Famille de Méhérenc de Saint-Pierre

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Famille de Méhérenc de Saint-Pierre
Image illustrative de l’article Famille de Méhérenc de Saint-Pierre
Armes

Blasonnement d’argent au chef d’azur à la bordure de gueules.
Devise « Noli arma foedari vel non loqui »
« Fais honneur à tes armes ou n’en parle jamais »
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Normandie
Demeures Le Bois de la Salle à Pléguien, Château de Saint-Jean-de-Beauregard, Cunfiou
Charges Gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi
Fonctions militaires Officiers généraux
Récompenses militaires ordre de Saint-Louis, Croix de guerre 1914-1918 (France), Ordre de Cincinnatus
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse 1463, 1523, 1599, 1635, 1666
Admis aux honneurs de la Cour 1737, 1785, 1786[1]

La famille de Méhérenc de Saint-Pierre, anciennement Bouchard de Méhérenc, est une famille subsistante de la noblesse française et fait partie des familles de la noblesse bretonne subsistantes, d'extraction médiévale, originaire de Normandie, prouvée depuis l’an 1328, maintenue noble par arrêt du conseil du roi (sur rapport du ministre Colbert) en 1669 [2]. Elle figure sur la liste des membres de la Société des Cincinnati de France et à l'Association d'entraide de la noblesse française. Elle compte des officiers aux armées du roi, un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et a été reçue trois fois aux honneurs de la Cour[3]. À cette famille appartient également la femme de lettres et exploratrice française Vefa de Saint-Pierre.

Origine[modifier | modifier le code]

Le nom Bouchard provient probablement d’un anthroponyme Bouchard issu du vieil allemand et devenu prénom, porté par de nombreuses personnes, notamment les seigneurs de Montmorency comme Bouchard VI de Montmorency ou d'Alençon et même par un lignage, les Bouchardides[réf. nécessaire].

Bien que l’on cite un Bouchard sieur de Méhérenc dès l’an 1272, la filiation n’est prouvée sans discontinuité que depuis Raoul Bouchard sieur de Méhérenc qui servit le roi à la bataille de Cassel en Flandre en 1328[4].

La seigneurie de Méhérenc, elle, semble s'enraciner dans trois sites militaires normands apparemment éloignés les uns des autres : Méhérenc, fief entier de haubert dans la paroisse de Mortrée sous Argentan[5], Méhérenc fief de quart de chevalier à Trévières dans le Bessin, dans l’ancienne vicomté de Bayeux, et la Motte-Méhérenc à Mesnil-Mauger[6].

L’orthographe de son nom varie selon les occasions et selon les époques : Mesherenc, Mesherenq, Myharenc, Miharenc, Meharent, Méhérent et même Méhérencq. Il peut s’agir d’un toponyme d’origine scandinave mais on peut le rapprocher aussi d’un toponyme voisin de Trévières, la Férie-Harent.

Olivier de Meshenenc cité dans les rôles de l'échiquier de Normandie sous les rois d'Angleterre en 1180[7] devrait être un Méhérenc. Robert Méhérenc cité dans les mêmes rôle en 1198[8] en était un. Il est possible que ces trois sites originaux aient ensuite fait l'objet d'un partage successoral, donnant lieu à des fiefs distincts.

Geoffroi ou Godefroi de Meherenc était en procès devant l’Échiquier de Normandie [9] dès l’an 1217. Bien que l’auteur ait attaché ce Méhérenc au lieu-dit Méhérenc d’Argentan, il s’agit bien déjà du Méhérenc de Trévières, celui que les Bouchard ont ensuite relevé par alliance.

Au XVe siècle, Méhérenc était à Trévières fief de quart fief de haubert[10].

En 1390, les Bouchard de Méhérenc, et avec le soutien de témoins, s’affirmaient devant la justice de noble lignée[11].

Armoiries, titre[modifier | modifier le code]

Armoiries de Méhérenc de Saint-Pierre.jpg

La famille de Méhérenc de Saint-Pierre porte d’argent au chef d’azur[12] à la bordure de gueules[13]. Sa devise est Noli arma foedari vel non loqui / Fais honneur à tes armes ou n’en parle jamais.

Branches[modifier | modifier le code]

Dès l’an 1372[14], la famille Bouchard de Méhérenc se divise en deux branches : celle de Méhérenc et celle des Londes, fief voisin. Elle abandonna à ce moment le vieux nom Bouchard[15]. Les deux branches furent reconnues nobles lors de l’enquête de 1463 qui couvrit toute la Normandie[16]. La branche du nom de Méhérenc seul vite tombée en quenouille et transmise par mariage d’héritière à d'autres lignages, ne subsista que celle des Londes qui ne tarda pas à se ramifier à son tour en plusieurs branches, la plus ancienne étant dès 1484 celle de Flottemanville dont sont issus les Méhérenc de Saint-Pierre. La plus prolifique fut celle de Laubel[17], il y eut aussi celles de Montmirel, du Quesnay, de Saint-Christophe, de Varenne et surtout de la Conseillère qui donna un grand théologien protestant d’Alençon, Pierre de Méhérenc sieur de la Conseillère, ami du pasteur Pierre Jurieu. Ces branches se retrouvent dans les différentes enquêtes de noblesse qui ponctuent l’histoire de la Normandie : en 1523[18], en 1599[19], en 1635[20] et en 1666[21].

La branche de Flottemanville[modifier | modifier le code]

Marguerite d'Escajeul épouse Méhérenc.jpg

Partagé en 1484 par son frère aîné sieur des Londes, Philippe de Méhérenc épousa Jeanne Besnard et fut père de Jean I. Jean I épousa Catherine de Cairon puis Catherine de Marguerye et fut père de Nicolas. Nicolas épousa Marguerite d’Escageul avant janvier 1541. Ils furent parents de Jean. Jean II épousa Barbe de Marguerye et fut père notamment de Pierre.

Le détail de la généalogie de cette branche est fournie par l'ouvrage de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois.

La branche de Saint-Pierre, chefs de nom et d’armes[modifier | modifier le code]

portrait de Jeanne du Fau épouse de Pierre de Méhérenc de Saint-Pierre
portrait de Gabriel de Méhérenc « marquis » de Saint-Pierre
Magdeleine de Tiercelin épouse de Méhérenc.jpg

Pierre de Méhérenc, sieur de Saint-Pierre, quitta la Normandie pour épouser une Bretonne, Jeanne du Fau, issue d’un lignage d’ancienne extraction chevaleresque avec laquelle il acheta la terre de Cunfiou en Inguiniel. Ils furent parents de Gabriel.

Gabriel de Méhérenc, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi par provision de 1656[22], épousa en 1659 la fille du marquis de Tiercelin de Brosses, chevalier de Saint-Michel[23]. Dans son contrat de mariage il est qualifié de marquis de Saint-Pierre, fait que signala spécialement le ministre Colbert lorsqu’il fit rapport de sa maintenue de noblesse devant le conseil du roi Louis XIV en 1666, entendant manifestement consacrer ce titre, décision enregistrée par le Conseil d’État en 1669[2]. Gabriel de Méhérenc de Saint-Pierre, résidait alors en son hôtel en l’île Saint-Louis à Paris et possédait le château de Saint-Jean-de-Beauregard près de Versailles.

Gabriel le « marquis » de Saint-Pierre succombe à la suite d'un duel avec son voisin et suzerain local le marquis de Pontcallec en juin 1675. Sa famille lui fit alors ériger un monument à l’endroit de sa mort en Inguiniel. Par sa femme, Saint-Pierre était d’ailleurs proche parent du duc de Chaulnes qui réprima la Révolte des Bonnets Rouges la même année 1675[réf. nécessaire].

Le fils de Gabriel, Michel-Henry, 2e marquis de Saint-Pierre, épousa Thérèse Le Chaponnier. Dans la corbeille de la mariée, il trouva le château du Bois de la Salle[24] en Pléguien, un manoir hérité par mariages successifs depuis au moins l’an 1350 par les Péan, puis les du Magoer ou Maugouer[25], les Le Chaponnier, et enfin les Méhérenc de Saint-Pierre qui le possèdent depuis plus de trois cents ans. De ce mariage sortirent deux rameaux.

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Rameau aîné[modifier | modifier le code]

Leur petit-fils aîné Jean Henry Rolland, « 3e marquis » de Saint-Pierre, (1740-1781) fut admis page de la Petite Écurie à 14 ans et se destina à une carrière militaire mais il décéda jeune, sans enfant de son épouse Marie-Paule de Vienne[26].

Son frère cadet Pierre-Auguste-Bonable, « 4e marquis » de Saint-Pierre, entra au service de la flotte royale à treize ans en décembre 1755[27] et, ayant gravi les échelons conformément à la législation en vigueur, était lieutenant des gardes du pavillon lorsqu’il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1776. Il participa alors à plusieurs batailles décisives de la guerre d’Indépendance des États-Unis, en particulier au combat de la Grenade, juillet 1779, et au siège de Savannah[28], ce qui lui valut d’être admis à la société des Cincinnati de France par lettre du comte Charles Henri d’Estaing du 16 août 1784[29]. Retiré du service pour raison de santé en 1785 avec le grade de capitaine de vaisseau [30], il accepta en 1788 de conduire la délégation de la noblesse bretonne qui obtint la libération des précédentes délégations embastillées par Louis XVI pour avoir réclamé le rétablissement du parlement de Bretagne dans ses pleines prérogatives[31]. Il émigra en 1792 pour rejoindre l'armée royaliste[32]. Il fit partie de l'état-major de 17 officiers supérieurs et généraux chargés de préparer le débarquement de Quiberon en 1795[33] soutenu par l'Angleterre pour aider les Chouans contre les armées républicaines. Sur le terrain, il occupe un poste de commandement important sous l'autorité du comte de Vauban, lui-même placé sous l'autorité du lieutenant général de Puisaye [34]. Il ne réchappa du combat que d’extrême justesse à la nage, y perdant un frère et un cousin[35]. Refusant de naviguer sous commandement anglais, il se réfugia à Jersey aux îles anglo-normandes où il vécut modestement comme jardinier jusqu’à l’amnistie de 1802 qui lui permit de rentrer en Bretagne. Retiré dans son château, il y secourut la population pendant la disette de 1816[36]. En 1823, la Restauration le fit contre-amiral. Il mourut en 1827. Il avait épousé à Pleyber-Christ le 27 février 1786 Anne Marie Louise Barbier de Lescoet[37], deux de leurs trois enfants périrent jeunes à Jersey, il ne resta qu’un fils, Auguste Roland, « 5e marquis » de Saint-Pierre, né à Jersey en 1800, mort en 1886, commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.

Auguste-Bonable de Méhérenc de Saint-Pierre.jpg

Le marquis de Méhérenc de Saint-Pierre fut parmi les fidèles qui entouraient le comte de Chambord exilé à Lucerne comme en témoigne Paul de Léséleuc de Kerouara[38] et son fils Henri, vicomte de Méhérenc de Saint-Pierre, fut à la fois l'émissaire et l'aide de camp[39] du prétendant au trône royal.

Son petit-fils Yves, « 7e marquis » de Saint-Pierre (1890-1959), officier de cavalerie, se distingua au combat et fut l’un des membres de cette famille à recevoir la croix de guerre 1914-1918 (France)[40].

L’un des frères d’Auguste Bonable, Auguste-Henry (1742-1795), officier, fut admis aux honneurs de la cour en 1786, émigra pour rejoindre l'armée royaliste, commanda une troupe chouanne[41], mais périt fusillé à Auray[42] au moment du débarquement de Quiberon en 1795.

Rameau cadet des Méhérenc de Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Henry Joseph de Méhérenc de Saint-Pierre (1717-1785), fils cadet de Michel Henry et de Thérèse Le Chaponnier, fut capitaine général du bataillon des garde-côtes de Landerneau[43]. Il épousa Marie Guillemette de Kerengar et eurent pour fils aîné René Auguste Anicet.

Signatrures du contrat de mariage de René Anicet de Méhérenc de Saint-Pierre.jpg

René-Anicet de Méhérenc de Saint-Pierre épousa en 1781 une demoiselle Champion de Marsilly, fille de la sous-gouvernante des enfants du comte d'Artois. La famille royale assista au contrat de mariage : le roi Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, les deux frères du rois (futurs Louis XVIII et Charles X) et leurs épouses respectives, mais aussi la sœur du roi, et même ses quatre tantes, les filles de Louis XV. De ce fait, le contrat de mariage porte la signature de trois rois de France. René Anicet de Méhérenc de Saint-Pierre, officier, fut officiellement admis aux honneurs de la cour en 1786. Il participa à la défense de Maestricht contre les armées républicaines en 1792[44]. Il fut également tué dans le débarquement de Quiberon.

Alliances anciennes[modifier | modifier le code]

D’Escrammeville, de Thaon, Suhard du Chastellier, de la Haye, de Malherbe, de Mauny, Besnard, de Grosparmy, de Marguerye, d’Escageul, de Bricqueville, du Bosc, d’Aigneaux, de Gournay, de Hacquetot, de Cabazac, du Mesnil et autres en Normandie.

Du Fau, de Tiercelin de Brosses, le Chaponnier, Barbier de Lescoet, de Kerangar, de Kersauzon, de Marsilly, Desclos de la Fonchais, Chauchart du Mottay, Henry de Beauchamp, de Roscollin, de Cacqueray et autres en Bretagne et à Paris.

Alliances contemporaines[modifier | modifier le code]

XIXe siècle : de Robien, de Lespinay, de Montigny, de Montbret, de la Noue, de Tinguy, de Quelen, de Lestapis, Espivent de La Villesboisnet, Catuelan, du Breil de Pontbriand, Cauvel de Beauvillé[45], entre autres.

XXe siècle : de Lestapis, Blanchet de la Sablière, Monjaret de Kerjégu de Keranflec'h-Kernezne, de Panevinon de Marsat, Bazin, de Menou, de Beauregard, de la Fonchais, Poulpiquet, Maillard, Géliot, de Lignières, Hingant de Saint-Maur, de Lantivy de Trédion, de Vitton de Peyruis, de Villedieu, de Waziers, Brincard, de Gastines, Hentsch, Gilart de Keranflec'h, de la Guerrande, de Chavagnac, Lubomirski, de Silguy, Brillat-Savarin, de Viry, de Vial, de la Motte, de la Berrutière de Saint-Laon, de Rougé, Géliot, de Lausanne, de Fraguier, Potiron de Boisfleury, le Marchand de Guignard de Saint-Priest, de Nicolaÿ, de Lanversin, de Malliard, Hentsch, Guillaume, Poumeau de Lafforest, etc... Paul de Saint-Pierre (1922-2017) avait épousé Anne de Malliard (1925-2007). Yann de Saint-Pierre, qui porte actuellement le titre de marquis à titre de courtoisie, né en 1950, est époux de Dominique Hentsch.

L’épouse de Marc Guillaume, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel puis du Gouvernement, conseiller d'État, actuel préfet d'Île-de-France, préfet de Paris, est née Guenola de Méhérenc de Saint-Pierre.

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Joseph-Marie de Méhérenc de Saint-Pierre, vicaire général du diocèse de Chartres[46] avant la Révolution, que l'on retrouve aumônier général des Écoles militaires sous l'empire.

La femme de lettres et exploratrice Vefa de Saint-Pierre, épouse de Joseph Potiron de Boisfleury.

Fiefs, châteaux et manoirs[modifier | modifier le code]

Aux époques anciennes[47][pas clair] : fief et manoir des Londes à Trévières, devenu les Tourailles, château de Varreville à Maisy (14), manoir de Flottemanville à Trévières, manoir fortifié de Montmirel (14), château de Saint-Christophe de Chaulieu (61), manoir et fief de Cunfiou (56), château de Kerviden (56), château du Bois de la Salle à Pléguien (22), château de Saint-Jean-de-Beauregard (91). Aux XIXe et XXe siècles : manoir de l'Aumosne (35), château de Beaumanoir (22), château de Javercy (28). Encore possédés par les Méhérenc de Saint-Pierre ou leurs proches descendants[48] : château de Mondomaine (37), château du Pally (85), manoir de Menez Kamp (29), château de Kerandraon-Gournois (56), château de Quelennec (22), manoir de Kertugal (22), château de Baisnat (80), château de Kerrozenn (22).

Autres branches de Méhérenc[modifier | modifier le code]

La branche des Méhérenc de la Conseillère a produit deux théologiens protestants importants[49] : Pierre et son fils Louis[50]. Louis perdit sa femme et ses filles dans sa fuite[51]. Il fut auteur d'un ouvrage posthume paru en 1702 : "Lettres d'un père à sa fille pour la retirer des erreurs et des superstitions de l'Église romaine où elle était tombée dans les Nouvelles catholiques de Rouen"[52]. Un autre Pierre de Méhérenc de la Conseillère, fils de Louis se convertit au catholicisme en 1732[53].

Pour la branche de Varenne, on note Samuel de Méhérenc, qualifié de comte de Varenne[54], chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis, lieutenant du roi à Béthune, baptisé protestant à Caen le 11 novembre 1676, capitaine de dragons au régiment de la Vrillière en 1702, épousa le 24 mai 1721 à Béthune Louise-Thérèse de la Roche-Aymon en présence du marquis de Vauban, d’où Albert-François-Isaac de Méhérenc né à Cricqueville le 20 mai 1725.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catalogue des gentilshommes de France, Laroque et Barthélémy, Bretagne, p. 16, Paris, 1864
  • Grand armorial de France, Raoul de Warren, tome V, réimpression de 1975, reprenant Jougla de Morenas
  • Catalogue de la noblesse française, Régis Valette, Robert Laffont, 2001 pp. 137-138.
  • Filiations bretonnes, Henri Frotier de La Messelière, Saint-Brieuc, 1914, pp. 204-208
  • Armorial des Cincinnati de France, Hubert Lamant et F. de Saint-Simon, Paris, 1980, pp. 450-451
  • Dictionnaire de la noblesse française, E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Paris, 1983, p. 210
  • Dictionnaire de la noblesse de France, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois
  • Edmond de Laheudrie, Trévières, réimpression de 1990
  • Notes historiques sur le Bessin, Société historique du canton de Trévières, 1921-1934, réimpression de 2015.
  • Nobiliaire et armorial de Bretagne, Pol Potier de Courcy, 3e éd. 1890.
  • Une Amazone bretonne, livre consacré à Vefa de Saint-Pierre par Claire Arlaux

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Bluche, Les honneurs de la cour, L'intermédiaire des chercheurs et des curieux, 1958 rééd. 2000, p. 70.
  2. a et b Nouveau d’Hozier 232 art. 5272.
  3. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, p. 137
  4. Edmond de Laheudrie, Trévières, réimpr. de 1990, p. 48, le qualifie de « héros de Cassel ».
  5. Manuscrit BNF Français 32581, 1608, f°304 verso : Vicomté d’Argentan, Sergenterie au Breton : le possesseur du fief de Miharenc qui est un fief de haubert, 7 Livres 10 sous.
  6. Manuscrit BNF Français 18942, Mesnil Mauger : le fief de la Motte Méherenc possédé (en 1608) par Pierre d’Escajeul écuyer. Les d'Escajeul sont alliés plusieurs fois aux Méhérenc
  7. Magni rotuli scaccarii Normanniae sub regibus Angliae (grands rôles de l’échiquier de Normandie sous les rois d’Angleterre) publiés par Thomas Stapleton, Londres, 1840, p. 23 : Oliverus de Meshenenc r. cp. de C so. p. pleg. Osberti de Maisoncell. In tno L so., et deb. L so.
  8. Magni rotuli scaccarii Normanniae sub regibus Angliae (grands rôles de l’échiquier de Normandie sous les rois d’Angleterre) publiés par Thomas Stapleton, Londres, 1840, p. 391 : Robertus de Mesherenc dans la baillie d’Argentan doit 20 sous « par la main » de Fulc. de Alnou.
  9. Léopold Delisle : Recueil des jugements de l’échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 32, n°122,
  10. cote AN, aveu de 1453
  11. Carré d’Hozier 425 f° 172 cité par Laheudrie, Trévières, op. cit. p. 49 : ils « étaient nobles, procréés de noble lignée, de père et de mère, portans armes anciennes et écuyers ».
  12. Le nobiliaire de Normandie de E. de Magny, éd. de 1979, p. 104 indique une variante sans bordure pour la branche de la Lande sous Mortain maintenue en Normandie en 1666, et indique qu'une autre branche maintenue en Normandie sous Bayeux porte la bordure de gueules comme la branche de Saint-Pierre.
  13. Le nobiliaire et armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy, éd. de 1890, tome 2, art. Méhérenc, signale une variante d'argent au chef d'azur seulement mais l'arrêt de maintenue du conseil du roi ajoute en toutes lettres la bordure de gueules pour la branche de Saint-Pierre. L'armorial Général de Bretagne, par Louis Briant de Laubrière, 1844, art. Méhérenc, indique à tort la bordure d'azur également
  14. La Chesnaye-Desbois art. Méhérenc.
  15. Le catalogue de la vente du 4 juin 1908 des collections d'ex-libris Quarré-Reybourdon et M***, imprimé chez Em. Paul et fils, libraires de la Bibliothèque Nationale, signale en son n°99 un ex-libris du XVIIe siècle sous le vocable Méhérenc (Bouchard de), ce qui peut vouloir dire que l'ancien nom n'était pas tout à fait sorti de l'usage courant.
  16. Recherche dite de Montfault. Cote AD14 6G16.
  17. Le Nouveau d’Hozier 232 conserve les preuves émises par le sieur de Méhérenc de Manneville, issu de la branche de Laubel, pour être admis page de la reine en 1740 et le certificat émis par Pierre d’Hozier.
  18. Cote AD14 6G17.
  19. Cote AD14 6G18
  20. Les AD14 conservent une copie intégrale de l’arrêt de maintenue des Méhérenc normands.
  21. Cote AD14 6G16.
  22. Cote AN O/1/7 f° 139 v°.
  23. La Chesnaye-Desbois, éd. de 1868, col. 586
  24. Site du château :http://chateau-boisdelasalle.com/en/
  25. Magoer signifie Mur en langue bretonne.
  26. Elle se remaria à Louis François Elie Camus de Pontcarré. Cote AN T//*/483/2.
  27. Dossier militaire MV CC7 ALPHA 1735.
  28. Armorial des Cincinnati par H. Lamant.
  29. Reconnaissance transmise ensuite à l’aîné de la branche aînée, à ce jour le « 10e marquis » de Saint-Pierre.
  30. http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_meherenc_auguste.html
  31. Claire Arlaux, dans son livre intitulé Une Amazone bretonne consacré à Vefa de Saint-Pierre, p. 22.
  32. Claire Arlaux, op. cit. p. 22 indique qu'Auguste-Bonable "rejoignit en Allemagne son jeune frère Henri, major dans le régiment de cavalerie du régiment de Clermont-Prince, plus connu sous le nom de Conti-dragons".
  33. Patrick Huchet, Quiberon ou le destin de la France, éd. Ouest-France, p. 57 cite les Mémoires de Louis-Gabriel de Villeneuve-Laroche-Barnaud qui énumère les membres de cet état-major et, parmi eux, « le marquis de Saint-Pierre » que Patrick Huchet identifie comme l'aîné des Méhérenc de Saint-Pierre, Pierre-Auguste-Bonable.
  34. Jacques Anne Joseph Le Prestre de Vauban, Quiberon, mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de Vendée avec introduction de Louis Thomas, Éditions C.-L., p. 68, au sujet du 15 juin 1795, indique "Après avoir donné mes ordres à M. le marquis de Saint-Pierre, qui commandait sous moi les royalistes..." puis p. 80 : "En montant à cheval, j'avais donné l'ordre à M. le marquis de Saint-Pierre de rassembler les royalistes et de les amener sous les forts où il me retrouverait. Il arriva une demi-heure après moi avec huit cents hommes".
  35. P. Huchet, op. cit. p. 213 cite les noms des condamnés à mort de la commission Druilhe en thermidor an III : Auguste-Marie-Henri de Méhérenc de Saint-Pierre.
  36. Armorial des Cincinnati.
  37. Livre de L. Le Guennec Les Barbier de Lescoet.
  38. Paul de Léséleuc de Kerouara, Cinq jours à Lucerne : adresse de la jeunesse française remise à Monseigneur le comte de Chambord, 1872, p. 25, indique : « Au milieu de tous les représentants de la société française, nous remarquâmes MM. le comte Bernard de Chastellux, le marquis de Vibray, le marquis et le vicomte de Méhérenc de Saint-Pierre, A. de Félix, A. de Saint-Michel, » etc.
  39. Claire Arlaux, op. cit., détaille p. 14 les missions confiées au jeune homme qui vont jusqu'au transport de messages secrets cousus dans son manteau.
  40. Un autre, Hervé, s’illustra dans l’aviation, alors celle des pionniers.
  41. P. Huchet, op. cit. p. 119 cite les Mémoires du comte de Contades : "Suivaient plusieurs colonnes de chouans commandées par le chevalier de Saint-Pierre."
  42. Il y a une incertitude sur l'identité du membre de la famille de Méhérenc de Saint-Pierre, il doit plutôt s'agir du troisième d'entre eux. Jacques-Philippe Champagnac, Quiberon, la répression et la vengeance, Perrin, 1989, p. 285, cite parmi les condamnés exécutés à Auray André de Méhérenc de Saint-Pierre, prénom inconnu dans cette famille.
  43. Cote AN MC/ET/XXI/534.
  44. Le dossier d’émigrée de sa veuve est conservé sous la cote AN F/7/5094.
  45. Notice et pièces d'Antoine Marie Ernest de Méhérenc de Saint-Pierre, chevalier de la Légion d'Honneur, n°c-248338 de la base Léonore, cote 19800035/1204/39077 des Archives Nationales
  46. Cahiers généalogiques costarmoricains, n° 9, 1er trimestre 2001, p. 32.
  47. D'après les arrêts de maintenues de noblesse et les différents documents déjà cités.
  48. Bottin Mondain
  49. Émile-Guillaume Léonard, La résistance protestante en Normandie au XVIIIe siècle, Cahiers des Annales de Normandie, n°34, 2005, p. 17, indique : "Mentionnons spécialement parmi eux, pour la fermeté montrée par cette famille, l'avocat au Parlement Louis Méhérenc de la Conseillère"
  50. Isabelle Le Touzé, Servir Dieu, servir le roi : la noblesse protestante bas-normande de 1520 au lendemain de la révocation de l'édit de Nantes, thèse d'Histoire, université du Maine, 2012, p. 469, résume le parcours de Louis de Méhérenc de la Conseillère : il "a pris la route de l'exil, vers la Holland d'abord, puis à Hambourg... Il meurt en 1699 sans être revenu dans le royaume de France". La même source qualifie p. 497 le premier Pierre de Méhérenc de la Conseillère de "pasteur de renom".
  51. Jean Bianquis, pasteur de l’Église Réformée de Rouen, La Révocation de l'Édit de Nantes à Rouen, 1885, suivi de Notes par ordre alphabétique, indique qu'" fut arrêté en voulant se sauver à Jersey. Ses trois filles enfermées aux Nouvelles-Catholiques."
  52. BNF notice n° FRBNF33095767, Lettres [Texte imprimé] d'un père à sa fille, pour la retirer des erreurs et des superstitions de l'Eglise romaine, où elle était tombée dans les Nouvelles catholiques de Rouen, Rotterdam : A. Acher, 1702, Petit in-8° [XIV-] 320 p. [Acq. 1201-67].
  53. Isabelle Le Touzé, op. cit. p. 556.
  54. Archives Nationales, cote MC/ET/LXXVIII/716, constitution de rente viagère sur le roi, mai 1751, au profit de M. Samuel de Méhérenc de Varenne, comte de Varenne

Armorial des familles de Normandie