Famille de Polastron

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La famille de Polastron est une famille noble française de Haute-Garonne.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le comte de Polastron, seigneur de Noueilles, Venerque[1] et Grépiac, à l'origine du château que l'on connaît aujourd'hui, était probablement Jean Denis (ou Denis) de Polastron (1642-1706)[2]. Il eut un fils, Jean-Baptiste (1689-1742) qui lui-même eut deux enfants :

La famille de Polastron possédait le château de Noueilles (Haute-Garonne) ; elle possédait aussi un château à Brax[6] et un autre à Ladevèze-Rivière (château des Duclos-Polastron)[7].

Château de Noueilles[modifier | modifier le code]

Achevé en 1668, ce château fut celui des comtes de Polastron La Hillière, nobles et seigneurs de Grépiac, de Venerque et de Noueilles. Il est composé d'un grand ensemble de plain-pied, d'un parc dessiné par Le Nôtre, d'allées de buis et de cyprès qui s'alliaient contre le vent d'Autan, permettant à ses occupants des promenades paisibles et ombragées ou des cueillettes de fruits mûris au soleil du Midi. La bâtisse principale - obligation d'autonomie, à cette époque où les chemins sont trop souvent impraticables - se double de pigeonnier, celliers, four à pain, remises et écuries, d'un chai et d'une énorme cave pour la production locale du vin.

Le patrimoine immobilier des Polastron et le château de Noueilles fut vendu comme bien d'émigrés. Seul souvenir de leurs anciens biens fonciers, une petite rue de Venerque porte leur nom : impasse Polastron de la Hillière.

Le château a été acheté par Barthélémy Marty[8], gérant des biens agricoles de cette noble famille. Par voie de succession, il est passée entre les mains de Jean Pierre Marty, son fils, maire de la commune de Noueilles pendant l'Empire. Le colonel Marty prit la suite, se maria avec la fille du notaire de Villefranche de Lauragais, mademoiselle Marie Raffit avec laquelle il eut, à Noueilles une fille Germaine en 1862. Cette dernière eut six enfants dont un, après avoir fait l'École de Saint-Cyr et une brillante carrière militaire, intégra le réseau Alliance de Madeleine Merrick, fut arrêté en mars 1943, interné et déporté en Allemagne : jugé avec douze autres résistants et fusillé à Karlrhue le 1er avril 1944. Un monument leur est consacré. Sa fille Bérengère Flamant a repris la propriété et en reste propriétaire à ce jour.

Notes et références[modifier | modifier le code]