Famille Le Court de Béru

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Famille Le Court de Béru
Image illustrative de l’article Famille Le Court de Béru
Armes

Blasonnement D'azur à une aigle bicéphale éployée d'or
Pays ou province d’origine Normandie
Fiefs tenus Béru (Yonne)

La famille Le Court de Béru olim Le Court est une famille subsistante de la noblesse française originaire de Normandie, anoblie par lettres de relief de dérogeance en 1687[1],[2] ou 1686[3] ou maintenue noble en 1687 par la Cour des aides[4]. Elle acquit en 1627 la seigneurie de Béru dans l'Yonne dont elle ajouta le nom au sien.


Histoire[modifier | modifier le code]

Édouard Drigon de Magny écrit dans le Nobiliaire de Normandie (1864) que la famille Le Court de Béru est une branche d’un famille Le Court ou Le Cort, de Bretagne qui s’est divisée en un grand nombre de branches (seigneurs de Froidebize, de Parthenay, de Sainte-Marie qui portaient des armes différentes : d'Argent à l'aigle de sable, languée, becquée et membrée de gueules, et une fasce d'or brochant sur le tout) qui se sont répandues en Normandie, en Ile-de-France, en Bourgogne, à la Martinique etc.[5]

Sans établir le lien de cette origine supposée, il donne pour premier auteur de la famille Le Court de Béru, Mathurin Le Court qui vivait à la fin du XVe siècle et écrit : « Cette branche a eu pour chef Mathurin Le Court, écuyer, seigneur de Painchy, qui acquit, en 1484, la terre de Béru et la revendit en 1486. Elle fut rachetée plus tard, avec le comté de Méau!x, par les Le Court de Parthenay qui la possèdent encore. Cette branche se répandit en Champagne et en Bourgogne, puis plusieurs de ses membres revinrent en Bretagne, où leurs descendants existent encore. Elle fut maintenue dans sa noblesse en 1686, par arrêt de la Cour des aides, qui déclara. admissib!es les preuves faites par François Le Court Ecuyer, seigneur de Béru, issu au Ive degré de Mathurin Le Court[6].

Le lien avec une famille Le Court ou Le Cort, de Bretagne et la filiation données par Edouard Drigon de Magny au XIXe siècle ne sont pas repris par les auteurs contemporains :

  • Henri Jougla de Morenas dans le Grand Armorial de France (1935) fait remonter la filiation de cette famille à François Le Court, écuyer, seigneur de Béru, marié à Marguerite de Martinat, d'où François Le Court, marié en 1655 à Marie Caillat, qui obtint en 1686 des lettres de relief de dérogeance[3].
  • Henri Frotier de La Messelière dans Filiations bretonnes. 1650-1912 (1965) fait remonter sa filiation à François Le Court, écuyer, seigneur de Béru, maintenu noble à la Cour des aides en 1686[4].
  • Fernand de Saint-Simon dans le Dictionnaire de la noblesse française (1975)[2] et Régis Valette dans le Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle (2007)[1] écrivent que la famille Le Court de Béru est originaire de Normandie et a été anoblie par lettres de relief de dérogeance en 1687.

Armes[modifier | modifier le code]

D'azur à une aigle bicéphale éployé d'or[1].

Personnalités[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (octobre 2019)
Motif avancé : pas justifié de lister des homonymes bretons non rattachés à la famille Le Court de Béru
Non rattachés

Edouard Drigon de Magny cite, en Bretagne, différents personnages non rattachés à la famille Le Court de Béru[7] :

  • Geoffroy Le Cort de Corron, mentionné dans une charte en 1145 comme attaché à la chancellerie du duc de Bretagne.
  • Robert Cort ou Cort-Mereuc , Prieur, commandeur de l'Ordre de Malte en 1347, auquel le roi d'Angleterre adresse une lettre pour les contributions en sacs de laine.
  • Jean Le Court, envoyé en 1357 en Angleterre par les partisans de la comtesse de Penthièvre pour traiter de la rançon de Charles de Blois.
  • Geoffroy Le Court, sieur des Perrières et Perrin Le Court, sieur du Pont et de Bicort, figurent en 1381 dans les ratifications du traité de Guérande par les seigneurs de Bretagne.
  • Pierre Le Court figure parmi les écuyers dans la "monstre" du 1er septembre 1421 reçue à Montoire, des compagnies de Jean de Tournemine, qui servit sous Jeanne d'Arc.
  • Jacques Le Court est exempté d'arrière ban" en 1597 sur ordre du roi Henri IV.

Propriétés[modifier | modifier le code]

En 1627, François Le Court acheta la seigneurie de Béru en Bourgogne[8]

D'après Edouard Drigon de Magny et Dominique Labarre de Raillicourt la famille Le Court de Béru acheta le comté de Méaulx[9].[réf. à confirmer]

Elle posséda ou possède les propriétés suivantes[réf. souhaitée] :

  • Château de Béru (Yonne)
  • Château du Plessis-Bouquelon (Eure)
  • Château d'Ouville-l'abbaye (Seine Maritime)
  • Château de Canappeville (détruit) (Calvados)
  • Château de Gournava à Pluerlin (Morbihan) édifié en 1895 par la famille.

Divers[modifier | modifier le code]

En 1975, la justice refusa la demande de la famille Le Court de Béru de l'interdiction du diminutif "Béru" pour l'inspecteur Bérurier, personnage de la série des romans policiers San-Antonio de Frédéric Dard[10].

Alliances[modifier | modifier le code]

Les principales alliances de la famille Le Court de Béru sont : de Martignat, Caillat (1655), Bogne de Franchy (1692), de Palluau (1749), Hardy, Perrotin de Barmont, de Guériff de Launay, Hercelin, du Tillet (1822), Duval de Lescaudé (1856), Bertera, Le Bas du Plessis, de Benoist de Gentissart (1904), de Chérisey, de la Barre, Le Boeuf d'Osmoy (1921), de Jousselin (1927), de Blocquel de Croix de Wismes,Chodron de Courcel, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Editions Robert Laffont, 2007, page 121.
  2. a et b E. de Séréville et F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, Editions La Société française au XXe siècle, 1975, page 630.
  3. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome III, page 89 ([PDF] lire en ligne).
  4. a et b Henri Frotier de La Messelière, Filiations bretonnes. 1650-1912, volume 2, impr. J. Floch, 1965, page 71 (lire en ligne).
  5. Edouard Drigon de Magny, Nobiliaire de Normandie, vol. 2, (lire en ligne), p. 625.
  6. Edouard Drigon de Magny, Nobiliaire de Normandie, t. 2, (lire en ligne), p. 629.
  7. Édouard Drigon de Magny, Nobiliaire de Normandie, t. 2, (lire en ligne), p. 626.
  8. Françoise Vignier, Bourgogne: Nivernais,Berger-Levrault, 1980, page 55 (lire en ligne).
  9. Labarre de Raillicourt, Les comtes français contemporains
  10. La Gazette du Palais : Supplément au Journal judiciaire quotidien, contenant le jurisprudence et la législation publiées dans le Journal quotidien et le recueil mensuel des sommaires, Volume 95, Partie 2, 1975, page 649.