Famille de Richoufftz de Manin

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Richoufftz de Manin.

de Richoufftz de Manin
Armes de la famille.
Armes de la famille : de Richoufftz de Manin

Blasonnement d'azur aux trois rencontres de cerf d'or.
Période XVIe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Drapeau de l'Artois Artois
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Porquéricourt

Manin

Vauchelles

Demeures Château de Manin
Charges Conseiller du Roi

Maire de Manin

Fonctions militaires Maréchal de camp d'artillerie

Général de division

Fonctions ecclésiastiques Chanoine de la cathédrale de Noyon
Récompenses militaires Ordre de Saint-Louis

Ordre national de la Légion d'honneur

Preuves de noblesse
Montres Maintenu en 1585 et 1712

La famille de Richoufftz de Manin est une famille subsistante de la noblesse française, d'ancienne extraction en Allemagne.

Origine[modifier | modifier le code]

La famille Richoufftz est une importante famille venue d'Allemagne[1], où, de temps immémorial, elle a occupé un rang des plus élevés.

Le premier de ses auteurs avec lequel commence sa filiation continue est le marquis Frédérich de Richoufftz, frère cadet du Prince de Montbéliard, qui vivait au milieu du XVe siècle. Mais, dès le IXe siècle, on trouve des membres de cette famille revêtis de grandes dignités.

En 813, Riculphe ou Richoufftz, archevêque de Mayence présida un concile dans cette ville. En 1194 et 1215, un Widégo de Richow est témoin dans plusieurs chartes octroyées par des princes souverains. En 1270, un autre Widégo de Richoufftz[2], commandeur de l'ordre Teutonique, est aussi témoin dans une charte donnée par Jean de Saxe.

La branche qui s'est fixée en France a pour auteur Erich de Richoufftz, petit-fils du marquis de Richoufftz et petit-neveu du duc Adolphe de Gueldre. Il fut blessé à Marignan, où il combattit dans les rangs des Français, comme enseigne d'une compagnie de trois cents lansquenets envoyés au secours de François Ier par le duc de Gueldre, grand-oncle d'Erich. D'après son testament[3], écrit le 15 septembre 1515, c'est-à-dire le surlendemain de la bataille, Erich de Richoufftz eut le corps traversé d'un coup d'arquebuse et le bras gauche cassé. Il survécu néanmoins à ses blessures. Mais son sang versé pour la France lui valut, à lui et à ses descendants, l'honneur d'être naturalisés Français par François Ier. Son fils Jean de Richoufftz né vers 1525 appartint à la compagnie du comte Louis de Clermont d'Amboise et de François de Clèves, duc de Nevers. Edme de Richoufftz, fils de ce dernier servit Henri IV.

Une branche de la famille de Richoufftz s'installe en Artois. Claude François de Richoufftz est seigneur de Manin, près d'Avesnes-le-Comte, à partir de 1772, par son alliance avec la famille Maretz de Beaurains. Le château de Manin, qui existe toujours, demeura dans cette famille jusqu'en 1898[4].

L'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) a validé les titres nobiliaires depuis 26 mai 1934[5].


Le Château de Manin (Pas-de-Calais)

Blason[modifier | modifier le code]

Les armes de la famille ont été blasonnées d'azur à un chevron d'argent accompagné de trois têtes de cerf[6] ou d'azur à un chevron d'or accompagné de trois têtes de cerf d'or [7] ou d'azur aux trois rencontres de cerf d'or [8]. La couronne ducale qui de tout temps a surmonté leur écu prouve leur origine princière[9]

La famille de Richoufftz a pris alliance dans les maisons de Gueldre, de Monfort, de Savelly, de Schlicken. Elle est alliée aux familles de la Forest de Marcel, de la Chastre, de Villeroy, de Roisin, de la Fons, de Torrenc, des Marets de Beaurains, de Boffles, de Mauroy, de Carbonnel, Boussemart de Thiennes, de Coussemaker.

Ses membres ont été titrés, dès le milieu du XVe siècle, des titres de marquis, comtes et barons de l'Empire ; ils ont mérité, par leurs faits d'armes, ceux d'écuyer et de chevalier depuis leur entrée en France (1515).

Membres[modifier | modifier le code]

Erich de Richoufs participe à la bataille de Marignan à la tête d'une compagnie de trois cents lansquenets. Le roi François Ier le naturalise. Son fils Jean de Richoufs, né vers 1525, appartient à la compagnie du comte Louis de Clermont d'Amboise et de François de Clèves, duc de Nevers. Le fils de Jean, Edme de Richoufs, sert le roi Henri IV[1].

Erich de Richoufftz serait le fils de Guillaume de Richoufftz, marié en 1490 à Anne de Schlincken, fille du baron de Schlincken, baron de l'Empire. Guillaume de Richoufftz, seigneur de Minsbourg, serait le fils de Frédérich de Richoufftz, marquis, frère cadet du Prince de Montbéliard, marié en 1450 à Adolpha de Gueldre, fille du duc Arnold de Gueldre et de Catherine de Clèves. On peut encore citer : en 813, Riculphe ou Richoufftz, archevêque de Mayence, successeur de saint Boniface ; en 1194, Widégo de Richoufftz, commandeur de l'ordre Teutonique ; en 1220 Otto de Richoufftz et Henri de Richoufftz, tous deux ordre Teutonique dans la province de Saxe, maison Sainte-Cunégonde.[réf. nécessaire]

  • Erich de Richoufftz épouse en 1520 Isabeau Leclerc
    • Jean de Richoufftz, écuyer, seigneur de Taupart, Beauchamps, Morainvillers et Champgaultier[10]. Il épouse en 1556 Marie de Laforêt.
      • Edme de Richoufftz, écuyer, seigneur de Beauchamps en la vallée d'Aguian, maintenu noble en 1585 puis reconnu noble en 1699. Il épouse en 1581 Louise de Montfort.
        • François de Richoufftz, seigneur de Beauchamps et de Château-Gaultier[10], épouse Charlotte de Savelle.
          • Pierre de Richoufftz épouse en 1641 Élisabeth de Marcel
            • Paul de Richoufftz (1650-1706), premier gentilhomme du cardinal de Furstenberg, écuyer, seigneur de Vérinnes en Gatinais et Malassise[10]. Il épouse à Noyon le 13 mars 1679 Françoise Gillot (1645-1726).
              • Claude Paul de Richoufftz (1680-1753), chevalier, seigneur de Minsbourg, de Vauchelle, Porquéricourt, Suzoy, lieutenant au régiment de Picardie, maître particulier des eaux et forêts de Noyon, Péronne et Roye. La noblesse des Richoufftz fut maintenu par le roi en 1712. Ils occupaient le château de Vauchelles[10],[11]. Il épouse Claude de La Fons (1703-1769).
                • Claude François de Richoufftz (1725-), seigneur de Manin, Porquericourt, Vauchelles, la Vieuville, etc.; chevalier, maréchal de camp d'artillerie, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Devenu maréchal de camp d'artillerie le 1er juin 1791, il du se retirer à Manin pendant la terreur. Il fut mis en arrestation à Saint-Pol et n'évita l'échafaud que par la chute de Robespierre. Membre de l'Ordre de la noblesse aux états d'Artois[12]. Il épouse en 1753 Jeanne Françoise Thérèse des Marets de Beaurains.
                  • Pierre Louis François de Richoufftz de Manin (1761-1829), maire de Manin en 1801 et membre du conseil d'arrondissement de Saint-Pol. Il épouse en 1804 Joséphine Guilbert[13].

Isabelle de Richoufftz de Manin, née en 1961, est une femme d'affaires dans la finance de 1986 à 2003[19],[20]. Elle est ensuite comédienne et humoriste sous le pseudonyme de Isabeau de R.[21],[22],[23]. Elle épouse Marc de Forsan de Gabriac[24].

Emmanuel de Richoufftz de Manin, né en 1948, est un général de division de l'armée française. Il épouse Marie-Christine Jauze. De cette union, naissent sept enfants[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Commentaire au sujet de provenance du recueil du XVIe siècle (1550-1560) Recueil de dessins aquarellés d'oiseaux, [lire en ligne].
  2. M. Dreyhaupt, Histoire du duché de Magdebourg
  3. Testament en langue allemande au château de Manin.
  4. Épigraphie du Pas-de-Calais, T.VI, p. 983-985, F.de Richoufftz, "Histoire de Manin", 1887, [lire en ligne].
  5. « Consulter la table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF) (consulté le 13 mai 2014).
  6. Quevers et P. H. Stein, Inscriptions de l'ancien diocèse de Sens, Paris, 1902, tome 3, p. 233 et suivantes, cité par [lire en ligne].
  7. Vassal de Montviel, Généalogie des principales familles de l'Orléanais, Orléans, 1862, p. 63 et suivantes, cité par [lire en ligne].
  8. Gaétan de Gassowski, « Consulter la table des familles », sur le site de la banque du blason (consulté le 13 mai 2014).
  9. Titres de famille, Généalogie des DE RICHOUFFTZ et de leurs alliances envoyée en 1764 à M. d'Hozier de Serigny, juge d'armes de la noblesse de France.
  10. a b c et d Les bourgeois gentilshommes de Noyon, p. 65, [lire en ligne].
  11. Histoire de la famille de Coussemaker, 1858, p. 159, [lire en ligne].
  12. Histoire de la famille de Coussemaker, 1858, p. 160-161, [lire en ligne].
  13. Histoire de la famille de Coussemaker, 1858, p. 161, [lire en ligne].
  14. Annuaire de la noblesse de France, cité par Pierre Barbier de la Serre, [lire en ligne].
  15. a et b Histoire de la famille de Coussemaker, 1858, p. 162, [lire en ligne].
  16. Actes, cités par Vincent Bisilliat Donnet, [lire en ligne].
  17. http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_derichoufftz.htm Site de l'École navale
  18. Bottin mondain, édition 1985, p. 1164.
  19. Gilles Médioni, « Tenue correcte toujours exigée, au Théâtre de Dix-Heures », sur le site du magazine L’Express, (consulté le 11 mai 2014).
  20. Marie-Sophie Ramspacher, « Isabeau de R., COMIQUE DISCRETE », sur le site du quotidien Les Échos, (consulté le 12 mai 2014).
  21. Macha Méril, Christian Moncelet, L'esprit au féminin, Le Cherche midi, 2012, [lire en ligne], (ISBN 2-74912-423-9).
  22. « Isabeau de R. Interview », sur le site froggydelight.com, (consulté le 11 mai 2014).
  23. « Le show d'Isabeau de R », sur le site du quotidien Le Parisien, (consulté le 11 mai 2014).
  24. Bottin mondain, édition 2007, p. 1398.
  25. Who's Who in France, édition 2008, p. 1889.