Famille de Lambert des Granges

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Famille de Lambert des Granges
Image illustrative de l’article Famille de Lambert des Granges
Armes

Blasonnement D'argent à la fasce de gueules, accompagnée en chef de trois étoiles d'azur et en pointe d'un lion de sable passant, armé et lampassé de gueules
Période XVIIe siècle - XXIe siècle
Fiefs tenus La Garosse, La Tour, Gamarde
Charges Intendant général de Saint-Domingue
Fonctions militaires Officiers supérieurs
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre national de la Légion d'honneur
Membre de la Société des Cincinnati, branche française

La famille de Lambert des Granges est connue au XVIIe siècle dans la France du sud-est[1] à Grenoble , Marseille et Toulon. Elle s'est fixée en Bordelais vers le milieu du XVIIIe siècle[2], où elle est toujours représentée.

Cette famille compte parmi ses membres des ingénieurs militaires, des officiers de marine, un corsaire, un intendant général, un officier supérieur de la maison du comte de Provence, un officier de cuirassier de la garde du roi Louis XVIII, quatre chevaliers de l'ordre de Saint-Louis[2]. Elle a droit à la dévolution d’un siège à la Société des Cincinnati de France[N 1],[3] par représentation (descendance collatérale) de Toussaint de Lambert admis en 1784[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Lambert des Granges est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française[1],[6].

Elle a possédé les seigneuries de la Garosse, la Tour et Gamarde[2].

Sa filiation est connue depuis André de Lambert, ingénieur militaire, né à Marseille en 1633, mariés à Rives le 20 août 1654 avec Jeanne de Martinon[1],[7], décédé à Marseille le 4 octobre 1710[8]. D'où ses fils :

Joseph-Gaspard Lambert, Ingénieur général russe [3]

Joseph-Gaspard-Louis Lambert[9], né à Grenoble en 1655, fils d'André qualifié noble qui précède, et de Jeanne de Martinon, ingénieur ordinaire du roi Louis XIV à Paris et à Arles[1],[10],[11]. Il passe en 1701 au service de la Russie. En 1702, il participe au siège de Schlusselbourg. En 1703, il dirige le siège de Nyenshant et reçoit la même année, du tsar Pierre le Grand, la Croix de Saint André. En 1704, ingénieur général, il dirige le siège de Narwa[12]. Avec le tsar Pierre Ier, il prend part activement à la fondation et à la construction de St-Peterbourg. Il conçoit les plans de la citadelle de Saints Pierre et Paul[13],[14],[15],[16]. Il quitte la Russie en 1706, sans l'autorisation du tsar, provoquant sa colère. Le motif serait économique, sans ressources, il aurait dû rentrer en France[17]. Il serait l'auteur anonyme le plus probable, en 1710, d'un ouvrage critique contre Menchikov, ministre de Pierre le Grand : le prince Kouchimen, histoire tartare, et Don Alvar del Sol, histoire napolitaine [4][18].

Nicolas Claude de Lambert, né à Lavaur le 5 juillet 1666[19] et mort à Toulon le 18 août 1727[20]. Officier de marine et d'artillerie, et corsaire. Son parrain est le chevalier Nicolas de Clerville, ingénieur militaire, intendant général des fortifications de France, prédécesseur de Vauban. Marié à Dunkerque le 25 mai 1706 en secondes noces à Marie Claude Le Normant [21], fille du greffier en chef du Grand Conseil sous le règne du roi Louis XIV, en présence des frères de cette dernière, Ange Le Normant de Mezy, commissaire de la Marine, et de Claude-Simon Le Normant, chevalier de Beaumont. Elle était aussi la cousine germaine de Sébastien-François-Ange Le Normant de Mezy[22], intendant des armées navales qui fut l'adjoint du ministre de la Marine Massiac ; ainsi que de Monsieur Le Normant d'Etioles mari de la marquise de Pompadour[23].

Artefeuil (en 1759)[24] et La Chesnaye-Desbois (en 1775)[25] dans leur dictionnaire respectif, le nomment "noble Nicolas de Lambert de Lavor en Languedoc", époux de dame Marie-Claude Le Normant, fille du greffier en chef du Grand Conseil sous le règne du roi Louis XIV. Artefeuil précise que Nicolas de Lambert (de Lavaur en Languedoc) porte les armes De gueules à un levron d'argent assis sur une terrasse de sinople[26], qui sont différentes des armes portées par ses descendants.

Généalogie[modifier | modifier le code]

André de Lambert (1633 - 1710)[1],[8]. Les instructions qu'envoyait Colbert à son fils, le marquis de Seignelay, nous indiquent qu'il était le collaborateur du chevalier de Clerville[27], intendant général des fortifications de France, inspecteur des travaux du canal des deux mers. Le chevalier de Clerville est le parrain de son fils Nicolas[19] (qui suit ci-dessous). André de Lambert est proche aussi de Pierre-Paul Riquet. Son nom revient souvent avec d'autres, dans les documents qui marquent les entreprises de ce dernier[28] . Il le représente dans la passations de marchés en qualité de directeur pour le roi des ouvrages du canal de communication entre les deux mers, notamment le 16 mai 1667[29], et le 1er mars 1668[30]. Plus tard le 26 juillet 1679, Colbert le recommande à son fils, le marquis de Seigneley, pour inspecter les ouvrages du canal du midi[27].

Il prend part aux travaux de fortification de Rochefort en 1676, comme nous l'apprend l'acte de mariage de sa fille Marie, native de Grenoble, daté du 31 mai[31],[32] : Ingénieur des travaux de Sa Majesté au port de Rochefort[33] député en cette ville. Qualifié noble homme dans les actes de mariage de sa fille. Marie avec Marc-Antoine du Drot, écuyer, sieur de Pachère, lieutenant entretenu pour le service de Sa Majesté, natif de Goular en Guienne[31], et de remariage de cette dernière le 1 février 1682, lorsque veuve, elle convole avec noble personne Jean-Pierre d'Audiffred[34],[35], écuyer de Manosque. En 1677, il oeuvre encore à la réalisation de l'arsenal de Rochefort[36].

En octobre 1676, il accompagne à Toulon le futur ministre de la marine Seigneley, pour établir les plans de l'arsenal. Seigneley écrit à son père Colbert qu'il a été bien ayse de faire travailler le sieur Lambert[37]. Néanmoins ses plans, comme ceux de deux autres ingénieurs, ne sont finalement pas retenus. Vauban qui venait d'être nommé commissaire général des fortifications s'en chargea[38].

En 1679, il est à Trinquetaille[1], port d'Arles, ville dans laquelle il marie le 27 décembre sa fille, Theodora, née à Marseille, âgée de 18 ans, fille de noble André Lambert ingénieur ordinaire du roy et de dame Jeanne de Martinon, avec noble Charles Poulain du Clos, écuyer, conseiller du roy, commissaire de la marine, originaire de Paris[39]. En 1682, il est ingénieur des travaux de Sa Majesté à Marseille[1], où il accompagne Seigneley, qui écrit à son père Colbert après que ce dernier lui ait enjoint de faire « examiner le prix des ouvrages de maçonnerie qui se font à Marseille » : C'est par Lambert, que j'avois mené avec moy et qui s'en est bien acquitté, j'espère qu'il se rendra capable de l'emploi auquel vous le destinez[40].

En 1690, ingénieur ordinaire du roy, résidant à Narbonne[41], il reçoit par l'intendant le 6 mars, à la suite de la folle - enchère, et pour une somme de 67000 livres[42], l'adjudication des ouvrages du canal de la Roubine[43],[44], à faire pour achever ceux entrepris par le premier entrepreneur, un certain Jean Matton qui en est dessaisi, relativement à certaines malfaçons constatées dans les travaux de ce dernier[45]. Il marie sa fille Claire le 6 juin 1693, dans la cathédrale St Sébastien de Narbonne, à Georges-Baptiste d'Asté, chevalier de Saint-Louis, aussy ingénieur du roi, originaire de la ville de Sète[46]. Le 15 avril avait été signé le contrat de mariage, en présence d'Antoine de Niquet, ingénieur général des provinces du Languedoc, qui avait préparé les devis et les plans du canal de la Robine en 1688.

  • Nicolas-Claude de Lambert (1666-1727), officier de marine et d'artillerie. chevalier de Saint- Louis, le 27 novembre 1711[47]. Il commence sa carrière[47] comme enseigne de vaisseau de bombardier à Toulon (1691), sous-lieutenant d'artillerie à Dunkerque (1692), capitaine de galiote, lieutenant d'artillerie (1695), capitaine d'artillerie à Rochefort (1705)[48]. Corsaire affecté à Dunkerque et Toulon, il commanda les navires du roi, Les Jeux, Le Toulouse, Le Téméraire[49]", et L'Heureux Retour[50]. Le botaniste Louis Feuillée qui s'embarque à Marseille le 14 décembre 1707 sur le Saint-Jean-Baptiste , navire marchand commandé par l'ancien corsaire Jean Doublet, décrit avec ce dernier, le combat livré par L'Heureux Retour, en mai 1708, dont ils sont les témoins oculaires[51]. Le 9 mai, c'est le périlleux passage du détroit de Gibraltar surveillé par les bateaux de guerre anglais. l'Heureux Retour, attaqué par deux frégates anglaises (vers 5 heures du soir[50]) « l'une de soixante canons et l'autre de soixante et douze », engage le combat (n'ayant que du 12 dans l'entrepont pont et du 6 en haut avec en tout 40 pièces[50]), afin d'immobiliser les deux bateaux ennemis et de permettre au reste du convoi de prendre le large. Mais l'issue d'un tel combat ne pouvait faire de doute. « Lorsque M. de Lambert se voit forcé d'amener son pavillon (après 11 heures du soir[50]), il reçoit les Anglais qui viennent prendre possession du navire, une mèche à la main, debout auprès de plusieurs barils de poudre. Le premier compliment qu'il leur adressa était qu'il prétendait, avant même de parler de capitulation, qu'on lui accordât les demandes qu'il ferait, sans quoi il allait mettre le feu aux poudres et faire sauter son navire[52]. On lui accorda tout ce qu'il demandait ». « Ce sacrifice ne fut point inutile, car, tandis que les deux frégates, sérieusement touchées, rentraient à Gibraltar avec leur prise, le bateau du Père Feuillée poursuivait hâtivement sa route[53] ».
    Son dossier personnel aux archives de la marine nous apprend qu'il avait été autorisé en 1712 à commander un des vaisseaux armés pour le compte du roi d'Espagne sous le commandement du sieur de Mezy son beau frère, comme le précise son épouse dans sa supplique au régent, lorsqu'il fut compromis six ans plus tard dans les détails de la conspiration de Cellamare. En effet accusé d’avoir offert ses services à l'Espagne, il avait été incarcéré par lettre de cachet en 1718 à la Grosse Tour de Toulon. Il en était sorti au bout de quelques mois, « mais il avait dû désormais vivre dans la retraite jusqu’à sa mort en 1727[54]». Son acte de sépulture[20] précise néanmoins, qu'à sa mort, il était commandant de la compagnie des bombardiers de Toulon. D'où ses fils Claude-Ange et René-Nicolas-Charles :
    • Claude-Ange Lambert, né à Toulon le 3 septembre 1706, décédé au Cap le 9 décembre 1758, écuyer[55],[56]intendant de justice, police, finances et de la marine. Entré au service le 30 septembre 1722 comme élève écrivain, écrivain ordinaire le 10 avril 1724, principal le 23 juin 1731, commissaire le 1er avril 1738, toute sa carrière s’était écoulée dans le port de Toulon où il avait successivement rempli les fonctions d’inspecteur des constructions et radoubs, puis des approvisionnements de bois, et, depuis 1744, celles de contrôleur[54]. En 1754, son supérieur M. de Villebranche donne son appréciation : Grand travailleur, possède bien toutes les parties du service, et en état de remplir les premières places[57]. Conseiller du roi en ses conseils, intendant de justice, police, finances et de la marine, des Iles françaises de l'Amérique sous le Vent, commissaire général de la marine, ordonnateur au Cap, premier conseiller des deux conseils de Saint-Domingue. Reçu au conseil du Cap le 4 décembre 1758, il meurt au Cap le 9 du même mois[58],[56]. Il avait épousé le 10 novembre 1726, à Toulon [59]Claire Bonnegrace. Il eut de nombreux enfants et fut notamment le père de Toussaint, qui suit.
      • Toussaint de Lambert, chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, admis en 1784 au sein de la Société des Cincinnati de France
        Toussaint de Lambert, né à Toulon le 2 novembre 1740[60], et mort en 1799. Chevalier de Saint-Louis le 8 décembre 1781[61]. capitaine de vaisseau (1778). Il entre dans une compagnie de gardes de la Marine en 1755 à Toulon, il sera sous-brigadier des gardes (1757), chef de brigade et enseigne de vaisseau (1761), brigadier des gardes-marine (1764) capitaine-lieutenant au 1er bataillon du régiment de Toulon (1772), capitaine de fusiliers (1775), capitaine de vaisseau (1778). Retiré le 1er juin 1780[62],[63]pour raison de santé avec commission de capitaine de vaisseau, et une pension de 1400 livres[64]. Chevalier de Saint-Louis le 8 décembre 1781)[61]. Embarquements : L'Hippopotame en 1756. De 1756 à 1758 : Le Lion, La Pléiade, Le Centaure, et la Chimère. En 1759, Le Guerrier, En 1760 Le Fantasque. en 1764, l'Altier. Le Topaze et Le Sagittaire, La Caméléon [65]. Le Singe, La Pléiade en 1773. Il servit pendant la guerre d'indépendance des États-Unis, sur la Provence dans l'escadre du comte d'Estaing 1778, et pris part aux affaires de Rhodes Island, au combat du 11 août 1778, du 6 juillet 1779 et au siège de Savannah [4]. Il est admis en 1784 dans la branche française de la Société des Cincinnati[66],[63],[4]. Il est qualifié messire dans son acte de mariage le 5 mai 1767 [67] avec Mademoiselle Rimbaud Marie Thérèse, fille de messire Henri François Rimbaud, conseiller, avocat et procureur du Roy au siège de l'amirauté et de dame Anne Court[58], il n'eut pas de postérité.
    • René-Nicolas-Charles Lambert des Granges[68],[69],[70], né le 3 février 1707 à Toulon[71], et décédé à la mer, à bord du navire Le Bristol, le 18 décembre 1754[72]. Capitaine de vaisseau, le 1er juin 1754[68]. Chevalier de Saint-Louis le 1er mars 1744[73],[74]. Dans sa plus tendre jeunesse, il a servi sous son père au département de Toulon, tant sur les vaisseaux de Sa Majesté que dans l'artillerie[70]. En effet, "Avant d'entrer dans la Marine il a fait deux campagnes[74], notamment sur L'invincible en 1725[70]. En 1726 il fut envoyé à St Gervais pour les épreuves de poudre. En 1727, il perdit son père, et Monseigneur le comte de Maurepas, voulant reconnaître ses services en avançant son fils sur la promotion des gardes de la marine, sur l'état de laquelle il était depuis 4 ans, n'étant point prête, et en cours de paraître, il fut fait ayde d'artillerie[70] le 10 mai 1728. Il a ensuite été envoyé à l'ile Royale pour y commander l'artillerie, où il a établi toutes les batteries tant à Louibourg qu'à Port Toulouze et à l'Ile St Jean. Il y a établi aussi une compagnie de bombardiers et canonniers ainsi que des écoles dans lequel exercice il a formé de bons officiers. Le 13 avril 1734, il obtient le brevet et les appointements (720 livres) de sous-lieutenant d'artillerie avec l'appui M. de Saint Ovide, gouverneur de l'Ile Royale qui rend des témoignages avantageux de (son) application et de (sa) bonne conduite.[75], alors que sceptique, il écrivait le 22 février 1729, que le sieur Lambert, jeune homme de 18 à 20 ans, ne saurait avoir l'expérience qu'il faut pour une place de guerre comme celle de L'ile Royale qui est dotée d'une des plus fortes et plus nombreuse artillerie de France[76]. En 1742 il est embarqué sur les navires du roi, Le Ruby, et en 1743 sur La Charente. En 1744, lors de la déclaration de guerre avec l'Angleterre, il est envoyé à St Domingue comme lieutenant d’artillerie de la marine, dont il a obtenu le brevet le 1er juin 1742, pour y commander en chef l'artillerie et former tous les établissements nécessaires à cette partie du service et à la constitution d'une compagnie de bombardiers et de deux de canonniers bourgeois[74],[77]. Il reçoit en 1749, le commandement du fort Royal au Cap et mis ce fort en état de ne rien craindre. Il est désigné pour commander la ville du cap en cas d'absence de M. de Vaudreuil en cas de siège[70]. Repassé à Rochefort en 1750 puis à St Domingue en 1752[74]. Le 23 mai 1754 il est promu capitaine de Vaisseau[74]. Il décède le 18 décembre 1754 en mer[72], son fils Charles-Robert qui suit, était né le 6 décembre. Qualifié écuyer dans son acte de mariage le 30 juin 1745 avec Françoise-Félicité Rivière, à Saint Domingue[69], qui était veuve en premières noces de Messire Bernard d'Artaguette[78],[79], et fille de François Rivière, écuyer, conseiller secrétaire du roi. En 1763 le procureur de sa veuve (remariée à Jean de Casamajor de Gestas) le qualifie dans un dossier de succession "messire Charles Nicolas de Lambert des Granges"[80]. Il est de même qualifié "messire Charles Lambert des Granges, écuyer", dans l'acte de mariage de sa veuve avec messire Jean de Cazamajor de Gestas, le 14 janvier 1763 à Bordeaux, en la paroisse Puy Paulin[79].
      • Charles-Robert-Nicolas de Lambert des Granges[81],[4], né le 6 décembre 1754 à Saint-Domingue[4],[82],[N 2], mort le 30 août 1806 à Baurech (Gironde)[83], qualifié chevalier dans les actes de procédure pour l'établissement de son contrat de mariage[84] et dans l'Etat militaire de France pour l'année 1789, colonel, et lieutenant de la compagnie des Suisses de la garde ordinaire du corps de Monsieur, comte de Provence[81], chevalier de Saint-Louis[4]. Son dossier personnel[85] nous indique qu'il a commencé à servir, le 28 octobre 1769, à 15 ans, comme soldat dans le régiment du Maréchal de Turenne. Toujours dans le même régiment, il est breveté sous-lieutenant le 17 avril 1774 et capitaine le 3 juin 1779. Il obtient une sous-lieutenance dans la Garde Suisse de Monsieur, le 23 mai 1784, où il reçoit le rang de mestre de camp le 8 juillet 1787. Il est ensuite promu colonel d'infanterie le 8 juillet 1789, chevalier de Saint Louis en 1790. Marié le 25 mai 1784 à Angélique-Jacqueline Marie Nigot de Saint-Sauveur[86],[87], issue d'une famille de magistrats[88] qui donna quatre présidents de la Chambre des Comptes de Paris,[89] originaire d'Auxerre et qui détenait le fief[90] de Saint Sauveur en Puisaye[91]. Elle était aussi la nièce de Jean-François Ogier[92],[91], président honoraire du Parlement de Paris. De ce mariages sont issus :
        • Marie-Françoise-Charlotte-Clotilde de Lambert des Granges, épouse de Gaulnes
        • Hermine-Jeanne-Charlotte-Honorine de Lambert des Granges, épouse Duperrieu
        • Aglaé-Louise-Marie de Lambert des Granges, épouse le 23 juin 1813, Augustin Pierre Brunie, conseiller auditeur à la cour impériale de Bordeaux[93].
        • Édouard-Jacques de Lambert des Granges, né le 5 juin 1797 (17 Prairial an V) à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne)[94]), membre de la garde du comte d'Artois, compagnie de Luxembourg (nommé garde en pied le 11 juillet 1818)[95], sous-lieutenant de carabinier de cavalerie de Monsieur le 28 mai 1819[96], régiment commandé par le comte de Bréon, puis lieutenant au régiment de cuirassiers de la garde du roi Louis XVIII. Marié à Bordeaux le 19 novembre 1825 à Jeanne- Agathe -Léontine de Biré[86]. Il fut maire de Baurech en Gironde, de 1831 à 1840 et mourut à Bordeaux en 1865, dont Joseph-Ernest (1826) et Emmanuel (1828)[4] :
          • Joseph-Ernest de Lambert des Granges, qualifié marquis de Lambert des Granges[86], né à Bordeaux le 28 octobre 1826, marié à Bordeaux le 4 novembre 1847 avec Marie-Thérèse-Germaine du Perier de Larsan, d'où Germain qui suit[86].
            • Germain de Lambert des Granges, marié à Mademoiselle Hallez[86].
          • Emmanuel de Lambert des Granges, né en 1828 à Bordeaux, épousa en 1848 à Barran dont il était maire(Gers) Laure de Lambert. Il y est décédé le 10 novembre 1874[4].
            • René de Lambert des Granges, né le 10 octobre 1849 à Barran (Gers), décédé à Baurech (Gironde) le 20 juillet 1920. Il épousa à Vias (Hérault) le 17 août 1875 Suzanne Bouniol[4], d'où :
              • Emmanuel de Lambert des Granges, né à Béziers (Hérault) le 17 juin 1876, décédé à Béziers le 12 septembre 1956. Sorti de Saint Cyr en 1899 (promotion Bourbaki) il quitta l'armée en 1906 avant de reprendre du service comme capitaine d'infanterie en 1914. Commandant d'une compagnie de mitrailleuses, il termina la campagne en 1918, après 4 blessures en qualité de chef de bataillon au 3e bureau de la VIe armée. Il était chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre avec Palmes. Il épousa le 26 janvier 1905 à Béziers Madeleine Milhé de Saint Victor, née le 18 octobre 1883 à Béziers, décédée le 6 novembre 1969 à Castries (Hérault)[4], d'où :
                • René de Lambert des Granges, né le 11 octobre 1906 à Béziers, viticulteur, épouse à Brouqueyran (Gironde) le 19 août 1930, Marie Antoinette Drouilhet de Sigalas[4], fille de Gérard Jean Drouilhet de Sigalas, membre de la Société des Cincinnati, et de Catherine de Lacaze[4],
                • Bernard de Lambert des Granges, né à Béziers le 27 février 1910, marié à Claire de Saint-Exupéry le 15 octobre 1938[4], croix de guerre.
                • Jeanne de Lambert des Granges, née à Béziers le 23 mars 1913, mariée le 12 avril 1934 au baron Durand de Fontmagne[4]
                • Michel Claude Ange de Lambert des Granges, né à Béziers le 11 décembre 1914, mort pour la France le 16 juin 1940, à Chêne -Chenu (28). Il commandait le corps franc du régiment d’infanterie coloniale du Maroc (R.I.C.M). Chevalier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre[4],[97],[98]. Le journal L’Éclair de Montpellier nous indique qu'il est "engagé avec son régiment dans la bataille livrée aux environs de Dreux, il couvrait avec son groupe le repli des bataillons d'arrière garde. Durant toute la journée du 16 juin, le groupe franc, sous les ordres du lieutenant de Lambert des Granges, avait brillamment brisé les efforts d'encerclement de l'ennemi. Vers 20 heures, il tenait toujours la voie ferrée sous un violent bombardement[99] ". Henry Noullet relate dans son ouvrage, Les chevaliers de la Coloniale[100] les exploits du RICM dont les hommes ont payé un lourd tribut en 1940, notamment la fin du lieutenant Michel de Lambert des Granges, ancien porte drapeau, le 1er mai 1940, à l'Arc de Triomphe[101],[102], du régiment le plus décoré de France : "Le Lieutenant de Lambert des Granges émerge de son parapet de cailloux. À la jumelle il observe les lisières de La Touche. il pense, lui aussi, qu'il n'y a plus un soldat français vivant dans les décombres. mais pour en être sûr, il envoie le caporal Cladéra, promu agent de liaison, demander au commandant Bacetta si tous ceux dont il devait couvrir le repli sont passés. Un instant, il regarde s'éloigner son messager. Arrivera-t-il se demande-t-il. Puis il se retourne pour faire face à l'ennemi qu'il doit encore contenir. C'est alors que frappé en pleine poitrine, il s'abat sans un mot, sans un cri et roule lentement jusqu'au pied du remblais. Ses hommes l'entourent aussitôt. L'un d'eux file vers l'arrière et rapporte une civière oubliée.Ils y déposent le corps du lieutenant. Porté à l'épaule par quatre marsouins, ils passent devant leurs camarades qui lâchent leurs armes un bref moment pour saluer au garde-à-vous le chef à qui chacun d'eux aurait donné sa vie pour qu'il garde la sienne". Ses hommes transporteront son corps sur plus de 20 kilomètres pour l'enterrer au pied du monument aux morts de Gohory. Sur le texte de sa citation on pouvait lire : Est tombé glorieusement pour sauvegarder l'honneur de la Patrie et porter encore plus haut le renom du Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc[102]. Une rue porte son nom à Béziers[103]. En 2018, il est mis à l'honneur lors des cérémonies du 8 mai, par sa ville natale, et le R.I.C.M. qui est présent avec son chef de corps et la garde au drapeau[104],[105].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Lambert des Granges sont : de Martinon (1654), d'Audiffrey (1682), Le Normant (de Mezy) (1706), d'Asté (1693), Rivière (ou de Rivière) (1745), Rimbaud (1767), Nigot de Saint-Sauveur (1784), de Gaulnes (1814), Duperrieu, Brunie, de Biré (1825), du Périer de Larsan (1847), de Lambert (1848 et 1960), Hallez, Bouniol (1875), Milhé de Saint Victor (1905), Drouilhet de Sigalas (1930), Durand de Fontmagne (1934), de Saint-Exupéry (1938), de Castelbajac (1964 et 1965), Soucanye de Landevoisin (1970), etc.

Armes[modifier | modifier le code]

D'argent à la fasce de gueules, accompagnée en chef de trois étoiles d'azur et en pointe d'un lion de sable passant, armé et lampassé de gueules[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. association supprimée en 1792 et refondée en 1925, reconnue d'utilité publique par décret du 20 juillet 1976
  2. Charles-Robert de Lambert des Granges est né le 6 décembre 1754, 4 mois après l'enterrement de son frère Charles-Sébastien, âgé de 4 ans, le 8 septembre 1754. ANOM, Saint-Domingue Reg. Par. Petite rivière de l'Artibonite,1754, vue 5/7, F.205. et 12 jours avant le décès de son père.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Anne Blanchard, Dictionnaire des Ingénieurs Militaires 1691-1791, Collection du Centre d'histoire militaire et d'études de défense nationale, , p. 416-417
  2. a b c et d Pierre Meller, Armorial du Bordelais : Sénéchaussées de Bordeaux, Bazas et Libourne, Paris, H. Champion, 1906, pages 282 à 283
  3. « Journal officiel du 21 juillet 1976, page 4340 », Quotidien,‎ , p. 4340 (lire en ligne)
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o Fernand de Saint-Simon, Hubert Lamant, Armorial des Cincinnati de France, Paris, Contrepoint, 1980, pages 363-365 : notice sur la famille de Lambert des Granges
  5. Baron Ludovic de Contenson, La Société des Cincinnati de France et la guerre d'Amérique: 1778-1783, Picard 1934, page 297
  6. Pierre Marie Dioudonnat, Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols, 1994, page 407.
  7. A. Hôpital de Grenoble H96, 1659 -Ach Depart Isère. III E 1970 F°286.
  8. a et b Ach Depart. BdR, Reg. Par. St Martin, Marseille, F. 16, Vue 79/105
  9. [1]
  10. « AN Minutier central LXXXVII, 278, 6 août 1689 Cotes : MC/ET/LXXXVII/2777 mai 1689 »
  11. Sous la direction de Thierry Martin et Michelle Virol, Vauban, architecte de la modernité, Besançon, Presse universitaire de Franche - Comté, (lire en ligne), P.155
  12. Page Wikipédia en russe sur la bataille de Narva
  13. Vauban architecte de la modernité, Presse universitaires de la Franche Comté, (lire en ligne), p. 154
  14. A. Wassiltschikoff, Liste Alphabétique de Portraits Russes, St Petersbourg, (lire en ligne), p. 463
  15. Annales de l'Académie de Macon, Académie de Mâcon. Société des Arts, Sciences, Belles-lettres, Archéologie, Agriculture et Encouragement au Bien de Saône-et-Loire, (lire en ligne), P. 251
  16. (en) Rod Giblett, Cities and Wetlands: The Return of the Repressed in Nature and Culture, Bloomsbury Academic, (ISBN 9781474269841, lire en ligne)
  17. Jean-Marie Thiébaud, Les français et les suisses francophones en Russie et en URSS du Moyen Âge à nos jours : dictionnaire historique, biographique, généalogique et héraldique, GeneaGuide, (lire en ligne)
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  22. Sébastien-François-Ange Le Normant de Mezy
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  26. Artefeuil Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, Volume 4, page 189
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  75. « ANOM, FR ANOM COL E 251, 13 avril 1734 "Lambert, officier d'artillerie à l'île Royale, fils de Nicolas Claude capitaine d'artillerie mort à Toulon en 1727 1728/1734" »
  76. « ANOM, FR ANOM COL E 251, 22 février 1729. "Lambert, officier d'artillerie à l'île Royale, fils de Nicolas Claude capitaine d'artillerie mort à Toulon en 1727 1728/1734" »
  77. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Personnel colonial ancien : dossier de Lambert, officier d'artillerie à l'île Royale, fils de Nicolas Claude capitaine d'artillerie mort à Toulon en 1727.
  78. Etat détaillé des liquidations opérées à l’époque du 1er janvier 1829 par la commission chargé de répartir l’indemnité attribuée aux anciens colons de Saint-Domingue, en exécution de la loi du 30 avril 1826 et conformément aux dispositions de l’ordonnance du 9 mai suivant. Paris Imprimerie Nationale, 1829, page 222.
  79. a et b Quamvis, « Diron d'Artaguette », Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux,‎ , P.300 (lire en ligne)
  80. The Louisiana Historical Quarterly, Volume 25, 1935, page 867.
  81. a et b M. de Roussel, Etat militaire de France, pour l'année 1789, Onfroy 1789, page 118.
  82. ANOM, Saint-Domingue Reg Par. PETITE-RIVIERE-DE-L'ARTIBONITE 1754, Vue 7/7. [2]
  83. en ligne de la Gironde Commune de Baurech, tables décennales An XII-1812 folio 6/8.
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  89. cte H. Coustant d'Yanville, Chambre des comptes de Paris, Essais historiques et chronologiques, privilèges et attributions nobiliaires et armorial, Paris, J. B. Dumoulin, 1868-1875 (lire en ligne), P. 5, 430, 442, 443.
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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]