Famille Camondo

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Camondo.

La famille Camondo est une famille juive originaire d'Espagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chassée d'Espagne, elle s'est installée à Venise. Au XVIIIe siècle, c'est à Constantinople que Abraham de Camondo va exercer le rôle de banquier de l'Empire ottoman.

À la fin du Second Empire, ses deux petits fils décident d'ouvrir une succursale en France, à Paris, où ils se font construire deux hôtels particuliers sur deux parcelles voisines au 61 et 63 rue de Monceau.

En 1867, les frères Abraham Behor et Nissim de Camondo reçoivent le titre de comte héréditaire par Victor Emmanuel II, roi d'Italie.

Les deux frères très proches meurent la même annee à 60 ans : ils laissent chacun un fils.

Leurs fils, les cousins Isaac et Moïse de Camondo, vont gérer leur fortune mais ne sont pas très intéressés par les activités de banquier, ils sont par contre dans le respect de la tradition familiale de grands collectionneurs et amateurs d'art.

Isaac, fin compositeur, lègue en 1911 ses collections de peinture moderne comprenant quatorze Monet, cinq Cézanne et douze Degas au musée du Louvre (auj. au musée d'Orsay), mais le musée refusa qu'il siège à sa commission d'achats car il était étranger.

Moïse, un des plus grands amateurs de mobilier et d'arts décoratifs français du XVIIIe siècle de la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire], a constitué une collection unique[réf. nécessaire] et fondé le musée Nissim-de-Camondo à Paris en mémoire de son fils mort au combat en 1917 a l'âge de 22 ans. Il lègue à l'état les biens qui auraient dû revenir à celui-ci, soit l'hôtel particulier du 63 rue de Monceau et ses collections.

Il lègue ces biens à la condition que le musée porte le nom de son fils Nissim et honore sa mémoire en ne déplaçant pas les photos qui y sont installées. Ces conditions sont respectées et le musée existe toujours.

Cette famille est aujourd'hui éteinte, les deux fils naturels - non reconnus - d'Isaac étant morts en 1978 et 1980, ainsi que les descendants de Moïse.

La fille de Moise (et sœur de Nissim) sera en effet déportée pendant la seconde guerre avec son mari et ses deux enfants : aujourd’hui il ne reste que cet hôtel hôtel particulier du 63 Rue de monceau pour se souvenir de cette famille.

L'exposition « La Splendeur des Camondo : de Constantinople à Paris, 1806-1945 », visible au musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme à Paris de novembre 2009 à mars 2010 est le premier hommage public rendu à ces mécènes de l'État[1].

Une paire de feux ou chenêts en bronze de style Renaissance, "aux armes des comtes de Camondo" a figuré à une vente aux enchères à Chatou (78) le 4/12/2016 (reprod. coul. p. 224 de "La Gazette Drouot" n°41 - 25/11/2016).

Généalogie[modifier | modifier le code]

  • Abraham Salomon Camondo (en) (1781-1873) épouse Clara Lévy (1791-1866)[2].
    • Isaac Camondo (? - 1832) (sans postérité).
    • Raphaël Salomon Camondo (1810-1866), banquier épouse Esther Fanny Fua (1814-1880).
      • Abraham Behor de Camondo (1829-1889), banquier épouse (1847) Regina Baruch (1833-1905).
        • Clarisse de Camondo (1848-1917) épouse (1867) : Léon Alfassa (1849-1920), banquier.
          • Rachel Alfassa (1869-1889).
          • Albert Alfassa (1871-1893).
          • Georges Alfassa (1872-1919).
          • Alice Alfassa (1874-1926).
          • Maurice Alfassa (1877-1926).
          • Marguerite Alfassa (1880-1961).
        • Isaac de Camondo (1851-1911), banquier, collectionneur avec Lucie Bertrand (n. en 1866), artiste lyrique.
          • Jean Bertrand (1902-1980), romancier (non reconnu).
          • Paul Bertrand (1903-1978), artiste dramatique (non reconnu).
      • Nissim de Camondo (1830-1889), banquier, épouse (1855) Élise Fernandez (1840-1910).
      • Rebecca Camondo (1836-1866) épouse (1850) Michel Halfon (1829-1890), banquier.
        • Regina Halfon (1851-1922) épouse (1870) : Isaac Hillel-Manoach (1848-1881).
          • Manolo Hillel-Manoach.
            • Jacques Hillel-Manoach (1919), médecin, épouse Jeanne Simoni (1921-2002), avocate.
              • Olivier Hillel-Manoach (1948), avocat, épouse Isabelle Coyaud (1948), commissaire aux comptes.
                • Sébastien Hillel-Manoach (1976) épouse Guillemette Jourdain (1988).
                • Clémence Hillel-Manoach (1978).
              • Stéphane Hillel-Manoach (1955), comédien.
          • Robert Hillel-Manoach (1875-1935).
          • Irène Hillel-Manoach (1878-1920) épouse Camille Erlanger (1863-1919), compositeur.
        • Salomon Halfon (1854-1923) épouse (1879) : Alice Rodrigues-Pereire (1859-1931).
          • Nadine Halfon (1885-1928) épouse Pedro Heeren.
        • Hortense Halfon (1858-1932) épouse (1877) : David Alexandre Ellissen (1842-1891), banquier.
          • Sophie Ellissen (1878-1965) épouse Max Lazard (1875-1953).
          • Germaine Ellissen (1882-1943) épouse Louis Helbronner (1876-1914), avocat.
        • Esther Halfon (1859-1941) épouse Moïse Halfon (1851-1923).
          • Robert Halfon (1881-1961).
          • André Halfon (1887-1917).
          • Irène Halfon (1893-1972) (1916) Robert Anspach (1893-1971).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sylvie Legrand-Rossi, conservateur en chef du musée Nissim-de-Camondo, "Nissim de Camondo", in La Gazette de l'Hôtel Drouot du 27//11/2009, pp.372-373, et de Philippe Dagen," Splendeur et tragédie des Camondo", in Le Monde du 14/11/2009, p. 24.
  2. Pierre Assouline, Le Dernier des Camondo, Folio, 1999.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Assouline, Le Dernier des Camondo (Gallimard, 1997);
  • Nora Şeni et Sophie Le Tarnec, Les Camondo ou l'éclipse d'une fortune (Actes Sud, 1997);
  • Myriam Boutoulle, Les Camondo, Rothschild de l'Orient (Connaissance des Arts, n°676, novembre 2009, pp. 84 à 89), à propos de l'exposition de novembre 2009-mars 2010.
  • Nine Moati, Hannah et les derniers Ottomans (Ramsay, 2006); roman.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]