Famille de Coëtlogon

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Famille de Coëtlogon
Image illustrative de l’article Famille de Coëtlogon
Armes

Blasonnement De gueules à trois écussons d'hermine, deux et un
Devise « A peb amzer » ou
« De tout temps Coëtlogon[1] »
Branches de Coëtlogon, de Méjusseaume, de Kerberio, du Gué de l'île (Saint-Étienne-du-Gué-de-l'Isle), de Loyat, de La Bourdelaye, de Lezonnet
Période XIVe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Fiefs tenus Gué de l'île, Laurenan, La Lande, La Motte au vicomte, Pleugriffet, Le Chastel, Le Gouray, Kerhuel, Le Guéauduc, Méjusseaume, La Gaudinaye, Kerface, La Saudraye, Ancremel, Kerveguen, Romilly-sur-Seine, Rosny...
Demeures Château de Coëtlogon
Château de Loyat, Château de la Lande-Coëtlogon (Rennes), Château de Méjusseaume (Le Rheu), manoir de Lezonnet, château de Romilly-sur-Seine, Château de Kerleau, château de Cocove, hôtel de Coëtlogon-Méjusseaume (Rennes), hôtel de Coëtlogon (place Vendôme, Paris),Hôtel de Cavoye (rue des Saint Pères, Paris)
Fonctions militaires Maréchal de France
Fonctions ecclésiastiques Évêque de Saint-Brieuc
Évêque de Tournai
Évêque de Quimper
Récompenses militaires Grand'croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis
Chevalier des ordres du roi
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1781, 1784

La famille de Coëtlogon est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire de Bretagne. Selon Régis Valette, sa filiation prouvée remonte à 1371[2].

Origine[modifier | modifier le code]

La famille de Coëtlogon tire son nom de la châtellenie de Coëtlogon, située près de Loudéac, dans les Côtes-d'Armor[3].

De nombreux auteurs ont fait remonter la filiation de cette famille à Eudes, chevalier, vivant en 1180[3], père d'Henry de Coëtlogon, seigneur de Coëtlogon, cité en 1248 comme témoin dans le partage de la succession d'Eudon III de Porhoët. Henry aurait eu deux fils, Jean, seigneur de Coëtlogon, auteur de la branche ainée, et Perrot, seigneur du Guéauduc, auteur de la branche cadette[4]. Cette filiation est cependant lacunaire et n'est pas solidement établie dans ses premiers degrés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon Régis Valette, la filiation prouvée de la famille de Coëtlogon remonte à 1371. Cette famille figura de 1426 à 1543 aux réformations et montres de la noblesse des diocèses de Saint-Brieuc, de Tréguier et de Saint-Malo.

La famille de Coëtlogon ne fit pas reconnaitre sa noblesse lors de la Grande enquête débutée en 1666. Elle fut cependant admise aux honneurs de la cour en 1781 et en 1784.

Seigneuries et titres[modifier | modifier le code]

La famille de Coëtlogon a possédé les seigneuries de Coëtlogon, du Gué, de Kerberio, de La Lande, de Kerdaniel, du Geauduc, de La Gaudinaye, de Lezonnet, de La Bourdelaye, de Mejusseaume, de Romili, etc[4].

Yves de Coëtlogon (branche cadette), chevalier de l'ordre du Roi, obtint par lettres patentes de 1570 l'érection de sa seigneurie de Méjusseaume en vicomté. René de Coëtlogon (branche ainée) obtint par lettres patentes de 1622 la réunion de la seigneurie de Coëtlogon et de plusieurs autres domaines et son érection en marquisat. Ces deux titres se sont éteints avec leurs premiers bénéficiaires.

Branche ainée[modifier | modifier le code]

René de Coëtlogon, baron de Pleugriffet, fut titré marquis de Coëtlogon en 1622, et fut père de trois filles.

La branche ainée de la famille de Coëtlogon s'est perpétuée jusqu'au XXIe siècle.

Branche de Méjusseaume et de la Gaudinaye[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Olivier de Coëtlogon, seigneur du Guéauduc, de la Gaudinaye et de Méjusseaume, premier président de la chambre des comptes de Bretagne en 1460, chevalier de l'Hermine, ambassadeur de Bretagne en France en 1452, 1453 et 1456, et en Angleterre, dont :
    • Robert de Coëtlogon (mort en 1492), abbé de Saint-Méen, mort en réputation de sainteté ;
    • Gilles de Coëtlogon (mort vers 1505), seigneur de la Gaudinaye, conseiller du duc de Bretagne.
  • Richard de Coëtlogon, seigneur de Tosny (Eure), il épouse Marguerite de Pillavoine. Il s'illustre dans plusieurs guerres, sous le règne de François Ier et meurt en 1566.

Filiation[modifier | modifier le code]

Situation contemporaine[modifier | modifier le code]

La famille de Coëtlogon a adhéré à l'ANF en 1946[6].

Armes[modifier | modifier le code]

  • De gueules à trois écussons d'hermine, deux et un
  • Devise : De tout temps Coëtlogon

Alliances[modifier | modifier le code]

La famille de Coëtlogon s'est alliée aux familles: de Derval, de Cambout, de Montauban, d'Acigné, de Beaumanoir, de La Moussaye, du Parc de Locmaria, de Coetmen, Le Rouge, de Coetquen, de Botherel, d'Aligné, de Parcevaux, de Ruellan, Le Mintier, de Perrien, de Rohan, de Quélen, de Bréhan, de Châteaubriand, de Rosnivinen, de Mathefélon, de Tournemire, de Goesbriand, du Boberil, de Boisgelin, de Fleuriot, Le Gualès de Mézaubran, de La Villéon, Ogier de Cavoye, Johanne de La Carrede de Saumery, de Ségur, de Carné Trecesson, de Sabran, de Clugny, de Hamel-Bellenglise, du Plessis-Quenquis, d'Artois, de Laage, de Bahunot du Liscoet, de Trogoff de Kerelleau, etc[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pol Poitier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, volume 1, p. 212
  2. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Paris, Robert Laffont,
  3. a, b et c Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle (lire en ligne)
  4. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome III, p. 7
  5. Saint-Simon, Mémoires, t. III, p. 52 et suiv.
  6. « ANF, table des familles », sur ANF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]