Famille Lambert des Champs de Morel

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Famille Lambert des Champs de Morel
Image illustrative de l’article Famille Lambert des Champs de Morel
Armes

Blasonnement De gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un chêne arraché d'or
Devise « Fide, toga et armis ou Vir et Civis selon les branches »
Période XVe siècle ou XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Île-de-France ou Normandie
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Demeures Château de Chamerolles
Charges Magistrats (Chambre des comptes, Parlement de Paris, Grand Conseil...)
Fonctions militaires Officiers
Récompenses militaires Légion d'honneur

La famille Lambert des Champs de Morel olim Lambert, (qui porte depuis de Lambert des Champs de Morel) est une famille subsistante de la noblesse française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette famille est de noblesse d'extraction selon certains auteurs, anoblie en 1632 par charge selon d'autres, originaire de l'Île-de-France, maintenue noble en 1666[1].

En 1822, Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles dans son Dictionnaire universel de la noblesse de France, sur des renseignements produits par la famille Lambert, fait remonter cette famille à un Thomas Lambert, écuyer, qui acquit en 1422 un fief en la paroisse de Tourlaville près de Cherbourg en Normandie . Il écrit « Le commencement de la noblesse de la famille Lambert n'est point connu mais il est extrêmement ancien. Une tradition immémoriale et une foule de titres conservés dans ses archives, attestent qu'elle a toujours été tenue et réputée issue de noble et ancienne race, ce que confirme une enquête faite judiciairement en l'année 1573 qui apprend que cette famille est originaire de l'Île-de-France, où elle avait beaucoup de biens, qu'elle vint ensuite se fixer en Normandie près de Cherbourg, qu'elle y a possédé plusieurs fiefs, notamment le fief de Rouville, qu'elle est revenue s'établir à Paris où l'un de ses membres fut pourvu d'un office de conseiller. Enfin, que postérieurement un puîné de cette famille nommé Thomas Lambert revint en Normandie s'établit en la paroisse de Tourlaville et y vécut noblement »[2].

Cette filiation n'est pas reprise par les auteurs plus récents :

Dans l'ouvrage "Le Second ordre" (1947) cette famille est indiquée anoblie en 1632 (date à laquelle Guillaume Lambert, acquit la charge de conseiller correcteur en la Chambre des Comptes de Paris)[3].

Charondas dans A quel titre (1970) écrit que cette famille fut anoblie par charge en 1632[4].

D'après Henri Jougla de Morenas, la filiation de la famille Lambert n'est suivie qu'à partir de Jean Lambert, procureur, trouvé en 1603, qui laissa de Marie Barat : Guillaume Lambert, né en 1603, conseiller correcteur en la Chambre des Comptes de Paris en 1632, maître en la Chambre des Comptes en 1655, marié en 1638 à Marie de Montchal et père de : Jean Pierre Lambert, né en 1612, conseiller correcteur en la Chambre des Comptes en 1683, puis conseiller du Grand Conseil en 1713, qui épousa en 1692 Catherine Pépin, dont il eut deux fils : Claude-Guillaume, et Jean Baptiste qui continuèrent[5].

F. de Saint-Simon dans le "Dictionnaire de la noblesse française" (1975) écrit qu'il s'agit d'une famille d'extraction, maintenue noble en 1666[1].

Branches[modifier | modifier le code]

Cette famille s'est divisée en deux branches :

  • La branche aînée de cette famille qui posséda la terre de Chamerolles, reçut en 1810 le titre de baron de l’Empire et s'éteignit à la fin du XIXe siècle[5].
  • La branche cadette, subsistante, fut titrée baron héréditaire par ordonnance du 12 novembre 1817 [1] en la personne d' Alphonse Étienne Lambert.
Alphonse Etienne Lambert était le fils de Jean Baptiste Pierre Lambert et de Marie Geneviève Leschassier des Champs de Morel. La famille Leschassier s'était alliée avec la famille Deschamps dit Morel et un accord entre les parties stipulait que le nom Deschamps dit Morel serait relevé par le dernier descendant. C'est ainsi que Alphonse Étienne LAMBERT fut baptisé sous le nom de Alphonse Étienne Lambert - Deschamps de Morel. Son dossier de l'Ordre de la Légion d'Honneur relate toutes les phases de la modification du nom qui ont fini par aboutir à un Procès Verbal d'Individualité du premier arrondissement de Paris en date du 26 juillet 1860[6].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Armes[modifier | modifier le code]

Blasonnement : "De gueules au chevron d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'un chêne arraché d'or"[5]. On trouve également dans certains documents anciens une version avec "un chêne arraché de sinople" ne respectant pas la règle d'alternance des métaux et émaux.

Propriétés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 591.
  2. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, 1822, page 158.
  3. Le Second ordre, Société du grand armorial de France, Editions du Palais Royal, 1947, page 80.
  4. Charondas, A que titre, 1970
  5. a b et c Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, volume IV, 1939, page 402.
  6. [http://www.culture.gouv.fr/LH/LH094/PG/FRDAFAN83_OL1458012V017.htm « Minist�re de la culture - Base Léonore »], sur www.culture.gouv.fr (consulté le 29 mai 2016)
  7. Louis Moréri et Goujet, Le Grand dictionnaire historique ou le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane... par Mre Louis Moreri,.., chez les libraires associés, (lire en ligne)