Famille Butler (Irlande)

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille Butler (Irlande).

Butler
Armes de la famille.
Armes de la famille : Butler

Blasonnement Gules three covered Cups Or (en) ;
De gueules à trois coupes couvertes d’or (fr).
Devise « Comme Je Trouve » (fr), « Depressus Extollor » (la)
Période XIe siècle XXIe siècle
Pays ou province d’origine Angleterre, Irlande, France
Allégeance Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Fiefs tenus Ormonde
Demeures Kilkenny, Cahir
Charges Vice-roi d'Irlande,
Lord-grand-trésorier.
Fonctions militaires Commandant-en-chef,
Vice-amiral d'Angleterre,
Gouverneur des Cinq-Ports.
Fonctions ecclésiastiques Archevêque de Cantorbéry, archevêques de Cashel parmi autres
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour Baron, vicomte, comte, marquis, duc etc

La maison Butler (aussi le Boteler (frm)), dont le nom est issu du mot français « bouteleur » ou « bouteiller » est une famille noble hiberno-normande, célèbre dans l'histoire de l'Irlande où elle s'est établie au moins depuis 1206.

La dynastie Butler, de nombreuses branches dont les vicomtes Mountgarret (en) se représentent la ligne principale de nos jours, est seule à être comparable à celle des parentés Géraldine (puis ducs de Leinster), voisines et rivales.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'ascendance de Brionne cette famille normande arrive en Angleterre avec Guillaume le Conquérant d'une filiation au moins prouvée qui commence avec sir Hervé Gaultier, seigneur de Newton (en) dans le Suffolk au règne du roi Henri II, dont son fils sir Walter FitzRobert (en) se marie avec Mathilde, fille de Thibaud de Valognes (en), seigneur de Parham (en) dans le Suffolk, puis grand-justicier du Roi, dont la sœur Berthe épouse Ranulf de Glanville (en). On leur connaît quatre fils, l'archevêque Hubert de Cantorbéry, sir Robert Fitzwalter (es), sir Osbert FitzWalter (en) et Theobald (en) († 1206)[1],[2], nommé grand-boteleur d'Irlande, c-à-d. l'échanson héréditaire qui donnera à la famille le nom « Butler » et prit le titre de baron d'Ormonde, aussi ancêtre de la famille Boteler (en) de Bewsey (en) dans le Lancashire.

Les barons d'Ormonde prirent le nom de Butler d'après Théobald le Bouteiller, et devinrent ensuite comte en 1328, marquis en 1642 puis duc en 1661.

Branches[modifier | modifier le code]

Famille Butler d'Ormonde[modifier | modifier le code]

L'ancienne branche principale se regroupe les comtes, marquis puis ducs d'Ormonde[3], dont la devise « Comme Je Trouve » se signifie « As I Find It » (en).

Le château de Kilkenny appartint aux Butler pendant plus de 500 ans, de 1391 à 1935[4].

Butler de Cahir[modifier | modifier le code]

FitzGerald arms.svg

Cette branche commence avec Jacques Butler, 2e comte d'Ormonde (en) (1331 † 1382), fils cadet de Jacques Butler, 1er comte d'Ormonde et de lady Éléonore de Bohun (fille du comte d'Hereford), auquel le roi Édouard III donne les domaines du château de Cahir qui épouse Élisabeth D'Arcy ; dont une fille, lady Éléonore Butler, qui apporte Cahir à Gerald FitzGerald, 4e comte de Desmond.

Leur unique dame Catherine de Cahir, le rapporte à son cousin germain acques Butler, 3e comte d'Ormond, qu'elle n'épouse pas mais dont elle a au moins quatre enfants naturels. L'aîné de ces bâtards, Seamus Galda dit Jacques, hérite ce domaine et fait la souche des Butler, seigneurs de Cahir.

Son descendant, Thomas (en), marié à une autre Éléonore de Butler, fille du comte Piers le Rouge (en), sera fait baron Cahir (en) le 10 novembre 1543. Il meurt en 1558, et son seul fils survivant Edmond, 2e baron Cahir, meurt peu après en 1560[5].

Ce dernier n'ayant pas d'héritier mâle, le titre de baron Cahir passe à son cousin Théobald Butler (en)[6] qui a eu plusieurs fils ayant laissé des descendants.

L'un d'eux, Richard Butler, né en 1696 à Kilkenny en Irlande, capitaine des vaisseaux de la Compagnie des Indes, a été naturalisé français l'année de son mariage en 1740 avec Marie-Françoise Duvelaër, reconnu noble en France en 1744, nommé membre du Conseil supérieur de Saint-Domingue. Il n'a laissé qu'une fille, Françoise de Butler, mariée en 1758 avec Étienne Baude, marquis de la Vieuville, mort guillotiné à Rennes en 1795[7].

Sa devise est « God Be My Guide ».

Butler d'Ikerrin[modifier | modifier le code]

Cette branche commence avec le vicomte Ikerrin (en) en 1629, marié à lady Ellen Butler, fille de Walter, 11e comte d'Ormonde (en) et d'Helen Butler (en), fille du 2e vicomte Mountgarret (en). Lui-même descendait de John Butler of Clonamicklon (en), fils cadet d'Edmond Butler (en), comte de Carrick.

Butler de Carrick[modifier | modifier le code]

Butler, comtes de Carrick

La terre de Carrick a appartenu à Edmond Butler, comte d'Ormonde, sans doute à cause d'une confiscation provisoire, car elle revient dans la famille Bruce. Cette branche, titrée comte de Carrick, commence avec Somerset Butler (en) (1718 † 1774), fils de Thomas, 6e vicomte Ikerrin († 1719) et de Marguerite Hamilton.

La filiation se poursuit avec substitutions jusqu'à nos jours avec Thomas Butler, 11e comte de Carrick, né en 1975.

Sa devise est : « Soyez Ferme ».

Butler de Dunboyne[modifier | modifier le code]

Cette branche commence avec le mariage de Thomas Butler (en) (1271 † 1329), troisième fils de Théobald Butler (1242 † 1285), grand-bouteiller d'Irlande, avec Synolda le Petit, dame de Dunboyne ; il fut créé en tant que baron Dunboyne (en).

Après plusieurs substitutions, cette branche a subsisté jusqu'à nos jours.

Sa devise était : « Timor Domini Fons Vitæ ».

Butler de Galmoye[modifier | modifier le code]

Armoiries du comte d'Ormond et Ossory KG

Galmoye est une des neuf baronnies du comté d'Ormonde.

Cette branche, cousine des Mountgarrett, commence avec Piers FitzThomas Butler (en), fils naturel de Thomas le Noir (en) (1532 † 1614), comte d'Ormonde et Ossory, qui lui-même a un fils William Butler qui reçoit de son grand-père la terre de Galmoye (en).

Son arrière-petit-fils, Édouard Butler (en) (1652 † 1740), 2e vicomte Galmoye, reste dans l'entourage de Jacques Ier Stuart, et s'établit en France où il est naturalisé. Il possédait un régiment à son nom dit "le Régiment de Galmoye" ou 2e régiment de cavalerie irlandaise, dont il était colonel, sera nommé maréchal des camps (1702) et lieutenant-général des armées du roi.

Il décède en 1740 avant son fils, à Saint-Germain-en-Laye, et c'est son neveu Jacques Butler (en) de facto 4e vicomte Galmoye, et qui avait déjà hérité de son régiment.

Sa devise était : « Non Fortiorquam Justius ».

Butler de Mountgarret[modifier | modifier le code]

Voir : vicomtes Mountgarret (en), prétendant aux titres abéants de comte d'Ormond et d'Ossory aussi dans la pairie d'Irlande; sa devise est « Depressus Extollor ».

Butler de La Rochelle (noblesse française)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille de Butler.
Ex-libris XVIIIe

Cette famille reconnue noble en France, fut établie comme marchands en grand et armateurs à La Rochelle[8] et porte comme armes d'or au chef endenché d'azur[9].

Elle revendique une origine commune avec la maison irlandaise Butler, commence à prendre des qualifications nobiliaires dans la secondes moitié du XVIIIe siècle et se fit accorder par d’Hozier en 1766 un certificat de noblesse attestant qu’il a vu une généalogie en latin dressée par John Hawkins, Ulster King of Arms (héraut d'armes d'Irlande)[10] et attestée en 1750 par l’archevêque de Dublin, d’après laquelle un certain John Butler qui vint se marier à La Rochelle en 1675, était un descendant de Thomas Butler, appelé « comte Thomas le Noir », issu de la grande famille des comtes d’Ormond[7]. Cette généalogie manuscrite existe toujours.

De fait, John Butler, né en 1641 à Galway, fils d'autre John Butler, armiger, et de Jane Bodkin, se maria le 19 février 1675 à La Rochelle avec Marguerite Butler, fille de Richard Butler, capitaine marchand de la ville de Ross et de Madeleine Corcoison, fille d'un marchand boulanger de La Rochelle fournissant les navires. Ils ont eu seize enfants. L'aîné, Jean Butler (1677-1741), consul, maire de La Rochelle, colonel des milices, directeur de la Chambre de commerce[11]. Armateur possédant presque un dizième des armements de La Rochelle, il faisait du commerce avec la Nouvelle-France où il avait comme associé Michel Bégon (1667-1747), fils de l'intendant de La Rochelle[12]. Il n'eut qu'une fille mariée en 1729 à Étienne de Labadie d'Aunay, et c'est un de ses frère cadet Richard Butler (1690-1722) marié en 1716 à Saint-Domingue avec Rosalie de Soulfour, fille d'antoine, seigneur de Gouzangrez, qui continue la descendance.

Il y a une contradiction entre la généalogie française de cette branche homologuée par d'Hozier, et celle proposée en 1908 par le vicomte Albert Révérend: « Cette famille Butler est bien originaire d’Irlande où ce nom est très répandu, mais ne se rattache historiquement en aucune façon à l’illustre maison des Butler, ducs et comtes d'Ormonde, comtes de Galmoy etc. Elle était fixée vers le milieu du XVIIe siècle dans le commerce à La Rochelle, où l’un de ses membres, Robert Butler, dénommé tort Butlaire, marchand, fit enregistrer ses armoiries à l’armorial général de 1696. Depuis, elle ne parait avoir occupé aucune charge pouvant lui conférer la noblesse et ne figure pas dans la liste des gentilshommes de Saintonge en 1789 où elle résidait alors. Elle établit sa filiation suivie d’après les actes de la paroisse Saint Jean du Perrot à La Rochelle, depuis Richard Butler, marchand à La Rochelle, originaire de Galway en Irlande, qui épousa Madeleine Courcoison puis Jeanne Bodkin »[13]. Gustave Chaix d'Est-Ange reprend cette filiation commençant à " Richard Butler, marchand à La Rochelle sous Louis XIV, marié en à Madeleine Courcoison puis à Jeanne Bodkin[7],[14]".

Ces deux auteurs font commencer la famille avec Richard Butler, né vers 1610, marié en 1655 à La Rochelle avec Madeleine Courcoison, qui est le père de Marguerite Butler, la femme de John Butler qui fait la souche française de cette famille. Ce faisant, ils donnent par erreur comme parents à John Butler (fils de John Butler et de Jeanne Bodkin, originaires de Galway), ceux de sa femme Marguerie Butler (fille de Richard Butler et de Madeleine Courcoison, autre famille irlandaise homonyme originaire de New-Ross).

La suite de la généalogie est exacte et se continue avec :

  • Richard Butler (1690-1722), capitaine des vaisseaux de la Compagnie des Indes, épousa en 1716 Marie-Rosalie Soulfour de Noville, obtint des lettres de naturalité en 1740, et des lettres de reconnaissance de noblesse en 1744. Ils eurent deux fils :
  • Jean-Baptiste Butler († 1755), écuyer, seigneur de Gouzangué, capitaine des vaisseaux de Sa Majesté à Saint-Domingue, marié en premières noces, Suzanne Bonfils et en secondes noces, en 1750, Julie du Trousset d'Héricourt. Du premier lit est issu :
    • Pierre-Charles-Patrice Butler, écuyer, né en 1743
    • Jean Pantaleon Butler, écuyer né en 1753
  • Pierre-Antoine Butler, écuyer, marié en 1740 Elisabeth Bodkin ;
    • Jean-Richard-Antoine Butler (1741-1788), chevalier, titré vicomte de Butler, fils des précédents, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, épousa à Rochefort Marie-Magdeleine Lamoureux ;
      • Pantaléon de Butler (1779-1823), chevalier, titré vicomte de Butler, percepteur, fils des précédents, épousa en 1823, Elisabeth-Stéphanie de Verteuil ;
        • Jean-Raymond de Butler (né en 1839), vicomte de Butler[15].

Titres et fonctions[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The Complete Peerage of England, p. 448 et suivantes
  2. (en)EARLS of ORMOND (WALTER/BUTLER)
  3. www.cracroftspeerage.co.uk
  4. www.kilkenny.ie (en)
  5. Cokayne, George Edward (1889) Complete Peerage of England, Scotland, Ireland, Great Britain and the United Kingdom, extant, extinct or dormant, Volume 2. London: G. Bell and Sons, p. 103.
  6. Lodge, Edmund, "The genealogy of the existing British peerage with brief sketches of the family history of the nobility.", 1832, pg 159.
  7. a b et c Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome VIII, pages 21 et 22.
  8. Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 242.
  9. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Paris, Robert Laffont, 1989, 4e édition, page 53.
  10. (en) Professor Louis M.Cullen of Trinity College, Dublin, Galway Merchants in the Outside World, 1650-1800, (lire en ligne), p. 66-67]
  11. Antoine-Gustave Meneau, Notice sur l'histoire du Tribunal de commece de La Rochelle, La Rochelle, 1856.
  12. J. F. Bosher, Men and Ships in the Canada Trade 1660-1760, a biographical dictionary, Otawa, 1992.
  13. Vicomte Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France, volume 64, 1908, page 175.
  14. Joël Rilat, Ces messieurs de Nantes complément Tome 3 de A à G, 2014, page 173 : Butler.
  15. http://palisep.fr/bibliotheque/jougla/tome_02.pdf p. 298

Liens externes[modifier | modifier le code]

Images connexes[modifier | modifier le code]