Famille de Piédoue

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Famille de Piédoue
Armoiries de la famille.
Armoiries de la famille : Famille de Piédoue

Blasonnement D'azur à trois pieds d'oie d'or deux et un

.

Branches de la Moissonnière
des Chapelles
d'Héritot
Période 1452 -XXIe siècle
Pays ou province d’origine Normandie (caen)
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus la Marre, la Moissonnière, Héritot, Ernetot, Nerval, Evrecy, Harcourt, les Chapelles etc.
Demeures Château d'Héritot (Normandie)
Château d'Argence (Normandie)
Château de la Sourdière (Blésois)
Fonctions militaires Officiers - Mousquetaires du Roi
Récompenses militaires Ordre militaire de Saint-Louis

La famille de Piédoue et une famille subsistante de la noblesse française de noblesse d'extraction, originaire de Normandie.

Elle se divisa au XVIe siècle en trois branches : de la Moissonnière, des Chapelles et d'Héritot. Seule la branche cadette de Piédoue d'Héritot est subsistante de nos jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Piédoue remonte par filiation suivie et par actes authentiques à 1452 avec Guillaume de Piédoue, seigneur de la Marre, connu par un aveu qu'on lui rendit le 19 juillet 1452[1],[2].
Son fils, Jean de Piédoue, seigneur de la Marre et de la Moissonnière épousa en 1497 Françoise Barat. Ils eurent pour fils Rolland de Piédoue, seigneur de la Marre et de la Moissonnière, qui comparut à la montre des gentilshommes du bailliage de Caen le 4 juillet 1533 et rendit hommage au roi le 1er mars 1565. Il épousa en 1543 à Falaise Catherine Pollin dont il eut entre autres Michel et Philippe auteurs de deux branches[2],[1].

Bien que la filiation de la famille normande de Piédoue soir établie avec certitude qu'à partir de 1452[1], certains auteurs des XVIIIe et XIXe siècles (Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles Dictionnaire universel de la noblesse de France (1821) et Pol Potier de Courcy Histoire de la Maison royale de France, Volume 9, Partie 2 (1879)) font (sans donner de références à leur affirmation) de Guillaume de Piédoue le premier auteur de la filiation prouvée de cette famille normande de Piédoue un membre de la famille parisienne Famille Pizdoe qui donna des prévôts et marchands de Paris au XIIIe siècle alors qu'aucune source ou document ne vient valider cette affirmation.

Branche ainée (éteinte)[modifier | modifier le code]

  • Michel Piédoue, écuyer seigneur de la Moissonnière épousa en 1590 à Françoise Le Canu, dont[2],[1] :
    • Jean-Michel de Piédoue épousa 1) Marie du Moustier dont il eut deux fils; 2) en 1659 Marie de la Rivière, dont[2],[1] :
      • Gabriel-François de Piédoue, écuyer, dit le vicomte d'Evrecy, épousa en 1686 Anne Bellet, dont[2],[1] :
        • Jean-Charles de Piédoue, marié à N. dont deux filles[2],[1]
        • Jean de Piédoue, sans postérité[2],[1].

Branche cadette de Piédoue d'Héritot (subsistante)[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Piédoue, écuyer, sieur de la Marre et de la Moissonnière épousa en 1598 Marie Jean, dont[2],[1] :
    • Charles de Piédoue, sans alliance[2],[1].
    • Jessé de Piédoue, seigneur de Monderoute, marié en 1624 à Jacqueline de Graindorge, dont[2],[1] :
      • Philippe de Piédoue, écuyer, sieur de Nerval, marié en 1658 avec Claude de Morel de Putanges dont une fille[2],[1].
    • Archange de Piédoue, écuyer, seigneur des Chapelles, marié en 1635 avec Marie de James, dont[2],[1] :
      • Michel de Piédoue (né en 1642) écuyer, seigneur des Chapelles, lieutenant de cavalerie, marié en 1675 à Elisabeth Le Coutelier, dont[2],[1] :
        • louis de Piédoue, écuyer, seigneur des Chapelles (né en 1695), marié à Renée-Marguerite du Vernay, dont[2],[1] :
          • Charles louis Claude de Piédoue, marié à Charlotte Louise de Godefroy, dont entre autres[2],[1] :
            • Jean-Charles de Piédoue, garde du corps du roi, sans postérité, dernier de sa branche[2],[1].
    • François de Piédoue, marié à Anne d'Aumesnil, dont une fille[2],[1].
    • Jean de Piédoue, écuyer, sieur de Launay et de Charsigné, marié 1) à Anne Bruet 2) en 1645 à Marie Huet[2],[1].
      • Jessé de Piédoue (du 1er mariage), seigneur de Launay, marié en 1663 à Françoise Le Bernier dont une fille[2],[1].
      • Jean-Baptiste de Piédoue (du 2e mariage), écuyer, seigneur de Charsigné, Héritot, Hernetot, capitaine dans le régiment de Fontenay-Infanterie en 1689, marié en 1697 à Catherine de Cauvigny, dont[2],[1] :
        • Jean-Baptiste Daniel de Piédoue (né en 1703), écuyer, seigneur d'Héritot et d'Hernetot, lieutenant au régiment de louvigny, marié en 1734 à Catherine de Chasot, dont entre autres[2],[1] :
          • Jean-François de Piédoue (né en 1735), écuyer, seigneur d'Héritot, d'Hernetot, Harcourt, mousquetaire de la garde du roi, marié en 1773 à Clotilde de Nollent, d'où un fils mort en 1774[2],[1].
          • Louis-François de Piédoue d'Héritot, écuyer, capitaine de cavalerie. Il comparait à l'assemblée de la noblesse à Caen en 1789. Marié en 1792 à N de Malherbe, dont[2],[1] :
            • Ernest-Jean-Louis de Piédoue d'Héritot (né en 1798) qui continua[2],[1].

Don de la bibliothèque de Pierre-Daniel Huet, évêque de Soissons puis d'Avranche[modifier | modifier le code]

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En 1763, Michel-Gabriel de Piédoüe, abbé de Fontenay, hérite de la bibliothèque de son oncle Pierre-Daniel Huet, évêque de Soissons puis d'Avranche et sous-précepteur du Grand Dauphin. Cette bibliothèque compte plus de 8.271 volumes dont 200 manuscrits (Nicolas-Thomas Le Prince. Essai historique sur la bibliothèque du Roi. Paris, Cabinet historique, 1856, p. 91). Elle attire rapidement les convoitises de tous les princes d'Europe. Ainsi l'Impératrice Catherine II de Russie, en propose 50.000 livres. Michel-Gabriel de Piédoue refuse de vendre la bibliothèque et en fait don au Roi (elle est aujourd'hui conservée en partie à la Bibliothèque Nationale de France et à la Bibliothèque Mazarine).

Armes[modifier | modifier le code]

d'azur à trois pieds d'oie d'or deux et un[2],[1].

Noblesse[modifier | modifier le code]

  • Gabriel-François de Piédoue, écuyer, seigneur de la Moisonnière, vicomte d'Evrecy, fut confirmé noble par lettres de 1698[2],[1].
  • Philippe de Piédoue, écuyer, seigneur de Nerval, fut confirmé anobli par lettres de 1697[2],[1].
  • Jean-Baptiste-Daniel de Piédoue sollicita vers 1760 un arrêt de maintenue de noblesse[2],[1].

Alliances[modifier | modifier le code]

les principales alliances de la famille de Piédoue sont[2],[1] : Barat (1497), Pollin (1543), Le Canu (1590), du Moustier, de la Rivière (1659), Bellet (1686), Jean (1598), de Graindorge (1624), de Morel de Putanges (1658), de James (1635), Le Coutelier (1675), du Vernay, de Godefroy, d'Aumesnil, Bruet, Huet (1645), Le Bernier (1663), de Cauvigny (1697), de Chasot (1734), de Nollent (1773), de Malherbe (1792) etc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac et ad Grand Armorial de France, t. 5, (lire en ligne), p. 280-281.
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. XIV, La veuve Duchesne, (lire en ligne), p. 477.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grand Armorial de France, t. 5, (lire en ligne), p. 280-281
  • Franc̜ois Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. XIV, La veuve Duchesne, (lire en ligne), p. 477.