Famille Smet

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La famille Smet est une famille originaire de Saint-Denis, ancienne commune située près de Namur en Belgique, dont on remonte l'ascendance au début du XVIIe siècle.

Le patronyme Smet correspond au patronyme néerlandais Smid.

Descendance de Claude à Clément Antoine Smet[modifier | modifier le code]

Les actes de la commune belge de Saint-Denis, province de Namur, permettent de remonter à Claude Smet, né en 1640 et mort le .

  • Claude Smet (1640 - 6 août 1710 à Saint-Denis) épouse Jeanne Thirion[1]. De cette union, naissent six enfants, dont :
    • Armand Smet (5 juillet 1672 à Saint-Denis -10 décembre 1738 à Saint-Denis)[2]. Il épouse le Anne-Catherine Decoux ou de Coux (née en 1671)[Note 1]. De cette union, naissent cinq enfants, dont :
      • Pierre François Smet (13 mai 1700 à Saint-Denis - 20 mars 1756 à Vezin), fermier. Il épouse le Anne Marie Baufays ou Beaufay ou Baufay[4]. De cette union, naissent huit enfants dont :
        • Antoine Gilles Ghislain Smet (12 novembre 1736 à Vezin - 19 juin 1810 à Boninne), échevin, propriétaire de terrains à Boninne . Il épouse à Boninne le Jeanne Deldisme (1734-1808). De cette union, naissent neuf enfants, dont :
          • Jean Jacques Smet (2 mai 1771 à Boninne - 7 novembre 1848 à Beez), ouvrier agricole. Il épouse le Marie Henriette Maillen dont il a :
            • Jean Joseph Smet (20 janvier 1812 - 1888 à Beez), machiniste. Il épouse le Marie Antoinette Detry dont il a quatre enfants puis en secondes noces Marie Thérèse Antoinette Bohen. De son premier mariage, est issu :
              • Clément Antoine Smet (1864 - 1908)

Descendance de Clément Antoine (1864-1908)[modifier | modifier le code]

  • Clément Antoine Smet (29 avril 1864 à Beez - 7 juin 1908 à Schaerbeek) est maréchal-ferrant puis machiniste et chauffeur aux chemins de fer belges. Il épouse Marie Barbe Hubin. De cette union, naissent quatre enfants, dont :
    • Hélène Félicie Ghislaine Smet (29 août 1888 à Saint-Nicolas (Namur) - 7 décembre 1972 à Paris)[5]. C'est elle qui, après avoir élevé son frère Léon, son cadet de 20 ans, élèvera son neveu Jean-Philippe. Elle épouse en 1923 à Bruxelles Jacob Mar ( en Éthiopie - à Paris), conseiller d'État de l'empire éthiopien. De ce mariage sont issues deux filles :
      • Menen Mar (25 mai 1925 - 1980)
      • Desta Mar (1924 - 21 juillet 2011). Elle épouse Lemoine Gardner Ketcham ( à Sapulpa, États-Unis), qui changera son prénom de Lemoine par Lee (Lee Ketcham) en arrivant à New York. Ils formeront ensemble un numéro de danse acrobatique appelé "The Halliday's". De cette union, naissent :
        • Carol-Makéda Ketcham
        • Michaël, Johnny, Lee Ketcham (dit Michaël Halliday)
    • Léon Smet naît le 3 mai 1908 à Schaerbeek en Belgique. C'est dans cette commune qu'il meurt le 8 novembre 1989. Il épouse en première noces Nelly Debeaumont en 1929, en seconde noces Jacqueline Harpet en 1938, puis Huguette Eugénie Clerc en 1944. Huit mois après la naissance de son fils, il quitte sa femme Huguette Eugénie Clerc qui doit reprendre une activité professionnelle. Celle-ci confie alors son fils à sa belle-sœur Hélène Mar.
      • Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday (15 juin 1943 à Paris - 5 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette). À sa naissance, Jean-Philippe ne porte pas le nom de son père - qui est encore marié à Jacqueline Harpet - mais celui de sa mère. Ses parents, séparés début 1944, reforment brièvement leur couple le temps d'un contrat de mariage, le 7 septembre 1944. À partir de cette date, l'enfant, reconnu par son père, se nomme officiellement Jean-Philippe Smet[6].

Léon Smet[modifier | modifier le code]

Léon Smet, né le à Schaerbeek et mort le à Bruxelles, est un comédien, danseur, chanteur et réalisateur belge[7]. Il épouse en première noces Nelly Debeaumont en 1929, en seconde noces Jacqueline Harpet en 1938, puis Huguette Eugénie Clerc en 1944. De cette dernière union, naît Jean-Philippe Smet qui ne porte pas tout de suite le nom de son père, mais celui de sa mère. Séparé depuis quelques mois, à la demande de la mère, le couple se reforme le temps d'un contrat de mariage, le 7 septembre 1944 ; date à laquelle l'enfant prend officiellement le nom de Smet[6]. Huit mois après la naissance de son fils, il quitte sa femme qui doit alors reprendre une activité professionnelle. Celle-ci confie alors son fils à sa belle-sœur Hélène Mar.

Comédien, danseur et chanteur, Léon Smet apprend le chant et l'art dramatique au conservatoire de Bruxelles. Ancien danseur dans la troupe de ballet du théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il mène ensuite une carrière d'artiste de cabaret en Belgique puis en France, sous le pseudonyme de Jean Michel[8]. Pendant l'entre-deux-guerres, il acquiert une certaine réputation dans le milieu artistique belge. En 1935, il ouvre à Bruxelles le cabaret Le Trou vert. Il est également proche des surréalistes belges. En 1937 il est l'acteur principal de Monsieur Fantômas, un court-métrage surréaliste réalisé par Ernst Moerman[9].

Au début de l'occupation allemande, Léon Smet, qui vit en France, connait des moments difficiles du fait de la fermeture des cabarets où il se produisait. Son beau-frère Jacob Mar travaille alors à Radio-Paris - une station contrôlée par les Allemands - une collaboration pour laquelle il sera condamné après la guerre[10]. Il aide en 1943 Léon Smet à obtenir le poste de responsable des programmes de Fernsehsender Paris, la chaîne de télévision allemande destinée aux troupes dans les hôpitaux, dont les studios sont situés dans la capitale, rue Cognacq-Jay[11].

Début 1944, Léon Smet quitte subitement le foyer, abandonnant sa compagne et son fils alors âgé de moins d'un an. Il revient quelques mois plus tard, le temps d'épouser Huguette Clerc et de reconnaître Jean-Philippe comme son fils, avant de repartir définitivement. Selon Eddy Przybylski, l'un des biographes de Johnny Hallyday, il est possible que le père du chanteur ait souhaité s'éloigner de Paris après la libération, de peur d'être inquiété en raison de son travail à Fernsehsender Paris. Comme l'ensemble du personnel de cette station, il ne fait cependant l'objet d'aucune poursuite pour collaboration après-guerre[12]. Il déclarera en 1980 n'avoir jamais été un « collabo » et avoir même hébergé des Résistants chez lui[13].

De retour à Bruxelles, il ouvre une école réputée d'art dramatique. Serge Reggiani, ancien élève de son père, confie plus tard à Johnny que plusieurs de ses camarades, comme lui-même, n'hésitaient pas à faire le voyage depuis Paris pour suivre son cours. En 1952, il monte un spectacle de masques et de marionnettes pour enfants avec José Géal, le futur Toone VII du Théâtre royal de Toone, et entame une tournée dans les homes[pas clair] pour enfants de la côte belge. Plus tard, Léon Smet devient réalisateur à la télévision belge[14]. Mais, alcoolique et instable, il finit par perdre son emploi et sombre ensuite dans la pauvreté, jusqu'à devenir semi-clochard[15].

Coiffeuse et manucure de formation, Huguette Clerc travaillera comme mannequin. Remariée, elle aura deux autres garçons et vivra à Marseille[16].

Descendance de Johnny Hallyday (Jean-Philippe Smet)[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, a quatre enfants et trois petits-enfants :

  1. Il épouse Sylvie Vartan le à Loconville dans l'Oise[17]. De cette union naît à Boulogne-Billancourt le David Mickaël Benjamin Smet. Le , David épouse Estelle Lefébure à Freneuse-sur-Risle (Eure). De cette union, naissent Ilona Smet, (le ) et Emma Smet (le ). Ils divorcent en . David a un fils, Cameron Smet (né le ) d'Alexandra Pastor qu'il épouse en 2005.
  2. Il divorce le [17], puis épouse en secondes noces Élisabeth Étienne, dite Babeth, le , à Los Angeles[17]. Ils divorcent le [17].
  3. De 1982 à , il vit maritalement avec la comédienne Nathalie Baye. De cette union naît Laura Smet, le à Neuilly-sur-Seine.
  4. Il épouse le à Ramatuelle, Adeline Blondieau[17]. Ils divorcent le [17].
  5. Le , à Las Vegas, il se remarie avec Adeline Blondieau[17]. Ils divorcent de nouveau le [17].
  6. Le , il épouse Laeticia Boudou à Neuilly-sur-Seine[17],[18]. Le couple adopte deux enfants vietnamiennes (en 2004 et 2008) : Jade Odette (Bùi Thị Hoà) Smet (née le ) et Joy (Maï Hường) Smet (née le )[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johnny Hallyday, Destroy : autobiographie, Paris, Michel Lafon, , 631 p. (ISBN 2840983982).
  • Johnny Hallyday, Johnny raconte Hallyday, Paris, Filipacchi, (réimpr. 1987), 1re éd., 143 p. (ISBN 286391006X).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par cette ancêtre, Johnny Hallyday partage une parenté avec Jean d'Ormesson, mort le même jour que lui. Au XVe siècle, vit à Namur (aujourd'hui en Belgique) Jean de la Malaize, seigneur de Dongelberg. Il laisse plusieurs enfants, dont deux filles. L’une d’elles, Marie de la Malaize est l’ancêtre d’Anne-Catherine Decoux ou de Coux qui, au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, épouse Armand Smet, l'aïeul de Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday. La deuxième fille de Jean de la Malaize, Catherine de la Malaize, a au XIXe siècle une descendante nommée Marie de Namur d’Elzée qui épouse Henri Lefèvre d’Ormesson, arrière-grand-père de Jean d'Ormesson[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décès, page 375 du registre de Meux - 1 _ARCH décès, [lire en ligne].
  2. Naissance, page 65 du registre de Meux - 1 _ARCH maissances, mariage ; page 478 du registre de Meux - 1 _ARCH mariages ; décès, page 572 du registre de Meux - 1 _ARCH décès, [lire en ligne].
  3. Frédéric Thébault, « Johnny Hallyday et Jean d’Ormesson… l’histoire de deux cousins. », (consulté le 18 décembre 2017).
  4. Naissance, page 185 du registre paroissial de Sint-Denis - 1 _ARCH maissances ; mariage, page 720 du registre de Meux - 1 _ARCH mariages, [lire en ligne].
  5. Roger Smet, « Hélène Félicie Ghislaine Smet », sur le site geneanet (consulté le 2 novembre 2012).
  6. a et b Hallyday 1996, p. 46.
  7. Who's Who in France, édition 2008, p. 1099.
  8. Hallyday 1979, p. 7-8.
  9. Forgotten but not gone: more archival gems on DVD par Kristin Thompson et David Bordwell .
  10. Éric Lebourhis, « Johnny, l'incroyable histoire », paru le , Prisma éditions.
  11. Eddy Przybylski, auteur de Les derniers secrets, « La guerre et le destin de Johnny », sur le site dhnet.be, (consulté le 2 novembre 2012).
  12. « La guerre et le destin de Johnny », Be, La Dernière Heure - Entretien avec Eddy Przybylski auteur du livre Les derniers secrets.
  13. [1] « dossier spécial sur Johnny Hallyday » en 2003, sur le site du quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports.
  14. Hallyday 1979, p. 7.
  15. Mort de Johnny Hallyday : Quand Johnny racontait Léon Smet, son père, Paris Match, 6 décembre 2017
  16. Hallyday 1979, p. 7-10.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i Mentions marginales sur l'acte de naissance de Jean-Philippe Smet
  18. « Mariage de Johnny Hallyday » [vidéo], sur ina.fr, Journal de 20 heures d'Antenne2, (consulté le 30 septembre 2011).
  19. Nedjoua Guitoun, « La guerre et le destin de Johnny », sur le site du magazine Marie Claire, (consulté le 2 novembre 2012).