Famille Goybet

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La famille Goybet est une famille française originaire de Savoie.

Elle a été illustrée au XIXe siècle par plusieurs officiers dont quatre officiers généraux. Plusieurs membres de la famille Goybet furent décorés de la Légion d'honneur sur plusieurs générations. Cette famille compte notamment trois grands officiers, deux commandeurs et plusieurs chevaliers.

Origine[modifier | modifier le code]

La famille Goybet est originaire de Méthenod, dans l'actuelle commune de Meyrieux-Trouet, en Savoie où elle est connue avec Michel Revardel dit Goybet[1] dont le fils Jehan, marié à Louise Sauccaz dont il eut six enfants, fut notaire ducal à Truel, châtelain de Centagnieu[2]. et testa en 1646[1].

Abandonnant la charge notariale en 1750, pour le commerce et l'industrie, la famille Goybet se fixa à Yenne en Savoie.

Alexis Goybet, (1786-1854), négociant à Lyon puis à Paris, fils de Pierre Goybet et d'Emmanuelle Piollet[3] épousera Louise Marie Jeanne de Montgolfier (1805-1826) le 18 juin 1822, la petite nièce des inventeurs Joseph et Étienne de Montgolfier[4]. Ils eurent trois enfants dont il eut Pierre-Jules Goybet (1823-1912).

Histoire[modifier | modifier le code]

Branche éteinte[modifier | modifier le code]

Une branche aînée de la famille Goybet, anoblie en 1758[5], s'est éteinte à la troisième génération en 1782. Elle était représentée par Claude-François Goybet (1680-1759), seigneur de Lutrin, originaire de Thonon[6] marié le 18 février 1730 avec Marie-Antoinette du Nant de Grilly (1709-1797)[7]. Avocat au sénat de Savoie dès 1702, il fut nommé intendant du Chablais et de Gaillard. Il acheta la seigneurie de Lutrin en 1733 au comte François de La Fléchère.

  • Son fils, Jacques-François Goybet (1732-1783), seigneur de Lutrin et de Gilly[8], né le 10 avril 1732, épousa Marie-Claudine de La Forest-Divonne[9]. Leur fils, noble Pierre-Gabriel Goybet de Lutrin (1759-1782), mourut sans alliance ni postérité.
  • Sa fille, Benoîte Goybet de Lutrin de Grilly, épousa le 3 mars 1753, Pierre-Claude de La Fléchère, comte de Veyrier- Châtillon, dont postérité[10].

Branche subsistante[modifier | modifier le code]

Pierre-Jules Goybet (1823-1912), industriel, châtelain de La Martinière à Traize, en Savoie, épousa Louise Bravais, nièce du physicien Auguste Bravais[11]. La mère de Pierre-Jules Goybet, Louise de Montgolfier, était la petite nièce des inventeurs Joseph et Étienne de Montgolfier. Il fit ses études au collège des Jésuites de Fribourg, puis fut emmené à 16 ans par son oncle Augustin de Montgolfier dans son usine de Torero près de Saragosse qui introduisait la fabrication du papier en Espagne. Il dirigera ensuite une entreprise de construction de machine à vapeur près de cette même ville. Nommé chevalier et membre du conseil supérieur de l'industrie, il reçut le grade de lieutenant d'artillerie dans la milice. Il rentra en France en 1862 et resta quelque temps à Annonay puis fut nommé principal de l'École professionnelle de la Martinière à Lyon où il demeura 16 ans. Il fut le père de quatre enfants : Mariano, Constance, Henri et Victor[12].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Branche éteinte
  • Claude François Goybet (1680-1759), seigneur de Lutrin et de Grilly, avocat au sénat de Savoie, intendant du Genevois, du Chablais et Gaillard, il épousa Marie-Antoinette du Nant de Grilly le 18 Février 1730. Il prit sa retraite d'intendant en 1756 et fut anobli en 1758.
Branche subsistante [13]
  • Pierre Goybet (1750-1831), négociant, premier maire de la ville de Yenne en Savoie (an IV à 1815), dont :(référence souhaitée)
    • Alexis Goybet, né à Yenne, négociant à Lyon en 1786, marié à Lyon le 18 Juin 1822 à Louise Marie Jeanne de Montgolfier, fille de Michel de Montgolfier et de Louise Millanais de la Salle. Décédé en 1854
    • Antoine Goybet (1787-1867), maire de Yenne[14], chevalier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur et des St Maurice et Lazare. dont :
      • Charles Goybet (1825-1910), général, grand officier de la Légion d'honneur, inspecteur général de la cavalerie (Campagne d'Italie, Crimée 1855, guerre de 1870)
      • Pierre Luc Goybet (1828-1896), avocat à la cour, conseiller général de la Savoie
      • Laurent Goybet (1833-1912), conseiller de préfecture à Nice, grand-juge à Monaco, chevalier de la Légion d'honneur et des Saints Maurice et Lazare
    • Pierre Jules Goybet (1823-1912), industriel en Espagne, membre du conseil supérieur de l'industrie, directeur de l'école de la Martinière à Lyon, dont :
      • Mariano Goybet (1861-1943), général, grand officier de la Légion d'honneur, dont :
        • Pierre Goybet (1887-1963), contre-amiral, commandeur de la Légion d'honneur, dont :
          • Pierre Adrien Goybet (1922-1995), chef de bataillon d'infanterie de marine, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre
          • Claude Goybet né en 1925, capitaine de marine marchande
      • Henri Goybet (1868-1958), capitaine de vaisseau, commandant du Port de Beyrouth, commandeur de la Légion d'honneur, dont la fille Henriette épousera son cousin germain, le contre-amiral Pierre Goybet 
      • Victor Goybet (1865-1947), général, grand officier de la Légion d'Honneur, dont :
        • Charles Goybet, né le 30 juillet 1898, colonel, officier de la Légion d'honneur, il participe aux deux guerres mondiales ainsi qu'à la campagne de Syrie (1920-1922)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le mémorial de Lyon en 1793 tome 15, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2002,page 34.
  2. La famille Goybet a gravité en Savoie autour des communes de Yenne , de Saint-Jean-de-Chevelu et de Traize
  3. Le Mémorial de Lyon en 1793, Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 1994, page 133.
  4. Leon Rostaing, La famille Montgolfier, Éditions A. Rey, 1910, p. 316 à 319 et p. 325.
  5. Jean Nicolas, Inflexions au siècle des Lumières,Maloine, 1978, page 904.
  6. Mémoires & documents de L'Académie chablaisienne", 1893, page XLI
  7. Archives de l'ancien duché de Savoie, 1966, page 2.
  8. Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Volume 4, 1904, page 137
  9. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, tome II, page 435, tableau famille de La Forest-Divonne.
  10. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, tome II, page 39, tableau Famille de La Fléchère.
  11. Base de données Léonore (Légion d'honneur) Acte de naissance [1]
  12. La famille de Montgolfier. Ses alliances et ses descendants par Leon Rostaing Edition G.De Bussac 1960 clermont Ferrand page 316-317
  13. L'honneur de servir AHH par pierre Gentil 'article consacré à la famille Goybet P37-38 imprimerie des Orphelins Apprentis d'Auteuil Paris 1998
  14. Henri Putz, L'option d'un officier savoyard, Imprimerie nationale, 1960, p.197-213

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Théophile Lamathière, Le Panthéon de la Légion d’honneur, tome VIII
  • Alfred Anthonioz, Généraux savoyards, Genève, 1912
  • Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française, P.U.F.
  • Compte-rendu de Jacques Lovie, 13 avril 1977 sur le livre de Henri Putz "Une éducation militaire sarde"
  • Leon Rostaing, La famille Montgolfier, Éditions A. Rey, 1910, p. 316 à 319 et p. 325.
  • La famille de Montgolfier. Ses alliances et ses descendants par Leon Rostaing Edition G.De Bussac 1960 clermont Ferrand page 316-317

Liens externes[modifier | modifier le code]