Famille d'Orglandes

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Famille d'Orglandes
Image illustrative de l’article Famille d'Orglandes

Blasonnement D'hermine à six losanges de gueules 3, 2, 1
Devise Candore et Ardore
Période XIIe – XXIe siècle
Pays ou province d’origine Normandie
Allégeance Royaume de France
Charges Député
Président de Conseil général
Récompenses civiles Pair de France

La famille d'Orglandes est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction chevaleresque[1], anglo-normande[2], originaire du Cotentin (Normandie). La filiation prouvée remonte, selon Bernard Chérin, à Guillaume d’Orglandes, écuyer, seigneur de Prétot, trouvé en 1396.

Origines[modifier | modifier le code]

Selon M. Clérot, membre de l'Académie de Rouen au XVIIIe siècle, cette famille serait issue d'un cadet de la famille de Reviers, dont les armoiries sont très proches[3] mais il n'y a pas de preuves à ce jour.

Le village d'Orglandes, d'où la famille tire son origine, est à 7 kilomètres de Néhou, baronnie des Reviers-Vernon en Cotentin[2].

On trouve des porteurs de ce nom dès le XIIe siècle mais sans pouvoir prouver qu'il s'agit de la même famille :

Un sire d'Orglandes aurait fait partie des gentilshommes ayant accompagné Guillaume le Conquérant à la conquête de l'Angleterre en 1066. Ce patronyme se retrouve sur la liste des 475 compagnons du Duc de Normandie à la conquête de l'Angleterre de l'Eglise Notre-Dame de Dives-sur-mer, ainsi que sur la liste des 315 compagnons de Falaise (Falaise Roll).

Des personnages du nom d'Orglandes sont cités dans divers cartulaires et chartes de prieurés, églises et abbayes[4], en Angleterre (Dorset, Devon, île de Wight) comme en Normandie, principalement en tant qu'assesseurs des fondations d'établissements religieux par Richard de Reviers-Vernon ou par ses fils Guillaume et Baudouin de Reviers, ou comme donateurs.

En Angleterre

La famille Oglander, présente sur l'Île de Wight jusqu'au XIXe siècle à Nunwell House (en), s'est éteinte en 1874, à la mort du 7e Baronet, Henry Oglander[8].

En Normandie
  • Guillaume de Reviers, fils de Richard, confirma le don fait par Jourdain de Oglandres à l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, c.1150[9].
  • Une charte de Henri II, 1174-82, confirme également le don fait par Guillaume, fils de Roger de Orglandes, à l'abbaye de Montebourg de terres à Orglandes, ainsi que d'autres dons par des membres de la famille[10].
  • Herbert de Oglandris fut témoin du don fait par Adeliz, femme de Richard de Reviers, à l'abbaye de Montebourg, 1141-55[11].
  • Voir également la charte par laquelle Richard de Vernon (1196) confirme le don par son père Guillaume à l'abbaye de Montebourg de l'emplacement de la chapelle de St Magloire - Île de Serk -, confirmation dont est témoin Pierre de Orglandris[12].

Filiation française[modifier | modifier le code]

La Chenaye-Desbois commence la filiation de la famille d'Orglandes à Geoffroy, chevalier, vivant en 1125. Toutefois la filiation française prouvée démarre, selon Bernard Chérin, généalogiste des Ordres du roi, avec Guillaume d’Orglandes, écuyer, seigneur de Prétot, trouvé en 1396[13].

Nicolas d'Orglandes, "baron de Briouze", justifia sa filiation depuis Jacques d'Orglandes, avant 1530[14].

Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle écrit que la famille d'Orglandes est de noblesse d'extraction chevaleresque sur preuves de 1396[1].

Personnages non rattachés à la filiation prouvée[modifier | modifier le code]

  • N. sire d'Orglandes dont on trouve le nom sur la liste des 475 compagnons de Guillaume le Conquérant de l'Eglise Notre-Dame de Dives-sur-mer, ainsi que sur la liste des 315 compagnons de Falaise
  • Foulques d'Orglandes, croisé. Il emprunte en 1219, devant Damiettes, 100 livres tournois, avec deux autres seigneurs normands, Robert d’Esneval et Collard de Sainte Marie, à des marchands génois, sous la garantie du connétable de Montmorency[réf. nécessaire].

Filiation prouvée[modifier | modifier le code]

Armes et devise[modifier | modifier le code]

  • Armes : D'hermine à six losanges de gueules 3, 2, 1[13]
  • Devise : Candore et Ardore[16].

Titres[modifier | modifier le code]

  • Baron de Quévilly (éteint)
  • Baron de Saint-Jean-sur-Couesnon (éteint)
  • Baron de Prétot, Auvers, St-Martin-le-Hébert, Fresville (en Cotentin) (éteint)
  • Baron puis comte de Briouze (Orne)[17]
  • Baron-Pair de France (1824)[16] (titre régulier)

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille d'Orglandes sont : de Tilly, Aux Epaules, de Franquetot de Coigny, de Carbonnel, de Pontbellanger, d'Argouges, de Clamorgan, de La Rocque, de Benoist, de Châteaubriant, de Durfort, d'Andlau, de Savary de Lancosme, de Champagne-Bouzey, de La Cour de Balleroy, de Yturbe, de Viel Castel, Costa de Beauregard, de Talhouët, de Moustier, de Tulle de Villefranche, de La Pomélie [18], etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, p147
  2. a et b (en) Lewis Christopher Loyd, The origins of some anglo-norman families, p.74
  3. François Alexandre Aubert de la Chenaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, tome XI, 1776, pages 93 à 100
  4. Ainsi que, pour Pierre, Roger et Alain d'Orglandes, dans les Grands Rôles des Echiquiers de Normandie (voir Mémoires de la société des antiquaires de Normandie, volume 15, pp.45 et 88) par Léchaudé - d'Anisy
  5. Monasticon Anglicanum, vi, 304
  6. Cambridge Historical Journal, iv, p 298
  7. The Wiltshire archaeological and natural history magazine, Vol. XV, p.253 (Collections towards the history of the Cistercian abbey of Stanley)
  8. Voir l'article consacré aux baronets d'Oglander (en)
  9. Cartulaire des Iles Normandes (Soc. Jersiaise), p.291
  10. Delisle et Berger, Rec. des Actes de Henri II, ii, pp.153-55
  11. Cartulaire de Loders (Dorset), prieuré dépendant de l'abbaye de Montebourg, par Dom Léon Guilloreau, p.19
  12. Cartulaire de Jersey, recueil de documents concernant l'histoire de l'Île, p.391, Soc. Jersiaise
  13. a et b Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, tome 5, p 186
  14. Louis Pierre d'Hozier, Antoine-Marie d'Hozier de Sérigny, Édouard de Barthélemy, Armorial général des registres de la noblesse de France:
  15. Gilles André de La Roque, Histoire généalogique de la maison de Harcourt,
  16. a et b Jean-Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France
  17. Louis de La Roque, Catalogue des certificats de noblesse délivrés par Chérin pour le service militaire, 1781-1789. p.26, BNF, E. Dentu, , 40 p. (lire en ligne), p.26
  18. Bottin mondain 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]