Famille de Chabot

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Famille de Chabot
Image illustrative de l’article Famille de Chabot
Armes

Blasonnement D'or, à trois chabots de gueules, nageant en amont, un en pointe, deux en chef
Devise « Concussus Surgo. » (Battu, je m'élève)
Lignées Maison de Rohan-Chabot
Branches Jarnac
Retz
Tramecourt
Période XIIIe siècle - XXIe siècle
Pays ou province d’origine Poitou

La famille de Chabot est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Bas-Poitou, et connue depuis Guillaume Chabot, seigneur de la Chabotière, vivant en 1040. Sa filiation n'est toutefois établie de façon assurée qu'à partir de 1269.

La famille de Chabot forma de nombreuses branches, dont celles des barons de Retz, des barons de Saint-Gelais, et la branche ainée des barons et comtes de Jarnac. Cette dernière donna naissance en 1645 à la branche de Rohan-Chabot, ducs de Rohan (en 1648), par le mariage d'Henri Chabot avec Marguerite de Rohan, fille et héritière d'Henri de Rohan, premier duc de Rohan.

Origines[modifier | modifier le code]

La famille de Chabot a pour origine le Bas-Poitou. Le nom ou sobriquet Chabot, ou Cabot, qui signifie grosse tête, a été porté dès le XIe siècle dans l'ouest de la France par des familles de conditions très variées. On ne peut donc attribuer qu'avec réserve à la famille de Chabot les gentilshommes assez nombreux du nom de Chabot dont on trouve la trace dans des chartes du XIe siècle au XIVe siècle[1].

On admet pour premier auteur connu de la famille Chabot un Guillaume Chabot, seigneur de la Chabotière, qui cosigna une donation faite en 1040 à l'abbaye de Vendôme par Geoffroy, comte d'Anjou[1].

Les différents auteurs qui se sont penchés sur cette famille sont en désaccord sur les premiers degrés de la filiation, qui n'est nettement établie qu'à partir d'un Sébran, ou Sébrandin, Chabot, seigneur de la Grève, du petit château de Vouvant, etc., qui rendit hommage en 1269 au comte de Poitiers. Deux de ses fils furent les auteurs de deux grandes lignées qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours[1].

Branche ainée de Jarnac[modifier | modifier le code]

Filiation[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

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Branche de Rohan-Chabot[modifier | modifier le code]

À la suite de son alliance en 1645 avec Marguerite de Rohan, fille unique d'Henri II de Rohan, premier duc de Rohan († en 1638 sans postérité mâle), Henri Chabot fut créé duc de Rohan en 1648 et autorisé à substituer à son nom celui de Rohan-Chabot, donnant ainsi naissance à la maison de Rohan-Chabot[3],[4].

Branche de Retz[modifier | modifier le code]

Eustachie dite « Aliette » de Retz (~1228 – ~1265), dame héritière du Pays de Retz (en Bretagne), de Machecoul, de Pornic, de Falleron et de Froidfond, épouse en 1244 Gérard Chabot (~1197 – ~1264), veuf de Tiphaine de Montfort. Gérard Chabot est l'un des fils de Thibaut IV Chabot (~1165 – av. mars 1231), seigneur de Rocheservière, d'Oulmes et de La Grève, et de son épouse Olive d'Oulmes (~1170 – ????), dame d'Oulmes.

Du chef de sa femme, Gérard Chabot devient ainsi le nouveau seigneur de Retz, de Machecoul, de La Mothe-Achard et de La Maurière, sous le nom de Gérard Ier de Retz. Lui succéderont ensuite, de père en fils :

Les Chabot seront seigneurs de Retz de 1244 à 1406 qui deviendra une baronnie sous le règne Gérard IV de Retz. Ce dernier mourra au siège de La Roche-Derrien lors de la guerre de succession de Bretagne. Son fils Gérard V de Retz se battera vaillamment contre les anglais lors de la bataille d'Auray ; ruiné, il refera fortune en guerroyant en Espagne aux côtés de Bertrand du Guesclin. Durant le XIIIe siècle, les Chabot feront construire le château de Machecoul.

En 1400, la dernière baronne de Retz de la maison de Chabot, Jeanne de Retz « la Sage » (1331-1406), qui s'est mariée trois fois mais n'a pas eu d'enfant, et donc pas d'héritier direct pour lui succéder, désigne un cousin issu de germain, Guy II de Laval-Blaison († av. 1415), arrière-petit-fils de Gérard III de Retz « le Benoist ») et futur père de Gilles de Rais, comme son seul héritier, à l'unique condition qu'il abandonne pour lui et ses descendants le nom et les armes de Laval, pour prendre les armes et le nom de Retz.

Pourtant, par acte du , Jeanne de Retz « la Sage » se dédit finalement, et décide d'adopter pour héritière Catherine de Machecoul (1344-21/07/1410), sa cousine éloignée (arrière-arrière-petite-fille de Gérard II de Retz), ce qui va déclencher un grand procès entre Guy II de Laval-Blaison et le fils de Catherine de Machecoul, Jean de Craon (1355-25/12/1432). La querelle se terminera par le mariage en février 1404 de Guy II de Laval-Blaison avec la fille de Jean de Craon, Marie de Craon (1387-28/10/1415), laquelle lui cède ainsi les prétentions qu'elle avait sur la baronnie de Retz.

C'est ainsi qu'à la mort de Jeanne de Retz « la Sage » en 1406, Guy II de Laval-Blaison devient le nouveau baron de Retz : Guy de Laval-Retz, doyen des barons de Bretagne, titre dont héritera son fils aîné, le sinistre Gilles de Rais. Il hérite de ce fait des seigneuries de Machecoul, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Pornic, Princé, Vue, Bouin, etc., qui forment la baronnie de Rays, correspondant peu ou prou à l'actuel Pays de Retz. Son épouse Marie de Craon lui apporte en dot des terres en Anjou (Champtocé-sur-Loire, Ingrandes), qui, réunies à celles dont il a hérité des Chabot, font de lui un seigneur très riche et puissant à l'époque.

Autres branches[modifier | modifier le code]

La famille de Chabot a formé de multiples branches dont on trouvera le détail dans :

Article détaillé : Généalogie de la famille Chabot.

Armes[modifier | modifier le code]

Branche de Jarnac[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à trois chabots de gueules, deux et un.
Commentaires : Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. Ce blason est devenu celui de la ville de Jarnac.

Branche de Rohan-Chabot[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : en 1 et 4, de gueules à neuf macles d'or (qui est de Rohan) ; en 2 et 3, d'or à trois chabots de gueules (qui est de Chabot).

Branche de Retz[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à trois chabots de gueules, au lambel du même à trois pendants.
Commentaires : Ce blason apparait sur le sceau de Gérard II, où ce dernier est représenté à cheval, armé de toutes pièces, la visière baissée, tenant son écusson avec ses armoiries, le tout entouré de la légende sigillum Gerardi Chabot (« sceau de Gérard Chabot »). Sur le contre-sceau, on trouve son écusson chargé de trois chabots et un lambel de trois pièces, le tout entouré de la légende Militis… Ra…iarum

Armes de Léonor Chabot de Charny[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : aux 1 et 4, d'or à trois chabots de gueules (qui est de Chabot) ; au 2, d'argent, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, la queue fourchée et passée en sautoir (qui est de Luxembourg) ; au 3, de gueules, à l'étoile à seize rais d'argent (qui est de Baux).

Branche de Chabot-Tramecourt[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : en 1 et 4, d'or à trois chabots de gueules (qui est de Chabot) ; en 2 et 3, d'argent à la croix ancrée de sable (qui est de Tramecourt).

Famille Chabot, barons de l'Empire[modifier | modifier le code]

Le rattachement de la famille Chabot, barons de l'Empire, à la famille de Chabot est contesté par certains généalogistes.

Article connexe : Héraldique napoléonienne.
Image Blasonnement
Ornements extérieurs Barons évêques de l'Empire français.svg
Blason Marie-Jean-Baptiste de CHABOT (1740-1819).svg
Marie Jean-Baptiste de Chabot (21/02/1740 à Marigny-Brizay – 28/04/1819 à Picpus), membre du chapitre impérial de Saint-Denis, seigneur du Puy, évêque de Saint-Claude puis de Mende et de Viviers, baron de l'Empire (lettres patentes signées à Saint-Cloud le )[6],[7]

D'or à trois chabots d'azur posés en fasce deux et un, quartier des barons-évêques brochant sur le tout[7].

Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Blason famille fr Louis François Jean Chabot.svg
Louis François Jean Chabot (26/04/1757 à Niort – 11/03/1837 à Sansais), général de brigade (), général de division (), Baron Chabot et de l'Empire (lettres patentes du , confirmé dans le titre de baron héréditaire par lettres patentes du ), Légionnaire (11 décembre 1803), puis, Commandant (25 prairial an XII), puis, Grand officier de la Légion d'honneur (),

Écartelé : en 1 et 4, d'or à trois chabots de gueules (qui est Chabot) ; en 2, de gueules à l'épée d'argent en pal (qui est des barons tirés de l'armée) ; en 3, d'azur, à la forteresse donjonnée de trois tourelles crénelées d'argent, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, soutenue d'un rocher d'argent, cantonnée à dextre et en chef d'une botte éperonnée d'argent, à senestre d'un casque taré de profil d'or, et en pointe, à dextre d'une galère antique d'or, à senestre un cygne nageant d'argent.[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome IX, 1910, pages 174 à 179.
  2. a b et c Jourdan : Éphémérides historiques de la Rochelle, p. 552
  3. Fernand de Saint-Simon, Etienne de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, , p. 870.
  4. Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand Armorial de France, t. 2 (lire en ligne), p. 366.
  5. Blanchard 1897, p. 109, [lire en ligne].
  6. « Registres de lettres patentes de collation de titres et d'armoiries et armorial. 1808 - 1815. BB/29/974 page 161 », Titre de baron, accordé à Marie, Jean, Baptiste de Chabot. Saint-Cloud ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011), p. 496
  7. a et b Archives nationales BB/29/974, p. 161
  8. Rietstap 1884

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]