Famille Palluat de Besset

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Palluat de Besset
Image illustrative de l’article Famille Palluat de Besset
Armes

Blasonnement De gueules à un fer de lance d’argent, la pointe en bas, aboutissant à un croissant du mesme, soutenu d’un lion d’or à senestre et d’un griffon d’argent au chef cousu d’azur, chargé d’une rose d’argent accostée de deux étoiles d’or.[1]
Période XVIe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d’origine Saint-Chamond (Forez)
Allégeance
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Demeures La Salle et Nervieux (achats au XIXe siècle)

La famille Palluat de Besset olim Palluat puis Palluat-Besset est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Saint-Chamond dans le Forez et fixée au XVIIe siècle à Saint-Étienne.

Elle accéda à la noblesse par l'achat d'une charge anoblissante[2] de secrétaire du roi près le parlement de Grenoble en 1750, et fut à partir du début du XIXe siècle l'une des grandes familles industrielles de Saint-Étienne.

Elle a adhéré à l'ANF en 1934.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette famille remonte sa filiation à Regnault Palluat, notaire († avant 1509)[3], dont le descendant Jean Palluat, marchand fileur de soie à Saint-Chamond épousa le 24 novembre 1613 « honeste Marguerite Besset, fille à honorable Jean Besset, aussi marchand de Saint-Étienne-de-Furan et à dame Antoinette Molinost. » Il était le neveu d'honorable Simon Palluat, bourgeois de Dargoire[4].

Leur fils, Jean (1622-1697), procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne, avocat en parlement et conseiller du roi élu en l'élection de Saint-Étienne et premier échevin de Saint-Étienne (1669), se fera appeler "Palluat-Besset", puis ses descendants prirent par la suite le nom Palluat de Besset[5],[6].

La famille Palluat de Besset accéda à la noblesse en 1750 : Jean Palluat-Besset puis Palluat de Besset (1683-1750) conseiller et procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne, écuyer, fut anobli par charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement du Dauphiné par provision du 19 janvier 1742 (mort revêtu de cette charge le 18 décembre 1750[7],[8].

À partir du début du XIXe siècle la famille Palluat de Besset devint unes des grandes familles industrielles de Saint-Étienne.

Rompant avec « la tradition de bourgeois d'office de ses ancêtres », Claude Henri Palluat de Besset (1806-1886) qui avait épousé la fille d'un riche négociant stéphanois, se lance avec succès dans les affaires (le ruban, puis la banque). Il investit dans des achats fonciers dans la plaine du Forez et fit de son capital immobilier le pivot de sa fortune. En 1841, il acheta pour 600 000 francs le château de La Salle et huit domaines qui couvraient entre 830 et 850 hectares qui se répartissaient sur les communes de Nervieux, Mizérieux, Sainte-Foy-Saint-Sulpice et Balbigny[9].

À partir de 1841 et durant deux générations, les Palluat de Besset édifièrent un patrimoine foncier qui devint le plus important de la plaine du Forez. En 1913, ils possédaient plus de 1600 hectares de terres[10].

« Riches jusqu'en 1939 et opulents dans le pays », les descendants de la famille Palluat durent par la suite travailler et ne furent pas tous en mesure de conserver leurs biens[11].

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • Regnault Palluat, notaire († avant 1509)
    • Jean Palluat († en 1537)
      • Claude Palluat († 1560)
        • Louis-Etienne Palluat († avant 1613)
          • Jean Palluat, marchand de soie à Saint-Chamond. Marié le 24 novembre 1613 à Marguerite Besset (1595-1623)[4].
            • Jean Palluat-Besset (1622-1697), procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne (1655), avocat en parlement et conseiller du roi élu en l'élection de Saint-Étienne (ainsi qualifié en 1681), premier échevin de Saint-Étienne (1669). Marié en 1645 à Jeanne Roussier[4].
              • Noël Palluat-Besset (1645-1717), avocat, procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne. Marié en 1681 à Antoinette Blachon.
                • Jean Palluat-Besset puis Palluat de Besset (1683-1750, conseiller et procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne, écuyer, anobli par charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement du Dauphiné par provision du 19 janvier 1742 (mort revêtu de cette charge le 18 décembre 1750). Marié en 1722 à Marguerite Bernou de Nantas[4].
                  • Claude Palluat de Besset (1723-1786), écuyer, procureur du roi en l'élection de Saint-Étienne. Marié en 1759 à Catherine Vincent, fille d'Antoine Vincent négociant et ancien échevin de Saint-Étienne[4].
                    • Antoine-Jean Palluat de Besset (1759-1830), écuyer, propriétaire-rentier. Marié en 1800 à Catherine Forissier de Bagnol, il est présent à l'assemblée de la noblesse du Forez en 1789[4].
                      • Claude-Henri Palluat de Besset (1806-1886),banquier et marchand de soie, président de la chambre de commerce et d'industrie de Saint-Étienne (1866-1871) et maire de Nervieux (1873-1880)[12]. Marié en 1832 avec Louise Peyret-Dubois[4].
                        • Joseph-Emile Palluat de Besset (1836-1895), comte romain héréditaire par bref du pape Léon XIII du 28 février 1888, maire de Nervieux de 1886 à 1895. Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. Marié en 1861 avec Claire Chapel (1842-1866), puis en 1871 avec Marguerite d'Humières (1847-1892)[4](décédée avec deux de leurs filles dans l'explosion du vapeur le Mont Blanc sur le lac Léman). D'où postérité des deux mariages[1].

Armes[modifier | modifier le code]

  • De gueules à un fer de lance d’argent, la pointe en bas, aboutissant à un croissant du mesme, soutenu d’un lion d’or à senestre et d’un griffon d’argent au chef cousu d’azur, chargé d’une rose d’argent accostée de deux étoiles d’or. (cachet de 1664)[13],[1].
  • En 1789, à l'assemblée de la noblesse du Forez, Antoine-Jean Palluat de Besset portait les armes d'or, à trois œillets de gueules qui sont celles de la famille Paluat de Jalamondes en Bresse[4], bien qu'aucun lien ne soit établie entre la famille Palluat de Bessey et la famille Paluat de Jalamondes en Bresse[14].

Titres[modifier | modifier le code]

Emile-Joseph Palluat de Besset (1836-1896) reçut un titre de comte romain héréditaire par bref du pape Léon XIII du 28 février 1888[1].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille Palluat de Besset sont[4] : Besset (1613), Roussier (1645), Blachon (1681), Bernou de Nantas (1722), Vincent (1759), Forissier de Bagnol (1800), Peyret-Dubois (1832), de Chapel, d'Humières (1871) etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, supplément, 1977, page 509.
  2. Pascal Chambon, La Loire et l'aigle: les foréziens face à l'état napoléonien, Université de Saint-Étienne, 2005, page 90 note.
  3. Nicole Verney-Carron, Le ruban et l'acier: les élites économiques de la région stéphanoise au XIXe siècle, 1815-1914, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 1999, page 51.
  4. a b c d e f g h i et j Jean-Antoine de La Tour-Varan, Armorial et généalogies des familles qui se rattachent à l'histoire de Saint-Étienne ou aux chroniques des châteaux et des abbayes, imprimerie de Montagny, Saint-Etienne, 1864, pages 291-309.
  5. Gérard Thermeau, Saint-Étienne et son agglomération: a l'aube de la révolution industrielle, Université de Saint-Étienne, 2002, page 369.
  6. Pascal Chambon, La Loire et l'aigle: les foréziens face à l'état napoléonien, Université de Saint-Étienne, 2005, page 90.
  7. Acte recognitif de l'Association d'entraide de la noblesse française: AG du 20 novembre 1975: AR 4501-19 janvier 1742. Lettres de provisions de l'office de conseiller secrétaire du roi près le Parlement du Dauphiné, et acte de décès du 18 décembre 1750 mentionnant la qualité (AD Isère-AD Loire)
  8. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 147.
  9. Henri Gerest, Ainsi coule le sang de la terre, Université de Saint-Étienne, 2005, page 80.
  10. Henri Gerest, Ainsi coule le sang de la terre, Université de Saint-Étienne, 2005, page 79.
  11. Henri Gerest, Ainsi coule le sang de la terre, Université de Saint-Étienne, 2005, page 204.
  12. forez-info.com : Une petite histoire de la CCI de Saint-Étienne-Montbrison.
  13. William Poidebard, Notes héraldiques et généalogiques concernant les pays de Lyonnais, Forez et Beaujolais, Société des bibliophiles lyonnais, 1896, page 150.
  14. Edmond Reverend Du Mesnil, Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey et Franc-Lyonnais, Vingtrinier, 1872, page 492

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • François-Jean-Antoine de La Tour-Varan, Armorial et généalogies des familles qui se rattachent à l'histoire de Saint-Étienne ou aux chroniques des châteaux et des abbayes, imprimerie de Montagny, Saint-Etienne, (lire en ligne). 
  • Henri Gerest, Ainsi coule le sang de la terre, Université de Saint-Étienne, (lire en ligne). 
  • Pascal Chambon, La Loire et l'aigle: les foréziens face à l'état napoléonien, Université de Saint-Étienne, (lire en ligne). 
  • Gérard Thermeau, Saint-Étienne et son agglomération: à l'aube de la révolution industrielle, Université de Saint-Étienne, (lire en ligne). 
  • Nicole Verney-Carron, Le ruban et l'acier: les élites économiques de la région stéphanoise au XIXe siècle, 1815-1914, Université de Saint-Étienne, (lire en ligne). 
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, robert laffont 2007. 

Articles connexes[modifier | modifier le code]