Famille de Cointet

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Famille de Cointet
Image illustrative de l’article Famille de Cointet
Armes

Blasonnement De sable au sautoir d'argent, au chef d'or
Période XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Franche-Comté et Alsace
Allégeance Drapeau de la France France
Fiefs tenus Fillain, ...
Fonctions militaires Général
Officiers supérieurs
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre national de la Légion d'honneur

La famille de Cointet olim Cointet est une famille française qui a obtenu un titre de baron en 1866.

Cette famille compte parmi ses membres des élèves de grandes écoles, des officiers supérieurs et généraux, un sculpteur, etc.

Origines[modifier | modifier le code]

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que la famille de Cointet est originaire de Franche-Comté puis s'est installée en Alsace[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle Gustave Chaix d'Est-Ange écrit : "D'après une tradition, la famille de Cointet serait originaire du Nivernais où elle aurait possédé de temps immémorial une terre de Chateauvert"[1]. Il rapporte que Labbey de Billy fait débuter la filiation de cette famille avec Jean de Cointet, écuyer, seigneur de Chateauvert, en Nivernais, qui serait venu s'installer en 1361 en Franche-Comté. Il rapporte également que d'autres personnages de ce patronyme ont été mentionnés par Droz et par M. de Lurion. Parmi ceux-ci, Droz écrit que noble Jean Coinctet, écuyer, aurait été anobli par lettres patentes de l'empereur Charles Quint mais qu'il aurait négligé de faire enregistrer ces lettres, quant à M. de Lurion il écrit que Louis Cointet créé chevalier en 1626 serait l'aïeul de la famille actuelle[1],[2].

Chaix d'Est-Ange fait débuter la filiation vers 1680 date à laquelle Charles (alias Ferdinand) Cointet s'installe en Alsace à la suite de son mariage. Il écrit que Lehr fait débuter la filiation trois générations avant ce personnage mais qu'il ne donne ni preuve ni même aucune date[1].

Dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle Régis Valette retient pour principe de noblesse la confirmation d'un titre de baron en 1866 sous le Second Empire[3].

La famille de Cointet est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française depuis 1949.

Possessions[modifier | modifier le code]

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que Madame Cointet, née Kempff, obtint en 1682 l'investiture des fiefs de François d'Andlau qui avait été condamné à mort par contumace[1].

Généalogie simplifiée[modifier | modifier le code]

La généalogie présentée ci-dessous est issue des travaux de Gustave Chaix d'Est-Ange[1] :

  • Charles (alias Ferdinand) Cointet épouse vers 1680 Élisabeth Kempff, fille de Jean-Georges Kempff d'Angreth et d'Anastasie de Ruost. Ils ont entre autres enfants :
  • Charles-Ferdinand-Emmanuel de Cointet, lieutenant-colonel au régiment de Rosen-cavalerie, chevalier de Saint-Louis. Il fut investi en 1735 de la prêture royale héréditaire d'Ensisheim[1]. Il avait épousé Marie-Anne de Baratin de Peschery. Ils ont entre autres enfants :
  • Henri-François de Cointet (1720-1793), lieutenant-colonel, mestre de camp au régiment de Wurtemberg-cavalerie, chevalier de Saint-Louis. Il est connu le premier sous le titre de baron[1] et assiste en 1789 aux assemblées de la noblesse de Colmar. Il avait épousé Louise-Françoise de Beurville en 1756. Ils ont entre autres enfants :
  • Eugène de Cointet (1757-1832), dit le baron de Cointet de Fillain (Il est le premier connu sous le titre de baron selon Henri Jougla de Morenas)[4], officier, chef d'état-major du général d'Harambure, maire d'Ensisheim. Il avait épousé en 1786 Louise Malfaire. Ils ont entre autres enfants :
  • Charles Émile Augustin de Cointet de Fillain (1792-1843), dit le baron de Cointet, saint-cyrien (promotion "1812"), chef d'escadron d'artillerie, commandant la place de Sedan, chevalier de la Légion d'honneur. Il avait épousé en 1822 Virginie Marcherat. Ils ont entre autres enfants :
    • Édouard-Henri de Cointet (1830-1917), saint-cyrien (promotion "de Hongrie" 1848-1850), confirmé le 21 juillet 1866 par décret impérial dans la possession héréditaire du titre de baron, général de division en 1890, commandeur de la Légion d'honneur. Il avait épousé Renée Mairet en 1866. Ils ont entre autres enfants :
      • Émile Edmond de Cointet de Fillain (1868-1900), saint-cyrien (promotion "de Châlons" 1886-1888), capitaine de cavalerie, mort en mission au Tchad en 1900, chevalier de la Légion d'honneur
      • Léon Edmond de Cointet de Fillain (1870-1948), polytechnicien (1891), général de division, inventeur d'une barrière anti-char et anti-infanterie surnommée Barrière Cointet, commandeur de la Légion d'honneur (1931). Il avait épousé en 1898 Valentine Demont de Lavalette. Ils ont entre autres enfants :
        • René de Cointet de Fillain (1899-1987), polytechnicien (1920), général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur

(...)

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Cointet sont[1] : Kempff (vers 1680), d'Andlau, de Baratin de Peschery, de Beurville (1756), Malfaire (1786), Marcherat (1822), de Chaffoy-Mugnans, Bourgeois de La Tour de Saint-Quentin, de Saint-Mauris-Chastenois, de Schauenbourg, de Flaschlanden, de Gail, de Watrigant (1823 et 1825), Mairet (1866), Demont de Lavalette (1898), etc.

Armes, titre[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la famille de Cointet sont : De sable au sautoir d'argent, au chef d'or

Cimier : un vol éployé de sable issant d'un bourrelet bandé de sable et d'argent

Angélique de Cointet, née d'Andlau, dame de Morvillars, avait fait enregistrer ses armes dans l'Armorial général de 1696 (registre de Brisach) : De gueules à une cotice d'or accompagnée de deux moutons rampants d'argent, parti de sable à un sautoir d'argent, à un chef d'or.

Titre : baron (titre régulier depuis 1866)[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 11, pages 163 à 164.
  2. Il est à noter que Gustave Chaix d'Est-Ange écrit au conditionnel et qu'il ne mentionne ni qualifications ni preuves de noblesse dans la généalogie qu'il écrit sur cette famille.
  3. a et b Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, 2002, page 65.
  4. Henri Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 3, page 14.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]