Famille de Pouilly

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Armoiries de Pouilly
Armoiries de Pouilly (cimetière de Cornay)

D’origine chevaleresque, il est admis que la Famille de Pouilly, (Pouilly-sur-Meuse, France), a pour ancêtre commun Aubertin V, dit le Vieux, mort en 1441, lui-même descendant de la famille d’Ardenne, dont il conserva les armes.

Les armes[modifier | modifier le code]

La tombe familiale (à Cornay) montre derrière le lion de l'écu un fond d'azur, avec un ligné horizontal (fond ligné qui n'apparaît pas dans le dessin ci-contre, à tort). Le lion porte une couronne (le cimier également mais c'est en dehors de l'écu).

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa descendance se répartit en deux branches : l’aînée qui, après le mariage d’Henri (1454–1555) avec Jeanne de Grandpré en 1502, fit souche à Cornay (Champagne, France) où elle réside toujours sans discontinuité[1] ; la seconde, dite d’Inor (Lorraine, France), s’est largement développée sur la rive droite de la Meuse d’Inor à Louppy.

La branche aînée de Cornay vit sa terre élevée en baronnie par Louis XII en 1508 et ne cessa de servir la France par les armes, sous tous les régimes qui se sont succédé[2]. Parmi les personnages marquant, on peut citer :

Une branche cadette, marquée également par le métier des armes, est restée fidèle aux ducs de Lorraine. Elle compta en particulier sept gouverneurs de Stenay, dont le plus connu, Simon de Pouilly, occupa la charge de maréchal du Barrois et fut le proche conseiller du duc Charles IV de Lorraine.

Une autre branche a été conduite à émigrer pendant la révolution française. Albert Louis de Pouilly, officier supérieur de grande distinction, admis aux honneurs de la Cour à Versailles, était pourtant député de la Noblesse aux États généraux de 1789. Il est du nombre des députés de l'Ordre de la Noblesse qui adhérent à la mesure de la suppression des droits féodaux et au rachat des redevances seigneuriales. Croit-il encore à une réconciliation entre la France et son Monarque ? Mais il émigre en juillet 1790. Installé à Luxembourg, il est chargé de recevoir les émigrés et de leur faire délivrer des passeports pour renforcer les troupes de la coalition[3].

Il reçoit à cette occasion la Croix de commandeur de Saint-Louis. Envoyé ensuite à la Cour de Berlin[4], comme représentant des princes français, il accompagne en qualité d'ambassadeur de ces derniers le roi de Prusse dans la campagne de 1792 en Argonne. Deux de ses fils l'accompagnent, Albert et Emmanuel, à qui il fait prendre dorénavant le nom de Mensdorff, emprunté à une dépendance de son comté de Roussy, afin que ces derniers ne soient point reconnus s'ils viennent à tomber entre les mains des républicains. En 1800, il décède en Allemagne, à Miltenberg, où sa famille s'est retirée en quittant le Luxembourg.

Désespérant des Rois de France que sa famille a servis pendant plusieurs siècles, son fils Emmanuel de Mensdorff-Pouilly décide d'’attacher ses services à une nouvelle lignée, celle dont est issue la reine Marie-Antoinette. Il donne naissance aux Mensdorff-Pouilly. Il exerce par la suite de hautes responsabilités militaires puis politiques dans l’empire austro-hongrois. Il épouse le 22 février 1804 la princesse Sophie de Saxe-Cobourg-Saalfeld.

Leur fils Alexandre de Mensdorff-Pouilly est un grand serviteur de l’Autriche, ministre des affaires étrangères en 1864-1866 et ministre-président de l'empire d'Autriche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Octave Guelliot, Dictionnaire historique de l'arrondissement de Vouziers, t. III, Éditions Terres Ardennaises, 123 p. (ISBN 2-905339-45-4), p. 110
  2. « Le château de Cornay », Le curieux vouzinois, no hors série IX,‎ , p. 7-105
  3. Eddie de Tassigny, Les Mensdorff-Pouilly : le destin d'une famille émigrée en 1790 : ouvrage orné de portraits inédits, Bois d'Hélène, , 186 p.
  4. Auguste Scheler et Wilderich Weick, Histoire de la maison de Saxe-Cobourg-Gotha, Bruxelles, , 544 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]