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Famille Sanson

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Le Député Girondin Armand Gensonné conduit à l'échafaud avec 20 autres Girondins le 31 octobre 1793

Membres de la famille

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Fondateur de la lignée : Charles Sanson

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Sous le règne de Louis XIV, Charles Sanson, ancien officier près de Rouen, devient aide du bourreau Pierre Jouenne à la suite de son mariage avec sa fille Marguerite Jouenne vers 1675. Le procès-verbal d'une exécution à Rouen en 1675 mentionne que, ayant à « rompre » un condamné, « l'exécuteur des hautes œuvres ayant forcé son gendre, nouvellement marié, à porter un coup de barre au patient, ledit gendre tomba en pâmoison et fut couvert de huées par la foule. »

Marguerite donne naissance à un fils, Charles (deuxième du nom), vers 1681. Devenu veuf fin 1685, Charles père quitte Rouen. Il occupe le même emploi d'aide-bourreau à Paris, vers 1687, puis remplace une année plus tard Nicolas Levasseur, destitué pour cause de proxénétisme. Le 24 septembre 1688, Charles Sanson prend la succession de son beau-père et devient le premier représentant de la dynastie des bourreaux Sanson.

En 1699, il démissionne et épouse, à Paris, Jeanne Renée Dubut, la sœur du bourreau de Melun. Le couple se retire en 1703 dans l'Aisne, à Condé-en-Brie, où Charles décède en 1707.

Charles Sanson II

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Charles Sanson II (fils de Charles et Marguerite Jouënne, sa première épouse), né vers 1681, aide son père à Paris à partir de 1696 environ et reste aide-bourreau encore deux ans après la démission de celui-ci. Le , à 18 ans, toujours aspirant, il procède à sa première décapitation sur la personne d'Angélique-Nicole Carlier[1]; il n’accède à la fonction qu'à sa majorité en 1701. Il obtient ses lettres de provision de bourreau officiel de Paris en 1707, après le décès de son père.

La même année, il épouse à Paris la sœur de la seconde épouse de son père, Anne Marthe Dubut (deuxième sœur du bourreau de Melun).

Charles Sanson fils, après avoir, en 1720, roué vif pour cause d'assassinat le comte de Horn, un cousin du duc d’Orléans, préside en 1721 à l'exécution de Cartouche, le célèbre bandit. Décédé à Paris en 1726, laissant un jeune fils de sept ans (Charles Jean Baptiste), il est inhumé en grande pompe dans l'Église Saint-Laurent de Paris où il rejoint les dépouilles de ses parents.

Sa veuve se remarie avec celui qui devient ainsi, en 1727, le « régent » de son fils, c'est-à-dire le titulaire par intérim de la charge de bourreau en attendant que ce dernier ait vingt ans. François Prudhomme est un bourreau spécialiste de la torture, dont la fonction le désigne comme « questionnaire-juré ». Il a son moment de gloire en réussissant en 1737 une décapitation.

Charles Jean Baptiste Sanson

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Emplacement de l'ancienne maison de Charles-Henri Sanson, rue du Faubourg-Poissonnière.

Charles Jean-Baptiste Sanson débute au pied de l'échafaud à sept ans. Né vers 1719 (fils de Charles et de Anne Marthe Dubut), il se voit restituer en 1739, par le second mari de sa mère, François Prudhomme, la charge officielle d'« Exécuteur de la Ville, Prévôté et Vicomté de Paris ».

Marié une première fois en 1737 à Paris avec Madeleine Tronson, il épouse à Étampes, en 1741, Jeanne Gabrielle Berger, elle-même fille du bourreau de Sens et petite-fille du bourreau d'Étampes.

En 1754, il est frappé par une attaque le laissant à demi-paralysé. Il doit passer le flambeau à son fils, Charles-Henri, qui n'a alors que quinze ans, tout en devant recourir à nouveau à l'assistance de François Prudhomme – devenu entretemps bourreau de Vannes – pour procéder, en 1757, à l'exécution du régicide Damiens.

Il s'installe à Brie-Comte-Robert, en Seine-et-Marne mais, bien qu'invalide, il n'obtient pas du Parlement son remplacement officiel dans la fonction par son fils. Devenu veuf vers 1767, il revient habiter à Paris pour y mourir vers 1778, peu après avoir démissionné en bonne et due forme en faveur de Charles-Henri, son fils.
Sa femme était enterrée dans le cimetière de la chapelle Sainte-Anne, construite en 1650 et démolie en 1790, qui était située à l'actuel no 77 rue du Faubourg-Poissonnière[2].

Charles-Henri Sanson (1739-1806) et les débuts de la guillotine

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Affaire Antoine François Derues, l'empoisonneur

Fils de Charles Jean Baptiste Sanson et de Madeleine Tronson, Charles-Henri Sanson naît le 15 février 1739. Il épouse en 1766, à Paris, Marie-Anne Jugier, qui lui donne deux fils : Henri (1767–1840), futur successeur de son père à partir de 1795, et Gabriel (1769–1792), aide-bourreau dès 1790 environ, mort accidentellement en tombant de l’échafaud lors de l’exhibition de la tête d’un supplicié. Charles-Henri meurt le 4 juillet 1806.

En 1766, il manque la décapitation de Lally-Tollendal au premier coup. Son père, présent comme chef-bourreau, doit achever l’exécution d’un coup supplémentaire.

Charles-Henri prend ensuite part à de nombreuses exécutions marquantes : – celle de Robert-François Damiens, écartelé en 1757 pour avoir attenté à la vie de Louis XV ; – celle du chevalier de La Barre, jeune homme de dix-neuf ans condamné pour blasphème et décapité avant d’être brûlé, le 1er juillet 1766 ; – celle de l’empoisonneur et faux dévot Antoine-François Desrues en 1777.

À la suite de la démission de son père, il devient en 1778 le bourreau officiel de la « Ville, Prévôté et Vicomté de Paris » et, la même année, bourreau de la Cour du Roi à Versailles pour la « Prévôté de l’Hôtel du Roi », charge auparavant exercée par son oncle Nicolas Charles Gabriel Sanson. Il avait démissionné le 30 août, bourreau depuis 1788, de facto depuis 17 ans[3],[4]

Guillotine (1789-1806)

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Emplacement de l'ancienne maison de Charles Sanson Rue Bleue
Execution of Marie Antoinette in 1793
Brissot et 20 de ses complices à la guillotine : le 10 brumaire de la 2e année de la République française une et indivisible, Brissot et 20 de ses complices ont été jugés place de la Révolution.

Lorsque éclate la Révolution en 1789, Charles-Henri Sanson a cinquante ans. En 1791, le docteur Guillotin propose un mode d’exécution uniforme et réputé moins douloureux. Après la décision de l’Assemblée d’adopter la décapitation comme peine unique pour les condamnés à mort, Sanson adresse un mémoire soulignant la fatigue de l’exécuteur lorsqu’il doit enchaîner plusieurs décapitations, l’usure rapide des glaives de justice et le coût de leur entretien. L’idée d’un dispositif mécanique s’impose alors.

Les mémoires apocryphes publiés sous son nom en 1830 sont à l’origine de la légende selon laquelle Louis XVI se serait intéressé à la machine en conception et aurait suggéré une lame oblique. Il est attesté que la lame biseautée revient au chirurgien Antoine Louis[5]. Ces textes — rédigés par Louis-François L'Héritier et en partie par Honoré de Balzac — ont façonné une partie du folklore autour de Sanson. Balzac réutilisa d'ailleurs ses propres pages pour en faire un récit de fiction, Un épisode sous la Terreur (1845).

La guillotine est inaugurée le 25 avril 1792, en place de Grève, lors de l’exécution du bandit Nicolas Pelletier. Sanson participe à la mise au point pratique de l'appareil en effectuant des essais sur des moutons puis sur des cadavres, sous la supervision de son promoteur et de son concepteur.

Jusqu’au 30 août 1795, Sanson procède à 2 498 exécutions capitales durant la période révolutionnaire[6], parmi lesquelles celles de Louis XVI, de Philippe d’Orléans et de la reine Marie-Antoinette.

Plusieurs anecdotes liées à la Révolution jalonnent sa carrière :

  • il assigne Camille Desmoulins en justice pour calomnie, celui-ci l'ayant traité de « bourreau »[7]. Une ordonnance du Conseil d’État du interdisait en effet l’usage du mot « bourreau » pour désigner l’exécuteur des hautes œuvres ;
  • il est accusé de faire commerce des dépouilles des suppliciés, notamment de celles de « Louis Capet », accusation qu’il réfute vigoureusement. Il conteste également les propos prêtés à Louis XVI par Dulaure, et décrit avec précision les derniers instants du souverain[8] ;
  • il doit se défendre d’avoir souffleté Charlotte Corday : il est établi que l'acte fut commis par un charpentier indépendant, François Le Gros[9] ;
  • partisan discret d’une atténuation des peines, il conseille à plusieurs femmes de se déclarer enceintes, ce qui leur permet d’échapper provisoirement à l’exécution[10] ;
  • Au cours des mois suivants, Charles-Henri, aidé de son fils Henri et de Fermin, participa aux exécutions de Marie-Antoinette, Philippe Égalité et des députés girondins le 31 octobre. Ce soir-là, cependant, Fouquier-Tinville accusa Sanson lui-même d'incivisme, accusation qu'il rejeta avec indignation [11].
  • il serait intervenu, en vain, auprès de Fouquier-Tinville pour ajourner une charrette de condamnés qu’il pensait menacée par l’agitation populaire au 9 Thermidor.

La guillotine fut rapidement associée au nom de Sanson, ce qui lui valut des surnoms populaires tels que « la fille à Charlot » ou « la bascule à Charlot ».

Il achète le presbytère de Vert-le-Petit comme bien national, où il aurait résidé[réf. nécessaire].

Henri Sanson (1767-1840)

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Rue René-Boulanger

On lui attribue parfois faussement l'exécution en octobre 1793 de Marie-Antoinette puis, en 1795, de Fouquier-Tinville, l'ex-accusateur public du Tribunal révolutionnaire, alors qu'il n'était à cette époque encore que l'assistant de son père. C'est cependant à ces occasions qu'il acquiert sa célébrité.

Capitaine de canonniers durant la Révolution, il prend part avec son oncle Pierre-Claude, lieutenant, le 9 thermidor, soutenant la Commune de Paris qui tente de s'opposer à l'arrestation de Robespierre et ses amis; arrêté en même temps que son oncle, Henri est accusé d'avoir, avec ce dernier, pénétré dans le comité de sûreté générale à la suite de Jean-Baptiste Coffinhal et délivré François Hanriot, l'ancien chef de la garde nationale venu délivrer les députés jacobins arrêtés. Henri et Pierre-Claude sont toutefois acquittés par le tribunal le 1 septembre 1794. Henri n'a pas participé à l'exécution de Robespierre et de tous les autres le 10 thermidor, il a exécuté Carrier, Fouquier-Tinville et Martial Herman[12].

Henri exerce sa charge de bourreau à partir de 4 septembre 1795 et durant trente-cinq ans [13]: il exécute les protagonistes de l'affaire du courrier de Lyon, les Sergents de La Rochelle, et Louvel, assassin du duc de Berry. Il vivait au n° 71 de la rue des Marais. Dumas fut autorisé à voir son horrible collection [14]. En 1840, à sa mort, son fils et aide Henry-Clément prend la relève.

Fin de la lignée : Henri-Clément Sanson (1799-1889)

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Le caveau des Sanson au cimetière de Montmartre.

La famille Sanson est une célèbre famille de bourreaux normands qui ont exercé en France durant les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, d'abord à Rouen de 1675 à 1687, puis à Paris jusqu'en 1847[15].

Durant la carrière d'Henri-Clément Sanson, seules dix-huit exécutions sont pratiquées à Paris. Les plus célèbres sont celles de Lacenaire et de son complice Pierre Victor Avril, en 1836. Amateur de jeux d'argent, Henri-Clément Sanson fréquente régulièrement les casinos de l'époque et perd souvent. En 1846, il est incarcéré pour dettes à la prison de Clichy. La famille Sanson ne fut plus exécuteuse des peines de mort. En 1847, confronté à une grave ruine financière, il aurait mis la guillotine en gage pour régler ses dettes.

Le garde des sceaux Nicolas Martin du Nord, qui partageait peut-être l'homosexualité de Sanson et le protégeait, voire entretenait une relation avec lui, est menacé d'un scandale pour avoir été vu dans une « maison interlope », et se voit retirer son ministère pour « raison de santé » ; il décède quelques jours après, officiellement d'une apoplexie (bien que certains, comme Pierre-Joseph Proudhon, aient parlé de suicide)[16]. L'une des premières mesures du nouveau garde des sceaux, Michel Hébert, est de révoquer Henri-Clément Sanson, dont le nom figurait dans le registre de pédérastes de la Préfecture de police de Paris[17]. C'est Charles-André Férey qui lui succède en 1847.

Comme petit-fils Clément Sanson a réédité Les Mémoires de Charles Henri Sanson en 1862 (tome I) et en 1876 (tome II). Selon Bourdin, un publiciste nommé d’Olbreuse aurait édité environ un tiers du texte[18].

Sanson, sixième et dernier du nom, meurt à Versailles le 25 janvier 1889.

Dans les arts populaires

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Télévision

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  • Dans la série Nicolas Le Floch (2008), qui se déroule sous le règne de Louis XV, Charles-Henri Sanson, interprété par Michaël Abiteboul, joue un rôle d'investigation scientifique (il pratique les autopsies) en soutien de la police, en accord avec les livres desquels est tirée la série. Ce rôle semble avoir été inventé par l'auteur, qui ne cite pas de sources documentaires à ce sujet.
  • Sur France-Culture, une mise en onde de la vie des Sanson (sur un texte de Virginie Mourthé), écoutable (en deux parties) aux dates des 16 et 23 février 2013 (21.00)[19].

Littérature

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Notes et références

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  1. Henri Sanson, Sept générations d'exécuteurs 1688-1847 : Mémoires des Sanson mis en ordre, vol. 1, Dupray de la Mahérie, 1862, 432 p., chap. VI « Procès et exécution de Madame Tiquet », pp. 399-432
  2. Jacques Hillairet Connaissance du vieux Paris, p. 326.
  3. Charles-Henri Sanson, exécuteur des arrêts criminels à Paris, sa vie privée et publique. In : Mercure de France, 1er février 1951, p. 266 par R. Goulard
  4. Lenôtre, G. (1855-1935). Auteur du texte. La guillotine et les exécuteurs des arrêts criminels pendant la révolution : d'après des documents inédits tirés des archives de l'État / par G. Lenôtre. 1893.
  5. Frédéric Armand, Les bourreaux en France : Du Moyen Âge à l'abolition de la peine de mort, « Guillotin et la guillotine », 2012.
  6. « Documentation, Statistiques & Données diverses sur la Révolution Française », sur Racines Histoire (consulté le )
  7. Camille Desmoulins, Œuvres, Bibliobazaar, 2008, p. 41.
  8. G. Lenotre, La Guillotine et les Exécuteurs des arrêts criminels pendant la Révolution, 1893, p. 4.
  9. Prudhomme, Les Révolutions de Paris, t. 16.
  10. Challamel et Ténint, Les Français sous la Révolution, 1843.
  11. Mémoires des Sanson, vol. IV
  12. H.-C. Sanson (1879), Sept générations d'exécuteurs (1688–1847, p. 667-8
  13. Mercure de France, 1 février 1951, p. 266
  14. Dumas, A. (1860) Causeries. France : (n.p.)., p. 129-139
  15. Les Sanson, bourreaux de père en fils
  16. Bruno Fuligni, Musée secret de la Police, Gründ, (lire en ligne), « Le registre des pédérastes », p. 25
  17. Jean-Claude Féray, « Henri-Clément Sanson », dans Le Registre infamant, Quintes-feuilles, 2012, p. 402-416.
  18. Philippe Bourdin, « Sept générations d’exécuteurs. Mémoires des bourreaux Sanson (1688-1847) », Annales historiques de la Révolution française [En ligne], 337 | juillet-septembre 2004, mis en ligne le 15 février 2006, consulté le 06 janvier 2025. URL : http://journals.openedition.org/ahrf/1561 ; DOI : https://doi.org/10.4000/ahrf.1561
  19. 1re partie et 2de partie.

Bibliographie

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  • Arbre généalogique des bourreaux français [PDF]
  • Robert Christophe, Sanson, bourreaux de père en fils, pendant deux siècles, Paris, Arthème Fayard, 1960.
  • Jacques Delarue, Le Métier de bourreau, Fayard, 1989 (ISBN 2213023360).
  • Hervé Jourdain, Le Sang de la trahison, Paris, Fayard, 2013.
  • La Révolution vue par son bourreau : journal de Charles-Henri Sanson, Le Cherche Midi, 2007.
  • Henri-Clément Sanson, Sept générations d'exécuteurs, 1688-1847 : mémoires des Sanson, Paris, Dupray de La Mahérie, 1862-1863, 6 tomes. – En ligne sur Gallica.
  • Bernard Lecherbonnier, Bourreaux de père en fils: Les Sanson: 1688-1847, Albin Michel, 1989
  • Barbara Levy, Une dynastie de bourreaux: Les Sanson, Mercure de France, 1989
  • Georges Pair, Messieurs Sanson: bourreaux, Éditions de France, 1938

Articles connexes

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Liens externes

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