du roi, chevalier de Saint-Georges (1735), commandeur de l' Ordre royal et militaire de Saint-Louis (1779), grand bailli d'épée de Dole[4].
  • Pierre-Georges comte de Scey-Montbéliard (1771-1847), fils du précédent, colonel de cavalerie, préfet du Doubs, député du Doubs, chevalier de Saint-Georges.
  • Louis Marie Wilfrid dit le « prince de Scey-Montbéliard » (1856-1926), marié en 1887 Winnaretta Singer, fille de l'inventeur des machines à coudre du même nom[6]. Ils divorcent en 1891.

Titres et Honneurs[modifier | modifier le code]

  • Comte de Scey par lettres patentes de Philippe IV en 1649[6].
  • Marquis de La Minglane (Italie) par Lettres de 1647[6].
  • Baron de Chevroz.
  • Comte de Scey-Montbéliard par lettres de 1679[6].

Armes[modifier | modifier le code]

  • De vair plein (armes primitives).
  • De sable au lion d'or couronné du même, armé et lampassé de gueules, accompagné de 9 croisettes recroisettées au pied fiché d'or (armes modernes).

Alliances[modifier | modifier le code]

de Montfaucon-Montbéliard, de Dramelay, de Fertans, de Cusance, de Juley, de Sauvagney, de Grozon, de Beaujeu, d'Epenoy, Bussot, de Quingey, de Chauvirey, d'Andelot, d'Achey, de Poligny, de Chatenay, de Pillot, de Blictsterwick de Montcley, de Saint-Mauris-Montbarrey, de Grammont-Villersexel, de Reinach-Heidwiller, Phal, Teste de Sagey, Mouret de Montrond, Le Grand de Mercey, de Saporta, de Jouffroy d'Abbans, Le Brun de Sessevalle, O'Minahan, Singer, d'Orlier de Saint-Innocent, Souchon d'Aubigneu, Duchesne de Lamotte, du Chemin de Chasseval, de Vaulchier du Deschaux, Descubes-Desgueraines, de Badts de Cugnac, de Clinchamps-Bellegarde etc[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas-Antoine Labbey de Billy Histoire de l'Université du Comté de Bourgogne, volume 2, 1815, page 60.
  2. Henri Jougla de Morenas Grand Armorial de France, tome 6, page 188.
  3. Ses ruines font l'objet de chantiers annuel de restauration
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Nicolas-Antoine Labbey de Billy Histoire de l'Université du Comté de Bourgogne, volume 2, 1815, page 66 à 88.
  5. Louis de La Roque Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, 1886, page 420.
  6. a, b, c, d et e E de Séréville & F de Saint-Simon Dictionnaire de la Noblesse Française, 1975, page 910.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Généalogie de la famille de Scey-Montbéliard :


Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Base Roglo [1]