Famille Lefebvre de Laboulaye

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Lefebvre de Laboulaye
Image illustrative de l’article Famille Lefebvre de Laboulaye

Blasonnement Parti, au I d'azur à une banderole d'argent, chargée d'une aigle de sable ; au II, coupé : a, losangé d'argent et de gueules ; b, d'or à une demie aigle de sable le vol abaissé ; chargé d'une bande aussi de sable brochant sur le parti.
Période XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Mortagne-au-Perche
Charges Un président trésorier de France au bureau des finances de Montauban (1765)
Un notaire au châtelet (1778)[1] puis conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et des finances (1785)
Un député (1871) puis sénateur inamovible (1875)
Quatre ambassadeurs de France
Un membre de l'Institut de France et administrateur du Collège de France
Fonctions militaires Garde du corps du roi
Officier supérieur
Fonctions ecclésiastiques Prêtre catholique
Récompenses civiles Chevalier, officier, commandeur et grand-officier de la Légion d'honneur
Ordre du Mérite
Grand-croix de l'ordre de Pie IX
...
Récompenses militaires Chevalier de l'ordre de Saint-Louis
Croix de guerre

La famille Lefebvre de Laboulaye olim Le Febvre est une famille française originaire de Mortagne-au-Perche (Orne) qui s'est installée à Paris au XVIIIe siècle.

Elle compte parmi ses membres, des marchands et bourgeois de Paris, des hauts fonctionnaires, des diplomates, des militaires, deux scientifiques, des artistes...

La famille Lefebvre de Laboulaye compte plusieurs de ses membres décorés de l'ordre de la Légion d'honneur.

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille Lefebvre de Laboulaye appartenait au XVIIIe siècle au grand négoce parisien[2].

Gustave Chaix d'Est-Ange écrit sur cette famille : « Son auteur, François-Benoit le Febvre, seigneur des Joncherets, près de Mortagne, né le , était fils de René le Febvre (1679-1753), marchand bourgeois de Paris, marié à Marie-Anne Baroux. Il se qualifiait marchand bourgeois de Paris quand il fut pourvu de l'office anoblissant de président trésorier de France au bureau des finances de Montauban. Il avait épousé Geneviève Charlier »[2].

Cette information reportée d'une réponse de GP Le Lieur d'Avost de l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux de 1904[3] cité par l'auteur semble erronée : c'est un nommé Louis-Claude Lefebvre de Laboulaye (1721-1786), demeurant à Montereau qui fut reçu le trésorier de France à Montauban, succédant à son père Nicolas Lefebvre de Laboulaye[4],[5]. Ce dernier, marié à Élisabeth-Marguerite Desprez, eut un fils prénommé Charles-César, né le à Montereau[6], dont on ignore la postérité. (La branche subsistante de la famille ne descend pas du trésorier à Montauban).

Jean-Baptiste-René Lefebvre de la Boulaye (1743-1820), fils de François-Benoit Le Febvre et de Anne Baroux, marié à Agnès-Émilie-Thérèse Savin, était avocat en parlement, notaire royale (1778) et conseiller du roi, quand il fut pourvu, par lettres données à Versailles le , de l'office anoblissant de conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et des finances. Il obtint de d'Hozier, le , le règlement de ses armoiries[2].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Le Febvre de Laboulaye (1743-1820), avocat en parlement, notaire au châtelet, conseiller secrétaire du roi en 1785

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Parmi les membres de cette famille présents dans les environs de Mortagne-au-Perche au XVIIe siècle, on connaît notamment :

  • Jacques le Febvre né à Mortagne le .
  • René le Febvre, fils du précédent, marchand bourgeois de Paris, qui en 1786 dans règlement d'armoirie accordé à son petit fils par Antoine Marie d'Hozier de Serigny est désigné "René Le Febvre seigneur de Marcouville, la Cour Pinte, la lucazière et autres lieux"[7], né à Mortagne le 16 avril 1679 [8]. Il épouse Marie-Anne Baroux, fille d’un marchand bourgeois de Paris. René le Febvre et Marie-Anne Baroux eurent douze enfants : l’un né en 1700 fut prêtre, docteur en Sorbonne, curé de la paroisse Saint Romain de Dèvres; un autre qui portait le nom de le Febvre de la Noë était marchand et bourgeois de Paris; un autre Simon Auguste Lefèvre de Marcouville, avocat en parlement fut secrétaire du prince de Monaco et membre de l’académie royale des sciences de la Rochelle[9].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

À cette époque des membres de cette famille se fixèrent à Paris, notamment :

  • François-Benoit le Febvre de la Boulaye, marchand et Bourgeois de Paris, fils de René le Febvre, fut le premier à prendre dès 1756 le Febvre de la Boulaye, nom d’une terre que possédait son père. Né à Paris en 1711, il épouse Victoire-Geneviève Charlier, fille de Guillaume Charlier et de Victoire Thérèse des Essarts[10]. Il eut quatre enfants dont : René-François, substitut du procureur général de Monsieur, frère du roi. Jean-Baptiste-René dont il sera question plus loin, Jean-Louis, garde du corps du roi Louis XVI et Jacques.
  • Jean-Baptiste-René le Febvre de la Boulaye, avocat en parlement, conseiller du roi, reçu notaire au châtelet en 1778[11] puis conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et des finances. Fils du précédent, naquit à Paris le , il épouse Agnès Émilie Thérèse Savin[12] (dite Savin de La Guerche). En 1771, Il portait la qualification d'avocat en parlement[N. 1] et acquit un office de notaire au châtelet en 1778, il acquiert en 1785 la charge de conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et des finances en la grande chancellerie[14]. Il était franc-maçon et membre depuis 1774 de la loge Saint Charles des Frères Unis[9]. Avant la Révolution, Il acheta à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem un terrain dans l'enclos du temple, pour y faire construire quarante maisons[15]. En 1788, il vendit son office de notaire pour 180 000 livres[16]. En 1802, il publia, pour défendre son honneur, une réponse au citoyen Auzat qui l’accuse d’être « banqueroutier, infâme et escroc » suite au non paiement des intérêts et d’une créance de 7,362 livres. La lettre d'excuse du Citoyen Auzat pour ces fausses accusassions est publiée à la fin du document[17].
  • Auguste-René Lefebvre de Laboulaye (1779-1824), fils du précédent, régisseur de l’octroi de Paris, capitaine de la 7e légion de la garde nationale de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, il épouse Aglaé Charlotte Martinon de Saint-Ferréol, fille d’un conseiller du roi, notaire au Châtelet[18]. De ce couple sont issus, Charles-Pierre Lefebvre de Laboulaye, scientifique et Édouard Lefebvre de Laboulaye[19].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au siècle suivant, parmi les descendants d'Auguste-René Lefebvre de Laboulaye, se sont notamment distingués :

  • Alexandre-Louis Lefebvre de Laboulaye (1782-1826), frère du précédent. Il fut présenté de minorité à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à l'age de 4 ans le [20] mais ne put prononcer ses vœux, ni faire ses caravanes, du fait de la dissolution de l'Ordre par Napoléon. Volontaire à 19 ans en 1801 pour l'expédition de Saint-Domingue, lieutenant en 1802 et capitaine au 26 régiment d'infanterie en 1807, aide de camp du général Jean Barthélemot de Sorbier en 1808, chef de bataillon en 1812, il prit part aux campagnes de l'Empire de 1805 à 1814 et fut blessé d'un coup de feu à la bataille d'Eylau. Sous la Restauration, il prit part à l'expédition d'Espagne en 1823 et fut nommé lieutenant-colonel en 1824 à l’attaque du Trocadéro[21], il termina sa carrière comme lieutenant-colonel du 13e de ligne. Chevalier (1809) puis officier de la Légion d'Honneur (1813), chevalier de l’ordre de Saint-Louis et de Saint-Ferdinand sous la Restauration [22], il mourut en 1826 célibataire et sans postérité[23].
  • Charles-Pierre Lefebvre de Laboulaye nommé aussi Lefebvre-Laboulaye (1813-1886), fils du précédent. Fondeur français, École Polytechnique (1831-1833), élève de l'école d'application de l'artillerie et du génie de Metz, lieutenant d'artillerie de terre. En 1836, il démissionne de l'armée pour l'industrie et crée une fonderie. Auteur de diverses inventions, il obtint trois médailles d'or aux expositions industrielles de 1839 à 1849. Auteur de plusieurs ouvrages scientifiques, il a été l'éditeur et l'auteur principal de l'important Dictionnaire des arts et manufactures. Nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1863[24]. Marié à Désirée de Goër de Herve, dont postérité.
  • Charles-Albert Lefebvre de la Boulaye (1857- 1935), fils du précédent, capitaine d’infanterie[25]. Il épouse Marie née Melon de Pradou. Ils eurent deux filles, Marie-Suzanne qui épouse le comte Henri de Seguins Pazzis d'Aubignan capitaine d'artillerie, Mort pour la France et Alberte Charlotte, qui épouse Maurice Ruellan du Créhu. Sans postérité masculine[26],[27].
  • Édouard-René Lefebvre de Laboulaye (1811-1883), né sous le nom Lefebvre Laboulaye (rectifié en 1859), frère du précédent. D'abord fondeur puis juriste et homme politique français. Avocat à la cour royale de Paris (1842), il fut élu député de la Seine (1871) et sénateur inamovible (1875) sous la IIIe République[28]. C'est lui qui insuffla l'idée d'offrir une statue représentant la « Liberté » aux États-Unis[réf. nécessaire]. Il était membre de l'Institut et administrateur du Collège de France. Il épouse en premières noces, en 1832, Augusta Virginie Paradis. Deux fils naitront de cette union, Paul, futur ambassadeur de France à Madrid et à Saint-Pétersbourg et Charles-Lucien, juge de première instance [29]. Devenu veuf en 1841, il épousa en secondes noces Louise Alexandrine Valérie Michelin-Tronson du Coudray, fille de Louis-Hardouin Michelin de Choisy[30],[31]. Ils auront un fils René-Victor.
  • Paul Lefebvre de Laboulaye (1833 -1905), fils du précédent et de Virginie-Augustine Paradis. Entré en 1855 comme rédacteur au ministères des affaires étrangères, en 1870, il fut envoyé comme secrétaire d'ambassade à Bruxelles. Nommé premier secrétaire d'ambassade à Berne en 1873 et à Saint-Pétersbourg en 1875, il devint ministre plénipotentiaire à Lisbonne en 1878. Nommé ambassadeur à Madrid en 1885 et à Saint-Petersbourg 1889. Il était membre de la cour internationale permanente d’arbitrage de la Haye[32]. Il fut chevalier (1862), officier (1870), commandeur (1888) et grand officier de la Légion d'Honneur[33]. Marié à Louise Eugénie Calon, dont : Charlotte qui épouse Jean Bonnin de La Bonninière marquis de Beaumont et Jean, caporal, mort pour la France. Sans postérité.
  • René-Victor Lefebvre de Laboulaye (1845-1916), demi-frère du précédent. Avocat, chef du cabinet du ministre des Finances, administrateur des postes et télégraphes à la direction de la statistique, inspecteur général des Postes et Télégraphes, directeur de la Caisse nationale d’épargne, directeur honoraire au ministère du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes, Capitaine d’état-major de la garde-nationale pendant le siège de Paris[34]. Marié à Joséphine-Sophie Claire Musnier, dont seront issus Ernest, André, Édith et Édouard. il est nommé chevalier (1878) puis officier de la Légion d'honneur en 1887[35], officier de la Couronne de fer d’Autriche, chevalier de Léopold de Belgique, commandeur du Christ du Portugal etc[36].
  • Ernest Lefebvre de Laboulaye (1874-1956), fils du précédent. ESM Saint-Cyr (promotion de Tananarive), commandant d’infanterie, officier de la Légion d'Honneur, croix de guerre[37]. Marié le avec Marguerite Adèle Marie Hullin de Boischevalier, dont quatre enfants. Devenu veuf, il épouse , Marie Jeanne Simone de Croze-Lemercier, dont deux filles. Marié le avec Marguerite Adèle Marie Hullin de Boischevalier, dont quatre enfants, Michel, marié avec Marie-Hélène de La Poix de Fréminville (parents de Jean-Bosco), Odile, marié avec Marc de la Vaissière de Lavergne, Guillaume et Jean-Baptiste . Devenu veuf, il épouse , Marie Jeanne Simone de Croze-Lemercier, dont deux filles, Anne, mariée avec Bernard Homberg, et Marie.
  • Paul-Ludovic-Édouard Lefebvre de Laboulaye (1883-1955), frère du précédent, HEC, secrétaire général de la Banque de l'Indochine, administrateur de sociétés, marié en 1919 à Geneviève Masquelier. Chevalier de la Légion d'Honneur en 1932[40]. Marié à Geneviève Masquelier, fille du lieutenant-colonel Émile Masquelier. Dont quatre enfants, Gérard marié avec Claude Leroy-Ladurie, Hubert marié avec Chantal de La Barre de Nanteuil, Florence mariée avec le marquis Pierre de Fayet, Mireille mariée avec Jacques de Cazotte.

XXe siècle et XXIe siècle[modifier | modifier le code]

  • Paul Lefebvre de Laboulaye (1902-1961), fils d'André de Laboulaye, peintre, dessinateur, Illustrateur[41].
  • François Lefebvre de Laboulaye, fils d'André Lefebvre de Laboulaye, né le 16 juin 1917 à Washington, décédé le 28 août 1996 à Saint Saëns (Le Petit Quesnay). Diplômé de l'École libre des sciences politiques, Diplomate, il a été ambassadeur de France au Brésil de 1968 à 1972, au Japon de 1973 à 1975 et aux États-Unis de 1977-1981, commandeur de la Légion d'honneur. Marié avec Antoinette Mathieu de Vienne ils ont quatre enfants : Rodolphe, Stanislas, Hélène et Claire mariées respectivement avec le comte Jacques de Miramon Fitz-James et le comte Jean-Louis de Montesquiou-Fezensac.
  • Gérard Lefebvre de Laboulaye (1920-2006), fils d'Edouard Lefebvre de Laboulaye, HEC, École militaire interarmes promotion Victoire - Coëtquidan 1945, administrateur de sociétés et notamment de la société internationale de plantation d'Hévéas, directeur général (1968-84) de la Société indochinoise de plantations d’hévéas, chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre 39-45, commandeur de l’ordre national de la Côte d’Ivoire. Marié avec Claude Leroy-Ladurie, ils ont deux fils, François et Arnaud, mariés respectivement à Isabelle Darcy et Marie-Judith de Vogué [42].
  • Hubert Lefebvre de Laboulaye (1921-1971), fils d'Édouard Lefebvre de Laboulaye, Centralien, il fait ensuite des études au laboratoire du duc de Broglie. Ingénieur des arts et manufactures, physicien, à partir de 1955, il prit part aux négociations internationales dans le domaine nucléaire, qui aboutirent à l'organisation de la première conférence de Genève sur l'Utilisation de l'énergie atomique à des fins pacifiques; à la création de l'Euratom et à la création de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Directeur du département des programmes au commissariat à l’énergie atomique (CEA), directeur général-adjoint de l’ AIEA, il fut chevalier de la Légion d'Honneur et officier de l’ordre national du mérite[43]. Marié avec Chantal de La Barre de Nanteuil, dont trois fils : Hugues, sans alliance, Geoffroy et Olivier, mariés respectivement à Suzanne de Lassus Saint-Geniés et Christine Noiret, fille du général François Noiret. Il décède le 21 janvier 1971 dans un accident d'avion lors d'une mission du CEA.
  • Stanislas Lefebvre de Laboulaye (né à Beyrouth le ), fils de François Lefebvre de Laboulaye et d'Antoinette Mathieu de Vienne. Énarque, diplomate, ambassadeur de France en Russie de 2006 à 2008 et au Saint-Siège de 2008 à 2012, officier de la Légion d'Honneur. Marié avec Pauline Machet de la Martinière fille de Dominique Machet de La Martinière, dont quatre enfants, Marguerite, mariée à Alexandre Pasté de Rochefort, François, Victor et Sophie.
  • Rodolphe Lefebvre de La Boulaye, fils de François Lefebvre de Laboulaye, diplômé de l'Université de Lausanne, géologue[44]. Chevalier de la Légion d'Honneur. Il épouse Véronique de Gouvello du Timat. Dont deux enfants, Paul et Agathe.

Noblesse[modifier | modifier le code]

Les interprétations et analyses divergent quant à la situation de cette famille qui a été soit anoblie en 1785 soit appartient à la noblesse inachevée.

Jean-Baptiste-René LeFebvre de la Boulaye (1743-1820) acquiert en 1785 la charge de conseiller-secrétaire du roi, maison, couronne de France et des finances en la Grande chancellerie de France (charges conférant la noblesse héréditaire au premier degré après vingt ans d'exercice ou en cas de mort en fonction)[45].

État des sources[modifier | modifier le code]

En 1818, Ambroise Louis d'Hozier qui travaille à la vérification des titres et des armoiries au Conseil du sceau des titres liste la famille Lefebvre de Laboulaye dans son « Indicateur nobiliaire, ou table alphabétique des noms des familles nobles: susceptibles d'être enregistrées dans l'Armorial Général de feu M. d'Hozier »[46]. En 1874, Antoine Bachelin-Deflorenne mentionne cette famille dans son ouvrage État présent de la noblesse française[47]. En 1876, André Borel d'Hauterive dans Annuaire de la noblesse de France, écrit au sujet d'Édouard Lefebvre de Laboulaye : « Ce membre de l'Assemblée nationale n'avait pas figuré jusqu'ici parmi les nobles qui siègent à Versailles parce qu'il avait caché ses droits à cet honneur. Son aïeul avait acheté en 1775 un office de secrétaire du roi, qu'il exerçait encore en 1789. D'après le privilège attaché à la charge, ses fonctions avaient alors été supprimées, il était dans le même cas que ceux morts en exercice, et l'on ne pouvait arguer contre lui qu'il n'avait pas pris de lettres d'honneur, puisqu'elles étaient proscrites. Sa noblesse héréditaire lui était donc acquise de plein droit. Si M. de Laboulaye, né à Paris le , membre de l'Institut, semble avoir complètement renoncé à cet avantage de naissance, il n'en est pas de même de ses fils, qui ont réclamé la rectification de leurs actes de l'état civil et le rétablissement de la particule. »[48]. En 1935, Henri Jougla de Morenas dans Grand Armorial de France, indique que le nom de cette famille est cité dans le fond manuscrit Le Nouveau d'Hozier conservé aux Archives Nationales et écrit au sujet de cette famille : « Paris; charge anoblissante en 1785 »[49].

En 1975, E. de Séréville et F. de Saint-Simon dans Dictionnaire de la noblesse française rubrique : Noblesse inachevée indiquent la famille Lefebvre de Laboulaye famille de noblesse inachevé et écrivent : « Trésorier de France au bureau des finances de Montauban en 1740 (...) Conseiller Secrétaire du roi en la grande chancellerie le (...) La première charge est de noblesse graduelle, la seconde est anoblissante au premier degré, mais, dans l’un ou l’autre cas, le temps en charge n’a pas été accompli. »[50]. En 1994, dans Dictionnaire de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Pierre-Marie Dioudonnat indique que la famille Lefebvre de Laboulaye est une famille « de noblesse inachevée »[51]. En 2002, Dans Le Simili-nobilaire français, Pierre-Marie Dioudonnat maintient son opinion sur cette famille et écrit « Vieille famille d’Ile-de-France (Paris) de noblesse inachevée. Louis Claude Lefebvre de Laboulaye (1721-1786) fut reçu trésorier de France au bureau des finances de Montauban en 1765 (noblesse graduelle). Jean-Baptiste Le Febvre de Laboulaye (fils d’un marchand bourgeois de Paris) né en 1743, avocat en parlement, notaire au Châtelet fut pourvu en 1785 de la charge de conseiller secrétaire du roi en la grande chancellerie (charge anoblissante au premier degré) ; cet office est supprimé en 1790[52]. L'édition 2007 du Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle de Régis Valette mentionne cette famille dans la première partie de l'ouvrage qui s'intitule Catalogue général de la noblesse contemporaine au XXIe siècle : « Ile-de-France, secrétaire du roi Paris 1785-1790.» (page 122). Son nom ne figure pas dans la seconde partie « Catalogue provincial, de Louis XVI au XXIe siècle » chapitre 29, Ile-de-France (page 305-308)[53]. En 2008 la famille Lefebvre de Laboulaye est indiqué de « noblesse inachevée » dans Dictionnaire de la vraie noblesse/fausse noblesse dans la partie dédiée à la vraie noblesse[54].

Philippe du Puy de Clinchamps écrit : "Lefebvre de Laboulaye, moyenne bourgeoisie, XVIIe siècle"[55] et dans une autre de ses sources que cette famille est de noblesse inachevée[56].

Les sources récentes et concordantes font apparaître la famille Lefevre de Laboulaye comme de noblesse inachevée.

Armes[modifier | modifier le code]

Le , Jean-Baptiste Lefebvre de Laboulaye obtint un règlement d'armoiries d'Antoine Marie d'Hozier de Serigny, chevalier juge d'armes de la noblesse de France, qui lui donne les armes suivantes : d'azur à une banderole d'argent chargée d'un aigle de sable ; parti coupé : au 1er losangé d'argent et de gueules ; au 2e d'or à un demi aigle de sable le vol abaissé, et une bande aussi de sable brochant sur le parti. L'écu timbré d'un casque de profil orné de ses lambrequins d'azur, d'or, de gueules, d'argent et de sable[50].

Terres possédées[modifier | modifier le code]

Propriétés[modifier | modifier le code]

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille Lefebvre de Laboulaye sont :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une place de Versailles porte le nom d'Edouard de Laboulaye
  • Une ville en Argentine de la province de Córdoba porte le nom Laboulaye en hommage à Edouard de Laboulaye
  • Une statue a été édifiée en hommage à Edouard de Laboulaye dans les jardins aux pieds de la Statue de la Liberté
  • Un buste d'Edouard de Laboulaye par Bartholdi est visible au musée Bartholdi à Colmar
  • Un buste en bronze signé Bartholdi à l'effigie d'Edouard de Laboulaye est visible au "Statue of Liberty National Monument museum"
  • Une rue de la commune de Saint-Saëns (Seine-Maritime) porte le nom de François de Laboulaye ancien maire de la ville et ambassadeur de France

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avocat en parlement : « On donne le nom d’avocat en parlement à ceux qui ont pris des degrés, qui n’ont point suivi le palais, ni fait la profession d’avocat ». Cette distinction entre avocat en parlement pour celui qui n’a que le titre nu, et avocat au parlement pour celui qui fait carrière n’est valable que pour le Parlement de Paris[13]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Succédant au notaire Louis Jacques Baron en 1778
  2. a b c et d Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, volume XVII, 1921, pages 303-304.
  3. contributeur anonyme (pseudo GP Le Lieur d’Avost), dans L'ICC du 10 février 1904
  4. Bulletin archéologique, historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-&-Garonne, Volumes 23 à 24, 1895, page 132.
  5. Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Tarn-et-Garonne, 1948, page 308.
  6. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et-Marne: Complément des séries E à H et série I, 1880, page 280.
  7. a et b Nouveau d'Hozier volume 131 folio 27
  8. « L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 49 p240 »
  9. a et b Philippe Béchu, De la paume à la presse, pages 185 et 470.
  10. « Nouvelles archives de l'art français F. de Nobele, 1973 p98 »
  11. « Almanach Royal 1779 p. 364 Le Febvre remplace Baron comme notaire au châtelet en 1778 »
  12. Base Léonore, acte de naissance de son fils Alexandre Louis
  13. Martine Acerra , Les avocats du Parlement de Paris - 1661-1715 , Histoire, économie et société, 1982, page 214
  14. Archives Nationales, "lettres de provisions", du ...., signées le.... par...., cote n° :... [réf. nécessaire]
  15. Réponse de Lefebvre La Boulaye, ancien notaire de Paris, à un libelliste échappé des Petites-Maisons, 1802, page 14.
  16. Philippe Bertholet, Études et notaires parisiens en 1803, 2004, page 563.
  17. Réponse de Lefebvre La Boulaye, ancien notaire de Paris, à un libelliste échappé des Petites-Maisons, 1802, page 7.
  18. « Alexandre-Louis Lefebvre de Laboulaye »
  19. « Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1876, p407 »
  20. Nicolas Viton de Saint-Allais, L ́ Ordre de Malte: Ses grands Maitres et ses chevaliers, 1839, page 278
  21. Mort de Louis XVIII et avènement de Charles X au trône de France et de Navarre, 16 septembre 1824. Chant élégiaque., signé L.-P.-P. Delamare, 1824, page 3.
  22. « Almanach royal 1825 p581 »
  23. Base léonore, dossier de la Légion d'honneur LH/1547/82.
  24. « Dictionnaire universel des contemporains, 1880, page 1051 »
  25. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets »
  26. « Annonce du mariage de Suzanne de Laboulaye avec Henri de Seguins Pazzis d'Aubignan dans Gil Blas / dir. A. Dumont en 1911 »
  27. « Filiations bretonnes. 1650-1912, recneil des filiations directes des représentants actuels des familles nobles, de bourgeoisie armoriée ou le plus fréquemment alliées à la noblesse, d'origine bretonne ou résidant actuellement en Bretagne, depuis leur plus ancien auteur vivant en 1650, Alberte de Laboulaye et Maurice Ruellan du Créhu p57 »
  28. Dictionnaire universel des contemporains, 1880, pages 1049-1051
  29. « Almanach national: annuaire officiel de la République française de 1869 p1085 »
  30. « Les ministres des Finances de la Révolution française au Second Empire »
  31. « Dictionnaire historique des inspecteurs des Finances 1801-2009 »
  32. Dictionnaire nationale des contemporains, tome V, 1906, page 300.
  33. Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur LH/1547/62
  34. notice du catalogue Bnf
  35. Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur LH/1547/65
  36. Dictionnaire national des contemporains, tome V, 1899-1919, page 301
  37. Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur 19800035/694/79307
  38. (fr) « Documents diplomatiques français : 1er janvier-10 juillet, Volume 1 Par France. Commission de publication. », sur books.google.fr (consulté le 29 janvier 2011)
  39. Base Léonore : dossier de la Légion d'honneur 19800035/694/79307
  40. Base Léonore, dossier de la Légion d'honneur 19800035/0023/2971
  41. « Centre Pompidou »
  42. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées N2N
  43. « iaea »
  44. « Bulletin de la Société géologique de France P28 »
  45. Classification des charges conférant la noblesse (extrait du "Nouveau Nobiliaire de France" de L. d'Izarny, J.J. Lartigue, J. de Vaulchier, Éditions Mémoire & Documents.
  46. Sous la direction de M. Louis Paris, Liste alphabétique des familles nobles de France qui ne se trouvent pas mentionnées dans l’Armoríal général manuscrit de la Bibliothèque impériale, mais qui sont désignées dans l’Indicateur nobiliaire, publié en 1818, par le président d’Hozier, comme pouvant être enregistrées dans une nouvelle édition de l‘Armorial général ou registres de la Noblesse de France in Indicateur du grand Armorial général de France... dressé en vertu de l'édit de 1696... ou Table alphabétique de tous les noms de personnes, villes, communautés et corporations dont les armoiries ont été portées... aux registres inédits dont se compose l'Armorial général de la France..., Librairie Nobiliaire de Mme Bachelin-Deflorenne, 1865, page 308.
  47. « État présent de la noblesse française 1874 p1074 »
  48. André Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et d'Europe, 1876, page 407.
  49. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome III, 1935, page 383.
  50. a et b E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, Rubrique "Noblesse inachevé"; page 1173: notice Famille Lefebvre de Laboulaye
  51. Pierre-Marie Dioudonnat, Dictionnaire de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, Sedopols, 1994, page 428.
  52. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobilaire français, 2002, page 341.
  53. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, édition 2007, page 122.
  54. Dictionnaire de la vraie noblesse/fausse noblesse, éditions Tallandier, 2008, page 307.
  55. Charondas, Le cahier noir.
  56. Charondas, Un juge d'armes au Jockey-club.
  57. « Recherches sur Fontainebleau p489 »
  58. F. Delaforge, Seine-Port et Saint-Assise, 1874, page 48.
  59. Jardins de France
  60. Office du tourisme, Belle-ïle-en-Mer

Sources[modifier | modifier le code]

Base Léonore : dossiers de la Légion d'honneur :

Articles connexes[modifier | modifier le code]