Famille de Hennin de Boussu Walcourt

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de Hennin de Boussu Walcourt
Image illustrative de l'article Famille de Hennin de Boussu Walcourt
Armes

Blasonnement D'or, à la croix engrêlée, accompagnée au premier canton d'un croissant, le tout de gueules.
Devise « Plutôt mourir que changer Hennin. »
Période XVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Cambrai
Fiefs tenus Seigneuries de Boussu-lez-Walcourt, d'Inville.
Charges Échevins de Cambrai, avocats au Parlement de Flandre, tabellion royal de Cambrai et Cambrésis, consul de Belgique à Malaga
Fonctions militaires Lieutenant général, major d'artillerie à Cheval
Fonctions ecclésiastiques Chanoines de Cambrai
Récompenses civiles Grand officier de l'ordre de Léopold, grand officier de l'ordre de la Couronne, commandeur de l'ordre de Léopold II, officier de l'ordre de Léopold II avec glaives, chevalier de l'ordre de Léopold, officier de la Légion d'honneur
Récompenses militaires Croix de guerre 1914-1918, croix de guerre 1940-1945, croix du Feu
Preuves de noblesse
Montres Confirmation de noblesse en 1599 à Cambrai[1],[2].

[réf. insuffisante], concession de noblesse avec titre de baron en 1932, admission dans la noblesse belge en 1958, 1960 et 1967, reconnaissance de noblesse en Belgique en 1983 et 1984.

La famille de Hennin de Boussu Walcourt olim Dehennin[3], de Hennin, autorisée en 1895 à ajouter à son patronyme le nom « de Boussu Walcourt », est une famille de la noblesse belge originaire de Cambrai, qui obtint en Belgique une concession de noblesse en 1932, puis une admission dans la noblesse en 1958 et deux reconnaissances de noblesse en en 1983 et 1984.

Selon un ouvrage de Félix-Victor Goethals de 1857, cette famille est issue de l'ancienne Maison de Haynin; des généalogistes contemporains émettent des réserves sur ce rattachement ou le rejettent.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1857, Félix-Victor Goethals rédige une généalogie de la maison de Haynin[4] dans laquelle il donne la famille subsistante de Hennin de Boussu Walcourt (olim de Hennin) comme une branche de la maison de Haynin, alors que Nicolas Viton de Saint-Allais écrivait en 1840 que la maison de Haynin s'était éteinte dans les deux branches de Wambrechies et du Cornet[5].

Des généalogistes contemporains comme Frédéric Collon, le collectif de généalogistes Blaise d'Ostende-à-Arlon ou encore Jean-François Houtart émettent des réserves ou rejettent ce rattachement de la famille de Hennin de Boussu Walcourt à la maison de Haynin :

  • Frédéric Collon écrit dans l´Intermédiaire des généalogistes (1962) édité par le Service de centralisation des études généalogiques et démographiques de Belgique (SGCD) : « la communauté d’origine n’a été prouvée que par des indices onomastique et héraldiques insuffisants. »[6].
  • Jean-François Houtart, dans son ouvrage : Anciennes familles de Belgique (2008), édité par l'Office généalogique et héraldique de Belgique, conteste ce rattachement et écrit à ce sujet : « En 1957, le Conseil héraldique s'est laissé abuser en accordant une admission dans la noblesse belge à plusieurs membres de cette famille sur base d'une sentence de l'Élection d'Artois de 1609 - confirmée par le Grand conseil de Malines en 1641 - rattachant indûment la présente famille à la maison noble des Haynin du comté de Hainaut ». Jean-François Houtart donne pour ancêtre le plus lointain à cette famille Alard de Hennin qui passa un contrat de mariage avec Jeanne Godrie devant les échevins de Cambrai le 11 septembre 1484[2].
  • En 1967, le collectif de généalogistes belges Blaise d'Ostende-à-Arlon, dans Noblesse belge d'aujourd'hui, souligne des contradictions dans la généalogie écrite par Thierry de Hennin de Boussu Walcourt sur sa famille[Note 1] et écrit : « L’ambassadeur Frédéric Collon a démontré que pour passer des Haynin du Moyen âge aux nôtres, il faut passer par les Herin, et même par un ancêtre qui, si on se penche trop près sur sa personne serait décédé marié avant... la naissance de sa mère. .Pratiquement les Hennin-Boussu-Walcourt descendent de Jean, marchand à Cambrai, décédé vers 1580, dont le petit-fils (dit Thierry de Henin) aurait dérogé (et le père marchand non ?) et fut père de Jacques, licencié ès loi et échevin de Cambrai, qui eut deux fils Pierre-Joseph, auteur de la branche devenue belge et louis-Joseph, tabellion, dont Thierry de Henin ignore la postérité, pourtant publiée par le comte du Chastel de la Howarderie. De Jacques cité plus haut descend non seulement la branche belge mais encore une autre branche aussi ignorée de l'auteur, branche qui s'illustra à Cambrai en la personne de Louis qui épousa Célestine Lerouge, fille d'un cultivateur. »[7]
  • Dans un article paru en mars 2017 dans le Bulletin de l'Association Généalogique et Historique Flandre-Hainaut, son auteur, Pierre Sage, en désaccord avec les auteurs précédents, écrit quant à lui : « A la vue des éléments en notre possession, Il n’y a pas de raisons sérieuses de mettre en doute le rattachement de la famille des de Hennin de Boussu-Walcourt à la maison de Haynin, même si nous n’avons plus les pièces justificatives des filiations les plus anciennes. »[8].

Dans un acte de dénombrement du 7 août 1754, Pierre-Joseph de Hennin (1687-ca 1776), bourgeois et rentier de Cambrai, greffier du chapitre métropolitain, fils d'honorable Jacques de Hennin, échevin de la ville de Cambrai (†1737) et de Marguerite-Alphonsine Bourdon, établit son ascendance jusqu'à Jacques de Hennin, son grand-père, marié en 1645 à Anne Le Caron[9].

Son fils, honorable homme[10] Prosper Dehennin[3] (1720-1804), licencié en droit et échevin de Cambrai, épousa le Philippine Desmanet, dame et héritière de la seigneurie de Boussu-lez-Walcourt[11]. Par ce mariage, Prosper devint seigneur de Boussu-lez-Walcourt où il se fixa. Cette seigneurie était l'une des cinq formant la principauté de Barbençon. Au titre de sa femme, Prosper de Hennin en fit le relief et le dénombrement en 1774[12].

Dans son acte de baptême le 24 janvier 1720 (paroisse Saint Gangulphe de Cambrai) Prosper de Hennin est désigné « fils légitime du sieur Pierre de Hennin et de damoiselle Marie Catherine Dupuis », mais ni lui ni son père ne portent de qualifications nobiliaires (noble homme, écuyer etc.)[13].

Prosper de Hennin est l'ancêtre de tous les membres de la branche qui fit modifier son nom en de Hennin de Boussu Walcourt en 1895.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes anciennes (1932 - 1958)[modifier | modifier le code]

Armes anciennes de Hennin de Boussu-Walcourt (1932-1960)

Le diplôme de concession de noblesse daté du 3 décembre 1932 affiche des armes qui se blasonnent :

De sable, à la croix d'argent, au chef d'or chargé d'un lion contourné issant de gueules, tenant de la patte dextre une épée d'argent garnie d'or. L'écu surmonté, pour le titulaire, d'une couronne de Baron, et tenu par deux Chevaliers de carnation, armés de toutes pièces, la visière levée, tenant chacun une épée abaissée d'argent garnie d'or. L'écu sommé, pour les autres descendants, d'un heaume d'argent, couronné, grillé, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de gueules, aux lambrequins de sable et d'or. Cimier : un dextrochère armé d'argent, tenant une épée du même garnie d'or. Devise : « PRO CRUCE ET REGE ARDENS », de sable sur un listel d'or[14]'.'

Le patronyme sur ce diplôme est orthographié : "de Hennin de Boussu-Walcourt". L'adjonction du nom de Boussu-Walcourt antérieure à cette concession de noblesse fut autorisée par arrêté royal daté du 24 juin 1895[14].

Armes modernes (depuis 1958)[modifier | modifier le code]

Armes de Hennin de Boussu Walcourt

Les armes modernes sont celles de la Maison de Haynin (éteinte au XVIIIe siècle), brisées d'un croissant de gueules :

D'or, à la croix engrêlée, accompagnée au premier canton d'un croissant, le tout de gueules. Heaume d'argent couronné. Lambrequins : de gueules et d'or. Cimier : le croissant de l'écu entre un vol à l'antique, à dextre d'or, à senestre de gueules. Devise : « Plutôt mourir que changer Hennin. », d'or sur un listel de gueules. En outre, pour le titulaire, couronne de baron, et supports : deux griffons d'or, armés et langués de gueules[1].

Preuves de noblesse[modifier | modifier le code]

Concession[modifier | modifier le code]

  • 3 décembre 1932 : concession de noblesse et du titre de baron transmissible à la primogéniture mâle en faveur de Raoul-Léon-Camille-Joseph de Hennin de Boussu-Walcourt[14] (1879-1965).

Admissions[modifier | modifier le code]

  • 11 avril 1960 : admission dans la noblesse belge de Jean-Prosper-Auguste-Ghislain-Marie-Joseph de Hennin de Boussu Walcourt (1909-), écuyer (branche aînée)[1] ;
  • 11 octobre 1967 : admission dans la noblesse belge de Maurice-Raoul-Louis-Marie-Joseph-Ghislain de Hennin de Boussu Walcourt (1934-), écuyer (neveu du précédent)[1] ;
  • 31 janvier 1958 : admission dans la noblesse belge de Thierry-Maurice-Joseph-Marie-Ghislain de Hennin de Boussu Walcourt (1920-), écuyer (oncle du précédent)[1] ;
  • 31 janvier 1958 : conversion de la concession de noblesse reçue le 3 décembre 1932 en admission avec modification d'armoiries par voie de reconnaissance en faveur de Raoul-Léon-Camille-Joseph de Hennin de Boussu Walcourt (1879-1965), baron (cousin au septième degré du précédent)[1] ;
  • 31 janvier 1958 : admission dans la noblesse belge d'Étienne-Guy-Germaine-Joseph-Marie-Ghislain de Hennin de Boussu Walcourt (1921-), écuyer (cousin au cinquième degré du précédent)[1] ;
  • 31 janvier 1958 : admission dans la noblesse belge d'Yves-Louise-Arnold-Marie-Joseph-Ghislain de Hennin de Boussu Walcourt (1924-), écuyer (frère du précédent)[1].

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

  • Reconnaissances de noblesse en 1983 et 1984[2].

Illustrations[modifier | modifier le code]

  • Prosper Dehennin (1720-1804), licencié en droit et échevin de Cambrai.
  • Baron Raoul Léon Camille Joseph de Hennin de Boussu Walcourt, lieutenant général e.r., aide de camp honoraire de LL. MM. le roi Albert Ier, le roi Léopold III et le roi Baudouin, grand officier de l'ordre de Léopold et de l'ordre de la Couronne, officier de l'ordre Léopold II avec glaives, croix de guerre 1914-1918 et 1940-1945, croix du Feu.
  • Claude de Hennin de Boussu Walcourt, écuyer, consul honoraire de Belgique à Malaga.
  • Major Richard de Hennin de Boussu Walcourt, écuyer, officier d'artillerie à Cheval.
  • Yves de Hennin de Boussu Walcourt, écuyer, administrateur de sociétés, commandeur de l'ordre de Léopold II, chevalier de l'ordre de Léopold, officier de la Légion d'honneur, vice-président honoraire et conseiller général du Cercle Royal Gaulois Artistique et Littéraire, secrétaire général de la société de la Légion d'honneur Belgique.

Alliances[modifier | modifier le code]

Desmanet, Breyne (de), Armes de Fauconval Bernard de Fauconval (de), Herwyn, Grand Ry (de), Hoeven, Daneau, Errembault du Maisnil et du Coutre, Alt=Armes de Wasseige Wasseige (de), Braun de Ter Meeren, Armes de Meester Meester de Heyndonck (de), Drion du Chapois, Havre (van), Armes de Donnea Donnea (de), Coninck de Merckem (de), Fallon, Dequesne, Helbig de Balzac, Robyns de Schneidauer, Terwangne (de), Armes de Visart Visart de Bocarmé, Bosschaert de Bouwel, Mélot, Thibaut de Maisières, Armes de Werve Werve de Schilde (van de), Paues, Meulemans, Taffelli, Dodemont, Laskoutoff, Madsen, Winter, Damiens, Ribaucourt (de), Hollenfeltz du Treux, Ceulemans, Silva.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un ouvrage écrit par un membre de cette famille : Thierry de Hennin de Boussu Walcourt, Les origines et l'ascendance de la Maison de Hennin de Boussu Walcourt et utilisé lors de l'admission de cette famille dans la noblesse belge fait remonter cette famille à l'illustre Maison de Haynin. Cette thèse n'a été appuyée d'aucunes publications ultérieures par un organisme sérieux tel l'Office généalogique et héraldique de Belgique (OGHB) ou le Service de centralisation des études généalogiques et démographiques de Belgique [archive] (SGCD)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1975, première partie He-Hou, Bruxelles, 1975, p. 210.
  2. a, b et c Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil LXI de l'Association royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, pp. 110 et 111
  3. a et b Édouard Gautier, André Lesort, Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790 : Cambrai (France), Imprimerie typographique et lithographique F. Deligne, 1907, p. 436 : "Prosper Dehennin, ancien échevin (achat du Refuge d'Honnecourt)". Lire : Ad. Bruyelle, op. cit, p. 277 : "Refuge des abbayes dans Cambrai. Refuge d'Honnecourt, rue des Pochonets, actuellement maison n° 3".
  4. Félix Victor Goethals, « Miroir des notabilités nobiliaires de Belgique, des Pays-Bas et du nord de la France, Volume 1 », Polack-Duvivier,‎ , p. 107 à 126.
  5. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, tome 19, 1840, page 129.
  6. Article de Frédéric Collon dans l´Intermédiaire des généalogistes no 99, 1962, page 151 à 153, Service de centralisation des études généalogiques et démographiques de Belgique (SGCD).
  7. Collectif de généalogistes Blaise d'Ostende-à-Arlon, Noblesse belge d'aujourd'hui, Les Cahiers nobles, 1967.
  8. Pierre Sage, Bulletin de l'Association Généalogique et Historique Flandre-Hainaut, n° 133, 2007, pages 30 à 35.
  9. Félix-Victor Goethals, Miroir des notabilités nobiliaires de Belgique, 1857, page 61.
  10. Ad. Bruyelle, "Dictionnaire topographique de l'arrondissement de Cambrai", dans : Mémoires de la Société d'Émulation de Cambrai, tome XXVII - 2e partie, Cambrai, 1862, p. 290 : « (à Rumilly) cloche 1775. Inscription: Messire Léopold Albert Joseph d'Anneux, chevalier marquis de Wargnies, prince de Barbançon, baron de Crèvecœur, vicomte de Cambray, à cause de ses terre pair de Rumilly et de St-Souplet, seigneur dudit Rumilly, a eu la bonté de me procurer mon rétablissement. Je fus nommé Gérardine Dorothée par Dom-Gérard Lefebvre abbé de la maison et abbaye de St-Sépulcre en la ville de Cambray, mon parrain et par dame Dorothée Philippine Desmaret épouse d'honorable homme, Prosper de Hennin bailly de cette terre, ma marainne ».
  11. Annales du Comité flamand de France, vol. 30-32, p. 126 : "Dehennin, Prosper, époux de Philippine Demanet".
  12. Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire de 1975, première partie He-Hou, Bruxelles, 1975, p. 212.
  13. Etat-civil en ligne de Cambrai paroisse de Saint Gangulphe,acte de baptême de prosper de Hennin le 24 janvier 1720.
  14. a, b et c BARON de RYCKMAN de BETZ, Armorial général de la noblesse belge, H. Dessain, éditeur à Liège, 1941, p. 604.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]