Famille Giraud des Écherolles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Armoiries de la famille Giraud des Echerolles, Armorial du Bourbonnais.

La famille Giraud des Écherolles est une famille noble de la province du Bourbonnais, qui a notamment possédé le château des Écherolles, à La Ferté-Hauterive, et en a pris le nom.

Origines[modifier | modifier le code]

Famille bourgeoise connue depuis le XVe siècle, elle a contracté de nombreuses alliances avec les familles nobles les plus respectées de sa province ; ses membres ont occupé des charges anoblissantes pendant plus de trois générations[1].

En 1700, dans son Armorial général de France, volume IV, Charles d'Hozier (1640-1732) enregistre les armoiries de Simon Giraud des Écherolles, conseiller du roi en la sénéchaussée de Bourbonnais et siège présidial de Moulins.

La famille est anoblie sous le règne de Louis XV par lettres patentes données en décembre 1770 et enregistrées en parlement le 28 novembre 1771, en raison de la brillante carrière militaire d’Étienne François Giraud des Écherolles[2].

Anoblissement[modifier | modifier le code]

Armoiries des Giraud des Écherolles dans le Grand Armorial de France, en 1699.

Étienne François, maréchal des camps et armées du roi, inspecteur des haras du Bourbonnais[3], fut blessé sept fois grièvement dans sa carrière, notamment à douze ans d'un coup de sabre au visage et fut fait prisonnier. Il reçut de nombreuses récompenses militaires et l'ordre de Saint-Louis. Au moins deux de ses ascendants étant titulaires de cette récompense[4], il fut anobli.

Les lettres ont été enregistrées le 28 novembre 1771[5].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Château des Écherolles

Les armoiries de cette famille[6] sont les suivantes : De gueules, au puits d’argent, d’où sortent deux palmes en bande et en barre du même, au chef cousu d’azur à la fleur de lys d’or, chargé d’un bâton péri[7].

Les supports sont deux lions et les armoiries sont timbrées d'une couronne comtale[8].

Le blason ancien des Giraud des Écherolles était de gueules, au puits d’argent, d’où sortent deux palmes en bande et en barre du même.

Le chef cousu d’azur à la fleur de lys d’or, chargé d’un bâton péri, a été ajouté au milieu du XVIIe siècle, probablement pour souligner l’attachement de cette famille à la province du Bourbonnais.

Ces armes ont été enregistrées dans l’Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696, par Charles d'Hozier (Bourbonnais, vol. 4)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Grande famille de militaires, elle a vu de nombreux membres décorés de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis[10].

Joseph Étienne Giraud des Écherolles a obtenu la Légion d'Honneur le 1er octobre 1807 sous le numéro d’ordre 18570, pour ses faits d’armes au sein de la cavalerie napoléonienne lors de la bataille d'Iéna[11].

Elle est également connue pour le livre Quelques années de ma vie, réédité sous le titre Une famille noble sous la Terreur (Paris, Plon, 1907), écrit par Alexandrine Giraud des Écherolles. Dans ce livre, l’auteur raconte son enfance sous la Révolution française et les persécutions qui touchèrent sa famille lors de la Terreur. Alexandrine finira sa vie comme dame d'honneur à la cour d'Henriette de Wurtemberg[12], où elle sera gouvernante de ses filles et notamment de la princesse Charlotte de Grande-Bretagne.

Château de Castelnoubel

Résidences[modifier | modifier le code]

Seigneurs des Écherolles, des Bordes, de Mimorin, de Changy, de Vignoles, du Ris et du Rosat, les Giraud ont vécu dans différents fiefs entre le 15e et le 19e siècle.

Au 18e siècle, cette famille a résidé au château des Écherolles, à La Ferté-Hauterive, en Bourbonnais. Chassée de sa demeure pendant la Révolution française, elle a ensuite résidé au château de Castelnoubel, à Bon-Encontre, près d'Agen[13].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis : Gilbert-Simon Giraud des Echerolles, Etienne-François Giraud des Echerolles[10], Joseph-Etienne Giraud des Echerolles[14].

Armoiries de la famille des Echerolles Krusper

Chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur : Joseph-Etienne Giraud des Echerolles[15].

Chateau des Echerolles Krusper

Branches subsistantes[modifier | modifier le code]

La révolution française ayant dispersé les membres de la famille Giraud des Echerolles, elle a été divisée en 3 branches :

La branche dite "de la Réunion", issue du comte Paul Giraud des Écherolles, le chef de famille, lequel s'est installé à la Réunion. Cette branche a disparu à la fin du 19e siècle, sa seule petite-fille ayant adopté le nom de son mari.

La branche agenaise, issue du chevalier Aymar des Écherolles, laquelle a obtenu le titre de comte à la disparition de la branche précédente et qui est aujourd'hui la seule branche subsistante française[16].

La branche hongroise, issue de Charles des Écherolles, qui épousa Madame Krusper, descendante d'une vieille famille de la noblesse hongroise. Il obtint de faire accoler le nom de sa femme au sien, prenant pour nom Des Echerolles Kruspér. Aujourd'hui, la famille hongroise Des Echerolles Kruspér réside en Hongrie, les châteaux familiaux sont en Roumanie (la Hongrie à été amputée d'une partie de son territoire au traité de Verdun). Ils ont tout perdu sous l'ère communiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume par M. de Saint Allais ... Tome premier [-dix huitième], chez l'auteur, rue de la Villiere, (lire en ligne)
  2. Dictionnaire des anoblissements, 1869, p. 177.
  3. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, vol. 6, p. 213.
  4. M. de Saint-Allais (Nicolas Viton), M. de La Chabeaussière (Ange Etienne Xavier), Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles et Lespines (abbé de), Nobiliaire universel de France, ou, Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Au bureau du Nobiliaire universel de France, Réimprimé à la Librairie Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne)
  5. Dictionnaire des anoblissements, contenant l'indication des anoblissements, maintenues de noblesse, concessions, collations de titres, etc: accordés par les rois de France, avec les dates d'enregistrement, 1270-1790, libr. Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne)
  6. Nicolas Jules Henri GOURDON DE GENOUILLAC, Recueil d'Armoiries des maisons nobles de France, (lire en ligne)
  7. https://books.google.fr/books?id=foQOAAAAQAAJ&pg=PA300
  8. Recueil de l'Académie des jeux floraux, Académie des jeux floraux,., (lire en ligne)
  9. VOLUMES RELIES du Cabinet des titres : recherches de noblesse, armoriaux, preuves, histoires généalogiques. Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, par Charles d'Hozier. (1697-1709). IV Bourbonnais., (lire en ligne)
  10. a et b Alexandrine des Echerolles, Quelques années de ma vie, Martial Place, (lire en ligne)
  11. Article de J.-R. Marboutin cité en bibliographie, p. 145-163.
  12. https://books.google.fr/books?id=BHBFAQAAMAAJ&pg=RA1-PA38
  13. Voir l'article de J.-R. Marboutin.
  14. « Recherchez .... », sur www.saint-louis.info (consulté le 22 octobre 2018)
  15. Académie des sciences, lettres et arts (Agen). Auteur du texte et Académie des sciences, lettres et arts (Agen). Auteur du texte, « Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest : historique, littéraire, scientifique & artistique / publiée à Agen sous la direction de M. Fernand Lamy,... », sur Gallica, (consulté le 22 octobre 2018)
  16. Académie des sciences, lettres et arts (Agen). Auteur du texte et Académie des sciences, lettres et arts (Agen). Auteur du texte, « Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du Sud-Ouest : historique, littéraire, scientifique & artistique / publiée à Agen sous la direction de M. Fernand Lamy,... », sur Gallica, (consulté le 20 octobre 2018)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, vol. 6, p. 212-214 (en ligne).
  • Maison forte de Mimorin
    Château des Bordes
    J.-R. Marboutin, « Le château de Castelnoubel (commune de Bon-Encontre) », Revue de l'Agenais, 39, 1912 ; sur la famille Giraud des Écherolles, voir p. 145-163 et 197 et suiv. (en ligne).