Famille de Mellon

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Famille de Mellon
Image illustrative de l’article Famille de Mellon
Armoiries

Blasonnement D'azur, à 3 croix pattées d'argent, 2 et 1
Période XVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Fiefs tenus la Ville-Cotterel
Charges Miseur de Rennes
Fonctions militaires Lieutenant du gouverneur de Rennes
Chef de bataillon dans l'Armée catholique et royale de Bretagne
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1671 à Rennes

La famille de Mellon est une famille subsistante de la noblesse française, d'ancienne extraction, originaire de Bretagne[1].

Elle a été maintenue noble en 1671 devant le Parlement de Bretagne, à Rennes.

Origine[modifier | modifier le code]

La famille de Mellon est originaire du Rennais, où elle s'est entièrement développée jusqu'au XIXe siècle.

Elle compterait parmi ses membres Geoffroy de Mellon, tué au Combat des Trente en 1351, quoique ce personnage ne soit pas relié à la filiation suivie.

Elle figure dans les montres de la noblesse de Bretagne dès 1427, ainsi qu'à la réformation de 1513[2].

Filiation[modifier | modifier le code]

La filiation suivie commence avec Jehan Ier de Mellon, seigneur du Galisson (Montgermont), maintenu noble en aout 1427, marié avec Guillemette Baudouin, qui eurent pour fils [3]:

  • Jehan II de Mellon, procureur d'Arthur III de Bretagne, miseur de Rennes en 1467 et 1468, marié vers 1450 avec Perrine de L'Estourbeillon, dont :
    • Raoul de Mellon, marié avec Hélène Havard, dont :
      • Jehan III de Mellon, notaire royal en la sénéchaussée de Rennes en 1544, marié vers 1520 avec Julienne Le Bigot, dont :
        • Pierre Ier de Mellon, seigneur de la Guignardays et du Vaugaillard, marié vers 1555 avec Perrine de Préauvé, dont :
          • Pierre II de Mellon, seigneur de la Guignardays et du Vaugaillard, né le 28 mars 1562, lieutenant du gouverneur de Rennes lors des guerres de la Ligue, marié le 2 mai 1583 avec Noëlle de Carrion, dont :
            • Guy de Mellon, seigneur de la Guignardays, marié vers 1638 avec Marie Besnard, dame de la Branchouère, dont :
              • Jacques de Mellon, seigneur de la Guignardays, né le 26 mars 1643, marié en 1668 avec Georgine Mérault, dame des Mesnils, qui poursuivirent.


Le dit Jacques de Mellon fut maintenu noble le 20 février 1671 par la Chambre de la Réformation du Parlement de Bretagne, à Rennes[3].

La famille de Mellon a ensuite acquis par mariage la seigneurie de la Ville-Cotterel, à Montauban-de-Bretagne.

Personnalités notables[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Blason : D'azur, à trois croix pattées d'argent
  • Devise : Crux Spes Mea

Famille de Meslon[modifier | modifier le code]

La famille de Meslon, presque homonyme, s'est développée dans le Bordelais du XVIe siècle au XXe siècle, sans lien avec la famille bretonne de Mellon.
Elle forma trois branches principales, dont les deux ainées sont subsistantes, et la troisième, des seigneurs de la Gauterie, est éteinte.

Personnalités notables[modifier | modifier le code]

  • André de Meslon (1550-1597), seigneur du Saillan (en Castelmoron) et de Champel, capitaine célèbre qui servit le roi de Navarre devenu plus tard le roi Henri IV. Il est à 25 ans sénéchal d’Albret, au ressort de Castelmoron-d'Albret, et chevalier des ordres du Roi. Conseiller du roi de Navarre, maître des requêtes de son hôtel, gouverneur de Monségur, du château de Sainte-Bazeille, mestre de camp d’un régiment de gens à pied, il guerroya en Gascogne, en Touraine, en Bretagne, et en Île-de-France [4].
  • Jean André de Meslon, seigneur de la Gauterie, guillotiné le 10 juillet 1794 avec d’autres anciens conseillers au Parlement de Bordeaux ;
  • Pierre de Meslon, capitaine de cavalerie, cavalier de saut d’obstacles ; il gagne en 1913 les grands concours de Londres et de New York, après avoir remporté en 1912 le Horse Show de Londres.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Blason : Écartelé : aux I et IV, d'azur, à trois fers de pique d'or ; aux II et III, de sable, à trois mains d'argent, les deux du chef posées en fasces et celle de la pointe posée en pal
  • Devise : Spes unica Mea

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la vraie / fausse noblesse, Tallandier, Paris, 2008
  2. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, tome 5, p 36
  3. a et b Jérôme Floury, Eric Lorant, Catalogue généalogique de la noblesse bretonne, éd. Sajef, Rennes, 2000
  4. Bourrousse de Lafforre, Nobiliaire de Guyenne et de Gascogne, tome 4

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • voir l'ouvrage consacré à l'hôtel de Mellon, sur le site www.hoteldemellon.fr : "Histoire d'un pré du bourg de Saint-Germain à l'hôtel de Mellon, 45 & 45bis rue de Grenelle, 355-1907" Editions Lampsaque, 2016, par Dominique de Lastours.