Famille de Cacqueray

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de Cacqueray
Image illustrative de l’article Famille de Cacqueray
Armes de la famille.

Blasonnement d'or à 3 roses de gueules, posée 2 en chef et un en pointe.
Branches de Valménier
de Saint-Quentin
de Valolive
Pays ou province d’origine Drapeau de la Normandie Normandie
Demeures Château de Sourdéac
Charges Gouverneur, député
Fonctions militaires Général de brigade
Colonel de Gendarmerie
Officiers
Fonctions ecclésiastiques Supérieur général, moine, chanoinesse
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Ordre national de la Légion d'honneur
Ordre du Mérite
Croix de guerre T.O.E
Preuves de noblesse
Autres ANF-1938

La famille de Cacqueray est une famille de gentilshommes verriers originaire de Normandie. Sa noblesse prouvée est dite d'ancienne extraction, sur preuves de 1470, sous le règne du roi Louis XI[1].

Elle fait partie des familles subsistantes de la noblesse française.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Cacqueray a débuté la fabrication du verre plat au XIVe siècle. Elle installe la verrerie royale de La Haye, située à Bézu-la-Forêt, dans l'actuel département de l'Eure. Elle laisse dans l'histoire le souvenir des grands noms de l'art verrier et de leurs œuvres[2].

Vitrail de l'église de Bézu-la-Forêt représentant Jehan de Cacqueray et Jeanne de Bouju.

C'est en l'an 1330 que le roi de France Philippe VI de Valois a octroyé l'autorisation à Philippe de Cacqueray d'établir une fabrique de verre, dont l'existence va perdurer jusqu'au XIXe siècle. Il est le premier inventeur des plats de verre appelés "verre de France". Le roi Charles VII confirme les privilèges de ces gentilshommes verriers par une ordonnance de 1399.

Jehan de Cacqueray, gentilhomme verrier, président de la Verrerie Royale de La Haye, épouse le à La Croix-du-Ménillet, près de Lyons-la-Forêt, (Eure), Jeanne de Bouju, qui lui donne deux fils :

  • 1/ Gilles de Cacqueray, écuyer, seigneur de Saint-Imes et de Launoy. Il épouse le , Jeanne du Buisson, dont :
    • Damien de Cacqueray, seigneur de Launoy, La Haye et Saint-Imes, gentilhomme de la maison du duc de Longueville, qui épouse Marie de La Montagne. Ils sont à l'origine de la branche de Valménier.
    • Robert de Cacqueray, seigneur de Folleville, écuyer de la Grande Écurie de Monsieur, frère du Roi, en 1581. Il épouse en 1556, Anne de Hardoncourt. Ils sont à l'origine de la branche de Saint-Quentin.
  • 2/ Christophe de Cacqueray, écuyer. Il épouse le , Marguerite de Mercastel. Ils sont à l'origine de la Branche de Valolive[3].

La famille de Cacqueray est maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction en 1667 et 1669 , sous le règne du roi Louis XIV [4].

Elle est inscrite à l'ANF depuis 1938[5].

Personnalités de la famille[modifier | modifier le code]

Branches de la famille[modifier | modifier le code]

Branche de Valménier[modifier | modifier le code]

  • Louis de Cacqueray, seigneur de Valménier (1632-1682), officier de marine, gouverneur de la Grenade (Antilles) de 1654 à 1658, premier conseiller du Conseil souverain de La Martinique le . Il a épousé le à Saint-Saëns, Catherine de Saint-Ouen[6].
  • Étienne-Marie-Georges de Cacqueray de Valménier (1729-1805), chevalier de Saint-Louis, lieutenant des vaisseaux du roi. Il épouse le , Marie-Anne-Rose Levassor de La Touche-Tréville[6].
  • Charles-Georges de Cacqueray, comte de Valménier (1760-1832), chevalier de Saint-Louis, chevalier de la Légion d'honneur, contre-amiral, procureur général, membre du Conseil souverain et député de la Martinique de 1820 à 1828, assistant au sacre du roi Charles X en 1824. Il a épousé le , Rose-Clémentine Duval de Sainte-Claire[8].
  • Abraham-François-Louis de Cacqueray de Pleine-Sevette (Branche de Valménier) (1764-1837), lieutenant de la vénerie impériale, baron d'Empire.
  • Norbert-Marie-Joseph Michel de Cacqueray-Valménier (1947), chevalier de la Légion d'honneur, officier du Mérite, général de brigade, auteur d'un ouvrage historique sur les "Mémoires inédits de Charles-Georges de Cacqueray-Valménier, (1760-1832), député de la Martinique (1820-1828) : une vie au service du roi".
    • Publication en 5 volumes, édition Pays-et-Terroirs, Angers, 2006 :
      • Tome 1 : Souvenirs d'enfance et d'officier de marine (1760-1791).
      • Tome 2 : L'émigration (1791-1794).
      • Tome 3 : Procureur à la Martinique (1794-1820).
      • Tome 4 : Député de la Martinique (1820-1828).
      • Tome 5 : Dernière traversée vers la Martinique et chronique des années 1829 à 1832.
  • Arnaud de Cacqueray-Valménier (1970), chevalier de la Légion d'honneur, promotion Général Guillaume - 1990-1993 - Saint-Cyr, colonel à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, auteur de littérature pour enfants :
    • Publications sous le nom d'auteur de capitaine Caval : Les aventures du sergent FLAMME : Tome I : Code Delta.- Tome II : Les Cités interdites. - Tome III : L'Affaire Vladimir. - Tome IV: Place Vendôme., édition Via Romana.
    • Publications sous le nom d'Arnaud de Cacqueray-Valménier :
      • Le Noël de Poupa, le petit ours, 2009, édition Pierre Téqui.
      • La crèche de Poupa, (co-auteur : Marie-Agnès Trannoy), 2012, édition Via Romana.
      • Le fabuleux Noël du curé de Behuard, 2013, édition Via Romana.
      • L'agneau de Noël, 2014, édition Via Romana.
      • La femme au berceau, 2015, édition Via Romana.
      • Le gardien de Noël, (co-auteur : Françoise Pichard), 2016, édition Via Romana.
  • Marc de Cacqueray-Valmenier (1998), ancien membre du GUD, chef présumé des Zouaves, condamné à six mois de prison avec sursis et 105 heures de travaux d'intérêt général pour la vandalisation de l'Arc de Triomphe à Paris lors de l'acte III des Gilets Jaunes[11],[12],[13], et dix mois de prison ont également été requis contre lui pour l’attaque d'un bar en juin 2020[11]. Mis en examen pour des violences lors d'un meeting d'Éric Zemmour[14].

Branche de Saint-Quentin[modifier | modifier le code]

  • Antoine-Nicolas de Cacqueray, chevalier de Saint-Quentin (1718-?), chevalier de Saint-Louis, mestre de camp de cavalerie. Il a épousé Marie-Anne-Suzane de Cacqueray d'Aleu[15].
  • Gérard-Marie-Geoffroy-Gustave de Cacqueray de Saint-Quentin, (1860-1941), officier de la Légion d'honneur, capitaine de frégate. Carrière: *1894 - Commandant le torpilleur FAUCON basé à Toulon. *1903 - Commandant le torpilleur PERTUISANE basé à Toulon. *1911 - Chef des services offensifs sur le croiseur VOLTAIRE basé à Toulon[16].
  • Henri-Thimoléon-Marie-Joseph de Cacqueray de Saint-Quentin (1867-1938), grand officier de la Légion d'honneur, vice-amiral. Carrière : *1901 - Commandant le sous-marin Narval. *1924 - Commandant le torpilleur Francisque et de la Ire escadrille de sous-marins de la 2e escadre basée à Cherbourg. *Citation à l'ordre de l'armée navale en 1916 : Chef d'une division de flottilles en contact permanent avec l'ennemi, a fait preuve des plus belles qualités de commandement, de courage et d'action[17].
  • Jacques-Pierre-Michel-Gustave de Cacqueray de Saint-Quentin (1893-1914), chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, croix de guerre 1914-1918 à titre posthume , promotion Croix du drapeau - 1914 de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, sous-lieutenant au 65e bataillon de chasseurs à pied , mort pour la France le au combat d'Hébuterne, Pas-de-Calais.
  • Hervé de Cacqueray de Saint-Quentin (1902-1981), officier de Marine (promotion 19 bis), capitaine de Vaisseau (R). Commandeur de la Légion d'Honneur. Commandant du contre-torpilleur Branlebas, il s'est illustré, en mai 1940, lors de l'évacuation des troupes alliées de Dunkerque vers l'Angleterre. Sous les tirs et les bombes de l'aviation ennemie, après une dizaine de rotations, le Branlebas a été le dernier des bâtiments à se présenter au môle de Dunkerque pour un ultime embarquement.
  • Christian de Cacqueray de Saint-Quentin (1962), IEP, fondateur du Service catholique des funérailles. Il est l'auteur de quatre ouvrages littéraires, ayant pour thème les obsèques et les rites funéraires les accompagnant : "La mort confisquée. Essai sur le déclin des rites funéraires", édition CLD, 2005, "Parcours d'adieux, chemins de vie", édition Salvator, 2016, "Vivre en mortel", édition Salvator, 2021 et "Conversation sur la mort et donc sur la vie", édition Service Catholique des Funérailles, 2022.

Branche de Valolive[modifier | modifier le code]

  • François de Cacqueray de Valolive (1739-1822), chevalier de Saint-Louis, maréchal de camp. Il a épousé à Angers le , Céleste-Félicité Le Chat de Vernée[18].
  • Frédéric-Joseph de Cacqueray de Valolive (1771-1845), officier émigré de l'armée de Condé, chevalier de Saint-Louis, député royaliste du Maine-et-Loire sous la Restauration. Légitimiste, il démissionne de son poste de député en 1830, lors de l'avènement du roi des Français, Louis-Philippe, et il est impliqué en 1832 dans l'insurrection royaliste fomentée par la duchesse de Berry.
  • Anatole-Frédéric-Marie de Cacqueray de Valolive (1812-1871), conseiller général du Maine-et-Loire.
  • Gaston-Marie-Théodore de Cacqueray de Valolive (1843-?), chevalier de la Légion d'honneur, doyen de la Faculté de droit de Rennes.
  • Marie Anne de Cacqueray de Lorme (1833-1905), chanoinesse du chapitre de l'ordre royal de Marie-Thérèse de Bavière.
  • Gaston Marie Joseph de Caqueray de Valolive (1869-1964), auteur de la généalogie Cacqueray intitulée Évocations du passé familial [Notes généalogiques, biographiques et historiques sur les Cacqueray, de 1191 à 1946], d'où est extraite cette notice biographique (p.319) : "Entré le 1er octobre 1886 à l'Ecole Navale, alors sur le Borda en rade de Brest, embarqua en octobre 1888 sur la frégate Iphigénie, école d'application, puis en octobre 1889 sur le cuirassé Marengo ; il le quitta pour faire campagne dans l'Océan Pacifique (1890-1892) à bord du croiseur à mâture le Dubourdieu. Enseigne de vaisseau sur le Forfait dans les mers de Chine, puis officier en second de la canonnière Lion (1892-1894), il sert ensuite à Lorient au bataillon de fusiliers marins et à l'École de tir. De là il passe sur le Bouvines en escadre du Nord, à l'état-major du contre-amiral de Courthille et l'accompagne en Espagne, en Angleterre lors du Diamond Jubilee de la reine Victoria, en Russie, sur le Pothuau, lors du voyage du président Félix Faure. Promu lieutenant de vaisseau en mai 1898, quelques semaines avant ses derniers examens de licence en droit, il obtint un congé hors cadre pour être attaché aux Etablissements Schneider, qui lui confièrent en 1899 une mission d'études au Maroc. De là vint qu'il fut le promoteur de la compagnie marocaine, dont les initiatives ne furent pas sans mérite durant les années d'incertitudes qui précédèrent l'établissement du protectorat français sur l'empire chérifien. Spécialisé dans les questions marocaines, Gaston de Cacqueray devint administrateur ou président de diverses sociétés au Maroc. Gaston de Cacqueray, mobilisé d'août 1914 à mars 1919, exerça les fonctions de chef de la section de la Presse au cabinet du ministre de la Guerre jusqu'en 1917, puis au cabinet du ministre de la Marine. Membre du comité de l'Afrique Française, administrateur de l'Union Coloniale Française, devenue en 1943 comité de l'Empire Français, officier de la Légion d'honneur du 24 janvier 1919, il était titulaire des médailles commémoratives du Tonkin (campagne du Siam de 1893) et de la guerre 1914-1918, chevalier de l'ordre impérial de Sainte-Anne de Russie et du Dragon d'Annam, grand officier du Ouissam Alaouite. À partir de la déclaration de la guerre en 1939, il fit de fréquents séjours à Dinard comme président de la société civile de l'hôpital de la Providence."

Châteaux et hôtels[modifier | modifier le code]

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille de Cacqueray sont : de Maupeou d'Ableiges, Ganne de Beaucoudrey, d'Avout d'Auerstaëdt (1998), etc.

Armoiries et devise[modifier | modifier le code]

Les armes de la famille de Cacqueray

  • portent d'or à 3 roses de gueules.
  • Support : 2 lions d'or langués de gueules, ou 2 griffons d'argent.
  • Cimier : un lion hissant d'or, langué de gueules.
  • Devises :

- Semper et Ubique Fidelis (Toujours et partout fidèle)

- Potius mori quam foedari (Plutôt mourir que faillir)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régis Valette, Catalogue de la Noblesse Française, Robert Laffont, 2007,p. 55-333-339
  2. "Armorial général de France", volume 1, consultable https://books.google.fr/books?id=YiRJAAAAcAAJ&pg=PA112&lpg=PA112&dq=maire+Marpir%C3%A9&source=bl&ots=-6nhpQZCxe&sig=YPNgxnB8TFgUPAA716Vi7_3jMeo&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjIhMnUzJjRAhUDrRoKHWCPBEA4UBDoAQgkMAI#v=onepage&q=maire%20Marpir%C3%A9&f=false.
  3. Henri de La Messelière, Les Filiations Bretonnes, René Prud'Homme, Saint-Brieuc, 1912-Tome 1-p. 485-493.
  4. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire Universel de France, Paris, 1840 - Vol.19 - p. 189
  5. Annuaire de l'ANF, Albédia Aurillac, 2017, page 31
  6. a et b La Messelière, ibid, T I-p. 486
  7. La Messelière ibid, T.I-P-486
  8. La Messelière ibid, T.I-p. 487
  9. « Municipales au Mans : Louis de Cacqueray-Valmenier dévoile sa liste soutenue pas le Rassemblement National », sur France Bleu, (consulté le )
  10. « Au Mans, les dérapages assumés des candidats du Rassemblement national », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. a et b Sébastien Bourdon, Marine Turchi, « Violences au meeting de Zemmour : deux militants d’ultradroite arrêtés », sur Mediapart (consulté le )
  12. Thierry Vincent, « Ces "Zouaves" d’extrême droite qui multiplient les rixes dans les rues de Paris », sur www.marianne.net, 2019-10-25utc11:55:11+0000 (consulté le )
  13. Par Le Parisien avec AFPLe 9 janvier 2019 à 23h17 et Modifié Le 10 Janvier 2019 À 07h27, « Acte III des Gilets jaunes : trois mois de prison et du sursis pour six jeunes d’extrême droite », sur leparisien.fr, (consulté le )
  14. « "Violences au meeting d’Éric Zemmour : deux hommes mis en examen" », sur Le Monde (consulté le )
  15. a b et c La Messelière ibid, T.I-p. 488
  16. La Messelière ibid, T.1-p. 489
  17. La Messelière, ibid, T.1-p. 489
  18. La Messelière, ibid, T.1-P;490

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • "Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des Maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la Maison de France, Volume 11" - 1831